Les auteur·e·s de scan-r
Les auteur·e·s de Scan-R sont issu·e·s de toute la Fédération Wallonie-Bruxelles. Âgé·e·s de 12 à 30 ans, elles et ils ont décidé de participer à un atelier organisé dans une structure qu’elles et ils fréquentaient. Les articles ou témoignages écrits sont la libre expression de chacun·e que Scan-R s’efforce de respecter et de modifier le moins possible.

Identité(s)
Parfois ce que je désire le plus au monde c'est que la société soit plus ouverte. Il y a trop de "règles" sociales, trop d'idées préconçues qui amènent un mouvement contradictoire et renforcent les extrêmes. Pourquoi ne devrait-il n'y avoir que deux genres ? Pourquoi toutes les relations amoureuses devraient-elles être monogames, hétérosexuelles et engendrer des enfants ? Tout cela vient de théories humaines, certes basées sur la biologie, mais ne sommes-nous pas des êtres plus réfléchis ? Nous qui nous vantons d'être supérieurs en pensée alors qu'en réalité la remise en question est inexistante, ou en tous cas pas uniforme. Il y a ceux qui font tout ce qui leur a été appris par peur du changement et il y a ceux qui veulent à tout prix contrer l'ordre établi....

L’islam
L’islam a changé plusieurs aspects de ma vie. Cette religion m’a permis de me reconstruire, de me retrouver, de répondre à des questions dont je n’avais pas la réponse. L’histoire de cette religion m’a inspiré, les personnages sont enrichissants, surtout celle de notre prophète. Son comportement est un exemple pour moi. Aussi, la philosophie de cette religion m’a permis d’évoluer et de ne pas rester bloquer sur certains chapitres de ma vie. Certains moments de ma vie qui paraissaient comme des tâches d’encres sont aujourd’hui des chapitres qui m’ont endurci et qui m’inspirent dans chaque moment de ma vie. Aujourd’hui, je me sens en paix avec moi-même et je remercie toutes les personnes qui ont pu m’aider à être là où j’en suis désormais. Auteur : Mohammed, 15...

L’éco-anxiété
De nos jours, on ne peut plus nier l’existence du changement climatique. Bien que certains utilisent le prétexte des températures assez froides qu’il y a eu durant une courte période ou bien des tempêtes de neige qu’il y a eu dans certains pays pour réfuter l’existence du réchauffement climatique. C’est pourquoi je préfère utiliser le terme « changement » climatique qu’on peut moins facilement ignorer, en témoignent les nombreuses catastrophes « naturelles » qu’il y a eu au cours de ces derniers mois, voire années. Tout cela nous fait se poser la question de « Pourquoi face à la crise climatique (qu’on subit tous à différents degrés) certains font l’autruche ou refusent d’entendre la vérité et d’autres, quant à eux, sont tellement conscients qu’ils souffrent...

La différence
Je fais un peu partie du troupeau de moutons. Ce n’est pas évident d’avoir l’audace de sortir du moule. La différence est une force. Sans la différence, le monde serait bien fade.J’aimerais pouvoir vivre dans une société où l’on pourrait vivre simplement comme on le souhaite sans se soucier du regard des autres. Si on acceptait la différence, je pense que le monde se porterait déjà beaucoup mieux et cela enlèverait beaucoup de maux. Personnellement, je n’ai pas le courage de sortir du troupeau. J’aimerais bien mais ce n’est pas évident. La différence fait peur, la différence dérange et la différence isole. Personnellement, je n’ai pas forcément le courage d’affronter tout ce que la différence peut engendrer.Auteure : Alexandra, 22 ans, Bruxelles CET ARTICLE A ÉTÉ...

Harcèlement
Faut-il dénoncer le harcèlement des professeurs envers les élèves ? Que ce soit le harcèlement moral, physique, bourrage de crâne. Une jeune fille, de sa troisième primaire jusqu'à sa première secondaire, s'est faite harceler par ses professeurs. On l'empoignait, disait ses problèmes devant toute la classe et la traitait de menteuse, est-ce normal ? Un professeur harceler un élève ? Impossible. C'est souvent ce que les gens répondent. A cause de cette réponse, les enfants pensent que c'est normal. Ce genre de harcèlement est peu connu et cela arrive plus que l'on ne croie. Nous n'osons pas parler par peur que notre SOS ne soit pas entendu ou pris au sérieux. Si cela t'arrive, t'es arrivé ou arrive à un de tes proches, vous devez le crier à qui veut l'entendre. Il...

Le vrai bonheur…
Durant nos ateliers, il nous arrive de proposer aux jeunes d'écrire à propos de la notion de bonheur en leur posant cette question: "Le vrai bonheur c'est...". Voici quelques réponses... Le bonheur, par Melyna, 15 ans, Liège Le vrai bonheur, c’est être bien entouré et de ne jamais avoir peur d’être soi-même, d’être aimé et de pouvoir aimer. Il faut profiter du moment présent car on ne sait jamais de quoi est fait demain. Et surtout profiter des bonnes personnes (le fait qu’elles soient toujours là) car un jour elles pourraient s’en aller et on regretterait ce qu’on a ou n'a pas fait. Il faut savoir apprécier chaque petit moment de bonheur pour moi. Il faut le gagner, il faut le mériter. Il rend les gens heureux et tu seras heureux pour moi c’est comme ça qu’on...

Pour le moment, je ne suis personne
Bon, commençons avec ce qui me fait kiffer. En premier ? Mmh ? Ah voilà ! J’ai trouvé : la lecture, la littérature, les livres quoi. On va dire quoi comme livre ? Qu’est-ce que j’aime bien lire ? Oh ! Les biographies et surtout les autobiographies ça c’est chouette. Pourquoi ? Oui, encore une fois ça va si vite ! Donc, ce qui me fait kiffer, c’est quand il y a une dimension politique omniprésente, ça mmh… ce sera pour une prochaine fois, je ne peux même pas encore voter. Quant aux émotions, roh ça va être dur. J’ai déjà du mal à m’exprimer et à comprendre mes émotions, comment les retranscrire à l’écrit ? Bon, pas grave, je vais faire de mon mieux pour décrire ma famille. La famille c’est simple ! Maman morte, papa peu présent, sœur aimante, voilà ! Maintenant, ma...

Etre différent, c’est…
Etre différent, c’est bien. Ca t’oblige à sortir de la zone de confort que la société tente de nous imposer. Comme ça, tu es réellement aimé pour qui tu es.Après, c’est pas toujours facile car il faut se heurter aux regards des autres. Tu choisis toi-même de t’imposer des difficultés mais ce n’est pas grave car quand tu te démarques du troupeau, tu gagnes une certaine liberté. Tu peux être qui tu veux ! Une fois que tu t’es détaché du regard des autres, tu peux vivre ta vie tranquillement et moins de choses peuvent t’atteindre. Moi, je suis heureuse d’avoir fait ce choix parce que oui c’est un choix. Je me sens nettement mieux dans ma peau et j’ai une meilleure confiance en moi. Les gens me choisissent en connaissance de cause et j’ai un super entourage grâce à ça....

Abandon
Pourquoi ? Comment ? Dans quel but ? Sont quelques questions que je me pose et dont je ne trouve pas les réponses car trop de personnes et d'actions dans ma vie m'en empêchent. Oui, dit comme ça cela pourrait paraître très stupide, je vous l'accorde, certes. Mais y penser est tout aussi impensable au début et, au fil du temps, des jours et des années qui en suivent, j'apprends à vivre avec des questions, des complexes et pleins de petits détails de ma vie et de ma personnalité que certaines personnes envient ou détestent en fonction de chacun. J'aurais aimé faire partie de ces personnes qui s'en fichent et qui vivent malgré les obstacles et les difficultés de la vie mais je n'y arrive pas et cela est tout de même la base de la plupart de mes problèmes. J'avoue...

Les petits avis, épisode 18
Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc dans un seul article sobrement intitulé “Les Petits Avis”. Sortir ou ne pas sortir par Melvin, 23 ans, Bruxelles Les humains se regroupent effectivement dans un troupeau. Mais pour moi, même si les personnes arrivent à sortir du troupeau, elles ne resteraient pas loin de ce dernier.Car même si l’on en sort grâce à notre courage et détermination, on y reste toujours attaché à une laisse et, si l’on venait à la tirer, on nous forcerait à y retourner. Bonheur et insouciance, par Melvin, 23 ans, Bruxelles Le vrai bonheur, c’est l’insouciance. J’ai souvent eu des pensées très...

En quoi l’art a sauvé ma vie ?
Majorité à peine dépassée, je sentis le besoin de trouver ma place et ma manière de lutter efficacement contre ce monde pourri.Ma ville regorge de trésors abandonnés, je capte assez vite le nombre élevé de lieux vides et m’en étonne chaque jour un peu plus vu le nombre croissant sans cesse de personnes à la rue. C’est alors que je commence à faire des listes reprenant les adresses des bâtiments et autres renseignements possibles.Puis un jour avec un ami, c’était décidé, nous avons ouvert notre première baraque et nous nous y installons. Afin de justifier notre occupation des lieux, nous avons réfléchi à un projet artistique rassemblant plusieurs personnes. C’est-à-dire repeindre la maison entièrement, sols et plafonds compris. Puis à terme de l’occupation,...

Chaotique
La rencontre assemble, elle rend friable toutes les limites, explore, connecte, elle est internet, endort dans un tissu de bonheur, borde, nappe d’insouciance ses saveurs qui se rencontrent. La rencontre assemble, rend friable toutes les limites, réclame l’attention en ce sens elle demeure une enfant du présent. Elle explore, connecte, assemble. Elle pause ses pieds sur un tapis d’émotion. Une boussole seule pour s’aiguiller, elle troque le nord par un sentiment démagnétisé. Elle est une aide à l’instinct. Un alpiniste pause ses skis sur un tapis blanc, vierge, qui a tout à dire, sous un manteau qui nappe, borde et endort les émotions bigarrées. Elle appelle l’insouciance. Si la rencontre demeure une enfant du présent, il est inévitable de penser qu’elle est la...

