Injustice envers soi-même

Injustice envers soi-même

Ayoub nous emmène sur de nombreux chemins, celui de quelques grands poètes, aventuriers ; il nous emmène aussi sur les chemins de randonnée qu’il aime tant et il nous emmène, enfin, vers les chemins incroyables de ses pensées généreuses et jolies.

”Que sur son cul”

« Mais tu es trop bête » dit-il, « Franchement reste à ta place » dit-elle, « Mais qui tu es toi ? » disent-ils et elles, tous et toutes, du haut de leur arrogance et de leur orgueil. Mais comme le disait Montaigne (1) : « Sur le plus beau trône du monde, on n’est jamais assis que sur son cul ! »
Sachez chères lectrices, chers lecteurs, que je vous comprends, je vous ressens, je perçois mes chaines et les vôtres. Les chaines de ce que je pourrais appeler « l’impuissance apprise ». Depuis notre tendre enfance, notre entourage, inconscient de cette notion de « justice envers soi », nous martèle d’expressions telles que celles citées dans l’introduction. Concentrons-nous un peu sur cette notion de ce qu’on pourrait appeler l’ injustice envers soi et partons en randonnée, tou·te·s ensemble, pour découvrir de quoi il s’agit ! Je dis “randonnée” parce que c’est une de mes passions et activités préférées. Quand je suis en randonnée, je me sens libre, c’est ressourçant, sauvage, et de surcroit c’est ce qui m’a, en partie, fait arrêter l’école.

Casser le moule

Arrêter l’école en 5ème professionnelle menuiserie a été une libération. Je me suis rendu compte que les institutions, que ce soit l’école, les supérieurs hiérarchiques ou autres, posent un voile sur nos qualités, nos potentiels, notre créativité. Elles essayent de nous faire rentrer dans un moule, une case bien définie.
C’est un peu comme l’image de l’éléphant et de la corde. Jeune, pour éviter qu’il s’enfuie, l’éléphanteau est accroché à un arbre. Une fois devenu éléphant, il subit la même brimade de la part de son propriétaire et l’éléphanteau devenu éléphant ne se rend pas compte de sa force, de sa taille et de sa puissance. Il se soumet à cette corde et ne peut s’en libérer. Mentalement, il ne l’a encore jamais fait.

L’histoire de l’éléphant

L’injustice envers soi, c’est exactement comme pour l’éléphant. Ce paradoxe est à mettre en parallèle avec nos propres expériences. Une fois adulte, nous sommes conditionné·e·s, enchainé·e·s aux aspirations des autres : la recherche d’un poste, d’un diplôme… Bref du prestige qui, finalement, ne nous sera pas utile dans notre tombe. Je ne prône pas le fatalisme ou l’ascétisme mais, justement, tout le contraire. Ce que je veux mettre en avant, ici, c’est que le fait de se définir par la réussite selon la société ou se laisser définir par l’aspiration des autres, qui ne nous connaissent en fait pas, cela revient à cultiver cette « injustice envers soi ». En fin de compte, nous parvenons à acheter une maison, mais pas un foyer, de la nourriture mais pas la santé, les plaisirs matériels, mais pas le bonheur !

Jamais seul avec mes questions

Au début du texte, j’ai dit que j’aimais la randonnée. En randonnée je suis seul dans un état de solitude total, et dans cette position je me pose un tas de questions : Qui suis-je ? Où vais-je ? … Et je fais aussi tout un tour dans mon intimité. Finalement, c’est aussi libérateur. Cela me permet d’être juste envers moi-même en sondant mes qualités, mes aspirations, mon potentiel à leur juste valeur et avec humilité. Chacune, chacun a ses différentes manières de faire mais si vous devez retenir une seule chose de ce texte : ne laissez personne vous définir. Même pas l’université puisqu’un Homme peut créer une université mais jamais le contraire ! Faites de votre pensée un empire. « N’attends d’applaudissements de personne d’autre que toi-même » dit Richard Francis Burton (2). Ne vivez jamais dans les idées des autres !
Actuellement, dans la société occidentale et riche, nous avons, en tout cas pour la majorité d’entre nous, un toit sur nos têtes qui est, certes, un facteur d’émancipation majeur, mais la capacité de créer sa propre maison intellectuelle l’est encore plus !

