Crises d’angoisse

Crises d’angoisse

Au sein d’un Service d’Accrochage Scolaire, Eline est la plus jeune du groupe. Remplie de fragilité, elle se livre pourtant sans tabou, avec courage, pour faire face et raconter un phénomène souvent méconnu : les crises d’angoisse.

Je suis fier d’être qui je suis aujourd’hui, malgré toutes les difficultés que j’ai dans la vie. Notamment l’angoisse, qui en fait globalement partie. Toute cette angoisse est arrivée comme cela, d’un coup, en moi. Je n’ai plus su aller à l’école, ni même dans un magasin… Je pleurais, tremblais et criais sur tout le monde. En gros, je ne me sentais pas en sécurité et je ne me maîtrisais plus.

Je me sentais différente, même très différente. Mes émotions se mélangeaient et je ne savais plus rien faire. Tout cela m’a fait perdre énormément de confiance en moi alors que je n’en avais déjà pas beaucoup. La tension montait de plus en plus à la maison et j’ai même commencé à être angoissée chez moi, surtout avec mon papa qui ne comprenait pas spécialement ma situation.

Les journées passaient et se ressemblaient. Je pleurais toute la journée et je commençais à me dire que jamais je ne sortirai de ce cauchemar. J’ai eu une chance énorme d’avoir ma maman,  qui me soutenait et m’encourageait. Je crois sincèrement que sans ma maman, cela aurait été un enfer. Elle m’a apaisé, calmé quand j’angoissais.

Je sais et j’ai conscience que cela a été très dur pour toute ma famille. Pas que pour moi. Maman et papa ont commencé à se disputer et c’était moi leur source de disputes. Maman me défendait. Papa, lui, n’était pas du tout d’accord avec ce que je vivais, en croyant que c’était du cinéma.

Longtemps, je l’ai caché, j’en étais gênée. Mais aujourd’hui, je l’accepte. Je dirais même que toutes les personnes qui se reconnaissent dans ce texte doivent rester positives et essayer d’être bien entourées.

Quant à mon papa, je sens que tout va mieux avec lui. Je sais qu’il était comme ça car il ne savait pas quoi faire. Après un an de nuages, le soleil revient et aujourd’hui, je me sens prête à retourner à l’école!

Auteure : Eline, 13 ans.

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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La timidité

La timidité

La timidité est en moi depuis toujours. Ça ne me dérangeait pas tant que ça quand j’étais plus jeune, au contraire. C’était plutôt un confort. Je me disais « c’est cool, personne ne vient vers moi, je suis tranquille dans mon coin, et même les profs ne me sollicitent que rarement. »
En bref, je restais dans ma zone de confort, j’y étais bien et je ne voyais pas les conséquences que ça pourrait avoir sur moi plus tard.
Depuis que je suis tout petit, je suis très discret et j’ai jamais eu de vraie amitié. Sauf en primaire, quand j’avais 7 ans. J’ai rencontré deux amis. Je ne sais pas pourquoi, c’était très spécial entre nous trois. Tout de suite, nous sommes restés tous les trois et ça a duré toutes nos primaires. Ensuite, nous avons continué en secondaires jusqu’en 3e. Et puis un évènement a bousculé mon quotidien.
Alors nous avons été séparés, mais on a gardé contact. Aujourd’hui, ils sont les seules personnes à qui je parle, à qui je me confie.
Pour en revenir à la timidité, aujourd’hui que j’ai grandi et muri, je me rends compte que ce n’était la meilleure des choses de rester dans ma zone de confort si longtemps. Ça m’a beaucoup impacté. Je reste souvent seul, j’ai du mal à prendre la parole. Je suis assez sévère avec moi-même, très exigent vis-à-vis de toutes mes actions.
A cause de ça, j’ai loupé beaucoup d’occasions, que ce soit des occasions amicales ou pour des situations plus intimes. Aujourd’hui, j’ai beaucoup de regrets.
La timidité, c’est une chose sur laquelle j’ai beaucoup travaillé mais qui reste très difficile en ce moment.
Mais bon, nous ne sommes pas tous parfait et j’essaie de m’aimer comme je suis.