Accepter le fait d’évoluer
Chère Eloïse, je t’écris cette lettre en étant à l’université ! Et oui, le temps a bien passé depuis l’époque où tu jouais dans la cours de récréation à un, deux trois, soleil ou même depuis tes premières années en secondaire. Pourtant sache qu’actuellement, à tes 20 ans, tu as toujours la même candeur qu’à l’époque ! Et j’espère que tu sauras encore la garder pendant des années et des années. Car voir le monde avec un regard d’enfant reste et restera toujours, je l’espère, une partie de bonheur pour toi. « Waw que c’est beau le rayon du soleil sur cet arbre aux feuilles oranges », « que j’aime mes amies, j’adore me sentir moi-même avec elles », « je suis heureuse dans ma famille », tu vois, Eloïse, ce genre de pensées que tu as eues depuis petite ? Et bien, tu...

Le sens de la vie
Depuis petite, j'ai toujours suivi ce qu'on me disait de faire. Aller aux cours, rentrer à la maison, étudier, faire mes devoirs, me rendre à mes activités extra-scolaires. Tout s'enchaîne tellement bien quand on suit machinalement ce que la société veut que l'on fasse. Pourtant je sens, depuis toujours, une sorte d'ombre planer au-dessus de moi. J'ai pris du temps à comprendre ce que signifiait cette ombre qui pesait sur moi. Car honnêtement, je l'ai souvent ignorée car elle me faisait peur. Peur de ne pas comprendre ce qui ne me permettait pas de profiter pleinement de ma vie. Et puis un jour, j'ai compris. La vie n'a pas de sens. Tout ce qui tourbillonne autour de nous n'existe pas vraiment. Les lois, la politique, les codes sociaux ont été créés de toutes...

Le choix de regarder des K-dramas et pas autre chose
Les K-dramas se passent en Corée du Sud d’aujourd’hui. Certains acteurs ne sont pas qu’acteurs, ils peuvent être idols (chanteurs). Je trouve que les scénarios sont bien écrits. Dans un K-drama, il peut y avoir plusieurs styles comme l’action, avec un peu de romance, etc.Dans la culture asiatique, ils sont pudiques et c’est ce qu’ils montrent, dans les K-dramas, contrairement à certaines séries où il n’y a pas forcément ce côté de pudeur. Lorsqu’on regarde une série K-drama, il n’y a qu’en VOST, donc on peut facilement comprendre car il y a souvent les mêmes mots ou expressions qui reviennent. Grâce aux séries K-drama, je peux reconnaître dans la vie de tous les jours si une personne asiatique est coréenne ou non. En général, les séries ont plusieurs saisons. Dans...

Mon école idéale
Rama et Morgan ont 16 ans. Un âge où on remet souvent en question ce qu'on nous impose. Lors d'un atelier d'écriture à Liège, elles écrivent à cœur ouvert au sujet de leur école idéale. 3 problèmes, Morgan Les 3 problèmes : le harcèlement, les horaires, le style vestimentaire. Pour le harcèlement, je ne sais pas si c'est possible de faire quelque chose à ce sujet, car il y a de petits malins et de petits malins mal éduqués qui embêtent les autres. Pour moi, la solution serait de virer les gens qui harcèlent. Pour les horaires, je pense que nous devons mettre en place un horaire de 8h à 13h afin que nous puissions faire nos devoirs après les cours, je pense qu’après les cours on nous en demande beaucoup. Nous n'avons pas beaucoup de temps libre. La tenue...

La société, une évolution constante
Autrefois, la société que l’on connait aujourd’hui n’était pas ce qu’elle paraît actuellement. L’image que l’on se faisait d’un homme et d’une femme était toute autre, l’homme, selon ce dont on pensait à ce moment, était fort, brave, courageux, loyal et ne pleurait jamais. La sensibilité à cette époque était mal vue et chaque individu était catégorisé comme faible lorsqu’il témoignait d’un peu trop de sensibilité et de sentiments ; tout comme l’homme aujourd’hui, les femmes aussi ont été victimes de ce point de vue archaïque de la société et en ont beaucoup souffert durant des siècles, il est triste de constater encore des résidus de cette vision archaïque de la société. Cependant grâce à certaines personnes dans le monde les choses changent et nous l’espérons,...

Une trace de moi
Avant de mourir, j’aimerais laisser une trace de moi dans ce monde…Pourquoi ? Parce que j’ai peur de disparaître pour toujours. Je ne veux pas être simplement une vie qui passe et qui disparaît aussi facilement qu’elle est arrivée. Je veux qu’on se souvienne de moi. Je veux continuer de vivre à travers les souvenirs que j’aurais laissés derrière moi. Cela peut paraître absurde car notre vie n’est rien lorsque l’on voit notre univers. En réalité, notre vie est insignifiante face à tout qui nous entoure et encore au-delà. Cette envie que je ressens de laisser une trace de moi est peut-être juste de l’égo mais ça compte pour moi. Peu importe à quel point c’est absurde. J’ai besoin de reconnaissance, j’ai besoin de laisser une bonne image de moi, je veux être...

AMO
Quand on passe la porte de l’AMO souvent, on est perdu. Souvent, les jeunes que j’ai rencontrés ici se sentent inutiles, de trop, incompris… Bref, le soleil n’est pas au rendez-vous. Mon travail n’est pas de les contredire car ce qu’ils vivent est légitime et si je me contentais de leur expliquer une façon de penser unique (la bien-pensante, autrement dit) je ne serais pas plus légitime qu’un enfant qui insuffle de la volonté à ses poupées de chiffons. Non, ce que je veux, ce que je pense juste, c’est de pouvoir prendre le temps de se poser, de discuter et de rêver ensemble a de meilleurs moments, de meilleures perspectives. Au fond le boulot d’un travailleur social à l’AMO, c’est la quête d’un sens, la recherche d’un chemin exploitable pour que chacun dispose des...

Equilibre
Si j’étais riche, je prendrais un mi-temps. Pour moi, cette phrase sonne comme une évidence. Pourtant, je suis sûr que certains diraient de totalement arrêter de travailler puisque je suis riche. Mais de mon point de vue, j’aimerais garder un pied dans la réalité ainsi que de garder un objectif, une quête personnelle. Le travail que je fais m’apporte deux choses (principalement): de l’argent mais surtout une satisfaction personnelle d’avoir accompli quelque chose. À mon échelle, j’ai tenté de rendre le monde meilleur, d’avoir fait avancer les choses ou au contraire, m’être battu pour conserver ce qui avait été gagné par le passé. Donc si j’étais riche, une partie de mon travail pourrait laisser place à plus de temps pour réaliser des projets personnels me...

Si j’étais un animal je serais un singe
Si j’étais un animal je serais un singe. Un joli petit singe qui aime faire des cabrioles d’arbres en arbres. Rien de plus chouette que de se sentir vivre en sautant de branches en branches jusqu’à monter tout en haut de la cime des arbres et avoir ensuite une vue imprenable sur toute la forêt. Qu’est-ce-que c’est beau la nature, tout de même ! Et puis, être un singe, c’est sympa, car on vit en groupe et j’adore partager des moments avec les autres. En plus, ensemble, on est plus fort. Donc oui, si j’étais un animal je serais un singe. Je trouverais le juste milieu entre mon indépendance et ma vie collective. Et puis, j’aime bien faire rire les autres. Donc je serais un peu le singe des singes. Celui qui fait rire en se mettant une peau de banane sur la tête en...

Une question de temps
On nous demande beaucoup dans cette vie. Faire des études, avoir un bon travail, gagner de l’argent, avoir des amis, sortir de chez soi, être ouvert aux nouvelles rencontres, être toujours souriant, être heureux et plein d’autres choses. Nous sommes dans une société où l’on nous demande de faire toujours plus. Mais sans en faire trop car il ne faudrait pas faire un burn-out. Il faut être productif, avoir des projets et les réaliser. Et pourquoi n’aurait-on pas le droit de faire des pauses ? Prendre le temps de profiter de la vie comme bon nous semble. Et si j’ai envie de rester 3 jours dans mon lit à regarder le plafond, je fais ce que je veux. Personne n’a le droit de me dire quoi faire avec ma vie. Et pourtant on a des obligations. Voilà ce qui me révolte dans...

Dys
L'école est difficile pour les dyslexiques ? Cela dépend du point de vue. Le plus dur c'est de l'assumer. Nous, les dyslexiques, sommes très nombreux dans le monde. Les dys ont des différences mais certaines personnes confondent différences et handicaps. Nous sommes plus lents dans le travail à fournir et devons faire plus d'effort qu'un élève sans dys. Souvent, nous subissons du harcèlement. Personnellement, en première primaire, j'étais tellement lent que ma prof m'avait surnommé « l'escargot », une étiquette qui est restée plusieurs années. Ça a toujours des conséquences sur mon caractère. Heureusement, arrivé à Liège 1, j'ai eu accès à des aménagements. J'ai compris que les gens savent que je suis dyslexique, ils ne jugent plus et je n'ai plus rien à craindre....

Avez-vous déjà jouer à un jeu vidéo ?
Certains jeux vidéo sont violents, parfois atroces. D’autres peuvent rendre fou. Et d’autres encore, font voyager. Ceux-là sont précieux. La beauté d’un monde nouveau, des histoires bouleversantes et des personnages attachants. Certains mondes rendent notre Terre hideuse. D’autres ne font que l’imiter. Les jeux vidéo offrent à tout un chacun des havres de paix où les oiseaux figés dans le temps chantent la beauté de leur monde. Ils nous apprennent des leçons que l’école oublie, ils permettent de rendre possible n’importe quel rêve de manière éphémère…ou pas. Avez-vous déjà essayé de vous plonger dans l’un de ces univers magiques ? De partir à l’aventure avec vos amis à dos de dragon ? Ou même de vous essayer à quelques frissons dans un vieux manoir ? Certains jeux...