”Le monde nous attend”

Alors chers lecteurs et chères lectrices, le monde nous attend, l’injustice commise contre soi-même est parfois bien plus violente que l’injustice sociale alors comme le disait Gandhi (3) « Le plus grand voyageur n’est pas celui qui fait dix fois le tour du monde mais, une fois, le tour de soi-même ». Freinez cette violence qu’on vous inflige par l’émancipation, permettez-vous d’être en colère parce que (allez encore une dernière) comme le disait Malcolm X (4) : « Quand un homme est triste, il ne fait rien pour changer sa condition. Quand un homme est en colère, il agit pour le changement ». J’ai été trop souvent injuste envers moi-même, mais arrêter l’école et commencer la randonnée m’ont sauvé. Je vous partage mon vécu, qui est celui de beaucoup d’autres personnes, en espérant que cela vous sera utile. Mais sachez que vous méritez plus de compréhension malgré ces jours difficiles de confinement. Les beaux jours sont encore à venir !
Que la paix vous accompagne !

Notes de la rédaction

Michel de Montaigne (France 1533 – 1592) est auteur, philosophe et bien plus. Pour en savoir plus, en moins de quatre minutes et en vidéo, voici un lien lien.

Richard Francis Burton (1821 Angleterre – 1890 Italie) est un voyageur infatigable et un polyglotte hallucinant. Mauvais étudiant, il a été un des premiers Européens à faire un voyage jusqu’à la Mecque ; il était aussi anthropologue, escrimeur, diplomate, poète… Pour en savoir plus, voici un lien.

Mohandas Karamchand Gandhi dit Gandhi (1869 Empire britannique – 1948 Inde), est un homme politique indien et instigateur du mouvement d’indépendance indienne. Militant pour la désobéissance civile, il a œuvré et plaidé pour la rébellion non-violente. Le lien pour en savoir plus.

Malcom X (USA 1925 – 1965), est une des figures de proue du mouvement américain des droits civiques qui visait à instaurer une égalité des droits entres Noir·e·s et Blanc·he·s. Un lien pour aller plus loin.

Auteur : Ayoub, 21 ans, Bruxelles

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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Animatrice à la Croix-Rouge Jeunesse : une diversité enrichissante

Animatrice à la Croix-Rouge Jeunesse : une diversité enrichissante

Il y a sept ans, un peu par hasard, Anne-Marie est passée par un stand de la CRJ. Là, sans le savoir, voulant juste dépanner un de ses amis, elle a mis le doigt dans un formidable engrenage qui l’a conduite à de nombreuses et très belles découvertes !

Un coup de main de 5 minutes qui dure depuis 7 ans !

Il y a sept ans, et dans des circonstances tout à fait anodines, je suis entrée à la Croix-Rouge Jeunesse (CRJ) – (1). Lors d’un salon, un ami s’occupait d’un stand de sensibilisation aux premiers soins pour les enfants. Lors de la discussion, il m’apprend qu’il a besoin de mains pour accompagner une petite fille sur son stand. Elle avait pour mission (fictive, on s’entend) de sauver un blessé de guerre. Pour cela, elle devait l’amener sur un brancard jusqu’au poste de soin se trouvant de l’autre côté du champ jonché d’embuches : fausses mines menaçant de se déclencher, obstacles devant être enjambés… Mon aide à l’animation, qui devait durer cinq minutes, a duré toute la journée et puis 7 ans ! La CRJ ne m’a plus lâchée. Avec le recul, je n’aurais jamais pu imaginer que la simple visite d’un salon allait me faire vivre autant d’aventures différentes !

Il faut sauver Henriette !

Mes premiers pas à la CRJ se limitaient à animer les enfants sur des stands de sensibilisation aux premiers secours. Mon rôle ? Animer un parcours en brancards. Quel enfant n’aurait pas envie de se déguiser en secouriste et de soigner Henriette, notre ourse blessée… Une fois ce parcours terminé, les enfants étaient pris en charge par d’autres animateurs qui les sensibilisaient à l’appel 112, aux soins des brulures et des plaies, etc. Petit à petit, je me suis formée aux techniques pour soigner, aux techniques d’animation de la CRJ. On commence par apprendre ce qu’on doit faire pour animer les petites activités sur les stands, on termine par savoir occuper tous les postes de ce stand et par pouvoir prendre en charge la gestion d’un tel évènement avec le soutien des coordinateurs.