Auteur : Enes, 17 ans, Bruxelles

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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Vivre avec la tristesse

Vivre avec la tristesse

Lucas a du mal à exprimer ses émotions. Il accumule beaucoup et ne s’ouvre quasiment pas à ses proches, à celles et ceux qu’il aime. Il cache, derrière de grands sourires, sa joie de vivre, son humour. De temps à autre peuvent aussi arriver des moments de tristesse difficiles à expliquer. Lucas le dit : à force de consacrer de l’énergie à camoufler sa tristesse, on arrive parfois à un stade où on se voile complètement la face sur notre état mental.

Quand ça sort …

Lorsque les émotions sortent, elles peuvent prendre différentes formes. Je sais qu’à certains moments, je vais être dans un bad mood et donc être plus vite énervé saoulé ou encore triste. Il m’en faut beaucoup pour pleurer devant des gens, même devant les membres de ma famille, même si ces proches sont très compréhensifs. Tout garder sans rien montrer est comme un système de défense pour moi. Ça m’arrive de pleurer seul mais même dans ces cas-là, j’essaie de repousser et d’oublier cette tristesse, même si tout reste dans ma tête.

Cacher les émotions, une bonne idée ?

Pourquoi vouloir cacher nos émotions ? Pour ne pas faire de vague ? Pour ne pas rajouter une couche supplémentaire sur les épaules de nos proches qui ont déjà beaucoup de choses à régler ? Est-ce que je me dis que je ne peux pas m’autoriser à aller mal ? Les fameux “Comment tu vas ? Ça va et toi ?” sont une terrible routine. Mais dans la réalité ? Qui s’inquiète réellement ? Ce n’est pas ce que je recherche non plus. J’aimerais seulement pouvoir m’accepter moi-même. M’accepter comme je suis, avec mes faiblesses, mes douleurs et mes peines.

Il y a pire et il y a mieux aussi !

La tristesse fait partie de nous. On ne peut que lui ouvrir les bras et l’accepter. Camoufler ou enfouir nos émotions n’est pas une solution. Il ne faut pas se cacher, on ne devrait pas avoir honte de notre tristesse, car c’est naturel. C’est ce qui fait de nous des êtres humains. Toute notre vie, on va être amené à vivre des choses qui seront, parfois, plus difficiles. C’est donc normal d’avoir des périodes plus compliquées. Il faut donc relativiser et se dire qu’il peut y avoir un pire, mais qu’il peut aussi y avoir un mieux.

Auteur : Lucas, 15 ans, Namur

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Mes parents sont morts

Mes parents sont morts

En un peu plus d’un an, Lidy a perdu son père et sa mère. Si les jours sont souvent difficiles, elle s’est entourée de ses amies, des autres membres de sa famille et, en souvenir de ses parents, elle essaye de garder la tête haute.

Papa est à l’hôpital

J’ai vécu une épreuve très difficile qui a chamboulé ma vie, j’ai perdu mes deux parents en un très court laps de temps. Mes parents et moi, nous n’étions pas particulièrement proches. Puis, un jour, mon père a fait un AVC(1). Il s’est retrouvé à l’hôpital, il n’arrivait plus à rien faire. Il ne savait plus parler, plus manger, plus boire et presque plus bouger. Il devait même être nourri au tuyau. Le jour où mon père a commencé à réagir, on a vu une lueur d’espoir mais elle a disparu au bout de quelques jours. Mon père a refait un AVC et il est décédé la nuit du 28 au 29 aout 2018.

Limiter les regrets

Après le décès de mon père, je me suis dit que je devais profiter, tant que je le pouvais, du temps qu’il me restait avec ma mère. Je la savais atteinte d’un cancer (2) du pancréas (3). Ce cancer s’est ensuite généralisé. Et ma vie a complètement changé. Je passais toute ma journée à l’hôpital, à ses côtés, même si la voir dans cet état était difficile. Je ne voulais pas avoir de regrets comme j’en avais eu pour mon père… Pour lui, je n’avais pas pu. Je ne me sentais pas capable, à l’époque, de le voir dans cet état. Alors j’ai profité de chaque instant avec elle, en essayant de garder espoir, jusqu’au jour où le médecin nous a annoncé qu’il ne lui restait plus que quelques jours à vivre…