Le vrai bonheur, c’est de vivre sans regret
Aujourd’hui, j’ai déjà 22 ans et je n’ai encore rien réalisé de ce que je souhaitais dans ma vie. Beaucoup me diront que je suis encore jeune et que j’ai le temps. Mais c’est faux. Je n’ai pas le temps. La vie est si courte et on passe notre vie à travailler, travailler et encore travailler. Le temps, je l’aurai quand je serai pensionnée mais à ce moment-là, il sera trop tard. Je n’aurai plus la même santé qu’aujourd’hui. J’aimerais pouvoir être libre et réaliser mes rêves. J’aimerais pouvoir passer du temps avec les gens que j’aime, pouvoir voyager et découvrir le monde. J’aimerais pouvoir trouver un sens à ma vie, pouvoir profiter au maximum et atteindre mes objectifs. J’ai peur de vieillir et de mourir. Je voudrais, lorsque mon tour viendra de quitter le monde,...

L’épreuve de l’authenticité
Aujourd’hui, est-il difficile d’être quelqu’un d’authentique ? A l’heure où les personnes ont tendance à tout codifier, à exposer leur vie pour un rien, à s’exprimer sans retenue, être authentique, c’est presque une épreuve. Comme si on ne savait plus se détacher de l’éducation de nos parents, de la voie à suivre, celle dictée par les écoles, politiciens ou autres moralisateurs de pacotille. Chacun a sa définition de l’authenticité. Tant mieux. Je ne veux obliger personne à respecter un consensus sur le « comment qu’on doit se comporter ». Vous m’avez pris pour qui ? Je laisse l’art de convaincre aux Grand Illuminés de nos sociétés. Par contre, je peux énoncer ce qui, à mon humble avis, implique d’être authentique. Attachez votre ceinture. C’est parti !...

Comprendre que la vie est éphémère
D’une certaine façon, on peut trouver une « beauté » à la vie car malgré sa fatalité, on ne sait quand elle va s’achever. La vie est donc de ce fait à profiter car on ne sait quand elle va se terminer. Mais d’un autre côté, c’est quelque chose de très concret sur papier mais très imagé en vrai. Je dois avancer que malgré que j’admette cette inévitabilité, je ne peux pas me résoudre à toujours vivre à « 100% ». Pas parce que je ne veux pas mais car j’en suis incapable. C’est donc, paradoxalement, seulement lorsqu’on sait que nos jours sont comptés qu’on se met à faire les choses qu’on n'aurait jamais osé faire. Je pense que si on devait faire face à une telle situation, toute personne chercherait à obtenir cette possibilité, pas forcément l’atteindre mais du moins...

Le scoutisme, une école de la vie
Le scoutisme est-il réellement une école de la vie pour les ados en Belgique en 2023 ? Je dirais oui, mais pas que pour les ados, c’est également le cas pour les enfants dès 6 ans (au baladin) et pour les jeunes adultes animateurs. Aller chez les scouts, c’est vivre plein d’expériences enrichissantes, que ce soit le samedi aux réunions ou en été durant les camps. On apprend à vivre en groupe avec des personnes très diversifiées que ce soit par l’âge, l’origine, la culture,… C’est un lieu de rencontre. Le scoutisme nous sort de notre zone de confort en nous apprenant la débrouillardise, l’autonomie, le dépassement de soi, la confiance en soi et aux autres. On apprend à se découvrir et à découvrir le monde qui nous entoure. Je trouve le scoutisme ou les mouvements de...

L’autodestruction
La folie humaine, c’est l’autodestruction parce que les humains sont en train d’épuiser les ressources de la Terre et ils vont finir par la rendre invivable, ce qui va causer l’extinction de l’humanité. C’est un peu radical mais si on ne bouge pas pour changer les choses, avec le temps, c’est ce qu’il risque d’arriver. Le pire, je pense, c’est qu’on en a bien conscience mais qu’on ne fait pas assez d’effort ou de sacrifice pour sauver le Terre. Quelqu’un de très sage m’a dit un jour : « Si tu as peur du prix de l’effort, pense à la facture des regrets ! »Auteur : Anonyme, 17 ans, Louvain-la-Neuve CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Le problème des habits à l’école
Pour moi, un des plus gros problèmes à l’école, c’est l’inégalité entre les façons de s’habiller. Une personne qui s’habille « masculin » a moins de règles par rapport à la façon dont il/elle s’habille alors que les gens qui s’habillent d’une manière « féminine » sont extrêmement discriminés. Et ceux qui s’habillent différemment sont énormément rabaissés et je trouve ça injuste que tout le monde ne puisse pas s’habiller comme il le veut. Je trouve aussi grave que les filles (parce que j’ai plus d’exemples avec) doivent s’habiller différemment parce que « ça excite les garçons ». Après, je ne pense pas non plus que les mecs sont des animaux et qu’avec un bout d’épaule ou de genou, ils te sautent dessus et puis même si quelques-uns étaient comme ça, ils savent se...

Accepter la dépression : ce n’est pas une ennemie
Ne pas aller bien, ce n’est pas une honte. La vie est faite de haut et de bas, parfois plus de haut, parfois plus de bas. C’est important d’accepter la dépression lorsqu’on ne se sent pas bien, c’est normal et c’est propre à l’humain. Nous sommes dans une société où le bonheur est la clé, la réponse à tout et se détacher de ça est une épreuve difficile. La dépression touche énormément de gens (jeunes comme âgés) et elle est souvent synonyme de faiblesse, et vivre au quotidien avec elle n'est pas une partie de plaisir. Mais ne la voyez pas comme l’ennemie ! Pourquoi ? Elle fait de notre vie un enfer, nous pousse à nous isoler de toute interaction sociale, elle nous donne des envies suicidaires, elle nous prive d’une envie de vivre, de rêver ! C’est vrai mais sans...

Je ne crois pas en l’amour
L’amour…c’est un sentiment que beaucoup convoitent. L’amour est vu comme le plus beau sentiment du monde. Beaucoup de personnes rêvent d’aimer et d’être aimé. Ils rêvent d’être en couple, d’avoir une relation parfaite, de construire un avenir avec quelqu’un qu’ils aiment… Tout ça peut donner envie dit comme ça mais moi, ça ne m’emballe pas. L’amour, je n’y crois pas et ça me fait peur. Je suis terrifiée à l’idée de m’ouvrir à quelqu’un. Déjà premièrement, parce que je n’ai pas confiance en moi. Comment est-ce que quelqu’un pourrait m’aimer alors que je suis incapable de m’aimer moi-même ? C’est inconcevable pour moi. Comment est-ce possible de me choisir moi alors qu’il y a tant de filles plus jolies et intéressantes que moi ? Je ne pense pas être assez bien. Si je...

Explosion
Si j’étais une œuvre d’art, je serais une œuvre de Jackson Pollock. Pour ceux qui ne connaissent pas, Jackson Pollock est un peintre issu du mouvement expressionniste abstrait. Pour vulgariser, c’est un mec qui lance de la peinture sur des toiles de grande envergure. Ça peut paraître bête et vide de sens aux yeux de certains mais lorsque je faisais mes études en art, entre David et autre Mona-Lisa tant adorés du grand public, c’est l’œuvre de Pollock qui a résonné le plus en moi. À travers ces jets de peintures, ces traces de violence se dessinant au sein d’un chaos sans nom, je parvenais à y lire l’expression la plus brute des sentiments de quelqu’un de vrai. Et lors de mon adolescence, j’en avais grand besoin. J’ai orienté mon sujet de fin d’études sur le thème...

Une vie sans art
Verrai-je ma vie sans art ? La réponse est non. Comme l’a dit Wittgenstein « l’art est une langue sans mots ». Je soutiens cette idée car l’art, que ce soit la musique, la peinture, la danse permet de s’exprimer, dire ce qu’on ressent sans forcément utiliser la parole. L’art permet aux gens de s’échapper de la vie réelle, le temps d’un instant. Personnellement, pendant le confinement, ne voyant que ma mère et ma rue déserte, j’ai décidé de reprendre le dessin et cela m’a sauvé de ma solitude quotidienne avec ma mère.Auteure : Eli, 14 ans, Herstal CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres récits
J’en ai marre
Moi je voudrais plus de justice. Ouais, ça me saoule de voir des gens dans la rue qui trimbalent leur matelas et d’avoir peur de croiser leur regard. Ouais, j’en ai marre d’avoir peur de ces personnes alors qu’en réalité je trouve qu’elles méritent plus, car on mérite tous plus. On est égaux et pourtant on ne se parle pas, on ne se regarde même pas. Moi j’aime la vie, mais je sais que ce n’est pas le cas pour tout le monde, des gens sont tristes, des gens sont très tristes et on ne peut rien y faire. J’en ai marre que la vie soit morose, de toutes ces questions existentielles et que la politique, ce soit de la merde. J’en ai marre que tout le monde se plaigne tout le temps et qu’on ne profite même pas du temps présent. Moi je veux vivre, je veux jouir ! A écouter...

Reflet de l’artiste
Pour moi, l’art est le reflet de l’artiste, l’imagination est liée à ses émotions et aux événements de sa vie. Et je pense qu’avec cette réflexion là, on peut essayer de comprendre nos œuvres. Une sorte de thérapie solitaire et moins cher. Certaines personnes disent que l’ignorance est la clé du bonheur mais, malheureusement, on ne le choisit pas. On l’est ou on ne l’est pas. On peut choisir d’y remédier mais on ne peut pas choisir de le devenir. Alors, si on ne l’est pas, autant exploiter ses connaissances, les transmettre ou les comprendre à travers l’art. Mieux comprendre le monde, les gens qui nous entourent mais aussi soi-même peut certes être déprimant, prendre conscience de l’antipathie de l’humanité et de ses propres traumatismes. Mais pas seulement, avec...