Un deuxième projet

Quelques semaines après le stand, on m’a proposé de participer au stage. Pendant une semaine, nous devions sensibiliser les enfants aux thématiques de la Croix-Rouge. Ce fut l’une des plus belles expériences que j’ai eu l’occasion de vivre ! Un groupe d’animateurs et d’animatrices venant d’horizons différents pour offrir à des enfants une semaine de vacances accompagnée de bonne humeur, rires, découvertes et apprentissages de toutes les sortes. Une semaine cela peut paraitre court et pourtant cela demande de la dextérité, surtout quand nous devons nous occuper de l’ensemble du projet : la logistique, l’animation, l’encadrement, la subsistance. Nous aurions pu nous répartir les rôles et chacun·e rester dans une catégorie fixe, mais non, le choix a été de tou·te·s nous mélanger et de réaliser l’ensemble des tâches entre nous. Cela nous a permis de tou·te·s nous rencontrer, nous découvrir et surtout, de mettre en avant les forces de chacun et chacune. Ces cinq jours sont intenses, éreintants, mais pourtant, quel bonheur de voir le regard de ces enfants s’illuminer lorsqu’ils arrivent à relever les défis qui leur sont proposés, quelle bulle d’oxygène de pouvoir mettre en pratique sa créativité pour une cause utile !

Sept ans, le bilan

En sept ans au sein de la CRJ, j’ai pu m’adonner à de nombreuses activités et projets différents. Chaque fois que je discute avec les coordinateurs et coordinatrices d’un nouveau projet, d’une nouvelle animation, je me demande ce qu’ils et elles vont encore me proposer. Chacune de mes expériences est unique de par son contenu, son cadre ou encore par les personnes avec lesquelles j’ai eu l’occasion de la mener à bien. Il m’est arrivé de devoir animer en français mais également en néerlandais, en anglais ou encore dans une langue totalement invitée dans le seul but de déstabiliser les enfants. Imaginez-vous avec un soldat face à vous qui ne vous répond qu’en utilisant des syllabes ou une seule voyelle : quel casse-tête pour comprendre ce qu’il vous veut ! Et pourtant par ce jeu, nous sensibilisons les enfants aux difficultés des migrant·e·s à lorsqu’ils et elles arrivent dans un pays dont la langue leur est inconnue.

En sept ans à la CRJ, j’en ai fait du chemin, du parcours en brancard jusqu’au soldat parlant une langue inventée tout en créant et en mettant en place de nouvelles activités. J’ai parcouru des kilomètres pour rencontrer des enfants de tout horizon. J’ai eu des fous rires, j’ai fait des rencontres qui marquent mon existence, j’ai eu l’occasion de (re)découvrir des aspects de ma personnalité que je ne mets pas en avant dans ma vie de tous les jours. Tout cela, je ne l’aurais jamais imaginé ce matin-là, il y a sept ans, où je me suis déguisée en brancardière pour permettre à une petite fille de mener à bien la mission qui lui avait été confiée. Aujourd’hui, je ne m’imagine pas arrêter mon volontariat à la CRJ grâce à cette diversité, chaque nouvelle animation est un nouveau défi à relever.

 

 

Notes de la rédaction

 (1) La CRJ est l’organisation de jeunesse de la Croix-Rouge de Belgique. Depuis 1981, elle a pour mission d’accompagner, de soutenir et de stimuler les jeunes à devenir des CRACS (Citoyens Responsables, Actifs, Critiques et Solidaires), tout en valorisant leur potentiel comme acteur de changement. Elle travaille autour de trois axes : animer et sensibiliser sur les premiers soins, accompagner et soutenir les jeunes dans leur engagement citoyen, participer et représenter des jeunes au sein des instances de gouvernance et aux processus décisionnels à la CRJ et à la Croix-Rouge de Belgique.

Auteure : Anne-Marie, 26 ans, Écaussines 

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S’impliquer

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Comme d’autres, Gaëtan est rentré par la petite porte au CRJ, aujourd’hui, il prend ses fonctions très à cœur et s’implique même dans les différentes instances de cette organisation de jeunesse un peu particulière !

Lors d’un Grand Prix de F1, je rencontre deux volontaires qui me parlent de la Croix-Rouge Jeunesse (CRJ) – (1), du rôle d’animateur pour transmettre aux plus jeunes, des soins donnés aux plus démuni·e·s, etc. À ce moment-là, ma curiosité et mon intérêt sont éveillés. Comme beaucoup de jeunes, le premier service qui m’a attiré à la CRJ est le secours, le fait de soigner mais aussi d’écouter les gens. Certains détestent. Personnellement, j’adore ces échanges. Parler ou écouter la personne qui se fait soigner ou simplement, partager un moment de discussion, cela me plait et quoi de mieux pour apprendre que de commencer mes animations par le festival des Ardentes (2).

