J’ai des cheveux bleus, ça dérange ?

J’ai des cheveux bleus, ça dérange ?

Sarah a 16 ans et que ça plaise ou non, elle a décidé que ses cheveux seraient bleus ! 

D’après les gens que je croise dans ma vie de tous les jours (rue, école, activités extra scolaires,…), je suis bizarre. Cela ne pourrait s’expliquer que par un défi perdu. D’après eux, naïve, d’après eux, c’est pas avec cette tête que je vais avoir de nouveaux amis, un copain, un job plus tard, d’après eux, j’ai besoin d’être dans la case de ceux qui sont « différents », j’ai besoin de me démarquer pour exister… 

En réalité, j’ai des cheveux colorés juste parce que je trouve ça beau, c’est tout. J’ai décidé de ne plus avoir mes cheveux bruns, pas parce que je ne les aimais plus, mais juste parce que j’avais besoin de changement. Je pense très sincèrement que, le fait d’avoir pu faire ce que je voulais de mes cheveux, de mon style et de ma façon d’être… Ça a boosté ma confiance en moi. 

C’est fou comme dans cette société, on se permet de résumer les gens à leur apparence. Parce que oui, j’ai un style différent mais je suis aussi remplie d’humour, de bienveillance, de sensibilité, d’empathie, de créativité. Je suis passionnée par la lecture, la couture, la mode, la musique. Bref, les gens qui me résument à mes cheveux ne connaissent pas le quart du tiers de ma personnalité.

Je suis en plein dans l’adolescence, je me cherche. J’aimerais savoir qui je suis, ce qui me plaît ou pas,… Je sais qu’en tant qu’ado, c’est compliqué de s’assumer et de s’apprécier. On essaye d’avoir plus confiance en nous grâce à diverses choses, notre style, nos goûts musicaux, notre attitude envers les autres. Je pense qu’à notre âge, on essaye tous de se démarquer à notre manière.   

J’espère que ce témoignage fera comprendre à certains qu’ils ne sont pas les seuls dans ce cas et expliquera à d’autres que les préjugés et les a priori peuvent bien souvent être totalement déconstruits et sans fondements. Ce n’est pas grâce aux autres, à leurs regards sur nous que nous pouvons nous sentir bien dans notre peau, mais grâce à notre propre vision de qui on est. Une chose primordiale, c’est d’avoir confiance en soi parce qu’on a le droit de s’apprécier tel que l’on est.

Auteure : Sarah, Sart-Lez-Spa, 16 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance.

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Ma vie a commencé en 2ème année secondaire. Je me revois encore. Assise à l’écart dans la salle d’étude de mon école, comme d’habitude, avec ma meilleure amie, sous le nez de l’éducateur, comme les petites élèves modèles. Mais ne vous laissez pas avoir oui, on était presque irréprochables en classe. En-dehors de l’école, c’était une toute autre affaire. J’ai toujours eu des facilités à l’école (sauf en maths). Je n’avais rien à faire et je m’ennuyais grave. Ce jour-là : un éclair de génie ! Et si… j’écrivais une histoire ? Pas la mienne ; elle est vraiment trop nulle. 

Ces héros que j’invente

Je préfère écrire l’histoire de quelqu’un qui aurait la chance de vivre des aventures extraordinaires… peut-être un peu versé dans l’horreur… J’ai pris une feuille, mon stylo à billes (j’ai toujours pensé que ceux qui utilisaient des stylos plutôt que des Bics étaient de vrais écrivains), puis j’ai réfléchi un peu. Je n’avais pas d’idée précise en tête mais un titre temporaire : Petite nouvelle sympa avec des monstres et tout et tout. Sérieusement ! Je suis une fille distraite. J’étais capable d’oublier vers où je voulais mener mon histoire. Avec ce titre-là, pas moyen d’oublier ! Puis je me suis lancée..

C’était ma première histoire, mon premier chef-d’œuvre et d’un coup, je me voyais projetée sur le devant de la scène, inscrivant d’ores et déjà mon nom aux côtés de mes auteurs préférés. J’étais si naïve et si fière de moi. J’avais treize ans. Une gosse, les étoiles dans les yeux, assise à son clavier, à gribouiller sur son bloc en étude, à décider de la vie de gens qu’elle aurait inventés… Trois ans plus tard, c’est toujours ce que je fais.

Inspiquoi ?