Adieu maman

Le 17 octobre 2019, je suis allée rendre visite à ma mère mais elle dormait. Elle avait l’air bien. Cette nuit-là, à 3h00 du matin, mon téléphone a sonné. C’était la copine de ma mère. Elle m’a annoncé que ma mère était partie rejoindre les anges. Depuis, j’essaye, tous les jours, de garder la tête haute et de rendre fiers mes parents. Je suis toujours en deuil. On ne se remet jamais vraiment de la perte de deux êtres chers. Si je suis toujours debout, c’est grâce à mes proches : mes sœurs, mes neveux, mes nièces. Ils sont devenus mes piliers dans la vie. Mes amis sont aussi très présents. J’avoue penser à mes parents certains jours et me sentir triste. Mais je me dis qu’ils ne voudraient pas voir leur fille se plaindre de son sort. Alors je sèche mes larmes, me dis que je suis quelqu’un de fort et que malgré les épreuves de la vie, je dois tenir debout.

Garder le sourire

Chaque jour est un combat mais il faut se dire qu’un jour, le bonheur viendra à nous. Et s’il vous arrive de vous sentir seul, sachez qu’on ne l’est jamais vraiment. Alors ne vous laissez pas abattre, gardez le sourire.

1. Un AVC est un accident vasculaire cérébral survient quand la circulation sanguine est interrompue dans le cerveau. 2. Le cancer est une maladie qui survient quand les cellules qui composent le corps humain deviennent anormales et se multiplient. Elles finissent par se regrouper et former une tumeur. 3. Le pancréas est un organe vital, autrement dit, un organe dont le corps ne peut pas se passer situé dans l’abdomen autrement dit, dans le ventre.

Auteure : Lidy, 21 ans, Couillet

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Ne pas se faire du mal

J'ai envie de faire passer un message. Faites bien attention à vous. Ne vous faites pas du mal, cela ne va servir à rien, je vous le promets. Rien ne change, ça va juste vous faire du mal, et faire...

Coeur sombre

Coeur sombre, sombre de conneries, conneries de jeunesse, jeunesse de délinquant,  délinquance de plusieurs années, plusieurs années noires, noires de fréquentation, fréquentation de cité, cité en...

Liberté et solitude

Je vais vous parler de mon histoire par rapport à la solitude. Je suis une personne très timide. Je ne fais pas facilement confiance. J'ai toujours eu peur du regard des autres, des critiques,...

L’abus sexuel

J'ai décidé de parler de l'abus sexuel car j'espère que cela pourra aider des gens ayant vécu une situation similaire que moi... J'ai subi des attouchements vers l'âge de 7 ou 8 ans, je ne sais plus...

L’adolescence

Il y a cinq ans, je changeais d’école pour la première fois. J’entrais en cinquième primaire. C’était donc une petite école. Je me suis directement intégré. Après un mois plus ou moins, je me suis...

Á toi, qui lis ceci.

A toi qui lis ceci, Qui cache derrière son sourire ses soucis, Qui aire rire de tout et de rien, Qui n'expose jamais son chagrin. Qui souhaite tellement faire le bien autour de toi, Qui finit par...

Le regard des autres

J'ai toujours eu peur de l'avis des autres. Depuis toute petite, je suis conditionnée à leur plaire. Je suis une femme. La société nous contraint de respecter certains codes, styles vestimentaires,...

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Attouché

Attouché

 

Il y a quelques années, Benoît, 19 ans aujourd’hui, a été sexuellement agressé par un de ses voisins. Après avoir gardé tout cette histoire pour lui, il n’en peut plus, il éclate, parle et se confie. Pour lui, la parole a été une grande libération. Tous les prénoms, noms et lieux ont été changés.  