Animer …

Le mot d’ordre à la Croix-Rouge jeunesse c’est “transmettre”. Je me dis pourquoi pas. Une première animation arrive, je m’amuse tout de suite, je m’épanouis et les enfants sont attirés, curieux, et je dirais même avides de nouvelles connaissances. Les secours, l’aide aux plus démuni·e·s et l’animation d’enfants commencent à être pas mal, mais un message va véritablement changer le cours des choses !

et bien plus encore

Une bulle Messenger s’affiche sur mon téléphone. On me propose d’aller à une assemblée générale de la CRJ. Des doutes s’installent … L’assemblée générale, ce n’est pas la réunion « somnifère » durant laquelle on valide les comptes, les budgets, les orientations stratégiques ? Je réfléchis, j’hésite, j’y vais ou pas ? Le principe d’une assemblée générale, je le connais de par mes études, ce n’est pas quelque chose de “fun”… Une petite voix me dit d’y aller et que je serai probablement surpris. J’y vais, je n’ai rien à perdre !

L’assemblée générale

Après la matinée conforme à mes connaissances : comptes, budget, orientations stratégiques, … Voici le moment de la pause de midi et, surprise, un lunch sympa favorise les échanges et la discussion. Petit à petit, mon appréhension disparait … On me fait comprendre que si ça ne m’intéresse pas d’être membre effectif, ce n’est pas un drame, mais que, au moins, je serai venu voir ce qui se passe. L’après-midi se déroule sous la forme d’ateliers durant lesquels l’échange et le partage d’expériences sont au centre de tout. Les vagues appréhensions qui restaient disparaissent totalement … C’est décidé, je deviens membre effectif et je rejoins en même temps le conseil d’administration.

Participer

Regretter mon choix ? Jamais ! Les noms de ces instances sont peu réjouissants, mais ce sont de réels espaces de discussion, d’échange, de partage dans la bonne humeur et le respect. Si c’était à refaire? Je le referais sans hésiter. Si je conseille à d’autres de tenter ? Un grand OUI. Depuis je suis même devenu responsable local au niveau jeunesse pour ma Maison Croix-Rouge et comme pour le CA et l’AG je ne regrette pas du tout. Ça fait bientôt sept ans que je participe à tout cela, et honnêtement, je ne regrette pas ces choix-là et j’espère pouvoir continuer de nombreuses années encore. Ces différentes prises de responsabilités m’ont offert un épanouissement auquel je ne m’attendais pas.

 

Notes de la rédaction(1) La CRJ est l’organisation de jeunesse de la Croix-Rouge de Belgique. Depuis 1981, elle a pour mission d’accompagner, de soutenir et de stimuler les jeunes à devenir des CRACS (Citoyens Responsables, Actifs, Critiques et Solidaires), tout en valorisant leur potentiel comme acteur de changement. Elle travaille autour de trois axes : animer et sensibiliser sur les premiers soins, accompagner et soutenir les jeunes dans leur engagement citoyen, participer et représenter des jeunes au sein des instances de gouvernance et aux processus décisionnels à la CRJ et à la Croix-Rouge de Belgique.(2) Lancé en 2006, le Festival des Ardentes se déroule début juillet à Liège, il consacre le Hip Hop et les musiques urbaines. 

Auteur : Gaëtan, 30 ans, Liège

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Passionné de sports !

Passionné de sports !

Certains adorent cuisiner, d’autres sont dingues de bricolages, d’autres encore sont capables de passer des heures le nez dans un bouquin ou derrière une console. Le truc de Rudolf, c’est le sport !

Le foot en héritage

Depuis le plus jeune âge, je suis un grand passionné de sport. Je pratique le football depuis que j’ai quatre ans, cette passion m’a été transmise par mon père. Je supporte d’ailleurs la même équipe que lui Anderlecht ! Malgré quelques saisons catastrophiques, j’y reste attaché. Le fait de regarder ce sport me fait ressortir une part d’excitation. Juste parler de la Coupe du monde me procure des frissons. Ce sport me permet d’évacuer et de relâcher tout le stress que nous pouvons accumuler lors d’une semaine de cours. De plus, je retrouve énormément de plaisir dans cette activité, ce qui me permet d’en ressortir joyeux et de bonne humeur. Lorsque je suis sur le terrain, je suis dans ma bulle. Parfois, il m’arrive même d’y être plus concentré que lorsque je suis en cours. Je joue au milieu de terrain, je travaille énormément pour l’équipe, c’est ce disent mes entraineurs ou bien même des supporters. Je ne fais pas les choses à moitié. Pendant un match, je suis là pour gagner et rien d’autre. À la fin de celui-ci, on se retrouve à la buvette pour analyser le match entre coéquipiers mais aussi pour se boire un petit verre.

