La fable de la jeunesse

La fable de la jeunesse

J’ai peur pour l’avenir, pas parce que je ne serai plus un enfant mais parce que le dieu qui régit notre monde c’est l’argent.
L’argent ne devrait être qu’un outil, pas la chose que l’on désire le plus dans une vie.
Par leur petit capital économique, la jeunesse est muselée et museler la jeunesse c’est museler un futur pas si lointain.

Aujourd’hui, j’ai 24 ans et c’est la première fois que je représente ma génération de toute ma vie.
Je croyais en l’école, je croyais que quand j’allais sortir, je serais prête à l’emploi et à, enfin, m’intégrer.
Le résultat est quand je suis sortie j’ai découvert que j’étais dans une bulle et que plein de monde autour de moi était à l’agonie.
J’ai passé toute ma vie à donner du sens à mon travail.
J’ai dédié ma vie à mon insertion et le sens je ne l’ai jamais trouvé.

Je n’ai pas besoin d’histoires sur une vérité enjolivée.
Nous avons besoin de vrai pour donner du sens à nos journées, à nos vies, à cette société entière.
Pour défendre non pas un capital mais des humains de chair et d’os, de sentiments et de vie.

Auteure : Julie, 24 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS DU LABORATOIRE SOCIAL ET MEDIATIQUE 2024.

Retrouvez ce récit et d’autres dans notre livre

LES PETITS AVIS, EPISODE 126

LES PETITS AVIS, EPISODE 126

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc dans un seul article sobrement intitulé “Les Petits Avis”.

Prévenir de la cata, Anonyme, Verviers

Aux inondations (2021), on aurait dû être prévenu car il n’y a pas moyen que l’Etat n’ait pas su ce qui allait arriver avec toutes ces pluies et constructions. Il aurait dû avoir pris des mesures pour empêcher ça, à tout prix, même si la chance que cela arrive soit de 10%.

Il fallait quand même tout faire pour réduire ces risques à 0.

Je ne l’ai pas vécu mais j’ai entendu ce que les autres ont vécu et je ne veux pas imaginer ce que ça fait de tout perdre de précieux.

Le message que je voudrais faire passer, c’est d’agir au plus tôt et de ne pas laisser développer tout ce qui contribue aux futures catastrophes.

Des conditions sévères…, Anonyme, Verviers

Aux inondations (2021), on aurait dû mettre des conditions sévères à l’artificialisation des sols.

Pourquoi ? Car si les conditions eurent été plus sévères, de probables futures inondations auraient pu être évitées. Et donc, les sols auraient été en mesure d’absorber l’eau à la surface.

Mon message est que nous devrions prendre plus soin des terres et arrêter de les urbaniser pour de futiles raisons comme construire sa 4e maison à 4 façades. L’écologie, c’est important.

Pas assez d’aide, Anonyme, Verviers

Durant les inondations (2021), je trouve que, malgré l’aide de quelques personnes qui ont aidé, malgré l’aide des bénévoles, on n’a pas eu assez d’aide des autorités. De plus, si on avait lancé une prévention plus tôt, concernant le relâchement des eaux, on n’aurait eu pas autant de dégâts, de morts. Beaucoup de personnes ont perdu des objets de valeur et malgré cela, l’Etat n’a pas autant aidé, financièrement.

Dans mon cas, j’avais beaucoup de pertes et dégâts dans ma maison et je n’ai pas reçu l’équivalent des objets de valeur.

Le message que je voudrais faire passer, c’est que si par malheur, cela arrivait encore, alors j’aimerais qu’on mette plus de choses en place.

Prévenir, Lamia, 17 ans, Verviers

Durant les inondations (2021), on aurait dû prévenir beaucoup plus avant pour alerter la population, qu’on puisse se préparer à cela.

Le fait de prévenir aurait pu sauver des vies et aurait permis aux gens d’évacuer plus tôt et plus vite. Par exemple, on aurait dû annoncer les fortes pluies. Les autorités n’ont pas directement dit qu’il y avait une inondation et étaient imprudentes.

Travailler mérite toujours du respect, Willy, 58 ans, Charleroi

Travailler mérite toujours du respect.