Inspiration ! On me demande parfois où je trouve l’inspiration, comment toutes ces histoires me viennent. Je ne sais pas. Je serais bien incapable de l’expliquer. Simplement, quand j’écris, je suis dans ma bulle. Certains jours, l’inspiration ne vient pas : je n’arrête pas de taper sur la lettre d’à-côté, je me sens lente, je trouve que je n’écris que du pis-aller… Et d’autres jours, ça me paraît si évident. Il suffit parfois de faire un break de quelques heures, le temps de réfléchir un peu à ce que je pourrais faire subir à mes héros. Je concocte des plans machiavéliques qu’ils résoudront en un clin d’œil, parce que ce sont des génies qui ne se plantent jamais. Je leur fais affronter des bêtes féroces, des dieux maudits, des directeurs mégalomanes, je les mets en face d’eux-mêmes et les force à comprendre qui ils sont, et c’est là, en réalisant ce que je fais, que j’ai compris pourquoi j’aime tant écrire.

Ma vie, l’histoire qui m’échappe

Parce que sur ma petite vie, je ne contrôle rien. Le temps passe, insensé, sans but, sans que l’on y comprenne grand-chose. On s’interroge inutilement. Pourquoi la vie est-elle si difficile, pourquoi tout a-t-il nécessairement un prix, à quoi cela rime-t-il de vivre ?

Pendant que je me torture avec ces questions existentielles, mes héros sur papier, eux, sont tellement occupés à sauver le monde qu’ils n’ont pas le temps de se les poser. Ces héros, c’est moi qui en tiens les ficelles : je peux en faire ce que je veux. Ils naissent, grandissent et meurent ainsi que je l’ai décidé. C’est moi le Dieu dans l’histoire. Et ça étouffe tout le reste, tous mes problèmes.

C’est peut-être ça qui me met tellement à l’aise avec un sujet de dissertation et au contraire, pas du tout à ma place au milieu de quinze adolescents : les mots se mettent là où je veux qu’ils se mettent, disent ce que je veux qu’ils racontent. Les gens, eux, sont imprévisibles, je ne les connais pas, je ne sais pas ce qu’ils pensent, je me sens étrangère. J’ai l’impression d’avoir quarante ans, des fois, à tergiverser autant. Maman, je ne dis pas ça pour te vexer, juré !

Ecrire, une histoire d’amour.

Ecrire, c’est toute ma vie. Et je ne sais pas par quel miracle je le sais avec une telle certitude, j’ignore s’il s’agit d’un cadeau des fées à ma naissance, mais je bénis ce mystérieux coup de chance. Je me bénis (un peu d’autocongratulation ne fait jamais de mal) de m’être lancée dans la Petite nouvelle avec des monstres et tout et tout et d’en être ressortie le cœur léger et des projets pleins la tête. 

J’ai trouvé ma vocation et je ne la lâcherai pas.

Auteure : Vicky, Rahier, 16 ans

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« Je » est multiple

« Je » est multiple

J’ai toujours été intriguée par tout ce qui se rapportait aux origines au sens large du terme. Selon le dictionnaire Larousse, il a comme sens « Classe sociale, milieu, groupe, pays, dont quelqu’un est issu ». Je suis belge  d’origine éthiopienne et cela m’a toujours paru important de savoir d’où on venait, composante ineffaçable de notre identité.

Avec du recul, je me rends compte que notre identité se compose de tellement de facettes ; savoir nos origines est une chose mais ce n’est pas forcément ce qui nous reflète le plus. Le fait de ne pas avoir vécu en Ethiopie me rend étrangère à cette culture même si celle-ci m’intéresse… énormément.

L’ÉTHIOPIE

Pour vous décrire ce pays, que vous ne connaissez peut-être pas ou peu, il se situe en Afrique de l’est. Il fait presque trois fois la taille de la France et a une histoire énormément riche. C’est le seul pays d’Afrique à n’avoir jamais été colonisé ! Il a juste été occupé quelques années par l’Italie qui n’y est pas restée longtemps suite à la bataille d’Adoua qui fut remportée par les Éthiopiens. Cette victoire  limita les ambitions coloniales de l’Italie. L’Éthiopieon l’appelle aussi le berceau de l’humanité : on y a retrouvé le squelette de Lucy, “le premier homme”.  On l’associe souvent à la famine qui l’a frappée il y a plusieurs années mais ce pays reste avant tout un lieu riche de traditions, d’histoires et d’habitants fiers de leur mère patrie . 