Tennis

Il y a plus que le foot ! Depuis mes 15 ans, je joue aussi au tennis. Cette passion m’est venue grâce aux différents tournois que je pouvais regarder à la télévision. J’ai donc goûuté à ce sport et, directement, j’ai accroché. Je remarque donc que j’apprécie énormément le sport avec une balle ou un ballon. Le fait de frapper dedans me procure une envie de bien faire, de vouloir reproduire les mêmes gestes que ceux qu’on peut observer à la télévision.

Vélo

Foot, tennis et … Il faut savoir que je me suis découvert une nouvelle passion pendant ce confinement. J’ai remarqué que je prenais énormément de plaisir à faire du vélo. On peut parler de balades à vélo en famille mais aussi de randonnées entre copains, avec un objectif derrière. Ce sport m’a permis de prendre l’air, de m’accorder une petite sortie durant cette période qui n’a pas toujours été facile. J’ai pu découvrir des endroits non loin de chez moi qui sont magnifiques mais aussi explorer des endroits magnifiques non loin de chez moi : des pistes du RAVeL, la forêt où je n’avais pas mis les pieds depuis pas mal de temps …

Covid et sports

Cette période m’a permis de voir que de petits gestes pouvaient nous faire beaucoup de bien, nous procurer énormément de plaisir que ce soit pour une simple balade à vélo mais aussi dans le besoin de pouvoir garder le contact avec nos proches. Je remarque que même en cette période, je rattache ce sport, que je pratique très peu dans la vie de tous les jours, afin de garder ce contact familial qui est très important pour moi. Pour finir, le sport me rattache depuis très jeune à de très bons moments que j’ai pu passer avec des ami·e·s mais aussi avec ma famille. Cela me manque un peu en cette période, mais je relativise en espérant pouvoir retoucher à tous ces sports très rapidement.

Auteur : Rudolf, 20 ans, Dour

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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Les chevaux dans la peau

Les chevaux dans la peau

Depuis toujours ou presque, Anaïs – et c’est une histoire de famille – passe du temps avec des chevaux. Pour les dresser, les monter, … Est-ce que cette passion pourrait devenir un métier ?

Une écurie chez mes grands-parents

Cette passion est, un peu, comme une évidence pour moi. Depuis toute petite, je baigne dans ce milieu. Mes grands-parents, retraité·e·s, avaient une ferme et ont toujours eu des chevaux. Aujourd’hui, pour le plaisir, elle et il continuent leur petit élevage dans leur ancienne exploitation. Petit à petit, mes grands-parents ont réduit le nombre de chevaux, cependant, ils continuent à faire naître un poulain tous les ans … C’est une coutume qu’ils ne veulent pas laisser disparaitre malgré leur âge avancé. Moi, j’ai commencé à monter à cheval vers l’âge de quatre ans. Au début, je prenais des cours dans un centre équestre puis, mon grand-père a fait construire une carrière en sable pour pouvoir prendre des cours avec nos propres chevaux. Dix ans plus tard, environ, ma grand-mère m’a appris à débourrer un jeune cheval. Débourrer, c’est, peu à peu, le dresser, lui faire accepter d’avoir une selle sur le dos. J’ai donc passé beaucoup de temps à observer ce cheval, puis avec le temps, j’ai commencé à dresser toute seule les chevaux de mon grand-père. Je savais que je pouvais compter sur lui lorsque j’avais des questions ou des difficultés. Mes grands-parents m’ont transmis cette passion. Dans quelques mois, pour mon plus grand bonheur, c’est ma jument qui devrait mettre au monde un poulain. Ils auront aussi un nouveau poulain au sein de leur écurie.