Je regarde un film où une personne lance des critiques sur les restaurants, sans se rendre compte du mal qu’elle peut provoquer. Elle détruit un lieu de vie avec ses mots. Mais même quand on aide dans une structure pour soutenir les autres, on reçoit encore des critiques.

Pourquoi faut-il toujours juger les gens, les restaurants, ou les efforts des autres ? Est-ce parce que certains préfèrent voir l’autre tomber, plutôt que de l’écouter ? Cela ressemble à ce qui se passe dans les écoles : le harcèlement peut détruire une vie, jusqu’à pousser un enfant à disparaître en silence.

J’ai écrit ce texte avec un mal de tête, mais avec l’envie de dire que beaucoup de personnes préfèrent voir un être humain souffrir, plutôt que de tendre la main. La douleur est souvent invisible, et certains choisissent de tout quitter pour l’oublier. Mais trop de gens n’arrivent pas à comprendre ta souffrance, ta douleur. Personne n’est né sur cette Terre pour souffrir. Nous sommes là pour vivre, pas pour être critiqués ou condamnés. Alors gardez vos jugements, vos doutes et vos préjugés chez vous, au lieu de venir les déposer dans la vie des autres.

Pardonner après avoir subi le mal est très difficile. Pourtant, après avoir vécu dans la rue, j’ai appris à pardonner bien des choses. C’est toujours un combat, surtout quand la trahison vient même de personnes présentes dans les structures censées aider. Alors, comment maîtriser la colère ? Comment continuer à avancer sans toujours subir ces critiques ? Chacun se bat déjà chaque jour pour manger, pour boire, pour se soigner, pour payer ses factures. Nous n’avons pas besoin de gens négatifs dans nos vies. Depuis un an, je loue un appartement, et je n’ai certainement pas besoin de vos jugements. Si votre but est de blesser et de détruire la vie des autres, alors restez chez vous, dans votre lit, avec vos préjugés. Laissez les autres avancer sans vous. Nous ne sommes pas vos souffre-douleurs. J’ai failli tomber à cause de la vie dans la rue. Mais j’ai toujours trouvé la force d’avancer dans ce monde inconnu.

Alors si c’est pour encore me critiquer, me juger ou douter de moi, passez votre chemin. Ne me dites pas un mot. Car le mal que vous faites avec vos jugements peut, lui, détruire une vie entière.

NDLR : Parfois, Scan-R partage la parole des personnes ayant plus de 30 ans. Elles écrivent au sein d’institutions en lutte contre la précarité.

Auteurs/ices : Anonymes, Lamia, Willy

CES PETITS AVIS ONT ÉTÉ PRODUITS LORS DE DIFFERENTS ATELIERS SCAN-R.

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L’Attaque des Titans est un manga écrit par Hajime Isayama en 2009 et adapté en animé en 2013. Cette œuvre a directement été un coup de cœur pour les fans de manga, grâce à son histoire originale et touchante.
On débute donc l’histoire avec Eren, le personnage principal et Armin et Mikasa ses meilleurs amis. Ils ont seulement un problème avec le reste de la population, les titans. On va donc, tout au long de l’œuvre, les voir évoluer, vivre des situations atroces, se battre et souffrir. Le récit débute avec l’irruption soudaine du Titan Colossal. La créature détruit le Mur Maria. Cette catastrophe permet aux titans d’envahir le district de Shiganshina. Eren, Mikasa, et Armin assistent impuissants à la mort de la mère d’Eren. Ce traumatisme pousse Eren à rejoindre le Bataillon d’Exploration pour éradiquer les Titans.
L’Attaque des Titans reste tout de même plus complexe que ça, car plus on avance dans le récit, plus on va découvrir qu’en fait, c’est l’égoïsme humain qui se cache derrière tout ça.

