Mon enfer, c’est moi!

Mon enfer, c’est moi!

Je sens une chaleur, une chaleur inhabituelle.

Mes yeux s’ouvrent. Je suis dans une pièce. Une pièce noire. Noire comme la nuit sans étoiles, ni lune pour m’éclairer. Suis-je seule ?

« Excusez-moi, où suis-je ? » ? Aucune réponse. Je m’avance et ressens encore plus cette chaleur. Je vois au loin une flamme. Enfin… je pensais qu’il n’y en avait qu’une. Je me retrouve entourée de flammes. Quel est cet endroit ?

Je m’avance encore. Je vois un énorme trou. Je me retourne, pour faire demi-tour mais je ne vois plus de chemin. Les flammes se sont éteintes. Je suis donc obligée de sauter.

J’ai peur, très peur. Mais je n’ai pas le choix. Je dois sauter !

Je ferme mes yeux et atterris devant un miroir où je me vois. Mais ce n’est pas mon reflet actuel. Je me vois me juger, me critiquer. Me toucher comme si j’étais un déchet. Avec un air de dégoût.

Je ne comprends pas ce que je fais là !

Un papier m’apparaît. Sur celui-ci est noté : « Bienvenue dans ton propre enfer ».

Je me sens donc de plus en plus mal. Je ne sais pas ce qu’il va m’arriver.

Soudain, j’entends ma voix au loin qui m’appelle et me dit : « Assia, Assia, réveille-toi ! »

Au bout de 10 répétitions, mes yeux se décident enfin à s’ouvrir.

J’ai compris alors que j’étais mon propre enfer depuis toutes ces années.

Auteure : Assia, 18 ans, Bruxelles

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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Vivre avec la tristesse

Vivre avec la tristesse

Lucas a du mal à exprimer ses émotions. Il accumule beaucoup et ne s’ouvre quasiment pas à ses proches, à celles et ceux qu’il aime. Il cache, derrière de grands sourires, sa joie de vivre, son humour. De temps à autre peuvent aussi arriver des moments de tristesse difficiles à expliquer. Lucas le dit : à force de consacrer de l’énergie à camoufler sa tristesse, on arrive parfois à un stade où on se voile complètement la face sur notre état mental.

Quand ça sort …

Lorsque les émotions sortent, elles peuvent prendre différentes formes. Je sais qu’à certains moments, je vais être dans un bad mood et donc être plus vite énervé saoulé ou encore triste. Il m’en faut beaucoup pour pleurer devant des gens, même devant les membres de ma famille, même si ces proches sont très compréhensifs. Tout garder sans rien montrer est comme un système de défense pour moi. Ça m’arrive de pleurer seul mais même dans ces cas-là, j’essaie de repousser et d’oublier cette tristesse, même si tout reste dans ma tête.

Cacher les émotions, une bonne idée ?

Pourquoi vouloir cacher nos émotions ? Pour ne pas faire de vague ? Pour ne pas rajouter une couche supplémentaire sur les épaules de nos proches qui ont déjà beaucoup de choses à régler ? Est-ce que je me dis que je ne peux pas m’autoriser à aller mal ? Les fameux “Comment tu vas ? Ça va et toi ?” sont une terrible routine. Mais dans la réalité ? Qui s’inquiète réellement ? Ce n’est pas ce que je recherche non plus. J’aimerais seulement pouvoir m’accepter moi-même. M’accepter comme je suis, avec mes faiblesses, mes douleurs et mes peines.

Il y a pire et il y a mieux aussi !

La tristesse fait partie de nous. On ne peut que lui ouvrir les bras et l’accepter. Camoufler ou enfouir nos émotions n’est pas une solution. Il ne faut pas se cacher, on ne devrait pas avoir honte de notre tristesse, car c’est naturel. C’est ce qui fait de nous des êtres humains. Toute notre vie, on va être amené à vivre des choses qui seront, parfois, plus difficiles. C’est donc normal d’avoir des périodes plus compliquées. Il faut donc relativiser et se dire qu’il peut y avoir un pire, mais qu’il peut aussi y avoir un mieux.

Auteur : Lucas, 15 ans, Namur

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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Léa est à l’hôpital

Léa est à l’hôpital

Durant plusieurs jours, Scan-R a installé sa rédaction dans une unité pédopsychiatrique bruxelloise. Ce service hospitalise de jeunes adolescent·e·s – âgé·e·s de 8 à 14 ans – qui présentent une souffrance psychopathologique importante qui dépasse les compétences d’un service ambulatoire. La concentration et le moral de ces ados ne sont pas toujours au rendez-vous de nos rencontres et écrire en « je » est pour elles et eux un véritable défi.

Mon univers

Je m’appelle Léa, j’ai 14 ans. Ici, je connais des hauts et des bas mais mon récit me montre que chaque jour, j’avance un peu plus. Mon endroit à moi, c’est ma chambre. Elle est grande. J’ai une colocataire prénommée Karolina, elle est géniale. Nos murs sont bleus clairs avec quelques motifs, des ronds et des triangles, qui font penser à des montagnes. Nous avons des lits en bois avec un sommier de lattes métalliques qui font un peu mal au dos, le matelas n’est pas très épais. Quel dommage : il ne rebondit pas ! J’ai des draps colorés ; ma couette est rougeâtre, orange et jaune, mon matelas est mauve. J’ai des étagères où j’y range mes pulls, livres et pantins de bois, que j’utilise quand je dessine ou encore pour peindre. J’ai aussi Ursule : une plante grasse. Très mignon ce prénom pour une plante, n’est-ce pas ? Mon côté de la chambre n’est pas très coloré. Ce qui contraste avec celui de ma coloc’ qui, pour le coup, est très créatif et respire la joie. À côté de son lit se trouve un poster d’éléphanteau. Elle a beaucoup d’affaires : photos, lettres, jeux de société, vêtements, … Et surtout, elle a beaucoup de produits de beauté. C’est une grande fan d’Yves Rocher ! Pour en revenir à mon côté, il n’est peut-être pas aussi joyeux que celui de ma copine, mais il me convient bien. Finalement, on partage la même chambre !

