La quintessence au-delà des abysses de l’esprit

La quintessence au-delà des abysses de l’esprit

Oser se poser de grandes questions, oser dire que c’est parfois compliqué ou bien pire, prendre le temps de se poser pour essayer de mieux avancer après, c’est l’histoire que Félix nous confie.

Le top de la pyramide

L’esprit de l’être humain fait de l’homme la forme de vie la plus conquérante et la plus intelligente de l’Histoire de la terre. La pensée et la réflexion lui ont permis de fonder des empires, de créer toutes sortes d’architectures, des technologies mais aussi de provoquer des atrocités, comme les guerres, massacres, vols et bien d’autres. C’est ce qui fait de nous ce que nous sommes, ce qui nous définit avec nos choix, nos actes. Ce qui nous définit aussi, c’est ce que l’on ne fait pas. Bien que le concept de psychologie et l’étude des processus de l’esprit humain soient apparus comme une science à part entière, assez tardivement dans l’histoire de l’humanité, j’ai la conviction que trop peu d’esprits sont relativement éveillés sur l’impact et l’importance de la santé mentale.

Consulter ?

Nous vivons dans une société où consulter un psy et souffrir de troubles mentaux est souvent considéré comme tabou, comme un signe de faiblesse. En particulier pour un homme, qui se doit d’être en quelque sorte fort et infroissable par tout ce qui lui arrive. Et cela, dans une société érigée par l’image de soi, dans laquelle tout le monde utilise les réseaux sociaux qui cachent une illusion de vérité derrière quelques images parfaitement cadrées. Alors qu’en réalité, personne n’est à l’abri de l’anxiété, de complexes, frustrations, troubles mentaux, dépressions, de “dépersonnalisations” dues aux moultes pressions de la vie quotidienne.

Se connaitre

Il semblerait évident d’affirmer que prendre soin de ses pensées afin, notamment, d’apprendre à les dompter est nécessaire mais aussi primordial pour le bienêtre de tout individu. Si les dialogues intérieurs d’une âme venaient à être négatifs puis réellement malsains au quotidien, en venir à les refouler, ne pas les combattre sans non plus essayer de les comprendre, pourrait certainement aboutir à de sombres séquelles dans sa propre vie. En lisant ces quelques paragraphes, vous pourriez indubitablement ressentir la lourdeur des concepts que j’ai pu vous évoquer, mais aussi vous questionner sur les intentions qui m’ont poussés à énoncer de telles évidences. En tout cas, pour des raisons qui me sont obscures, peut-être de l’égocentrisme dramatique, de la fierté exacerbée, voire même de la honte, ceci était mon histoire.

Auteur : Félix, 20 ans, Forest

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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Méfiez-vous des apparences

Méfiez-vous des apparences

Aujourd’hui, quand elle croise une nouvelle tête, Afghana s’abstient de lui coller trop vite une étiquette, de la classer dans un tiroir. Plutôt que mal penser et trop vite, elle prend le temps de la connaître et de la découvrir.

Vivre dans un corps parfait ?

Qui n’a jamais rêvé de vivre, le temps d’une journée, dans le corps de quelqu’un·e de parfait·e ? Juste pour savoir ce que ça ferait. Moi j’en ai déjà eu envie. Je me suis demandé si, en ayant une belle physionomie, je serais plus appréciée et écoutée. Quand je cherche la définition du mot apparence ce que je trouve c’est : aspect extérieur, considéré comme différent de la réalité. Pour moi, c’est tout à fait ça. L’apparence c’est superficiel, ce n’est que l’image que tu renvoies de toi aux autres.

Souffrir des apparences ?

Que tu sois grand·e ou petit·e, âgé·e ou jeune, tu as déjà forcément souffert de ton apparence. Et je parle d’une vraie souffrance qui t’empêche de te sentir à ta place, qui te fait pleurer chaque soir, qui te dit tous les jours « Peu importe ce que tu fais tu ne seras jamais entièrement comblé·e. » J’ai toujours envié les personnes dotées d’un physique avantageux. Leur vie a l’air si facile, elles et ils sont aimé·e·s et désiré·e·s, ont plein d’ami·e·s qui les couvrent d’attention. C’est assez déloyal parce que, dès le début de ta vie, tu pars avec un handicap et tu crois mériter moins que lui ou elle parce que tu n’es pas aussi beau, aussi belle.