SUR PLACE

Lors de mon premier voyage là-bas, en 2010, les gens étaient intrigués par le fait que mon frère et moi étions avec des Européens. Ils avaient du mal à comprendre le concept d’adoption. Pour certains, c’était inconcevable que des enfants de leur pays aillent grandir ailleurs, même s’il n’y a pas tant d’adoptions d’enfants éthiopiens par des habitants du pays. Ils nous « reprochaient » de ne pas parler l’amharique,  première langue du pays. Ils nous regardaient souvent avec des yeux curieux et essayaient de comprendre pourquoi nous étions partis. Parfois, ces personnes avaient un comportement désagréable avec nous. Un peu comme si elles nous en voulaient de vivre ailleurs.  

D’UNE CULTURE ?

Avec du recul, je me demande si ce n’était pas comme admettre une faiblesse de leur pays, mettre en lumière certaines réalités comme la pauvreté. Une fois en abordant ce sujet avec un Éthiopien réfugié en Belgique. Il m’expliqua que ce n’était pas des reproches tournés vers nous mais plutôt l’inquiétude que nous perdions notre culture. On a aussi  rencontré des personnes qui étaient fières que l’on revienne dans « notre pays ».  Voilà une des premières réflexions que j’ai eues sur l’identité, sur le fait “d’appartenir” à une culture. Ce qui est difficile dans le concept d’identité, c’est d’avoir l’impression de devoir négocier avec chacune de ses différentes composantes. Régulièrement, on nous y renvoie. Selon un dictionnaire “L’identité est le fait qu’une chose, ou un être vivant est le même qu’un autre. C’est le fait de pouvoir regrouper plusieurs de ces choses ou êtres vivants sous un même concept, une même idée. » 

NOIRE EN BELGIQUE

En dehors de ce conflit identitaire par rapport à l’Éthiopie. Il y a tout l’enjeu d’être Noire en Belgique. Car même entre personnes d’origine africaine, il peut y avoir des disparités. Il y a un appellation qui m’a toujours perturbée, c’est le terme “Bounty”, mot peu élégant utilisé par certaines personnes exprimant le fait d’être noire à l’extérieur mais blanche à l’intérieur. Comme la barre de noix de coco enrobée de chocolat. Comme si on pouvait être une fausse noire. Je trouve ce terme rabaissant. D’abord, il attribue aux personnes noires certains comportements. Exemple, les Noirs ont le rythme dans la peau…  Contre exemple, les Noirs ne s’intéressent pas à la culture, ils ne vont pas dans les musées. Parler de “Bounty”, c’est aussi dénigrer une origine au profit d’une autre culture.  Ce terme m’a longtemps laissé croire qu’on était soit l’un soit l’autre et que c’était incompatible d’être une Noire sans culture africaine. Ce qui est contradictoire car Noir ne veut pas dire que l’on évolue forcément dans un milieu africain. C’est une façon vicieuse de faire passer plein de stéréotypes. Dernier exemple : l’homme noir est juste bon en sport, il ne pourrait pas préférer des activités intellectuelles, si c’est le cas c’est pour agir comme un homme blanc.  

« Je » est multiple

Je crois qu’il est important de comprendre qu’on n’est pas une identité, ni une origine mais une personne avec de multiples identités ! Et que personne, personne, ne doit nous demander de choisir entre elles … Elles sont indissociables.

Auteure : LIDIA, 20 ans, LIèGE

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance.

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Une famille de huit en confinement ? C’est possible !

Une famille de huit en confinement ? C’est possible !

À la fin des années 70, au début des années 80, « Huit, ça suffit ! », une série télévisée américaine était très populaire. Une cinquantaine d’années plus tard, et une fois de plus, la réalité a rattrapé et même dépassé la fiction. Chez Florence, à Malmedy, elles et ils sont huit aussi et eux, et elles, sont en plus confiné-es ! Comment se passe une journée ? Lisons le tout de suite !

Lever

On a l’habitude d’entendre sonner le réveil pour aller au travail ou encore à l’école… Aujourd’hui nous sommes le 15 avril, jour de confinement. Il est 7h30 du matin. Ce n’est pas le réveil qui fait son office mais la voix douce et paisible de maman. Qu’est-ce que je n’ai pas envie de me lever, surtout si j’ai « congé ».