La promenade

En juillet 2016, je n’avais que 15 ans. Vers 22h, 22h30, je promenais mon petit chien et comme d’habitude, je n’étais pas seul. Un couple âgé, avec qui j’avais l’habitude de faire ma petite promenade, promenait lui aussi son chien. Nous faisions donc le tour de notre « cité ». Une fois la balade terminée, je raccompagne les promeneurs devant leur bâtiment. Il se trouvait à ce moment-là en face du mien. Une fois que je les vois rentrer chez eux, je me dirige donc vers mon bâtiment pour, moi aussi, rentrer chez moi. Ensuite, une envie de faire pipi me vient.

L’agression

J’habitais à ce moment-là au 7e étage du bâtiment, donc le temps d’attendre l’ascenseur qui n’était pas au rez-de-chaussée, puis le temps de monter, je n’aurais pas su tenir. Je décide donc de me rendre sur le côté du bâtiment, un coin sombre où logiquement personne ne va. Le mur des garages du bâtiment se trouve là, et la grille qui ferme l’ancienne école aussi. Je commence donc à faire pipi quand j’entends des bruits. Je m’arrête, je me tourne, ne voyant personne, je continue. Un nouveau bruit.. Et là, le moment qui change ma vie à tout jamais.

Un homme, que je connaissais depuis tout petit, surgit et me fait du mal. J’étais tétanisé, scotché, je ne savais pas quoi faire, comme si mon cerveau s’était arrêté de fonctionner. Après un court instant, je reviens moi. Je le pousse et je cours dans le bâtiment, j’appelle l’ascenseur. Une fois dans l’ascenseur, je tremble.

La fuite

J’arrive à mon étage, je rentre chez moi, défait la laisse de mon chien, je vais directement dans la salle de bain, sans parler, et sans croiser le regard de quelqu’un et je me lave. Je me lave très fort le corps, je me sens sale, très sale. Je prends plus de temps que d’habitude sous la douche. Je me brosse les dents, pendant, peut-être 10 ou 15minutes. Je mets mon pyjama, je vais dans ma chambre, et je ne bouge plus. Je pleure, en me demandant … « Pourquoi il m’a fait ça ? Pourquoi est-il comme ça ? Pourquoi ne va-t-il pas voir une femme et de son âge surtout pour faire des choses comme ça ? J’ai 15 ans…  C’est peut-être de ma faute… ». Je culpabilisais… Je ne savais pas quoi faire, je ne savais pas quoi dire, je ne savais plus à quoi penser.

LE silence

Pendant des mois, de juillet à décembre 2015, j’ai vécu avec ça sans en parler à personne, j’ai gardé ça rien que pour moi. Un jour, un peu avant les examens, je suis en classe et je craque. Arrivé à la récréation de 10h00, je décide d’en parler à Lola, une amie proche de moi (qui l’est toujours aujourd’hui). Une autre de mes amies a entendu la conversation, je lui explique donc. Une troisième amie décide de m’emmener au PMS de l’école. Je vais donc leur expliquer ce qui s’est passé mais, j’ai du mal à parler.

L’affaire

À la récré de midi, je vais chercher des pâtes, dans un endroit juste à côté de l’école. Je commande mes pâtes avec mon amie Lola, nous attendons. Je tourne la  tête et je vois ma maman et une de mes petites soeurs entrer dans le snack. Je vais vers elles, je leur dis bonjour et je leur demande ce qu’elles font là ? Ma maman me répond qu’elle avait envie de venir chercher des pâtes, pour dîner et me dit ensuite que mon papa est dehors dans la voiture. Je reçois ma commande, ainsi que mon amie, et nous allons donc jusqu’à la voiture.

Je dis bonjour à mon papa, et je demande ce qu’ils font là. Il me répond la même chose, qu’ils avaient envie de pâtes donc ils sont venus en chercher. Ma maman et ma petite soeur arrivent à la voiture, et là, elles demandent : « C’est quoi la lettre que l’on a trouvé dans ta chambre ? ». La mémoire me revient, j’avais oublié que j’avais écrit une lettre sur ce que j’avais vécu en été… Mais je nie et je demande « quelle lettre ? ». Mon papa explique « Maman a fait le nettoyage de ta chambre. En soulevant ton lit, elle a trouvé une lettre où tu dis qu’un monsieur t’a fait du mal … » Je m’effondre. Ce n’est pas possible. Les larmes montent toutes seules. Je pleure, mes parents sont touchés et me demandent qui m’a fait ça ?