Sois belle et tais-toi

Le plus triste c’est que personne ne fait attention à qui tu es, à ta personnalité, aux idées que tu défends. La première chose que l’on remarque c’est ton aspect extérieur. Directement on se crée une opinion sur une personne sans la connaître. J’ai honte de l’avouer mais, moi aussi, il m’arrive d’avoir des idées préconçues sur une personne. Par exemple, quand je suis rentrée en deuxième secondaire et que j’ai eu une nouvelle classe, il y avait une fille qui s’habillait toujours super bien et qui se maquillait. Je pensais qu’elle était superficielle. Heureusement plus tard en faisant sa connaissance je me suis rendue compte que je m’étais trompée et qu’elle ne se résumait pas seulement à son apparence. Cette fille est devenue une de mes meilleures amies et elle est loin de ne penser qu’à son physique. Aujourd’hui j’essaye de ne pas définir une personne trop vite, j’apprends à la connaître. C’est loin d’être aisé, il faut prendre du recul et arriver à voir qu’on ne fonctionne pas toutes et tous de la même manière.

Classer dans des cases

En fait l’Homme a besoin de classer ce qui l’entoure car il a besoin d’ordre. C’est plus simple de se dire « cette personne est bizarre » ou encore « celle-là, elle est timide ». C’est plus rassurant et plus facile, mais je crois tout de même que c’est un problème majeur aujourd’hui : ne pas prendre le temps de découvrir, de rencontrer. Il me semble que c’est dommage de ne pas s’ouvrir à d’autres idées, de rester dans sa petite bulle, son petit monde de confort. L’être humain est tellement complexe qu’on ne peut pas le définir avec un seul mot !

Parler sans savoir

Je ne saurais même pas compter le nombre de fois qu’on m’a dit que j’étais une intello. Je le vois dans le regard des gens que je ne suis que ça pour eux ou elles, une intello. Et moi ça me blesse, simplement parce que toutes ces personnes n’ont jamais cherché à savoir qui j’étais. Je sais que je suis bien plus que ça. Je suis une fille qui adore le théâtre, la musique et qui joue du piano. Je suis une fille qui aime s’amuser, voir ses ami·e·s. Je suis une fille qui rêve et qui se pose des questions.

Oublier les normes

En réfléchissant j’ai compris qu’à force de vouloir rentrer dans les normes, on finit par se perdre et ne plus savoir qui nous sommes. Je l’ai déjà vécu au début de mon adolescence. J’avais peur de m’affirmer, je ne voulais pas être en marge alors j’ai imité mes amies et ça ne m’a jamais rendue heureuse. Au contraire, c’est en étant moi-même que j’ai pu réellement me sentir bien même si je n’étais pas la copie conforme de tou·et un·e chacun·e, ce qui est tout à fait normal d’ailleurs. Chacun·e de nous est différent·e et la vraie beauté humaine se trouve dans les choix que nous faisons et les actions que nous entreprenons. Alors je n’ai qu’un seul conseil à donner : soyez vous-même et soyez heureux comme ça. Ça fait peur, c’est normal car on n’est plus comme tout le monde mais il n’y que de cette manière qu’on peut vraiment s’aimer.

Auteure : Afghana, 15 ans, My

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L’Homme n’est-il qu’une brute ?

L’Homme n’est-il qu’une brute ?

Lalie est préoccupée par ce qui se passe, ou ne se passe pas dans le monde. Tracassée par l’intolérance, par le manque de compassion ou de compréhension. Elle nous propose un texte appuyé d’un terrible exemple, la catastrophe en cours des Ouïghours.

Un monde de différences

Aujourd’hui, la terre est criblée d’injustices. Que ça soit par rapport aux femmes, aux religions, à l’orientation sexuelle… La différence, pour certains, c’est anormal. Mais c’est quoi être normal ? Par définition, quelque chose qui est normal est conforme à la norme. Si quelqu’un n’est pas comme toi, peu importe le fond ou la forme, il n’est pas anormal, il est différent. Pour moi, en tant que jeune et future citoyenne responsable, il est de notre devoir de nous construire un esprit critique et d’être défenseuse de nos droits. Ce sont d’ailleurs des grands principes et valeurs que prônent le système scolaire : dans certains cours, on nous apprend à voter de manière sensée, à refuser toutes les discriminations. Se construire un esprit critique, ça ne veut pas dire médire de quelqu’un ou de ses convictions. Là est donc la différence : reconnaitre ce qui est bien ou mal et agir en conséquence ou rabaisser quelqu’un en confrontant nos idées aux siennes.