La lecture : un privilège
La lecture est trop sous-côtée; quand on parle de celle-ci, beaucoup se réfèrent aux livres que l’école nous donne comme travaux. Mais la lecture est tout autre, il suffit juste de se renseigner pour trouver le sujet qui nous intéresse vraiment. Certaines personnes se permettent de critiquer la lecture, voire même de juger les lecteurs car avec le temps « lire un livre = intello » est devenu une généralité. Le privilège est celui-ci, en lisant, nous pouvons nous évader de ce monde cruel et sans pitié dans un tout autre monde, le nôtre.Auteure : Sofia, 14 ans, Herstal CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

L’importance de la musique
J’aime écouter de la musique parce que ça me fait ressentir beaucoup de choses. Tout d’abord, la musique nous accompagne depuis que nous sommes tout petits, elle grandit avec nous. Pour ma part, mon papy est chanteur donc j’ai grandi avec sa musique à travers ses concerts, ses répétitions, ses enregistrements dans son studio,… J’ai aussi commencé la danse à 3 ans, depuis ce jour, je peux considérer que la danse est ma passion. Ensuite, j’écoute de la musique dans n’importe quelle situation, quand je suis triste, heureuse, en colère,… Ça m’accompagne quand je suis seule, ça me permet de rester dans ma bulle et de me recentrer sur moi-même. Je suis une fille assez introvertie, quand je suis mal, je me renferme sur moi-même et je reste seule sans parler à personne et...

Témoignage d’une adoptée
Devons-nous nous sentir redevables envers nos parents adoptifs ? Je m'appelle Sylvie (prénom d'emprunt). Enfin plutôt Chan. Sylvie est le prénom que mes parents adoptifs m'ont attribué lors de mon adoption pour me permettre de mieux m'intégrer dans la société occidentale. Je suis d'origine chinoise, je viens d'une grande ville nommée Souzhou au Sud de la Chine. J'aurais été retrouvée seule dans un marché comme de nombreux bébés.En 2004, la politique de l'enfant unique sévissait encore. À cette époque et encore peut-être aujourd'hui, les parents chinois préfèrent abandonner les filles que les garçons. Lorsqu'ils grandissent les garçons restent avec leur famille biologique tandis que la fille part avec une dot dans sa belle-famille. On ne sait pas si la raison de mon...

La peur de la mort
J’ai toujours eu peur de la mort car c’est quelque chose qu’on ne peut pas éviter. Tôt ou tard, on y sera confronté. Ce qui me fait peur, c’est que la mort peut arriver à tout moment, on ne peut pas l’anticiper donc on ne peut pas vraiment s’y préparer. De plus, elle est partout. Chaque jour, des personnes meurent que ce soit de vieillesse, d’un accident ou même d’une maladie. Pour finir, je pense que ça ne sert à rien d’avoir peur de la mort mais on y pense quand même car elle est partout, autour de nous. Auteure : Axelle, 13 ans, Herstal CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres récits

La peur du regard
J’ai toujours eu peur de me montrer tel que je suis. Cette phrase m’inspire car la peur rime avec vérité et je trouve que dans ce bas monde, mentir et se cacher est une seconde nature. La vérité sort de la bouche des enfants car on ne leur a pas inculqué les préjugés et les standards de la société humaine. Les personnes ont de plus en plus de mal à exprimer leurs sentiments car la société les opprime par la peur avec le regard des autres. En plus, se cacher n’apporte que solitude et tristesse donc montrez-vous comme vous êtes. Bisous la mif, ciao ! Auteure : Eli, 14 ans, Herstal CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres récits

Les passions…pas si insignifiantes qu’elles le paraissent
Imaginez-vous avec un masque à partir de 6 ans que vous ne pouvez et ne pourriez sans doute jamais enlever. Juste parce que vos parents et vos « amis » ne vous acceptent pas, parce qu’ils n’acceptent pas vos choix. Alors vous mettez un masque qui voile votre vraie personnalité et vos choix… Juste pour ne pas être abandonné et seul, parce que vous ne parvenez pas à vivre dans la solitude. Mais sans même vous en rendre compte, les gens que vous pensiez être vos amis se moque de vous et pendant quatre ans. Malgré de multiples signes (vous êtes considéré comme un virus, vous êtes mis à l’écart,…) vous ne remarquez rien… Donc en plus de porter un masque pour être comme les gens, vous voudrez porter un bandeau qui vous rend aveugle. Puis, du haut de vos 9 ans, le bandeau...

L’humanité
Si je savais tout dessiner, je deviendrais dessinatrice pour gagner de l’argent et pouvoir aider des associations dans le besoin. Ma maman dit que j’ai toujours eu cette capacité/volonté à vouloir aider les gens à tout prix. Et c’est vrai que j’aime pouvoir aider, être à l’écoute, soutenir ou que les gens sachent qu’ils peuvent compter sur moi. Quand il y a une dispute ou tout simplement quelqu’un qui ne va pas bien, que ce soit ma meilleure amie ou une autre personne, je veux l’aider. Je vois de plus en plus de jeunes qui rabaissent les autres, qui les embêtent… Ça me rend triste. Et les gens qui sont à la rue, qui dorment dehors. Sur les réseaux, il y a de plus en plus de personnes qui font des vidéos pour voir la réaction des gens. Par exemple, j’ai vu un...

30min – 10h25
La vie ne s’arrête pas, le temps file et ne nous attend pas. Le plus souvent, je cours derrière, j’essaye désespérément de le rattraper. Même parfois, de le devancer. Mais je m’épuise. Petit à petit mon cœur lâche, mes jambes fatiguent et mon corps refuse d’avancer. Mais il n’y a pas que ça. De temps en temps, il vient sans prévenir, il nous tombe dessus. Ou je devrais plutôt dire, il nous effleure. Ces moments hors du temps où l’horloge s’arrête de tourner. C’est cette nuit où vous vous êtes parlés jusqu’à l’aube, perchés sur un toit, regardant les étoiles. Ou encore cette fois-là, ce matin léger, où blottie dans ses bras, doigts entrelacés, je me suis autorisée à oublier ce temps qui file entre nos mains. C’est cette musique, où pendant 3 minutes 54 secondes...

Quand je suis seul
Ceci n’est pas un message d’espoir, c’est même plutôt l’inverse, c’est presque un appel à l’aide… Quand je suis seul avec moi-même et que je suis en phase basse, je me sens très mal. J’ai plusieurs troubles, peut-être incurables, qui m’empêchent d’avancer, de me sentir bien ou d’être productif. Je me mets à détester mon corps, mes faiblesses, mes troubles, mon cerveau cassé. Je me mets à pleurer, à ruminer chaque petite chose que j’ai pu dire ou faire, chaque pensée intrusive. Je me mets aussi à détester ce monde dans lequel je vis, lui qui est si injuste. Surtout avec les personnes comme moi. Auteur : Anonyme, Namur CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Pouvoir rêver
La beauté de la vie, c’est de pouvoir rêver. Rêver, c’est pour moi avoir la possibilité de partir ne serait-ce que quelques heures dans un monde meilleur, c’est avoir la possibilité de fuir ses problèmes. Parfois, on peut réaliser ses rêves et d’autres fois, on doit se contenter de poursuivre cet idéal. C’est pouvoir échapper à sa réalité, c’est pouvoir se concentrer sur quelque chose de joyeux, qui nous donne du baume au cœur. Je trouve que c’est ça aussi qui fait la beauté des rêves. Auteur : Anonyme, Namur CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Manque de confiance en soi
Je n’ai jamais eu confiance en moi et je ne m’aime pas. C’est un peu dur dit comme ça mais c’est ce que je ressens. J’ai peur de décevoir et de ne pas être à la hauteur. Le regard des autres compte pour moi alors que je devrais simplement vivre ma vie comme je l’entends et sans me tracasser…Mais ce n’est pas évident. J’ai beaucoup de rêves mais je crois que mon plus grand rêve, ce serait que ma mère soit fière de moi. Ça peut paraître un peu niais mais ça compte pour moi. Ne pas avoir confiance en soi, c’est plus difficile qu’on ne le croit au quotidien. Je vis sans arrêt dans l’angoisse, j’ai peur pour des choses qui paraissent si futiles pour certains. J’ai l’impression de n’être jamais assez bien. On a beau me faire des compliments, cette petite voix dans ma...

Faites place
À l’heure actuelle, il est facile de se sentir désincarné. Nous suivons souvent une route qui semble tracée depuis des milliers d’années. Pensez à la froide expression : « Être sur le marché du travail ». Sommes-nous un produit parmi tant d’autres, un chiffre parmi les chiffres, un simple pion d’une grande société ou du saint gouvernement ? Maintenant, imaginez ces jeunes rêveurs ne voulant pas entrer dans le moule. Ils se posent la sempiternelle question : « Comment trouver sa place dans cette société ? ». L'angoisse peut vite monter. Oui, on n'est pas à l'abri d'une crise neuronale. Alors, à celles et ceux qui ont toujours eu peur d’être désespérés, je vous encourage à sortir de votre zone de confort. Lisez ce que vous ne lisez jamais. Rencontrez d’autres...

Introspection au nord
Pourquoi l’Islande est une destination de rêve et comment je vais vous convaincre en une page. J’ai personnellement vécu deux ans dans une ferme reculée, au fin fond d’une vallée coincée entre deux montagnes, et malgré cette retraite d’ermite, j’y ai vécu les expériences les plus incroyables de ma vie. Il faut savoir que l’Islande c’est vaste, très vaste, 7 fois la superficie de la Belgique pour un total d’environ 360 000 habitants. Ça laisse de la place pour les grandes étendues de vide n’est-ce pas ? Et c’est en ça que l’Islande est incroyable, pour un amoureux de la nature tel que moi, c’était le pied ! Des montagnes enneigées, des plaines de roches volcaniques, des aurores boréales, des baleines proches des côtes, que demander de plus ? Et bien, je vais vous le...

Je me sens bien seule
Lorsque je suis seule, je me sens bien et moi-même. J’ai déjà entendu des gens réagir sur le fait que c’est nul ou mauvais d’être seul. Mais de mon côté, je ne suis pas d’accord. Cela peut sembler cliché de dire « On est mieux seul que mal accompagné » mais c’est vrai. Le fait de rester seule me permet de me sentir moi et de faire ce que j’aime vraiment. De plus, ça permet de ne pas me sentir jugée par les autres. Souvent, quand je mentionne mes vraies passions et centres d’intérêt, je suis catégorisée de bizarre par les gens de mon entourage qui ne sont pas mes amis. Par-dessus tout, je ne suis pas de base une personne très sociable et le moindre fait de parler à des gens m’épuise. Pour ces raisons, j’ai pris beaucoup de temps à me faire de vrais amis et je...