Je leur dis le prénom du monsieur. Il s’appelle Bernard. Au début, ils pensaient que c’était un de mes tontons défunts, mais non, c’est l’ex-mari d’une voisine qui passe encore chez elle et qui lui aussi, s’appelle aussi Bernard. Mes parents partent en furie, je suis pas bien toute l’après-midi… Mes ami(e)s sont là pour moi et me réconfortent.

la justice

À 16h, je reprends le bus. Un quart d’heure plus tard, j’arrive dans le quartier. J’ai un truc étrange, comme si dans ma tête, on m’avait dit « Benoît regarde dehors », je tourne la tête et je vois mon papa, ma maman, un voisin et Bernard. Je crie « Stop » dans le bus. Le chauffeur s’arrête et laisse descendre. Je rejoins mes parents, mon papa avait empoigné Bernard, et au moment où je suis arrivé, Bernard était entrain de partir. J’étais mal, très mal. Voyant mes parents attristés. 

J’ai fait beaucoup de bêtises à ce moment-là de ma vie. J’étais au plus mal, j’avais l’impression que c’était de ma faute, que c’était moi qui l’avait attiré,… alors que non, ce n’est juste qu’un pervers pédophile. J’ai été porter plainte au bureau de police avec ma maman, nous avons été envoyé à la police de Liège, par la suite, pour expliquer les faits. Encore une fois à la police de Wavre pour expliquer à nouveau les faits, mais en étant filmé. Ensuite, nous avons appris que l’histoire tombait à l’eau car il y avait un manque de preuves. À savoir, que Bernard, l’homme qui m’a détruit à jamais, a retourné la situation, car, oui il a bien avoué qu’il l’avait fait, mais il a dit que c’était moi qui lui avait demandé de le faire. Pitoyable… !

Ensuite, le petit copain de la fille de cet homme m’a harcelé… Quand j’ai eu mes 18 ans, il m’envoyait des messages via messenger en me disant que c’était moi, que j’étais un menteur, que je savais bien ce que j’avais fait ce jour-là,… Ça a été comme ça pendant des mois et des mois. Il m’a fait une réputation à l’école en disant que je faisais des fellations aux garçons, chose que je n’ai jamais faite. Sa maman s’en est prise à ma maman lorsque j’étais à l’école. J’ai reçu des menaces par texto,… Un soir, on a même eu la “visite” de ses enfants, ils voulaient s’en prendre à nous. C’est la chose de trop, ce qu’il ne fallait pas faire, je retenais beaucoup de chose par rapport à eux, depuis des mois, et vis-à-vis de Bernard, depuis 1 an et demi presque. J’ai explosé, je suis sorti en furie de chez moi, heureusement qu’on m’a retenu parce que je les aurais réellement frappés.

La Suite

À l’heure actuelle, je vis encore avec cette douleur et je finirai mes jours avec, en y pensant tous les jours. Ce que je voudrais c’est faire passer ce message. S’il vous plaît, si vous êtes, où si vous avez été victime d’abus/attouchements sexuels, que vous soyez mineurs ou pas, sachez que personne n’a le droit de vous faire cela. Alors, s’il vous plaît, parlez- en. Je sais que ce n’est pas quelque chose de facile, car je suis passé par là, mais le garder pour vous, va vous détruire encore plus que ce que vous ne l’êtes déjà. En parler va vous libérer un minimum. Oui, vous y penserez toujours, mais vous devez en parler, même si vous avez peur de la réaction de vos parents ! Ils comprendront, ce n’est pas de votre faute ! Vous êtes victime, il faut vous libérez de ce mal-être. Quand moi j’en ai parlé, j’ai senti comme un poids de 5 tonnes qui sortait de moi, j’étais libre. Et surtout, même si votre « histoire » tombe à l’eau comme la mienne, ne lâchez rien, réenchérissez, relancez des procédures ! Les personnes comme cela, ne méritent pas d’être libres. Je crois en vous, je compte sur vous !

Auteur : Benoit, 19 ans, Wavre

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