La différence, ça se cultive

Malheureusement, cette nuance n’est pas faite par tout le monde et encore moins dans tous les pays. Ce qui entraine donc des frustrations, des inégalités et parfois même du terrorisme. La différence est une richesse pour soi, pour les autres, pour la société. La différence ne devient un problème que si elle fait peur. Par exemple, lors de travaux de groupes à l’école, je trouve que le projet sera beaucoup plus original et créatif si nous avons des personnalités opposées dans le groupe. Si nous sommes tous pareils à penser la même chose, il y en aura un qui fera tout le travail et les autres seront juste d’accord. Mais il n’y aura pas d’échanges. S’il y a des gens avec des idées ou des caractères différents, il y aura des débats, des désaccords, et cela amène à une réflexion plus poussée et donc à un enrichissement.

Un exemple très concret : l’extermination d’une communauté au XXIe siècle

Récemment, j’ai vu une vidéo d’une femme ouïghour sur les réseaux sociaux. Celle-ci racontait tout ce qu’elle avait subi dans un camp de concentration pour Ouïghours en Chine. Là-bas, les femmes étaient séparées de leurs enfants ou devaient carrément avorter si elles en attendaient un. Quand ces femmes osaient parler leur propre langue, les autorités chinoises leur infligeaient de graves punitions, allant parfois jusqu’à la mort. Bien évidemment, cela n’est pas reconnu par la Chine. Pour elle, ces camps sont comme des camps de redressement. Si cela vous intéresse d’en savoir plus, je vous invite à aller voir ce témoignage. Malgré les campagnes et les manifestations, la Chine n’a rien fait pour démanteler les camps. Je pense que si plusieurs nations s’alliaient pour faire bouger les choses, on pourrait peut-être y arriver. C’est sûr que c’est plus facile de fermer les yeux et de faire comme si on n’était pas au courant. Mais si c’était notre famille, on remuerait ciel et terre pour que ça s’arrête.

Qu’est-ce que je peux y faire ?

Je vous avoue qu’à notre échelle, je ne sais pas ce qu’il est possible de faire. Mais en tout cas, rester indifférente face à cette situation, me rend malade. Parfois je me dis que même si ce monde est faux, on a quand même de la chance de ne pas avoir connu la guerre, les camps d’extermination. Parfois, cela m’inquiète et je me demande si cela ne nous arrivera pas un jour. Mais en fait, ce qu’il se passe là-bas ou ailleurs en ce moment, c’est pareil. Le gouvernement chinois tente d’éradiquer cette population, peu importe le fond ou la forme.

Ne pas suivre le mouvement

Voilà pourquoi il est important de ne pas suivre le mouvement pour tout. Il faut se construire notre propre opinion et défendre nos idées de façon pacifique de sorte que l’existence de ces camps, de sorte que l’indifférence cesse ainsi que la haine et la violence qui les accompagnent. Nous faisons des manifestations pour plein de causes, pourquoi ne pas manifester encore plus pour les Ouïghours ? Enfin, je suis certaine que si chacun y mettait un peu du sien, les personnes jugées anormales pourraient devenir, aux yeux de leurs bourreaux, différentes. Elles seraient alors acceptées car la différence est une richesse. Lorsque tout le monde comprendra cela, nous deviendrons tous bien plus riches. Alors s’il vous plait, devenez défenseur de vos droits et construisez-vous un esprit critique afin que ce genre de camps et de discriminations cessent.

Auteure : Lalie, 17 ans, Comblain-au-pont

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Être (trop) sensible

Être (trop) sensible

Vous est-il déjà arrivé·e de vous sentir dans un mauvais mood, anxieuse ou anxieux, stressé·e après avoir regardé un film, un reportage ou encore après avoir entendu une histoire ? Si oui, et c’est Jessica qui vous le dit, vous n’êtes pas seul·e !

Tout me bouleverse

Je m’appelle Jessica, j’ai 24 ans et je suis quelqu’une de nature sensible et très émotive. Je me souviens d’un jour où j’étais au téléphone avec des amies et l’une nous racontait l’histoire d’un garçon de 7 ans qui se faisait taper et séquestrer par sa mère : c’était un enfant non désiré et qui, finalement, en est mort. Je vous passe les détails mais quand elle a terminé son histoire, j’en avais les larmes aux yeux et je me suis sentie mal toute la soirée alors que mes amies ont su très rapidement changer de sujet. En réalité, je me suis sentie mal car quand elle racontait l’histoire, je me mettais à la place du garçon pour vraiment comprendre l’histoire et de ce fait, j’ai ressenti un mal-être profond en moi.