Nos trois personnages se lient d’amitié avec d’autres jeunes victimes qui sont également assoiffées de vengeance envers ces créatures destructrices. Les jeunes vont se recueillir à cause de leur chagrin et devenir une équipe de confiance plus forte que jamais. Au fur et à mesure de l’œuvre, on va découvrir que tout n’est pas si beau car plusieurs personnes sont en réalité des traitres et sont des personnes du camp adverse qui leur fait subir tous ces malheurs, depuis des milliers d’années.
L’œuvre montre donc plusieurs aspects de la société car dans le manga il y a, en réalité, des énormes divisions des peuples et pouvoirs politiques, ce qui peut être relié à notre monde actuel. En explorant les différents personnages, les différentes trahisons et liaisons, on découvre toute sorte de facette de leurs personnalités. On finit parfois par s’attacher vu qu’on les suit pendant leurs moments de détresse, joie, gentillesse, etc. Donc, inconsciemment, on les justifie et on se dit qu’il n’y a pas réellement de gentils ou de méchants.
On se fait alors, en quelque sorte, emparer par une empathie. On les défend, eux et leurs actes extrêmes ou leurs raisons d’agir. Selon moi, le manga illustre surtout la complexité des humains. Très souvent, les problèmes de conflits sont reliés au passé, et les soldats, sont juste des pantins du système.

L’Attaque des Titans fait comprendre beaucoup de choses sur les guerres. Lire le manga peut aider à se remettre en question sur les sujets sensibles, comme la division des peuples.
Hajime Isayama a, selon moi, voulu faire passer un message sur les différentes convictions qui animent chaque personne/peuple. Il a surtout voulu mettre à l’épreuve notre empathie (chose qui fonctionne pour la plupart des fans).
Mais justement, parlons-en. Pour les fans, leur empathie a été remise en question. Est-ce réellement une bonne chose ? Peut-on réellement avoir de l’empathie pour tout le monde ? A mon avis, cet état d’âme ne peut pas être appliqué à notre monde actuel. Tous les gouvernements ne méritent pas de l’empathie. L’œuvre reste une fiction et c’est pour cela que c’est un sujet discutable.

Je recommande donc de vous jeter sur l’œuvre. Une fois la série terminée, si vous avez un avis tranché sur les personnages, alors, il est temps de questionner votre empathie.

Auteure : Elisa, 18 ans, Liège

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Ado en devenir

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A 56 ans, j’ai enfin débuté ma transition FTM*.

J’ai été opéré de la poitrine, quel soulagement, une véritable libération. Ensuite, j’ai commencé la testostérone et je suis impatient de voir les changements, et, en même temps, j’ai peur qu’à la fin du traitement, genre dans un ou deux ans, mon changement physique ne soit pas réussi car, pour certaines personnes, on y voit que du feu, le traitement prend bien mais, pour d’autres, c’est moins évident et la société les mégenre encore à leur sexe d’origine. C’est surtout ça qui me fait peur et je suis du coup, impatient, trop impatient.

J’en ai plus qu’assez que la société me genre au féminin alors que je me sens un homme à l’intérieur de moi, ou plutôt un ado en devenir. Et on ne devient pas un ado en un jour, il faut du temps et moi, du temps, j’en n’ai plus. J’ai 56 ans, j’ai fait mon coming out partout, à peu près, et, à part quelques personnes qui ne l’acceptent pas, je suis agréablement surpris, non pas toujours compris, mais respecté.

Aussi, j’ai attrapé de la niaque, du répondant quand on me veut du mal. Je préfère être seul que mal accompagné dans ce cas. Mais je comprends aussi que je dois laisser du temps à certains proches pour m’accepter comme je suis, mais au bout d’un temps je dis stop et je m’éloigne.

J’ai un équilibre entre les lieux/personnes où je me fais aider et les lieux où moi j’aide, comme bénévole, par exemple, sur le surendettement.
Par contre, je suis en rage que les soins médicaux sont genrés et qu’ils soient refusés si on a une maladie grave du sexe subie avant le moment où on a changé de genre sur la carte d’identité.

*FTM : female to male, personne transmasculine

NDLR : Parfois, Scan-R récolte la parole des personnes ayant plus de 30 ans, comme ici, lors d’un atelier intergénérationnel sur le genre.

Auteur : Nat, il, 56 ans, Bruxelles

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L’école à la loupe

L’école à la loupe

Dans un pays moyenâgeux, la population est séparée au nom de la magie. Les ignorants et les sorciers se côtoient mais ne se mélangent pas.
Mais tout bascule le jour où Coco, une ignorante, lance un sort interdit qui pétrifie sa mère pour toujours. Pour pouvoir la sauver, elle se voit donc obligée d’intégrer la société des sorciers, en répétant des normes et des savoirs que les autres individus maitrisent depuis la naissance.

