Avis sur la migration

Avis sur la migration

Les jeunes de l’IPH de Herve et de l’Athenée Royal Thill Lorrain, à Verviers, ont été invité·es à s’exprimer sur la migration après le témoignage de Valya, jeune arménienne, qui partage son parcours migratoire pendant nos ateliers.

Flora, 17 ans, Herve

Je suis touchée par le fait que ce soit une longue bataille pour qu’elle puisse être soignée et qu’elle n’a pas vu le reste de sa famille depuis 8 ans.

Ce qui me fait le plus peur dans la migration, c’est de me retrouver dans cette situation un jour.

Si je pouvais inventer une loi, je supprimerais les frontières.

Sacha, 18 ans, Herve

Après le témoignage de Valya, je me suis informé de la difficulté que l’on peut avoir à quitter un pays. 

Ce qui me vient en tête, c’est qu’ils sont comme les autres, qu’ils ont leur place comme nous dans la société.

J’inventerais une règle pour que l’accès au pays soit plus facile et qu’ils soient traités comme les autres, qu’ils accèdent au travail etc., comme des citoyens normaux du pays où ils vont.

Anonyme, Herve

Après le témoignage de Valya, je me rends compte que les aides qu’offre la Belgique aux migrants ne sont pas aussi bien, car si elle a envie de trouver un travail, elle ne mérite pas d’avoir autant de complications.

Je pense à mon amie qui vivait au Venezuela et qui est partie. Ce qui me fait le plus peur dans la migration, c’est de ne pas comprendre la langue, être perdue.

La migration de Valya m’a choqué car je pense qu’elle est courageuse et qu’elle a bien fait de garder espoir. Je pense qu’on ne s’en rend pas compte de ce que ça doit être de faire autant de démarches et de complications pour seulement vouloir se soigner. Car pour nous se soigner, c’est simple.

Anonyme, Herve

Je suis choqué de son parcours car elle a dû quitter da famille pour se sauver elle.

Ce qui me vient en tête, c’est l’horreur.

Ce qui me fait le plus peur dans la migration, c’est de vivre dans la rue.

Si je pouvais inventer une loi, ce serait que tout le monde aille où ils veulent pour qu’ils se sentent en sécurité.

Mais ce qui m’a choqué dans l’histoire de Valya, c’est qu’elle a du vivre dans la rue, juste avec son père, qu’elle a dû se séparer de sa mère et son frère. Ça fait 8 ans qu’elle ne les a plus vus et elle ne peut même pas aller les revoir au moins une fois. Elle est très courageuse car moi je ne saurais pas. Plein de courage à Valya !

Anonyme, Herve

La migration, pour moi, c’est le fait de changer de pays pour certaines raisons. La migration va impacter ma vie future car j’aimerais partir travailler et/ou vivre à l’étranger. Je veux visiter le plus de pays possible car j’adore ça.

Mes grands-parents sont eux-mêmes des migrants ; ils sont nés en Italie et sont venus en Belgique, quand ils étaient petits. A l’heure d’aujourd’hui, ils sont domiciliés en Belgique et ont aussi une maison en Italie.

Anonyme, Herve

Pour moi, la migration c’est bien, je connais pas grand-chose à ce sujet mais je connais des personnes de ma famille tels que ma marraine et mes grands-parents.

Ma marraine et ses parents viennent du Cambodge, elle est née au Cambodge et est venue en Belgique. Mes grands-parents eux viennent de Pologne. Et aussi mon Tonton qui est né en Belgique et est parti en Amérique, a eu un enfant là-bas et revient parfois nous voir.

Anonyme, 16 ans, Herve

Mes parents ont des connaissances vivant dans le même village que moi ; ils viennent de Roumanie et quand ils sont arrivés, ils n’avaient pas de papier mais, maintenant, ils ont une situation stable avec des papiers d’identité. Je pense que dans le futur cela aura un impact positif sur les emplois et d’autres points.