Partager les sentiments des autres

L’empathie est une qualité mais celle-ci n’est pas toujours nécessairement facile à porter. Si une personne est de bonne humeur, une personne empathique va recevoir ces bonnes énergies et être de bonne humeur. À l’inverse, quand quelqu’un va très mal ou passe par une mauvaise phase de sa vie et qu’elle communique avec une personne empathique, celle-ci va assimiler toutes les ondes négatives et les ressentir pour, au final, se sentir mal, triste voire parfois déprimée.

Mal à cause d’un film

Si je vous parle de ça, c’est pour partager mon vécu et peut-être rassurer une personne qui, comme moi, pourrait se demander pourquoi elle ressent les choses si intensément. Je me rappelle très bien de la première fois où j’ai compris que j’avais énormément d’empathie. J’avais 17 ans et j’ai regardé le film « Lolita » (1) dans lequel une fille de 11 ans perd sa maman et doit vivre avec son beau-père que sa mère venait juste d’épouser. Le beau-père tombe amoureux de la petite Lolita et, de là, naît une relation incestuelle beau-père – belle-fille. Même si je sentais que ce film me rendait triste et en colère, je continuais à le regarder par curiosité. Après avoir fini le film, je me suis sentie mal à en faire des cauchemars pendant plus d’une semaine. Je ne supportais pas l’idée qu’une fille puisse être sous le pouvoir de son beau-père qui profitait d’elle. Car même si, ici, il s’agit juste d’une fiction, cette réalité existe bel et bien et j’avais du mal à accepter cela. Du coup, je me suis dit que j’allais arrêter de regarder des films qui me rendaient mal. Mais ma curiosité est parfois plus forte. Quand on est empathique, on a cet aspect d’adorer l’être humain et de vouloir le comprendre et l’aider.

Vivre avec

Je veux donc donner un conseil que je me donne également à moi-même : si vous voulez absolument voir un film, un documentaire ou encore une série qui, vous le savez, sera difficile à regarder pour vous, faites-le en journée, avec quelqu’un et de préférence pas en hiver. Si cela ne marche toujours pas, arrêtez de regarder des choses qui peuvent vous rendre mal. C’est une qualité d’être sensible et d’avoir de l’empathie, donc ne la retournez pas contre vous.

Sorti en 1962, Lolita est un film du réalisateur Stanley Kubrick (USA, 1928-1999). Ce film est basé sur le livre de Vladimir Nabokov (Empire de Russie 1899 – Suisse 1977). Pour certains, dont le professeur français Alexander Leroy, ce film donne une image étrange et totalement innaceptable de la pédophilie. L’idée du film est que l’adulte est complètement innocent ou étrangé à la pédophilie. Il répond à une demande de l’enfant.

Auteure : Jessica, 24 ans, Bousval

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Homosexuel, il a dû fuir son pays

Homosexuel, il a dû fuir son pays

Selon Amnesty (1), aujourd’hui dans le monde, une septantaine de pays considèrent qu’avoir une sexualité différente de celle recommandée ou reconnue par la majorité des religions ou les traditions est un crime, une maladie, une honte. Ces pays pénalisent, emprisonnent, torturent ou condamnent à mort les personnes qui ne sont pas dans la norme. Shukri, en danger en Éthiopie, a dû rejoindre la Belgique pour sauver sa vie.

En Éthiopie

Je suis né en Ethiopie (2). D’après une étude datée de 2007, 97% des gens sont homophobes. Ma famille était très conservatrice et religieuse. Depuis que je suis enfant, j’entends des choses négatives sur les LGBTQI+ (3) et cela a été très compliqué pour moi de m’accepter comme je suis. J’ai dû me battre avec moi-même, cacher mon identité. Je devais contrôler la manière dont je parlais, dont je marchais, afin que personne ne remarque que j’étais et suis homosexuel. Cela m’a blessé et ma santé mentale n’était pas au beau fixe. Personne ne me disait : “Eh, Shukri, tu es normal tu sais, il n’y a rien qui dysfonctionne chez toi.” Non, ce que j’entendais depuis mon enfance, c’est que les personnes gays étaient des pécheurs, maudits, et qu’ils iraient en enfer. Grandir dans une communauté comme celle-là n’a pas été simple.