Laver

Une grande famille demande une certaine organisation. Pas question que certains profitent quand d’autres travaillent. Dans le régiment, tout le monde est au même régime. Le pire, quand on se lève tous les huit ensemble, c’est le passage par la salle de bain. Tout le monde veut se faire beau. Maman a anticipé et est prête en nous réveillant. Ensuite, Papa passe dans la salle de bain, s’habille, se rase, se lave la figure, les dents. Pendant ce temps-là, Bertrand se traîne vers la salle de bain, se lave la figure, les dents, passe aux toilettes, se lave les mains,… Toutes ses actions sont lentes et molles. La flemme a pris possession de son corps. Aurélie est prêt de la porte de la salle de bain, elle attend. Elle s’y précipite dès que possible ferme la porte, prend une bonne douche,… À sa sortie entre Lisa qui prend le temps de se faire un petit make up, se lave la figure, les dents,…

Déjeuner

À 8h00 tout le monde est en bas et déjeune. Arrivé dans la cuisine, on entend des râleurs… Aujourd’hui, pour le petit déjeuner, c’est du pain et non des céréales : « On non ! Pas encore du pain ! » ou « Il n’y a plus de gouda ? ». Mathéo ne déjeune pas, il n’aime pas ce pain-là. Il aimerait manger des céréales. Maman explique que le pain doit se manger et ce n’est pas quand il sera sec que l’on en voudra. Eloïse est déterminée à faire changer d’avis Maman et redemande des céréales. Baptiste a envie de manger des flocons d’avoine.

Travailler

Après l’épopée de la salle de bain et celle du déjeuner, celle des ordinateurs. Nous, les enfants, sommes encore tous élèves ou étudiants. Aurélie est au conservatoire, il lui faut un endroit pour répéter et enregistrer. Lisa est en dernière année  d’architecture a besoin d’un ordi rien qu’à elle, d’un endroit calme pour ses appels. Le bureau d’Emma, en 5ème secondaire, est trop petit, elle étudie dans le salon. Mathéo, occupe la pièce de musique. Baptiste, en 1ère année, ne travaille que lorsque maman le lui dit. Et moi, j’ai la chance d’avoir un bureau et un ordi attitré. C’est bien beau tout cela mais comment faire quand on doit tous travailler sur internet et que le wifi bug ?

Dîner

La cloche retentit. Elle appelle tout le monde à table et c’est là, que ça dérape. Le menu, quel problème ! Compliqué de trouver un menu qui plaise à 8 personnes aux goûts différents. Ce midi, saucisses, navets, riz. Certains n’aiment pas le navet, le riz, certains ne mangent pas de viande.  Les moins difficiles mangent de tout les autres…. Lisa est végétarienne, Baptiste ne jure que par les pizzas, Mathéo n’aime rien, Eloïse ne mange qu’avec les yeux. Pour qu’elle mange ça doit être joli et. Moi ? Je ne vis que pour les pâtes ! Pour la personne qui a cuisiné, c’est tout sauf réjouissant. Rares sont les menus qui font l’unanimité avec deux exceptions spaghettis bolognaise et pâtes au saumon. Même pour les frites, il y a des difficiles !

Laver

Après le repas, la vaisselle. Le tout à la main, dans la joie et la bonne humeur (heu). Nous avons instauré un système de vaisselle au début de confinement. Le matin, 2 personnes doivent se dévouer, pour le dîner elles seront 3, pour le repas « pain » 2, cela permet de ne faire la vaisselle qu’une seule fois sur la journée. Quel avantage d’être 8 ! 

Jouer

La soirée est le meilleur moment de la journée, diverses activités sont organisées tel que un Blind Test. Et oui nous avons le pouvoir de créer 6 voire 7 équipes ! Quelle chance ! La vie en confinement à 8 est aussi quelque chose de très enrichissant. La famille a besoin de se réorganiser et de se redécouvrir, de se retrouver, de passer des bons moments. On aurait jamais pu vivre de tels moments sans ce confinement. 

A écouter aussi en podcast ici

Auteure : Florence, 19 ans, malmedy

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Songe d’un confinement sans fin

Songe d’un confinement sans fin

Pour Maude, 22 ans, tous les jours de ce confinement se ressemblent. Entre les jeux vidéo et les applis de rencontres, elle passe le temps et tente de combler le vide.  

Confinement jour 3. Ou 4. Je sais plus.

Chaque matin, c’est le même rituel. 7h du matin, je me réveille, je traîne au lit. Je suis sur mon téléphone, je réponds vaguement aux messages que je reçois sur les différentes applications de rencontres que j’ai installées. Aaaah, ils se ressemblent tous, quelle tristesse. 