Anonyme, 15 ans, Herve

Je connais quelqu’un qui a déjà migré, c’étaient des Polonais, ils migraient pour travailler.

Dans le futur, j’aimerai bien migrer vers la France pour étudier. Pour moi, mon émotion dépend de la situation pour laquelle on migre. Dans certaines situations, par exemple, pour les études je serais heureux ; pour la guerre, j’aurais peur.

Anonyme, Herve

Pour moi, la migration c’est quitter son pays pour aller dans un autre. Après le témoignage de Valya, je me rends compte que ce n’est pas si facile que ça de changer de pays, surtout à cause du racisme et de la discrimination.

Recherche de sécurité, Anonyme, 16 ans, Verviers

Après le témoignage de Valya, je m’engage à bien voter. J’en ai appris un peu plus sur l’injustice que subissent, chaque jour, les migrants dans le besoin. Je réalise que ça peut s’étendre sur des années, voir toute une vie. Il nous arrive de banaliser la vie qu’on a, parfois même de s’en plaindre, mais en ouvrant les yeux sur les atrocités d’ailleurs, on apprend à être reconnaissant de ce qu’on a.

Anonyme, Verviers

Après le témoignage de Valya, je suis extrêmement touchée mais surtout admirative de sa force et son courage.

Je suis tellement énervée contre toutes ces lois complètement débiles. Enervée de savoir qu’il existe encore tant de racisme, préjugés, homophobie. Enervée de savoir que nous ne sommes pas encore tous égaux, que des personnes doivent encore se battre pour donner les mêmes chances à nous tous, êtres humains qu’on soit hommes, femmes, blancs, noirs, magrébins, homosexuels, et j’en passe.

Anonyme, Verviers

Après le témoignage de Valya, je trouve que son histoire est très intéressante et qu’elle devrait être partagée à plus de personnes, pour que tout le monde comprenne les difficultés des migrants et aussi les bénéfices d’avoir des migrants. Il devrait avoir plus d’histoires, du même type, partagées.

La difficulté de migration est également choquante, comme le dit Valya, c’est vraiment compliqué qu’une personne, non européenne, puisse avoir une demande d’asile.

Anonyme, 17 ans, Verviers

Je pense à toutes les personnes qui ont dû quitter leur famille, leurs amis et leur pays. Et même si je n’ai jamais vécu ça, je comprends que ça soit difficile et je trouve qu’on devrait tout faire pour les soutenir afin qu’ils se sentent inclus dans la société.

Anonyme, 16 ans, Verviers

Quand on me dit « migration » , ce qui me vient en tête, c’est l’interculturalité et la rencontre de nouvelles personnes. J’ai rencontré de bonnes personnes durant ma vie, et c’est toujours le cas maintenant.

Aussi, mon grand-père maternel était italien et il a migré ici en Belgique, et ma grand-mère et mon grand-père paternels étaient franco-allemands, donc il y a beaucoup de culture dans la famille, ce qui est une bonne chose, je trouve.

Anonyme, Verviers

Quand on me dit migration, ce qui me vient en tête ce sont mes parents. Mon père kurde qui vient de Turquie et ma mère polonaise venant de Pologne. Venir en Belgique était une bonne solution pour eux. Mon père aurait peut-être été emprisonné comme mon oncle, pendant 20 ans, s’il était resté. Ma mère, quant à elle, était venue pour le travail. Aujourd’hui, je vis heureuse, dans de pays, grâce à eux.

Auteurs/es : Anonymes, Sacha, Flora

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Ou, en tout cas, c’est ce qu’on veut mettre le plus en avant. Prouver qu’en étant plus fort que les autres, on est plus méritant.

Alors, voir que les gens se soutiennent encore, ça me donne espoir.

Espoir qu’on puisse encore améliorer les choses, en termes de discriminations, et tout simplement, de solidarité entre nous tous.

