Harcèlement, de l’ombre à la lumière

Harcèlement, de l’ombre à la lumière

Pour Chloé, c’est parfois plus facile d’écrire sur le harcèlement scolaire que d’en parler à ses proches. Voici ce qu’elle a vécu et comment, voici les différentes pistes ou moyens qu’elle propose pour en sortir !

L’enfer en primaire

Le harcèlement est un sujet qui me touche énormément. Je l’ai subi pendant mes années à l’école primaire. Heureusement pour moi, tout cela s’est arrêté une fois que je suis entrée en secondaire. Le harcèlement peut avoir beaucoup de conséquences : le manque de confiance en soi, le manque d’amour propre. Il peut aussi avoir des impacts sur la sociabilité, entrainer une grande solitude … Pendant que j’étais harcelée, on me disait que j’étais amoureuse d’une personne ou, comme la plupart de mes ami·e·s étaient des garçons, on me disait que j’étais un garçon manqué. Cela peut paraitre débile, mais à la longue ça me faisait tellement de mal que, plusieurs fois, j’ai pensé à mettre fin à mes jours. Tout s’est arrêté en secondaire, le groupe qui me harcelait s’est séparé dans différentes écoles.

Silencieuse dans ma bulle

Je n’en ai parlé à personne autour de moi, je ne voulais pas les ennuyer avec mes problèmes, je ne voulais pas avoir l’air d’être faible aux yeux des autres. Seulement, il faut savoir que, forcément, un jour, notre entourage le découvre… Un moment, on craque à cause de la pression ou dans des cas extrêmes et trop fréquents, on décide de mettre fin à ses jours. Pour moi, ce sont mes ami·e·s du secondaire qui l’ont découvert. Quand on harcelait ma meilleure amie, je m’étais identifiée à elle. Un jour, on en a parlé toutes les deux et je me suis confiée à elle. Parfois, j’étais vraiment pas bien en écoutant ce qu’elle vivait. Pendant et même après, le harcèlement, je devenais moins sociable par peur du jugement des autres, de leurs réactions. Moins j’étais sociable, plus grande était la solitude que je ressentais. Je m’enfermais dans ma bulle. Cette bulle où je me sentais bien, invincible et protégée. Sans cette bulle, j’étais confrontée aux remarques et aux jugements. Cloitrée dans ma bulle, je perdais mes ami·e·s et je restais tout le temps chez moi, sans être invitée aux anniversaires.

Les solutions

Je vais maintenant vous parler des solutions qui m’ont aidée à sortir de ma bulle. La première, c’est d’en parler à une personne qu’on ne connait pas forcément très bien. Cela va aider à ne pas se sentir jugé·e, et même si on a ce sentiment-là, il faut se dire qu’ il y a peu de chances de revoir cette personne. Après, on se sent soulagé, on ne porte plus ce lourd secret tout·e seul·e. La deuxième, c’est d’en parler à ses parents par des moyens implicites, par exemple une poésie ou leur faire regarder un film qui traite de ce sujet pour essayer de faire passer un message subliminal aux parents.

Une association pour aider

L’association qui m’a permis d’en parler, c’est l’asbl Sors de ta bulle. Cette année, elle est passée à l’école pour nous sensibiliser au harcèlement moral, physique, ou encore le cyber harcèlement. C’est seulement à ce moment-là que j’en ai parlé à une autre personne que mes amies. Aujourd’hui, j’avoue ne pas encore avoir trouvé le courage d’en parler à mes parents.

Plus facile à dire …

Pour conclure, je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais il faut en parler à des personnes en qui on a confiance et essayer d’en parler à des personnes qui ont aussi vécu le harcèlement. Si jamais vous ne vous sentez pas encore prêt·e, ce n’est pas grave, prenez juste votre temps. Dans mon cas, cela m’a permis de regagner un peu de confiance en moi, de sortir de ma bulle et de me faire de vrai·e·s, de véritables ami·e·s.