Le scoutisme, en général
Pour beaucoup, le scoutisme représente juste les ventes que l’on fait durant l’année et ça ne va pas plus loin. Pourtant aux guides tous les samedis, on se réunit tous ensemble pour faire des jeux, en apprenant sur l’actualité, parler des problèmes dans le monde, etc. Puis il y a les camps en juillet de 15 jours où on est complètement déconnecté du monde et ça nous permet de faire un point sur notre vie durant l’année, se recentrer sur nous-même et apprendre à se connaître. Les guides nous apprennent les vraies valeurs de la vie comme le partage, le savoir vivre en communauté et on fait nos plus belles rencontres. Moi, c’est là-bas que j’ai mes meilleures amies et je sais qu’elles ne me lâcheront pas. Pour moi, on peut pas juger ou porter un avis sur le scoutisme...

Est-ce important d’avoir des amis ?
Oui, il est important d’avoir des amis. Je pense que certains d’entre eux peuvent être considérés comme une deuxième famille. Ce sont des personnes à qui on peut se confier et qui parfois peuvent mieux nous comprendre que nos parents. Après, il est vrai que certaines personne arrivent à se développer seules et sans personne de leurs âges. Mais je pense que c’est tout de même mieux de grandir avec des amis car ce sont des personnes sur qui on peut toujours compter, qui seront toujours là pour nous et qui nous comprennent dans toutes les situations.Auteur : Anonyme CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Prône-misère, je te contre-haine
Layla, 15 ans, aime beaucoup extérioriser ce qu’elle ressent en écrivant, même si ses journées chargées, l’anxiété sociale et le stress qui en découle ne lui permettent pas toujours de le faire. Layla a aussi un rêve : publier un livre qui se nommerait Prône-misère, je te contre-haine comprenant différents textes qu’elle écrit. Un projet dont elle ignore s’il aboutira un jour mais qui l’aide à avancer, à vouloir apprendre et simplement à vivre… Voici deux de ses textes. Conscience « Devenir ce que l'on déteste » Tais-toi, ce n'est pas toiCe n'est qu'une excusePour que tu puisses te rendre justiceDu mal que tu m'as fais Je ne le méritais pas. Mal-être Ses cris qui résonnaient dans ma tête,Des cris causés par de simples conneries. - « Arrête de crier, et écoute-moi,...

La musique est notre alliée
La beauté de la vie, c’est la musique car quoiqu’il advienne, elle est notre meilleure alliée. C’est un puissant moyen d’exulter et s’exprimer sur des thèmes politiques, sociaux ou encore sentimentaux. Elle peut motiver, réconforter, enjailler, rassembler. De nombreux styles existent et sont témoins de l’accessibilité et de l’universalité de cet élément si cher à notre société.Auteur : Anonyme CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Sait-on vraiment réfléchir ?
La philosophie a aidé à me construire en 4ème année secondaire lorsque j’avais 14-15 ans. À l’école, on a un cours nommé « CPC », ça signifie tout simplement « Cours de Philosophie et Citoyenneté ». Cette matière m’a aidée à être moi parce qu’elle consiste à avoir ses propres opinions, réfléchir par soi-même mais aussi être à l’écoute des autres et accepter qu’autrui puisse avoir un autre point de vue que le sien. Cependant, ce cours m’a aidée seulement à partir de la 4ème année car c’est la prof qui a réussi à montrer l’importance de ce cours. Réfléchir par soi-même est important pour ne pas être manipulé et préserver son bonheur.Auteure : Darya, 15 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres...

La passion
La passion me manque. C’est un fait. Elle est partie mais je ne sais pas si elle saura retrouver son chemin. Est-ce définitif ? Une découverte viendra-t-elle combler ce vide ? La passion, je ne sais même plus ce que cela fait. Un sentiment d’accomplissement ? La joie de faire ? Qu’est-ce que c’est ? J’essaie de me souvenir mais le brouillard m’empêche de trouver le bon tiroir dans ma mémoire. Pourquoi l’ai-je perdue ? De la pression constante des autres puis de moi-même ? Ou est-ce seulement de la lassitude ? Tant de questions mais surtout un vide proéminent. Car je ressens cette absence de passion m’entraîner vers le fond. Mais à combien de mètres est-il ? Cela fait si longtemps que je chute ? Ai-je un avenir sans passion ni but ? Un message ? Non, juste un espoir...

Comment dompter sa timidité ?
Si vous êtes timide, ceci est pour vous aider. Souvent, j’ai l’impression que ma timidité me définit. Je dis et fais des choses sous la pression que je regrette souvent plus tard. Il y a des choses que j’ai envie de faire que je ne peux pas faire car je perds mon courage au dernier moment. Il semble souvent, d’après les gens qui me connaissent bien, que je devienne une tout autre personne lorsque je parle à quelqu’un dont je ne suis pas proche. Vous avez peut-être les mêmes problèmes que moi ou vous en avez peut-être d’autres, en tout cas, je ne raconterai pas tous mes soucis sur ce sujet et j’espère juste vous aider. Je trouve qu’il est plus facile de commencer avec des petits goals et petit à petit de viser plus haut. Par exemple, parler à un inconnu par jour,...

Un livre peut-il changer une vie ?
Je pense qu’un livre peut changer une vie mais il faut trouver le bon roman et cela peut prendre du temps. Personnellement, cela m’a pris environ un an et demi pour enfin trouver le livre qui a tout changé. Mais comment peut-on reconnaître LE livre ? Parce que si ça se trouve, on l’a déjà trouvé mais ce n’était juste pas le bon moment. Lorsqu’on finit un livre, on ressent d’abord un vide parce qu’on ne sait plus quoi faire. Ensuite, on repense à certains passages. On se rend compte de certains détails qu’on n'avait pas forcément remarqué. Mais aussi, on pourrait prendre exemple sur un des personnages du roman. Ce qui aurait comme conséquence, un changement de style de vie et peut-être prendre conscience de certaines choses. Pour finir mon message, c’est qu’il faut...

La beauté de la vie, c’est l’entourage
Pour moi, notre entourage est l’une des choses les plus importantes dans la vie. Car notre entourage, c’est ceux avec qui on partage des choses, que ce soit en discutant ou en faisant quelque chose. L’entourage, c’est ceux avec qui on peut rire ou pleurer, ceux qui nous comprennent. Ce sont ceux qui peuvent vous réconforter quand ça ne va pas. Ce sont aussi ceux qui peuvent faire disparaître une partie de vos peurs ou souffrances. Votre entourage est capable de vous pousser vers le haut, de vous faire avancer et évoluer. Le seul message que je peux partager, c’est de faire confiance à votre entourage et ne l’oubliez pas. Auteur : Anonyme CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres récits

La danse
Quand j’ai entendu « molécule d’identité*», j’avoue, j’ai un peu paniqué. Après tout, ça fait quand même un peu peur de regarder au plus profond de soi et de se décider, juste maintenant, comme ça sur des mots qui peuvent dire tellement de toi. Peut-être que c’est rien, juste un moment qui peut sembler anodin… Et pourtant, au fond, je trouve ça si compliqué. Chaque seconde qui passe, chaque expérience que tu vis ajoute chaque fois un peu plus de terreau fertile pour répondre à la question : « Qu’est-ce qui me définit ? ». Puis, peut-être qu’il n’y a simplement pas de réponses transversales. Peut-être qu’il faut juste accepter que l’humain n’a de cesse d’évoluer et essayer de saisir chaque jour comme une opportunité de se réinventer. Mais alors, à quoi peut-on...

La compétition
Quels sont les bienfaits de la compétition ? Je trouve que la compétition est essentielle au dépassement de soi. En effet, sans elle, je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui. Je ne me serais pas autant dépassé que ce soit dans le sport ou bien dans d’autres domaines. De plus, la compétition peut donner des émotions. Que ce soit en gagnant ou bien en perdant, si on donne tout ce que l’on a, il faut être fier de soi. La défaite peut nous motiver à s’améliorer et à devenir une meilleure personne. La compétition n’est pas obligatoire mais elle peut aider pour notre progression personnelle.Auteur : Antoine, 17 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Réseaux Sociaux
Est-ce que les réseaux sociaux ont une mauvaise influence sur la jeunesse ? Pour moi oui, je me suis récemment rendu compte de l’impact que les réseaux sociaux ont eu sur moi. Je passais des heures sur Instagram, Tiktok,… à me comparer aux belles filles (retouchées ou non) qui défilaient dans mon fil d’actualité. Pendant longtemps, ça m’a rendue mal et ça m’a pris tout mon temps. Dès que j’avais du temps libre, je sortais mon téléphone et je défilais sur les réseaux. Je n’étudiais même plus, je n’arrivais plus à faire des efforts, rien ne me motivait. C’était devenu un réflexe et une habitude de scroller sur Tiktok et Instagram. Et je sais que je ne suis pas la seule à être concernée, la plupart de mes amis ont le même problème. La veille d’une interro, je leur...

La connaissance, une beauté de la vie
Pour moi, la beauté de la vie, c’est la connaissance, le savoir. Alors vous allez sûrement me demander « Mais pourquoi ? » et je commencerai par vous dire que la connaissance est la chose la plus importante sur Terre pour l’humain. En effet, la connaissance est ce qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui, ce que nous étions hier et ce que nous serons demain. La connaissance est illimitée tout comme elle est limitée ; il y a toujours des nouvelles choses à découvrir, à connaître. Malheureusement, à l’échelle de la vie humaine, il est impossible de tout découvrir, découvrir toutes les merveilles de l’univers. Nous sommes en droit de nous poser toutes les questions possibles et inimaginables dont nous n’aurons probablement jamais la réponse. Prenons l’exemple...