Voir que, malgré tout, il existe encore un avenir.

Auteure : Gaëlle, 26 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une revue.

C’est important de connaître ses origines.

Beaucoup d’enfants adoptés pensent que ça ne l’est pas à un moment de leur vie, mais ça l’est. Je me suis dit ça aussi, à une époque, mais la question de nos origines finit toujours par nous rattraper, car quoi qu’il arrive, on reste différent. La société finit toujours par nous le rappeler.

Et vient ce moment où l’on se demande qui sont nos vrais parents. Ai-je des frères et sœurs ? Y a-t-il des gens qui nous ressemblent ?

Tout le monde est en quête d’identité et les enfants adoptés n’échappent pas à la règle.

Connaître ses origines, c’est connaître qui nous sommes et où l’on va.

Auteur : Anonyme, 24 ans, Liège

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Les prisonniers de la Galaxie

Les prisonniers de la Galaxie

Beaucoup donnent leurs références,
Comme de nombreux artistes qui montent sur scène.
Mais il n’y a qu’une seule scène :
Celle d’un carton, d’un trottoir froid,
Comme les cœurs glacés de notre société.

Beaucoup continuent, pourtant, à aider
Les personnes, les enfants qui vivent dehors,
Qui dorment dans la rue,
Faute de place dans les abris de nuit.

Pourtant, de nombreux bourgmestres préfèrent chasser
Ceux qui n’ont plus de toit, comme à Liège.
Et tous ces gens vivent chaque jour
Dans l’incertitude, la peur,
Sans dignité, dans l’indifférence glaciale.

Beaucoup ignorent ce que vivent ces âmes,
Pendant que leurs poumons cherchent encore l’air pur,
Étouffés par les critiques, noyés sous les jugements.

Dans leur mémoire reste la douleur,
Et nos yeux, eux, versent encore des larmes,
Des larmes de la galaxie éternelle,
Nées d’une création sans fin,
Où l’on se perd entre le monde et les étoiles.

Beaucoup appellent au secours,
Mais il demeure des cicatrices
Que personne ne peut effacer,
Et nulle main ne peut sécher
Les larmes du monde.

Comment guérir un cœur brisé,
Brûlé par les drames ?
Aucun mot ne peut vraiment dire
Ce qui se passe dans la tête des gens.

Il faut pourtant faire attention à soi,
Trouver le courage malgré la peur,
Renoncer à bien des choses pour survivre,
Même après tant de trahisons.

On cherche la lumière,
La bonne, la vraie,
Et tu la suis, perdu dans l’immensité,
Guidé par les étoiles dans le ciel,
Devenues les larmes du père,
Goutte après goutte,
Illuminant la nuit.
Pour avancer, malgré le vide,
Malgré la mort dans les rues et les villes.

Personne n’a de pouvoir sur mes décisions.
Je ne suis pas superficiel.
Ma vie est éclairée
Par le soleil et le ciel bleu.

Je continue d’écrire avec ma plume,
De dessiner une vie sans enclume.
Mes émotions sont profondes,
Comme le sang qui coule dans mon corps,
Et pourtant mon corps saigne
De blessures invisibles :
Les prisonniers de la Galaxie.

J’écris une lettre devant ta tombe,
Chaque mot que je dis me fait tomber,
Pardon, de là-haut.

Le monde avance, mais nos cœurs succombent
À toutes ces vies qu’on a laissées.

J’écris une lettre devant ta tombe
Pour te dire ce qu’on n’a pas su dire :
Qu’on était vivants… mais déjà dans l’ombre,
Dans un monde qui oublie de sentir.

On porte tous des démons en silence,
Des cris enfermés dans le vide immense,
Des souvenirs gravés comme des absences
Qui nous consument sans faire de bruit.

Et même si la nuit semble infinie,
On cherche encore une étincelle de vie
Parmi les ruines, les regards perdus,
Les espoirs brisés, les rêves déçus.