Obligé de me marier

Je suis arrivé à un point où mon oncle a voulu me forcer à me marier avec une fille. Si je ne n’acceptais pas, il m’a dit qu’il me dénoncerait à la police et m’enverrait en prison pour 3 à 15 ans, selon l’article 629. J’ai vu la colère sur son visage et son expression disait tout… Si je n’acceptais pas, j’allais en prison mais je ne pouvais pas non plus me marier. Me marier, cela ne correspondait pas à la personne que je suis. J’ai pensé à ma communauté qui certainement me tuerait s’ils l’apprenaient. J’ai donc décidé de quitter mon pays et de venir en Belgique pour m’exprimer, de la manière dont je le souhaitais. Je suis simplement un humain avec un rêve. Comme un autre être humain, je veux une vie normale, étudier et décrocher le job de mes rêves. Ma question pour tous les homophobes : si je ne fais du mal à personne, pourquoi ne me laissez-vous pas vivre ma vie en paix ? L’amour c’est simplement de l’amour. Depuis quand devrait-il être criminalisé ?

En Belgique

Ici, pour la première fois de ma vie, je fais plein d’activités, je rencontre de nombreuses personnes et je me suis fait un nouvel ami. Ils sont ma nouvelle famille, ma famille choisie. C’est la première fois que j’entends de la part de quelqu’un qu’il n’y a rien qui cloche chez moi, qu’on m’aime, qu’on m’accepte comme je suis. De chaudes larmes de joie ont coulé le long de mes joues. Grâce à eux, j’ai compris ce qu’était l’acceptation de soi et l’amour de soi qui grandissent de jour en jour. Ils m’ont donné de l’espoir.

(1) Cliquez ici pour découvrir les derniers travaux d’Amnesty autour de ce sujet. (2) L’Éthiopie est un pays Afrique de l’est. Il fait presque 37 fois la taille de la Belgique, est 14 fois plus peuplé. L’histoire de ce pays est très riche. C’est le seul pays d’Afrique à n’avoir jamais été colonisé. On l’appelle aussi le berceau de l’humanité, on y a retrouvé le squelette de Lucy, le premier homme de l’humanité (qui était une femme). On l’associe souvent à la famine qui l’a frappé il y a plusieurs années, mais ce pays reste avant tout un lieu riche de traditions. (3) LGBTQI + : Toutes ces lettres désignent les sexualités autres qu’entre une femme et un homme, un homme et une femme : L pour Lesbienne une femme qui a des relations sexuelles avec une femme, G pour Gay un homme qui a des relations sexuelles avec un homme, B pour Bi une personne qui a des relations sexuelles avec une femme ou un homme, T pour Trans, une personne qui est née avec un sexe qui ne correspond à celui de son coeur, Q pour Queer la traduction de ce mot est bizarre, une personne queer est une personne qui ne se reconnait pas dans l’hétérosexualité sans pour autant, ou pas, se définir comme gay ou lesbienne. I pour Intersexe, ce sont des personnes qui, lors de leur naissance, ne sont pas nées femmes ou hommes. + pour toutes les sexualités qui ne sont reprises dans cette définition.

Auteur : Shurki, 23 ans, Liège

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Je suis dépendante affective

Quand Louisa aime, c’est fort, très fort, très très fort. Même si elle a appris à se méfier d’elle-même, elle souffre parfois de ce qui pourrait se passer bien plus tard … Une définition, ma...

La quintessence au-delà des abysses de l’esprit

Oser se poser de grandes questions, oser dire que c’est parfois compliqué ou bien pire, prendre le temps de se poser pour essayer de mieux avancer après, c’est l’histoire que Félix nous confie. Le...

Mon stress et moi

Le texte qui suit est un peu particulier, un peu spécial ! Inès a imaginé un dialogue entre elle et son stress ! À chaque moment de la journée, elle s’exprime et lui aussi ! 7h Inès / Mon réveil...

Sauvée

Dans l’armada des nouvelles compliquées, des mesures difficiles à comprendre, il y a parfois de la lumière. Les articles qu’on publie traitent parfois de la santé mentale de la jeunesse, articles...

C’est du bon sens !

Avant tout, Romain, 19 ans, souligne que ce qu’il nous écrit n’engage que lui. Il écrit qu’il existe autant de visions du monde que d’êtres humains, tous et toutes influencé·e·s par leur...

Critical Mass : protestation internationale pour une utilisation plus importante des vélos !

Pour faire bouger les choses, il faut déjà réussir à échapper aux embouteillages et sortir de l’immobilité imposée ! Plutôt que de se lamenter, Aurelio à enfourcher son vélo et, avec d’autres, elles...

Délinquant sans autre choix

Au mois de juin 2019, une équipe de Scan-R s’est rendue à l’Institution Publique pour la Protection de la Jeunesse (1) de Saint-Hubert. Elle y a rencontré une dizaine de jeunes. Voici le texte de...

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