La sensibilité
Comment ma sensibilité peut changer mon point de vue ? Ma sensibilité est un frein mais aussi un moyen de distinguer mes réflexions. Premièrement, c’est un frein car j’ai énormément de mal à la gérer et parfois elle peut être excessive. Les pleurs sont mes moyens de m’exprimer le plus fréquent. Cela m’épuise beaucoup et m’attriste souvent. La sensibilité empêche de réfléchir et parfois elle prend le dessus. Et deuxièmement, c’est un moyen de réfléchir différemment car mes émotions me permettent de mettre en valeur des éléments, des choses que peu d’autres gens puissent voir. Mon message serait d’accepter toute sa personnalité et d’en faire une force.Auteur : Anonyme CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres...

La scolarité en évolution
La sphère scolaire est la pierre angulaire qui portera la société de demain. Alors, une école à bout de souffle, c’est une société qui se meurt. L’école en Belgique n’est peut-être pas encore dépassée mais son système s’essouffle. L’enjeu est alors de la repenser afin de rester cohérent avec les enjeux et besoins nouveaux apportés par les bouleversements culturels, sociétaux et économiques que nous vivons actuellement. Les besoins de l’étudiant ont évolué et il nous faut à présent un système qui laisse sa place à la participation et à la pédagogie active, aux identités de chacun et chacune, et aux cellules garantissant le bien-être de ceux et celles présents sur les bancs du savoir. Car les valeurs de la démocratie, de respect, d’inclusion, ne peuvent raisonner en...

Ceci n’est pas une politique migratoire indigne
Depuis plusieurs mois, nous assistons à la réalisation d’un bien triste tableau, surréaliste presque, portant le nom de “Ceci n’est pas une politique migratoire indigne”. L’État se refuse à appliquer les décisions de justice des tribunaux belges et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. A la suite des avocat·es et des magistrat·es, nous, étudiant·es et jeunes diplômé·es en droit, souhaitons aussi exprimer avec force notre désapprobation face au bafouement des principes fondamentaux que nous avons appris sur les bancs de nos auditoires. C’est l’histoire de Monsieur Camara A.. Persécuté, il fuit la Guinée et parvient à rejoindre le territoire du plat pays en juillet 2022. Il demande alors ici la protection internationale. Dès cet instant, selon la loi belge, ce...

Changer le monde
Avant de mourir, je laisserais mes espoirs et mon utopie. Je veux changer le monde et j’ai pour habitude de dire que ça fonctionnera. Et pourtant, souvent le doute s’installe en moi. Qui suis-je pour avoir la prétention de pouvoir marquer l’histoire ? Je veux des choses impossibles et irréalisables. J’aimerais la paix dans le monde et pourtant quand j’émets cette idée, les gens me rient au nez en me disant que je suis idéaliste. Et oui ils ont raison, je suis idéaliste mais le changement commence avec des idéaux bien trop grands du moins bien trop grand pour moi seule. Vous non plus n’avez-vous jamais souhaité le bonheur de tous ? Vous n’y croyez peut-être pas mais moi j’y crois. Je n’ai qu’une vie et elle sera probablement trop courte mais je refuse de laisser le...

Les jeunes Belges ne s’intéressent plus à l’opéra
Les salles d’opéra ne se remplissent plus, l’art de raconter des histoires par le chant lyrique ne fait plus déplacer les foules comme à l'âge d’or de Carmen, Rigoletto, ou la flûte enchantée. Plusieurs causes peuvent entrer en compte pour comprendre pourquoi l’opéra n'intéresse plus les jeunes. L’opéra est avant tout un moyen de se distraire. Il entre dans la catégorie des loisirs. Et aujourd’hui, à l’époque où les moyens de se distraire ne manquent pas, l’opéra passe au second plan. Le loisir qui fait le plus d’ombre à l’art lyrique est le cinéma. Cela semble presque logique. Les films proposent plus de personnages, plus de diversité de décors, plus d’action et d'effets spéciaux. Confortablement assis dans son fauteuil, avec des popcorns, à n’importe quelle heure...

Poison
Le vrai bonheur, c’est de ne pas avoir à s’en préoccuper. Se laisser bercer par ses désirs et se laisser vivre. L’esprit ainsi vidé de son dédale de pensées incessantes, peut s’occuper de choses moins préoccupantes. Quel bonheur de n’avoir qu’à aimer, rêver et respirer, sans devoir se demander comment survivre, réussir, avancer, s’extirper de ce quotidien amer et incertain. L’insouciance, ce poison enchanté qui nous permet d’oublier le temps d’un instant que notre vie ne se résume pas qu’à apprécier ce que la vie nous offre mais ne tarde pas à enlever.Auteure : Chaïma, 26 ans, Bruxelles CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Terre Nuance
- C'est un monde où les chiffres sur les billets de banque ont davantage d'importance que les vies humaines sacrifiées.Un monde où ce ne sont plus les politiques qui font les lois, mais bien les lois qui font la politique.Un monde où les puissances mondiales ne sont plus des personnes physiques mais bien des personnes morales. - Est-ce dans ce monde que j'atterris ? demanda le nouveau-né au Destin. - Oui. C'est un monde productiviste en quête permanente de la perfection et intolérant à l'erreur. Un monde où règne la dichotomie, tout en refusant de voir la réalité de l'autre.Un monde conformiste allergique à l'altérité.Oui, c'est dans ce monde et je sais que tu ne l'as pas choisi. - Mais qu'est-ce que je viens faire ici ? - Tu devras faire face à des dilemmes...

Voir en grand
Si j’étais riche, j’ouvrirais un très grand orphelinat pour accueillir tous les enfants du monde entier peu importe d’où ils viennent. Vous allez vous dire : « Mais elle est qui elle ? Donc si elle était riche, elle ouvrirait un grand orphelinat. Et puis quoi encore ? ». De nos jours, la plupart des gens veulent faire leur vie, réussir leur vie sans encombrements, donc pour eux faire un ou deux enfants est logique. Mais moi non. Depuis que je suis petite, j’ai toujours aimé cela : les enfants. Une fois, ma mère m’a demandé : « Chérie combien d’enfants veux-tu quand tu seras mariée ? ». Et je lui ai dit : « Au minimum vingt ». Elle a rigolé et dit : « Temps qu’à faire comme je sais que tu adores les enfants, ouvre plus tard un grand orphelinat au lieu de faire à toi...

Un livre, un univers
Si j’étais une œuvre d’art, je serais un livre, une romance. Car on fuit la réalité, ça permet de tout oublier, de découvrir plusieurs types de vies et se dire « si ça se trouve, quelqu’un a déjà vécu ou vit pareil ». On se met dans l’atmosphère du livre, c’est surtout très calme. En lisant, on développe tout type de sentiment quand on est à fond dans le livre. Ensuite, ce qui est bien c’est qu’il y a plusieurs univers complétement différents, on a l’impression de vivre le livre. Si ça se trouve, il y a la réponse à certaines questions qu’on se pose. Ca permet également d’enrichir notre vocabulaire et découvrir plein de nouveaux mots.Auteure : Alyssa, 15 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres...

Je ne veux pas être ton égale
Je mène un combat pour mes droits, pour les droits. Du moins, j’essaie. Je lutte pour les autres et pour moi. Pas vraiment pour toi. Non. À toi, cher homme cis hétéro, je ne veux pas être ton égale. Je ne veux pas de tes privilèges, offerts à toi sur un plateau (depuis ta naissance). Je ne veux pas de ton aisance (naturelle) à prendre ma place, ma voix. Je ne veux pas de ta naïveté, à penser qu’en m’accostant dans la rue, l’espace public, tu me flattes. Ce n’est pas le cas, ça ne sera jamais le cas. Je ne veux pas de ton rôle dominant dans cette société, celui qui t’a été donné, que tu utilises de façon erronée, dont tu abuses dans toutes tes relations, même les plus passionnées. Je ne veux pas non plus de ta fragilité, celle qui rend impossible l’honnêteté.Oui, je...

Piano
« La beauté de la vie, c’est quelque chose de subjectif et différent pour tout le monde » car en réalité, pour certaines personnes, la beauté de la vie pourrait se suffire à aller boire un café sur une terrasse le samedi matin et pour d’autres… Ca pourrait être quelque chose de plus grand. Parfois, les gens peuvent même trouver la vie horrible et sans but. D’où le pourquoi de cette phrase. Selon moi, la vie est différente chaque jour et il est important d’en profiter car elle peut vite s’arrêter. Des jours sont plus beaux et d’autres moins et pour moi, c’est aussi ça la beauté de la vie. La vie, c’est comme un piano, les touches noires sont le négatif et les blanches le positif et il faut les 2 pour faire une belle musique.Auteure : Anonyme, 14 ans, Liège CET...

Parfois, perdre c’est gagner
Je pense que s’il y a bien une chose que ces 17 ans d’existence m’ont appris, c’est de ne pas voir les choses telles qu’elles sont mais telles qu’elles peuvent être.Je ne prétends ni être un grand penseur, ni un philosophe pourtant, et ce malgré ma jeunesse, je pense avoir des expériences à partager et les leçons que j’ai pu en tirer. Je pense qu’inévitablement toute personne a la peur de perdre. Que ce soit la perte d’un combat, d’une personne, d’une chose. Perdre a fatalement une connotation négative.Pourtant je crois sincèrement que la gravité d’une perte dépend uniquement de la façon dont on la perçoit. Evidemment, je n’avance en aucun cas que perdre un proche peut-être joyeux pour vous, là n’est pas la question. Non, ce que j’essaye de transmettre c’est que...