Auteure : Chloé, 16 ans, Liège

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

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Harcèlements quotidiens

Harcèlements quotidiens

Les journées de Luce se ressemblent et ne sont pas réjouissantes du tout. Chaque jour, c’est la même histoire, subir les commentaires, les gestes déplacés, tenter de fuir les nombreux pénibles. Épuisée par ces comportements, Luce tire le bilan

Journée de merde, journée classique 

7h27 Je rentre dans la station de métro pour aller à l’école. Il fait froid, très froid. Mon métro n’arrive pas, je fais un détour pour chercher un autre itinéraire quand soudain, je vois deux paires d’yeux m’inspecter de haut en bas. C’est deux gars dans la trentaine. Deux contrôleurs de la stib. Ils s’approchent et leurs deux voix se mêlent à leurs yeux obstinés: « Et toi ! T’aurais un numéro ? T’es vachement bonne ma chérie » ai-je entendu. Quand je cours pour essayer de fuir, je sens une de leurs mains sur mon poignet, essayant de me garder auprès d’eux. Quand je réussis enfin à m’échapper, les larmes coulent sur mes joues et mes jambes cherchent à courir, encore et encore. 15h50 Fin des cours, attroupement de jeunes en dehors de l’école. Comme d’habitude, un gars vient me claquer les fesses et me dire à quel point j’ai un gros cul. Il me suit pendant une centaine de mètres et me lâche après s’être lassé. 17h23 Enfin rentrée chez moi, je pense être soulagée… Je fais la bise à mon frère puis à mon père qui sur le fait me dit « Ho, ta poitrine est très jolie aujourd’hui, elle a grossi non ? » Je réponds par un rire gêné. La suite de la soirée continue par un rapprochement et une main sur mon épaule. Mes larmes coulent toute la nuit…

Témoigner et bouger

Aujourd’hui, je vis toujours dans la peur: peur de me faire siffler dans la rue, peur qu’on me regarde. Combien de fois me suis-je demandé si ma tenue pouvait justifier ce qu’il m’était arrivé ? Est-ce qu’un pauvre jean slim et un t-shirt uni large auraient pu causer cela ? Était-ce de ma faute ? Puis un jour j’ai vu un témoignage d’une fille qui racontait son histoire, cela me faisait beaucoup penser à moi. Cela m’a énormément touchée et j’ai décidé de me relever et de rejoindre un mouvement principalement composé de femmes : le féminisme. Je me suis rendu compte qu’aucun geste ni aucun vêtement ne pouvait justifier un acte ou une parole. Chaque jour, je me bats pour le droit des femmes, ces droits que normalement nous devrions déjà avoir parce que cela n’est pas normal. Ce n’est pas normal de devoir nous battre pour ce genre de choses. Surtout, n’oubliez pas que si quelque chose vous est arrivé, que vous soyez une fille ou un garçon parlez-en, ne vivez pas dans le secret !

Pour en savoir sur la réalité atroce d’autres femmes, voir l’expo Que portais-tu ce jour là ? organisée par Amnesty International

Auteure : Luce, 14 ans, Bruxelles

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R 

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« Retourne dans ton pays »

« Retourne dans ton pays »

Acheter un paquet de chips est parfois extrêmement difficile. Rentrer dans un magasin et en ressortir – sans paquet de chips – et avec une envie de tout casser, c’est quand même assez particulier.

Sale noir

Je me rappelle d’un jour en particulier. Je me promenais en ville, je portais des chaussures rouges, un pantalon bleu clair et un pull à capuche gris. Comme j’avais faim, j’ai décidé de me rendre dans une épicerie du coin pour acheter des chips. En rentrant dans le magasin, j’ai tout de suite remarqué que tout le monde me dévisageait. Sur le moment, je n’ai pas compris puis cela m’a semblé évident : j’étais le seul noir. Voilà pourquoi ils me regardaient de cette manière : à cause de ma couleur de peau. J’ai décidé de faire comme si de rien n’était mais un client s’est adressé à moi en disant : « sale noir, retourne dans ton pays ». J’étais choqué, énervé. La seule chose que je voulais, c’était de le blesser mais je me suis dit que si je lui donnais une baffe, ça se retournerait contre moi. J’ai donc fait demi-tour et suis sorti du magasin, tête baissée, sans rien avoir acheté. J’étais triste.

Je ne comprends pas

Pourquoi les gens peuvent-ils être si méchants et se comporter de cette façon à cause de la couleur de peau d’une personne. Cette histoire peut vous paraitre anecdotique, mais quand on vit tout cela quotidiennement, qu’on fait partie des personnes qui sont systématiquement visées, c’est très compliqué. Cela s’appelle de la discrimination raciale. Depuis quelque temps, les États-Unis ont fait la une des journaux, chez nous, cela arrive souvent aussi. Moi, en tant que noir, je me sens rejeté. Je veux dire à certaines personnes qu’il faut faire attention. Quand on nous regarde de travers, même si vous ne le faites pas exprès, ça nous donne l’impression qu’on n’est pas chez nous. Je suis né en Belgique.