Car au fond de nous brûle une lumière,
Fragile, tremblante, mais bien réelle,
Un dernier souffle, une prière
Dans cette galaxie éternelle.

NDLR : Parfois, Scan-R partage la parole des personnes ayant plus de 30 ans. Elles écrivent au sein d’institutions en lutte contre la précarité.

Auteur : Willy, 60 ans, Charleroi

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C’est quoi la judéité d’aujourd’hui ?

C’est quoi la judéité d’aujourd’hui ?

Ma judéité à moi, en tant que juive ashkénaze, descendant·e de survivants de la Shoah, c’est celle de la mémoire d’un génocide. C’est une identité faite de non-dits, de silence et de traumas intergénérationnels.

Ma judéité, c’est celle de la lutte contre la violence et la déshumanisation.

Être juif·ve, pour moi, c’est se battre contre les génocides actuels. Se battre pour le Soudan, le Congo, la Palestine. C’est aller manifester pour soutenir les victimes, leur donner de l’argent et boycotter des entreprises qui soutiennent des Etats comme Israël, illégitimes et génocidaires. Mon identité juive me pousse toujours à être du côté des victimes.

C’est aussi la tristesse infinie de voir ma culture, mon héritage et ma religion être utilisés pour justifier l’occupation illégale d’un territoire. La peur qu’on instrumentalise l’antisémitisme pour nous défendre alors que c’est juste une façon de défendre l’extrême droite et les idées islamophobes.

Être juif·ve, c’est devoir le redire encore et encore : « Plus jamais ça », et que cette phrase s’applique à toutes les victimes.

Auteur/e : Sigi, 19 ans, Bruxelles

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Et d’autres récits

Le revoir

Ce qui me manque le plus c’est mon père car ça fait 5 ans qu’il est décédé. Et ça fait 6 ans que je ne l’ai pas vu. La dernière fois que je l’ai vu, c’était quand j’ai dû quitter mon pays en 2020....

La critique, toujours ?

Scan-R rencontre des adolescent·es dans une école verviétoise. Ces jeunes s'expriment alors au sujet du regard des autres.  La critique, toujours ?, Florian, 16 ans, Verviers Il y aura toujours des...

Les bienfaits de l’écriture et musique

La musique m’apaise. En l’écoutant, je me coupe du monde extérieur, je reste dans ma bulle. J’aime être zen, en écoutant de la musique. Et pourquoi écrire me fait du bien ? J’aime écrire au sujet de...

Le blème Trump

J’ai « toujours » cru que Donald Trump était un mauvais président. Je n'étais pas très informé sur le personnage, mais depuis que je sais qui est Donald Trump, je n’ai jamais vraiment ressenti le...

Le chat et les souris

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… cette phrase, c’est juste un moyen de justifier la maltraitance. Dès l’enfance, à l’école, on ne cherche qu’une chose, c’est de cadrer les élèves,...

Les rencontres ne sont pas fortuites !

Les rencontres bonnes ou mauvaises sont une richesse ! Elles ouvrent de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives, elles permettent d’élargir notre champ d’action. Rien n’est fortuit dans la vie...

Avis sur la migration

Les jeunes de l'IPH de Herve et de l'Athenée Royal Thill Lorrain, à Verviers, ont été invité·es à s'exprimer sur la migration après le témoignage de Valya, jeune arménienne, qui partage son parcours...

Une autre vague

Le plus fou dans la vie, c’est le soutien qui existe et qui reste fort parce que le monde devient un milieu où l’égoïsme règne de plus en plus. Ou, en tout cas, c’est ce qu’on veut mettre le plus en...

LES PETITS AVIS, EPISODE 157

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

Se laisser le temps de découvrir

J’aimerais avoir le temps de découvrir et apprendre, c’est ce qu’il y a de plus beau. Découvrir de nouvelles personnes, de nouvelles cultures, des œuvres et essayer de les comprendre....