La journée

Le matin, quand je me lève, Karolina fait des étirements et puis, on commence la journée. On se prépare, on se maquille. Elle met mon mascara et me regarde faire mes traits d’eye-liner. On va manger, je vois tout le monde à table. Il y a des motivé·e·s pour commencer la journée et d’autres qui le sont moins. Mais tous gardent le sourire. Les activités commencent : les cours, les entretiens, … Le soir, il y en a qui regardent un film et d’autres, dont moi, qui préfèrent parler. On s’exprime et on rigole, de ce qu’on se dit ou de ce qu’on a aperçu pendant la journée. Puis on va dans nos chambres, on parle encore un petit peu – en cachette – avant de dormir. Quelle joie de voir tout ce monde de bonne humeur ! Je déprimerais si je ne voyais pas ces sourires contagieux à longueur de journée.

Mes ami·e·s

Je suis amie avec presque tout le monde ici. On n’est pas forcément très proches, mais ensemble, on rigole tous bien, on parle de tout, de rien. J’ai aussi quatre ami·e·s à l’extérieur de l’hôpital. Je suis plus proche et je m’entends mieux avec deux d’entre-eux, on se comprend plus. La différence entre eux, elles et les jeunes de l’hôpital c’est le fait que je suis plus proche de mes ami·e·s à l’extérieur et que mes ami·e·s sont peut-être parfois plus joyeux, enjouées ou plus faciles à vivre que les enfants d’ici. Puis, forcément, je connais mes ami·e·s de l’extérieur depuis plus longtemps que ceux et celles d’ ici.

Ma vie à l’hôpital

Mon moment préféré ici a duré deux jours… Un week-end, pour être exacte. Beaucoup de jeunes étaient parti·e·s chez leurs parents ou ailleurs, mais moi, je suis restée ici avec un garçon qui, maintenant, est parti. On s’entendait bien et on a beaucoup rigolé : on a fait une mini bataille d’eau, une bataille de balles de kicker, … On discutait aussi. Je lui ai mis du vernis, il n’a pas apprécié et l’a enlevé. On a fait deux puzzles aussi, un de 500 pièces avec une stagiaire et un autre de 100 pièces, qu’on a fait à deux. Bref, ce sont les seuls moments où j’ai eu des fous rires à l’hôpital. Le moment que j’ai le plus détesté ici… Il y en a plusieurs, mais c’est tous les entretiens et toutes les nuits. Je n’aime pas les entretiens et ils me rendent toujours d’humeur négative car je n’aime pas parler de mes problèmes. Quant aux nuits, je n’ai pas envie de rentrer dans les détails mais je suis insomniaque, et je vois, entends ou ressens des choses que personne d’autre de « normal » ne peut voir, entendre ou ressentir.

Ce qui me manque

Du dehors de l’hôpital, ce qui me manque le plus, ce sont les sorties ou les journées à ne rien faire. J’aimais voir mes ami·e·s, les petites soirées organisées chez eux ou chez moi, les sorties shopping ou autre à Bruxelles. Sortir de chez moi est une habitude importante pour moi : cela me permet de me changer les idées. J’aimais aussi rester chez moi à ne rien faire de particulier, je m’habillais ou restais en pyjama. Je m’occupais en dessinant ou peignant ou je restais sur mon téléphone. Le soir quand j’étais chez mon père, je restais avec lui dans le salon et on regardait des films en mangeant – pas très sainement – jusqu’à tard. Ce n’était pas comme ça tous les soirs bien entendu, mais quand ça se passait c’était vraiment cool. Que cela fait du bien d’être au calme chez soi !

Ma fierté

Ce qui me rend le plus fière, c’est d’avoir été là pour mon père et mes ami·e·s. Après le départ de ma mère, mon père est tombé en dépression et j’étais la seule personne sur qui il pouvait compter, la seule à qui il pouvait se confier car nous étions en plein confinement, il ne pouvait voir personne d’autre. J’étais là pour lui remonter le moral. J’étais là aussi pour mes ami·e·s qui sombraient en dépression. J’étais là pour mon amie et je l’ai empêchée de se faire du mal. J’étais là pour mon ami qui part en vrille foutant sa santé en l’air, buvant et fumant presque tous les jours mais tient beaucoup à moi. Le fait que je sois présente pour lui l’aide. Il sait que je suis là s’il veut se confier ou tout autre chose. Je l’aide comme je peux, je l’incite à parler de son mal-être à des adultes, de son mal-être. Je suis persuadée que bientôt, il ira mieux. Je suis fière d’avoir été là et d’être toujours là pour eux, pour elles, c’est la meilleure chose que j’aie pu faire depuis ma naissance.

Mon secret

À part avec ma famille et mes ami·e·s, je ne parle à personne du fait que je suis ici. Elles et ils ne m’ont pas prise pour une folle ou quoi que ce soit. Non, tout le monde a été compréhensif. Je ne l’ai pas dit à ma classe par exemple car les élèves me prendraient pour une dingue, avec tous les stéréotypes de l’hôpital psychiatrique. Ils jugeront le fait que je ne rentre pas dans la case de l’adolescente normale qui se préoccupe de sa popularité … Je crois que les gens n’aiment pas ce qui est bordélique.

Auteure : Léa, 14 ans, Bruxelles

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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