Auteur : Abdou, 12 ans, Ans

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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Harcelée, un an après

Harcelée, un an après

Il y a un an, Romane s’est fait nier par l’amie, sa meilleure, celle qu’elle connaissait depuis bien longtemps. Après avoir essayé de recoller les morceaux, elle s’est fait rabrouer. Un an après, elle nous raconte comment elle a vécu ce moment très difficile de sa vie.

Niée

C’était dans la cour de récréation, à la pause de 10h00. Je me dirige vers ma meilleure amie. Elle est avec une bande de filles. En m’apercevant, elle décide de se rendre de l’autre côté de la cour. Je me dirige à nouveau vers elle, mais elle répète cette opération étrange, encore et encore. Je comprends alors. Elle tente de m’éviter… Rentrée chez moi, je lui envoie des messages et lui demande pourquoi elle se comporte de cette manière avec moi. Aucune réponse. Après deux, trois longs mois d’attente, elle m’envoie finalement un message me faisant comprendre qu’elle ne veut plus de moi.

Nulle

Quatre mois plus tard, je crée un groupe facebook avec tou·te·s les ancien·ne·s élèves de l’école primaire. Elle poste alors un message plein d’insultes, raconte des choses inexactes me concernant : c’est moi qui l’aurait lâchée,… Elle écrit aussi que je n’ai pas d’ami·e·s, que j’ai été méchante avec elle,… J’ai été très blessée par ces messages, je me suis sentie problématique, nulle, pas assez bien pour les autres. J’ai perdu le peu de confiance que j’avais en moi,… Pour compliquer encore un peu les choses, je suis ultra-sensible, pleure très facilement, ne sais pas encaisser. Bref, je prends, tout, très à coeur.

On avance

Maintenant que j’y pense, j’aimerais ne plus fondre en larmes. Je me dis qu’avec le temps, j’oublierai cette histoire. Aujourd’hui, j’ai plein de nouvelles et de nouveaux ami·e·s. J’ai appris à connaître de nouvelles personnes, j’ai pu compter sur tous les membres de ma famille qui ont été, sont et seront, toujours là pour moi. Cette expérience m’a fait comprendre qu’il faut faire attention quand on choisit ses ami·e·s. J’ai repris confiance en moi, j’ai fait le tri dans ma tête. Je garde le positif, chasse le négatif. Je ne veux garder que les bons souvenirs, entourée de mes proches.

Auteure : Romane, 13 ans, Sippenaeken

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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Les petits avis, épisode 6

Les petits avis, épisode 6

Scan-R, dès le départ, donne la parole à tout le monde… Dans les témoignages que nous recevons, certains sont trop courts pour faire l’objet d’un post sur notre site. On a donc décidé d’en rassembler plusieurs. Voici les témoignages d’Arthur, de Coco, Anaïs et Johnny.

Métallique et sensible par Arthur, 17 ans

Pour moi, un couteau est quelque chose de symbolique. Il représente bien plus qu’un simple bout de métal coupant. Depuis toujours, je m’intéresse à cet objet tranchant, agressif et dangereux. Si je m’y intéresse, c’est parce qu’en quelque sorte, je m’y identifie. À première vue, un couteau est quelque chose de brut destiné à faire mal. En réalité, il est bien plus que ça. C’est un objet délicat, fragile et capricieux dont il faut prendre soin. Des gouttelettes de sueur peuvent en abimer la lame. En apparence, un couteau est un objet solide mais il est aussi fragile qu’un verre d’eau. Pour prendre soin de lui, il faut apprendre à le connaitre. Si je m’identifie à ce couteau, c’est parce que moi aussi, il faut apprendre à me connaitre. Ma copine m’a avoué qu’avant qu’on se connaisse, elle me croyait hautain et sans sentiment. Dans la rue, en public, j’ai l’air froid et agressif. Mais malgré les apparences, je suis une personne amicale et compréhensive. Telle une petite lame qui ne demande rien à personne.