Sous son prisme et ceux des autres élèves de l’atelier, l’autrice met en évidence différentes façons d’apprendre dans un monde où chaque citoyen se doit d’être utile. Sans peine de se faire exclure de celui-ci.

Cette histoire met en lumière comment un enfant se positionne avec de telles exigences pour tenter d’avoir sa place auprès des adultes. Le voici victime d’une société qui veut que l’enfant soit un outil prêt à l’emploi, on ne laisse pas la place à ce qu’il soit un enfant.

Avec du recul, on peut faire un beau parallèle avec l’école japonaise où a baigné l’autrice. Mais aussi avec notre éducation belge qui ne cesse de se faire remodéliser pour viser la performance, alors qu’elle ne fait que se dégrader. Dans de telles conditions scolaires, ne serait-ce pas le moment d’avoir d’autres modèles d’apprentissage pour que les enfants continuent d’apprendre toute leur vie ?

Auteure : Julie, 24 ans, Liège

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Jeunes, entourés, mais si seuls

Jeunes, entourés, mais si seuls

Jeune, toujours entourée, pourtant je me sens si seule.
Jeunes, toujours entourés,
Pourtant, on ressent tous ce vide, ce vide qui nous fait trembler.
Elle est trop belle, elle, cette fille, ce modèle,
Moi, j’voudrais juste avoir un corps pareil.
Et lui, là-bas, si loin, à Bali,
Il sourit, il vit, il brille sans répit.
Il vit sa meilleure vie, Lui.
La chance, qu’on dit. La chance… ou l’illusion,
Parce qu’au fond, c’est qu’une projection. Et on le sait.
Ah… Instagram, cette vitrine en couleurs,
Où chaque post respire le bonheur,
Des cœurs, des sourires, des clichés parfaits,
Mais ce sont des masques, et on le sait.
Génération « tout va bien », mais tout est faux,
On maquille nos peurs sous des filtres beaux.
On est heureux, enfin, sur l’écran,
Mais dans le réel, c’est le néant.
On prétend, tous, c’est ça le jeu,
Semblant d’être forts, semblant d’être heureux,
Mais ce qui est sûr, c’est qu’on est courageux.
Les réseaux, c’est beau, mais c’est si faux,
C’est faux, si faux qu’on s’y perd un peu,
Si faux qu’on y croit, qu’on s’y attache,
Et qu’on se détache du vrai, hélas.

Mais un jour, la lumière change de ton,
Ton fil d’actu devient une sorte de prison,
Fini les plages, fini les selfies souriants,
Maintenant c’est place à la douleur, aux cris, au sang, désillusion.
Des familles brisées, des enfants ensanglantés, des femmes violées, des familles
déchirées, des vies gâchées.
BAM, la réalité nous éclate en plein cœur,
On n’était pas prêts, pas prêts pour l’horreur.
On absorbe tout, tellement trop vite, et si fort,
Chaque image, chaque mot, devient un ressort.
Ça nous touche, ça nous tort, ça nous détruit.
Et parfois ça réveille des blessures enfouies.
Les traumas, ces ombres qu’on croit enterrées,
Mais qui ressurgissent au moindre coup porté.
Tu lis un mot, tu vois un visage,
Et soudain, ton passé refait naufrage.
Les traumas, ça te ronge, ça te prend,
Te laissant debout mais mort lentement.
Ça t’arrache ce que t’étais, ça te brise à jamais,
Et parfois, ça te fait devenir ce que tu détestais.
Les traumas, ça tue sans faire de bruit,
Ça détruit des vies, ça éteint des nuits,
Ça te fait survivre, pas vivre vraiment,
Et ça fait de toi un fantôme vivant
Les adultes, ils disent qu’on est chanceux, qu’on a tout,
Mais ce « tout » nous écrase, nous pousse à genoux.
Une génération qui porte le poids du monde,
Un monde trop bruyant, trop dur, trop immonde.

Alors, aujourd’hui, je vous le dis ici,
On est cette jeunesse écorchée,
Qu’on se soutienne, qu’on arrête de mentir, qu’on arrête de se mentir.
Et nos blessures, faut les laisser guérir.
Nos cœurs brisés peuvent recoller leurs morceaux.
On est là, ensemble, face au miroir,
Venez, aujourd’hui, on reprend notre espoir.

Auteure : Tigist, 24 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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