Les vacances chevalines

Pendant mon enfance, tous les étés, tous les week-ends et toutes les vacances, je les passais là-bas, pas forcément pour monter à cheval mais aussi pour aider mon grand-père à entretenir les infrastructures ou, tout simplement, pour m’occuper des chevaux. J’en garde de magnifiques souvenirs même si ce n’était pas facile tous les jours. Pendant les vacances d’hiver, par exemple, il fallait que je me lève malgré le froid pour aller nourrir les chevaux, dégeler les abreuvoirs qui n’avaient pas supporté les températures négatives … Je le faisais sans ronchonner parce que c’était pour des êtres que j’aime particulièrement : les chevaux.

Des animaux et des gens

Puis mon grand-père a décidé de prendre des chevaux en pension et là, ce fut vraiment intéressant. Cela m’a permis de rencontrer beaucoup de personnes qui partageaient la même passion que moi, j’ai appris beaucoup de ces échanges, j’ai pu élargir mes compétences équestres et entendre d’autres points de vue. Je me suis liée d’amitié avec d’autres filles du même âge avec lesquelles je faisais de nombreuses balades à cheval. J’aime l’ambiance qui règne à l’écurie, les chevaux qui hennissent, l’odeur du foin qui me permet de m’apaiser et de me ressourcer. J’ai beaucoup hésité à m’orienter vers le régiment de cavalerie de la Garde républicaine, une partie de la gendarmerie française. Après mûre réflexion, j’ai décidé de garder l’équitation comme passion. En revanche, j’aimerais pouvoir reprendre les compétitions de dressage lorsque j’aurai un peu plus de temps à y consacrer.

Auteure : Anaïs, 20 ans, Charleville-Mézières

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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Foot

Foot

Nicolas est amoureux… Sa chérie est toute ronde, pèse environ 400 grammes et a une multitude de faces, 32 pour être précis. Elle le fait vibrer, sortir, s’amuser … Sa chérie, c’est une balle de football !

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Le foot, toi mon sport préféré, celui qui me fait vibrer quand je te regarde à la télé. Toi, qui me fais aussi pleurer de joie ou de tristesse, toi qui occupes mes journées que ce soit dehors ou sur la console. Toi, qui me donnes de la joie de vivre aux moments où je pensais qu’elle n’existait presque pas. Toi, qui rappelles qu’il ne faut pas grand-chose pour en faire de grandes. Toi, qui continues à me faire partager des moments exceptionnels avec mes ami·e·s. Toi, qui réveilles mon envie de gagner à chaque fois que je te pratique ou te regarde. Toi, le foot, tu es quelque chose de tellement vaste et en même temps quelque chose de si précis pour moi !

Les grandes émotions

Quand je me rappelle les meilleurs souvenirs de mon existence, tu en fais la majeure partie. Tu es une passion que n’importe quelle personne mériterait de vivre et de ressentir comme moi.
Mes meilleurs souvenirs ? Il y a d’abord le match Belgique-Japon. J’y ai vécu toutes les émotions : la peur, l’angoisse, la stupéfaction, l’espoir, la rage de gagner, et – enfin – la joie. Il y a aussi l’été de mes 13 ans, où tu m’as fait certainement vivre les meilleures vacances d’été de toute ma vie. Je me rappelle tous les jours où on se rejoignait sur un terrain, où il n’y avait qu’un seul but et où on construisait le deuxième avec des vélos. On a même réussi à construire un goal en bois qui n’a malheureusement pas tenu, tellement il a été mis à contribution, mais ce n’était pas grave car le plus important c’est qu’il nous a permis de nous rassembler pour vivre des soirées fantastiques avec une quinzaine d’amis.

Footbaleur depuis toujours

Depuis le primaire, toutes les récrés t’ont été entièrement consacrées, on faisait chanter le cuir ! Je me rappelle que je trouvais les récrés super longues quand aucun copain ne ramenait un ballon de chez lui. Tu étais tellement omniprésent qu’on a passé deux ans à jouer avec toi sur un terrain de basket. À chaque fois que j’avais de nouvelles chaussures, j’essayais de résister pour ne pas les abimer, mais toujours, tu les faisais craquer beaucoup trop facilement. Aujourd’hui encore, tu es l’une des principales passions dans ma vie et tu le resteras encore longtemps. J’espère que tu pourras amener aux autres ce que tu m’as apporté. À voir tes qualités, je n’en doute absolument pas. Toi, mon foot. Toi, ma passion. Toi, mon passetemps. Toi, ma raison de vivre… Sache que je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai.

Auteur : Nicolas, 18 ans, Banneux

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