Un monde sans art
A quoi ressemblerait un monde sans art ? La question fut posée aux adolescents du Service d’Accrochage Scolaire de Huy. Après une visite au Musée Magritte à Bruxelles, chacun écrit ses pensées. Une seule contrainte est à respecter. Les jeunes doivent incruster trois mots dans leurs textes : « reptile », « dormir » et « passionné ». Une journée sans art, Anonyme Une journée sans art, ce serait très triste car l’art n’apporte que de la joie. Ce n’est pas quelque chose qu’on nous impose, c’est quelque chose qu’on choisit. Il y en a pour tous les goûts. Beaucoup de gens sont passionnés et ça devient leur raison de vivre. L’art est présent dans ma vie. Le matin, je me lève avec de la musique car ça égaie ma matinée et me met de bonne humeur. Sans ça, je serais beaucoup...

Amour et Magritte
A Bruxelles, les adolescents du Service d’Accrochage Scolaire de Huy visitent le Musée Magritte. Ils participent ensuite à notre atelier d’écriture. Ces jeunes choisissent alors leur peinture préférée de l'artiste belge. Dans quel but ? Décrire la raison les poussant à aimer les œuvres sélectionnées. La Malédiction, Ambre J’ai choisi la peinture qui se nomme La Malédiction car je suis beaucoup dans les nuages, je suis la majorité du temps dans mes pensées. J’ai l’impression de rêver mais étant éveillée, je m’imagine dans le futur, c’est-à-dire je me vois dans dix ans sur un bateau, mariée avec deux enfants et deux chiens. La Page Blanche, Maxim Cela me rappelle quand j’étais avec mes parents car ils n’étaient pas séparés et tout se passait bien. Nous étions à la...

L’anorexie est pleine de clichés
Souvent, on compare une personne qui souffre d’anorexie à une personne qui ne mange pas, se fait vomir, compte ses calories et autres. Or, c’est totalement faux, en effet une personne peut être atteinte d’anorexie sans avoir des problèmes de poids, cela se manifeste par exemple par le fait de catégoriser des aliments. En effet, l’année passée, j’ai été anorexique et j’ai souffert d’anorexie. J’ai été hospitalisée pendant deux mois et demi. Certes avant mon hospitalisation, je ne mangeais pas beaucoup, comptais mes calories mais ce n’est pas pour cela que j’ai été hospitalisée, cela est dû à une forte perte de poids. Une fois prise en charge, j’étais toujours anorexique mais je remangeais normalement, de plus je ne me suis jamais faite vomir et je ne remplissais...

No way
Un monde sans art est inimaginable. A mon avis, il s’agirait sans nul doute de l’Enfer sur Terre. Je ne fais pas de l’humour. Depuis la tendre enfance, je souhaite être écrivain donc vivre sans art, c’est vivre sans but, sans rêve, sans saveur à donner aux petits riens de la vie. Faites-moi confiance. Être inodore, incolore et insipide ne m’intéresse pas. Les artistes ne sont point de simples faiseurs de divertissement. Ils permettent à tout un chacun de s’évader d’un monde très étouffant, trop absurde et parfois inadapté aux grands rêveurs.Auteur : Bruno, 25 ans, Bruxelles CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Comment mieux utiliser les réseaux sociaux?
Comment les jeunes de 12-18 ans peuvent en 2022 utiliser les réseaux sociaux au profit de leur propre personnalité? Les jeunes d’aujourd’hui passent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, et c’est une bonne chose ! Mais il faut savoir s’en servir correctement car certains jeunes laissent leur téléphone, tablette ou autres décider de ce qu’ils regardent plutôt que de décider ce qu’ils regardent par eux-mêmes. Ils pourraient favoriser leurs chaines ou types de vidéos préférées et même supprimer, signaler ou tout simplement dire au réseau social qu’ils n’apprécient pas ce type de vidéos. Comme ça, ils pourront recentrer le type de vidéos proposées pour qu’on leur propose des vidéos par rapport à leur goût. Les réseaux proposent aussi parfois des vidéos non...

La neuroatypicité
La neuroatypicité, vous demanderez, mais c’est quoi? Imaginez-vous dans un groupe d’individu dans lesquels vous connaissez seulement certaines personnes. Vous entamez une conversation sur un sujet qui vous tient à cœur, mais personne ne semble être réceptif, comme si vous étiez exclus volontairement du groupe; alors que la conversation continue à battre son plein sur d’autres sujets. Voilà comment je suis quand je dois essayer d’interagir avec les autres. Je me sens super vulnérable, gênée, anxieuse à l’idée que je ne puisse pas m’intégrer dans le groupe. Il aura fallu presque 22 ans de vie pour qu’une neuropsychologue me diagnostique neuroatypique. Elle m’a permis de comprendre d’où pouvait venir mon hypersensibilité, mon angoisse, mes difficultés en math,...

Bonjour Alien
Bonjour Alien, sur Terre il y a du bonheur et du malheur.Ce qui fait le malheur, ce sont les dictateurs et les gens qui pleurent, mais aussi la guerre et la peur.Ce qui fait le bonheur, c’est la liberté, l’épanouissement, les bons choix et le changement.Sur la Terre il y a de tout mais sans malheur il n’y aurait pas de bonheur.Auteur : Anonyme, 14 ans, Wavre CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Mon moment …
En fait, le fait d’être seul, c’est les seules fois où je me sens comme libre, vivre. Je sais que c’est triste mais bon j’ai entendu que pour être quelqu’un, il faut une personnalité. Le fait d’être seul est souvent quelque chose que l’humain essaye d’éviter parce qu'être entouré c’est la norme. Mais en fait, le fait d’être avec soi-même me permet de faire une rétrospection sur ma vie pour devenir une meilleure version de moi. Sauf que le problème c’est que pousser sa réflexion aussi loin sur soi-même, des fois, la balance tangue dans une folie de culpabilisation mais bon ça, c’est une autre histoire. Mais je crois qu’en fait, la solitude c’est mon “orifice” mental. Le moment, le seul instant où je peux tout évacuer, toutes les émotions que j’ai pu amasser au...

Comment le sport a changé ma vie
J’ai commencé le sport très tôt en faisant du basket au BC Erpent quand j’avais 2 ans, jusqu’à mes 4 ans. Puis, j’ai fait de l’équitation aux Ecuries de la Picaute jusqu’à mes 5 ans. Ensuite, j’ai fait du foot de mes 6 à 8 ans, au R.J. Aische. Après, je n’ai rien fait jusqu’à mes 10 ans, où j’ai été dans un club de VTT, le Fernelmountainbike, pendant 3 ans. Et l’année prochaine, je vais aller dans un club de cyclisme. Le basket m’a appris à m’entrainer dur pour réussir ou pour gagner. L’équitation m’a appris le respect de mon matériel et à bien l’entretenir. Le foot m’a appris que le travail paye et que sans travail, on dégringole au classement. Le VTT m’a appris qu’un sport peut être à la fois amusant et éprouvant. Le cyclisme m’apprend à toujours resté concentré...

Ce que les relations amicales et amoureuses m’ont appris
Les relations amicales et amoureuses m’ont beaucoup appris car j’en ai vécu des bonnes comme des très mauvaises. Par exemple, la relation avec ma meilleure amie m’a appris que même si on ne se voyait pas souvent, on s’aimerait toujours car la relation que j’ai avec elle est la plus importante à mes yeux. Elle est la personne qui arrive à me redonner le sourire et même à me faire rire dans les pires situations. Je la considère comme ma sœur et je ne veux jamais la perdre. En revanche, ma dernière relation amoureuse, elle, n’était pas aussi rare. Pendant 1 an et demi, je me suis laissée faire, laisée manipuler, je l’ai crue quand elle mentait, je lui ai pardonné l’impardonnable, je l’ai aimé même si elle me faisait plus de mal qu’autre chose. Tous mes proches me...

Que doit-on leur dire?
Que doit-on leur dire ? Ou plutôt ce que je leur dirais. C’est quand même aberrant. Comment devrait-on agir, qu’est-ce qui serait mieux pour eux à l’arrivée... Difficile de me mettre dans leur peau. Peut-être que c’est moi qui ai simplement peur de vivre ce qu’ils ont vécu. Ça doit être dur de tout quitter pour traverser la mer, et d’enfin arriver de l’autre côté dans un endroit totalement inconnu. Et d’encore devoir se dire que ce n’est pas les gens d’ici qui vont t’accueillir. Si ça ne tenait qu’à moi, j’écrirais sur des affiches que c’est ici qu’ils doivent tous venir. Boire une soupe, se reposer, se retrouver, se mettre à l’aise et profiter d’un endroit qui va dans leur sens. Personne ne se soucie de rien. C’est dommage au fond on est tous humains. ...

L’abandon
L’abandon n’est pas quelque chose de facile à vivre. Mon papa m’a abandonnée lorsque j’étais petite. Ma maman m’a élevée seule. Malgré ses difficultés financières, elle a réussi à m’éduquer et à m’offrir un cadre de vie “normal”. J’ai tout de même essayé de garder contact avec mon papa bien que ce ne soit pas facile. Ma maman s’est battue pour obtenir la garde et pour avoir la pension alimentaire. Il en a toujours fait qu’à sa tête et n’a jamais rien donné pour mon éducation. L’abandon par mon papa a développé chez moi une très grande peur de l’abandon. Je ne m’en rendais pas compte lorsque j’étais enfant mais maintenant bien. Pendant mon adolescence, je me suis beaucoup attachée à certaines personnes que j’ai par la suite perdue de vue. Je me suis sentie...

Les langues sont des barrières dans le monde mais elles s’apprennent
Je m’appelle Ioanna, j’ai 16 ans et c’est ma septième année en Belgique. En 2016, j’ai déménagé de Volos, une ville en Grèce, avec ma sœur et mes parents, à Liège. J’avais 10 ans. Nous avons déménagé à cause de la crise économique. Nous nous sommes séparés de toute notre famille. Au début, j’étais excitée à l’idée d’avoir des nouvelles expériences mais tout a basculé à l’entrée de la cinquième. Je me trouvais dans une école remplie d’enfants inconnus qui parlaient français et je ne comprenais rien. Je pleurais tous les matins avant d’aller à l’école. Les enfants étaient sympas mais ça m’était égal : je me mettais de côté et je comptais les minutes passées. Après un mois, je comprenais le français et après 2 mois je le parlais. Tout allait mieux. J'ai toujours des...