N’aie pas honte par, Coco, 18 ans de Liège

Je suis juste une femme qui dit ce qu’elle pense haut et fort et je n’ai pas honte. Je n’ai pas honte quand j’ai une tache de sang sur mon jeans ou que je porte un short alors que j’ai des « grosses» cuisses ou même quand je parle de sexe,… je n’ai pas honte de moi. “Dégueulasse” ? Mais non ce n’est pas dégueulasse ! Ce n’est pas honteux ni dérangeant, c’est ça être une femme. Ce sont des problèmes du quotidien, de mon quotidien et, je me répète, je n’ai pas honte. Je suis qui je suis avec mes défauts et mes qualités. Je m’aime comme ça. Nous sommes en 2020 et il y a toujours des tabous sur les femmes. Des femmes ont peur … mais peur de quoi ? D’être une femme ? Nous sommes pareilles que les hommes, nous sommes des êtres humains. Alors, pourquoi sommes-nous autant jugées quoiqu’on fasse ? Ce serait mal, pas féminin ? Stop ! Arrêtez, arrêtez avec tous vos préjugés sur nous, laissez-nous vivre comme on veut car on en a le droit ! Quand je vois que j’ai des amies qui pleurent, qui ont honte de leur corps ou de parler de sexe, je trouve ça dommage. On tente de se transformer, d’être quelqu’un d’autre pour se faire accepter. On doit se cacher. J’aperçois des femmes baisser les yeux quand elles passent devant des mecs dans la rue, je trouve ça horrible. Pourquoi doit-on baisser les yeux ? Toi qui me lis : Non, ne baisse pas les yeux ! N’aie pas honte de toi et sois fière de qui tu es.

Ma grand-mère par Anaïs, 21 ans de Montigny-le-tilleul

Ma grand-mère s’appelle Andrée, elle a un peu plus de 60 ans. Elle a 4 enfants et moi, je suis l’ainée de ses neuf petits-enfants. Elle est la dernière fille d’une famille de 13 enfants. Quand elle avait 6 ans, elle a attrapé des poux, alors on a dû lui raser la tête. Elle portait des sandales en hiver. Un jour, le maitre l’a fait rester en classe pour se laver au lavabo. À 18 ans, elle quitte l’école, se marie et tombe enceinte. Elle perd son premier enfant,… Son mari la battait. Au cours de sa vie, elle a fait plusieurs infarctus (1), elle s’est fait opérer deux fois à coeur ouvert (2). Pour moi, avec son parcours de vie compliqué, ma grand-mère est un exemple de courage. Je suis fort proche d’elle. Elle est comme ma mère. Le jour où elle partira, je serai anéantie. Toute ma famille sera anéantie. Je l’aime très fort. En plus, si on a besoin d’elle, ma grand-mère est toujours là.

1. Un infarctus c’est une nécrose, autrement dit la mort, d’une partie du muscle cardiaque. Les cellules de cette partie du coeur ne fonctionnent plus ce qui entraine un manque d’oxygène et peut conduire à la mort. 2. Une opération à coeur ouvert est une opération durant laquelle on ouvre une ou plusieurs des quatre cavités du coeur. C’est une des interventions chirurgicales des plus lourdes et des plus risquées.

Se bouger les fesses après avoir eu le cul dans le fauteuil par Johnny, 22 ans de Charleroi

Il y a un an, je ne voulais plus rien faire à part rester dans mon lit, jouer avec des potes. Je ne voulais pas travailler, ne voulais rien faire pour personne. Ma mère en avait marre que je ne foute rien à la maison, elle disait que je n’allais jamais rien faire de ma vie ! Quand ma mère est devenue bénévole (1) pour une banque alimentaire (2), elle m’a demandé de venir les aider. J’y suis allé 2 ou 3 fois et ça m’a plu et je suis aussi devenu bénévole. On s’entend tous bien, on rigole, on joue parfois mais tout se fait dans le respect du travail ! Quand il y a des gens qui viennent, il faut les aider à porter les colis. On forme une belle équipe ! Quand est arrivé le confinement, la banque alimentaire est restée ouverte pour aider les personnes dans le besoin. On a dû porter un masque, des gants. On continuait à livrer chez les personnes. Pendant 2 mois et demi, je ne me sentais pas vraiment confiné : j’aidais les autres, tous les jours, je livrais… Ce travail de bénévole m’a vraiment appris à bouger mes fesses.

1 Un·e bénévol·e est une personne qui accepte de travailler sans être payé·e. De nombreuses associations fonctionnent avec des bénévoles.
2. Une banque alimentaire a pour fonction de distribuer – gratuitement – de la nourriture aux personnes dans le besoin. D’après cet article de la RTBF, plus de 17.936 tonnes de nourriture ont été distribuées en Belgique et en 2019. Chaque mois, 168.476 personnes ont fait appel à cette aide alimentaire.

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