Le passage du primaire au secondaire
En 2017, j’ai réussi mon CEB. C’était une grande étape dans ma vie. Une toute nouvelle école, des nouveaux amis, des horaires différents. La petite fille curieuse que j’étais à 12 ans, n’avait qu’une seule hâte... la rentrée ! Septembre passa et la réalité me frappa en pleine face. En fait, la secondaire, c’était stressant, fatiguant et abominable. J’ai eu du mal à me faire des amis, j’étais plutôt extravertie à l’époque mais cette 1ère année m’a rendue timide et silencieuse. Viens la 2ème c’est la même histoire avec en prime un manque de confiance en moi assez impressionnant. J’avais des amies et je m’entendais bien avec ma classe, mais rien à faire je me sentais seule. En troisième, j’ai commencé à consulter une psychologue, puis j’ai vu un psychiatre, fin bref...

La pollution, le réchauffement climatique
Ce qui me révolte le plus c’est que les gens ne font presque rien contre la pollution. J’ai écrit ça car les gens ne recyclent pas assez les déchets, ne font pas assez attention à leur empreinte écologique, par exemple les gens qui habitent près d’une gare ne prennent pas assez le train et ceux qui sont près d’autres transports en commun ne les prennent pas non plus. Je trouve aussi que le covoiturage n’est pas assez mis en avant, il n’y a pas beaucoup d’endroits qui sont à disposition pour le covoiturage. Les politiciens n’écoutent pas les jeunes qui se révoltent dans la rue, qui font des manifestations. Et pourtant, la jeunesse c’est l’avenir. Il faudrait déjà que les gens trient leurs déchets et qu’on les recycle, beaucoup d’animaux meurent chaque année à cause...

J’aimerais aimer
On vit dans un drôle de monde dans lequel beaucoup préfèrent voir deux hommes se battre plutôt que voir deux hommes qui s’embrassent. Cette phrase m’interpelle. Oui, j’aime les hommes. Quelle différence ? Je ne sais pas. Pour certains, je ne suis victime que d’une construction sociale, influencée par la propagande dite « Lgbt ». Pour d’autres, je suis le résultat d’une erreur que la nature aurait commise. Mais quoiqu’ils puissent penser, je suis d’abord et avant tout moi-même. Mais à quel prix ? Celui de la liberté ? Dans de nombreux pays, le simple fait d’aimer une personne du même sexe vous envoie par la case prison, voir même dans certains cas à l’élimination du plateau, autrement dit la mort. Comme si j’avais triché en enfreignant les règles fixées par les...

L’indépendance, un concept nécessaire pour chacun de nous ?
Un aspect très important pour moi dans l’épanouissement de sa vie correspond à l’indépendance. Ce mot peut définir tant de choses selon le point de vue que chacun choisit, mais pour ma part je l’associe au fait que je puisse agir selon ma conscience. J’ai toujours détesté les cases et les normes. Cela affecte ma vie au quotidien (et je ne suis pas la seule) et tout ça renforce mon idéal lié à l'indépendance. L’indépendance ne sonne pas à mes oreilles comme rébellion ou anarchie. Je pense qu’il est nécessaire de savoir trouver un juste milieu dans toutes ces notions. Lorsque cette mise au point est faite, l’indépendance permet de s’aimer soi-même, de sortir de son cadre familiale, vivre des expériences, prendre conscience des responsabilités, … Toutes ces choses,...

Je le déteste, ou pas?
Ma relation avec mon père n’est pas très claire aujourd’hui mais ce que je sais c’est que je le déteste. Je le déteste à cause de ce qu’il a fait subir à ma mère, à moi et je ne suis pas prête à lui pardonner, ni à oublier. Il n’est plus le même qu’avant, et même si je devrais en être heureuse, je n’y arrive pas. Je déteste cette sensation autant que je le déteste lui. Ça m’énerve. Il ne s’est jamais excusé auprès de qui que ce soit, et il fait comme si rien ne s’est jamais passé. Je rêve qu’il puisse voir les conséquences que ça a eu sur moi, et à quel point ça m’a détruite. En réalité ce n’est rien comparé à ce que d’autres ont vécu, mais le fait étant que je n’en souffre pas moins. Si seulement il voyait à quel point je n’en dors plus. Pourtant une part de...

J’ai toujours eu peur de ne pas trouver ma place dans le monde
J’ai toujours eu peur d’échouer et de ne pas trouver ma place dans le monde... J’ai l’impression que quoi que je fasse, personne n’est satisfait. Que ce soit à l’école où mon comportement n’est pas top avec les surveillants et mes notes assez basses. Que ce soit avec mes “amis” où je me sens plus un poids qu’une bonne compagnie. Que ce soit à la maison où, des fois je ne respecte pas mes parents et où je me fais beaucoup critiquer sur mon physique et mon caractère. Et que ce soit avec moi-même, qui me punit, qui me trouve très peu de qualité et qui joue une double personnalité. Avec tout ça, j’ai peur de ne jamais satisfaire quelqu’un ou de ne pas avoir d’avenir, de ne pas fonder une famille car personne ne pourrait m’aimer. De ne pas rendre mes parents fiers etc....

J’ai peur
Ça peut paraître dérisoire mais j’ai peur. Je sais que des gens meurent. Je sais qu’on aurait pu y changer quelque chose. Je le sais car un présentateur en parle chaque soir à la TV. Et surtout, je sais que je ne peux pas y faire grand-chose. Je ne peux rien faire pour tout ce qui est important. Je ne peux pas empêcher qui que ce soit de tuer mes parents ou mes amies. J’ai déjà rêvé comme tout le monde d’être une guerrière invincible ou d’avoir une infinité de souhaits. Mais c’est du rêve, ça. Je ne peux pas empêcher seule la fonte des glaciers, la guerre dans le monde, l’homophobie, le racisme, la peur de l’autre, tout ce dont on parle sur les affiches, les prospectus, dans les livres. Mais si on se réunit par pays, par continents entiers même pour empêcher ça, il...

Pourquoi ?
Pourquoi le comportement de certains ados m’exaspère ? Moi, je me demande surtout pourquoi ces ados-là ont ce comportement. Je suis sûre, vous voyez tous de quels ados je parle, vous en avez d’office un en tête. Il y en a pour tous les goûts, les péta****, les centres de l’attention, les « c’est moi le plus BG », mais aussi les plus irrespectueux, les harceleurs et j’en passe. C’est à eux que je dis : « Pourquoi ? ». Pourquoi, vous les péta****, vous vous sentez obligées de regarder les personnes qui n’en ont rien à f***** de vous de haut en bas comme si c’étaient des moins que rien ? Ce n’est pas parce que ce sont des artistes, des rats de bibliothèque, des premiers de classe ou tout simplement des personnes timides et réservées qu’il faut se sentir supérieur à...

Faire ou ne pas faire de la musique, telle est la question
Je vais vous parler des bienfaits de la musique car je fais moi-même de la musique et je trouve cette activité fantastique. La musique est intéressante pour tout le monde. Beaucoup de personnes écoutent de la musique après un « grave » évènement comme une séparation. Pratiquer de la musique est encore mieux. Personnellement, je pratique 4 instruments. Je fais de la batterie, de la guitare, de la flûte traversière et du piano. Tout cela, je le fais à l’académie de Nivelles et je trouve très dommage qu’il y ait si peu de personnes qui pratiquent de la musique. Surtout que les cours, en tout cas là où je suis, sont gratuits. La musique est également un moyen de décompresser. En conclusion, écouter de la musique est une bonne chose. En faire, c’est encore mieux.Auteur...

Les ados perdent l’imagination
L’imagination n’est pas spécialement liée à l’enfant, bien au contraire. Chaque personne de n’importe quel âge est censée pouvoir imaginer. Alors, pourquoi les adolescent semblent ne plus en avoir ? Je vous répondrais à cause des réseaux sociaux. A force de scroller Instagram, TikTok, Snapchat, les jeunes ne prennent plus de plaisir à écrire, lire, dessiner,… Je trouve cela triste. C’est surtout ciblé sur les adolescents entre 12-18 ans. En 2022 les jeunes passent leur temps à regarder des vidéos stupides qui les abrutissent. Alors qu’ils pourraient faire tellement d’autres choses. L’imagination est aussi présente dans les rêves mais puisqu’ils ne dorment pas, qu’ils préfèrent regarder leur téléphone toute la nuit bah ils ne rêvent pas. Même pour le cours d’art ou...

Le dessin, quel rapport?
Le dessin existe depuis la préhistoire car avant, les premiers hommes dessinaient déjà. Bien sûr, pas de la même façon, ni dans le même but,… Mais ils dessinaient. Pour moi, le dessin, c’est important car c’est la porte d’entrée vers d’autres mondes. Ça laisse de la place à l’imagination et surtout, ça nous permet de nous exprimer chacun à notre façon car il existe beaucoup de manières de dessiner : l’art manga, à la Picasso, l’art réaliste,… En plus, ça me permet de ne plus penser aux soucis du quotidien et de me concentrer sur quelque chose que j’aime. On peut en dessinant communiquer ses émotions : en fonction de la couleur, de l’expression du visage, on transmet des émotions très variées. Et puis, il y a tout simplement le plaisir et la fierté quand on voit son...

La dyscalculie
La dyscalculie touche énormément de personnes que ce soit des adultes ou des jeunes. J’ai été diagnostiquée dyscalculique en 3ème primaire. Être dyscalculique ou juste être dys, c’est désavantageant. On prend plus de temps pour comprendre les informations que les autres et on se sent nul. J’ai été suivie pendant 3 ans par une logopède. La dyscalculie, c’est mélanger certaines informations qui touchent les maths. J’ai pris énormément de temps avant de comprendre certaines matières. Des déclics se font au fur et à mesure. Lorsque j’étais en 4ème, le déclic « des amis de 10 » s’est fait alors qu’on apprenait ça en 1ère primaire. Quand la prof te demande la table de 7 devant toute la classe et que tu ne la connais pas, tu te sous sous-estimes. Pas parce que tu...