8h du matin, je mets de la musique. Pas trop fort, mais pas trop doucement non plus. Je sais que ça va réveiller les voisins mais bon… Est-ce que je m’en soucie ? Pas vraiment. Je vis ce confinement seule et j’ai besoin de meubler le vide. Menu : thé vert, fruit, céréales. Là aussi, la routine ne change pas.
Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de ma journée ? Appeler mes potes ? Ça fait déjà six fois en trois jours que je les appelle.  Appeler mes parents ? Non, ils se feraient un malin plaisir de trouver quelque chose à critiquer, même à distance. Bon et bien… Il ne me reste plus grand-chose. J’ai acheté un jeu vidéo, dans lequel tu peux simuler une vie parfaite. Peut-être que je devrais faire ça, vivre ma meilleure vie à travers la simulation puisque dehors c’est interdit.
Le temps passe si vite, et en même temps j’ai l’impression que le monde est mis sur pause. Au bout d’une -petite- semaine de confinement, j’ai déjà fait le tour des amis à appeler, des activités à faire… Peut-être serait-il temps de se retrouver avec soi-même, dans le silence ? Ah, quelle idée déplaisante. Alors, je fais une sieste. Et je rejoue aux jeux vidéo. Et je mange. Et j’ennuie mes amis. Et un nouveau jour se lève.

Confinement jour 5

Céréales, thé, fruit. Musique. Voisins qui râlent. 

Je cherche sur internet les codes de triche du jeu pour avoir plus d’argent, à défaut d’en avoir en vrai. Bon, je vais discuter un peu en ligne. Dans ma petite boîte à messages d’un site de rencontres bien connu, un message se démarque des autres.  ‘’Ravi de rencontrer quelqu’un qui déteste les champignons autant que moi’’. Incroyable, quelqu’un qui sait lire une description. Je réponds. Il est plutôt mignon, la conversation est chouette, il est où le piège ? Ah, le voilà, il habite dans le pays d’à côté, et on ne parle pas la même langue. Peut-être pourrais-je profiter de ce «congé » forcé pour apprendre le néerlandais, qui sait ? 

Je pourrais aussi en profiter pour me remettre au dessin. J’ai toujours voulu faire une école d’art, mais je n’ai jamais trouvé que ce que je créais était assez bien que pour me proclamer artiste. Et puis mes parents étaient contre. Mais maintenant que je vis seule, dans mon propre appartement, je vais dessiner. Bon, ça doit être comme faire du vélo, ça ne s’oublie pas. Finalement, je m’en suis plutôt bien sortie. J’ai quelques fois déraillé, mais ça ressemble à quelque chose d’à peu près correct. Le plus dur pour moi dans le confinement, c’est vraiment d’être seule. Je viens d’une grande famille, où il y avait toujours du bruit, peu importe l’heure, toujours quelque chose à faire. Et là… Rien. Le vide. Moi, moi-même, et mes pensées. L’idée de me retrouver seule face à moi-même a toujours été quelque chose qui m’effraie, et pourtant, m’y voilà forcée ! Quelle ironie. Merci le pangolin.

Avant ce confinement, je n’étais jamais restée aussi longtemps chez moi. Je redécouvre mon appartement. Je le décore. J’y accroche mes dessins. 

Oh, et j’ai fait des cookies. Bon y en a une dizaine, je ne vais pas pouvoir tous les manger seule. Puis j’ai toujours préféré la pâte à cookies plutôt que le biscuit cuit. Peu importe. Ils feront office de décoration dans ma cuisine ! 

« Slaap lekker » On a discuté toute la journée. 

Confinement jour 6 

Rituel classique du matin, on rajoutera que j’ai traîné au lit devant cette application bien connue qui consiste à faire une chorégraphie derrière une musique. Je me suis toujours moquée des gens qui adoraient cette application, et j’en fais mon plaisir coupable, c’est drôle. 

« Good morning cutie ! » Les messages matinaux font toujours chaud au cœur, c’est toujours drôle de savoir que tu fais partie des premières pensées de quelqu’un.

Bon, mon frigo et mes armoires paraissent un peu vides… Puis je m’ennuie, j’irais bien faire des courses. En arrivant au magasin, il y a de la file. Chaque personne doit obligatoirement prendre un caddie pour y entreposer ses courses. J’ai laissé ma monnaie à la maison puisque c’est quelque chose de sale et qui véhicule on ne sait combien de microbes. Finalement le vigile me montre comment obtenir un caddie sans pièce, ça consiste à insérer sa clé dedans. Pas bête cette astuce, pourquoi je n’y ai pas pensé… Quand je rentre dans le magasin, je me rends compte que c’est la première fois qu’il est autant bourdonnant de monde. J’ai acheté du mousseux, je ne sais pas ce que je vais fêter, mais je trouverai bien une raison. J’arrive à la caisse et là… Masque, gants bleus, combinaison qui lui recouvre tout le corps : une espèce de chirurgien s’approche de mon caddie. « Pardon, je désinfecte votre caddie ». Ah… d’accord. C’est donc ça la pandémie qui nous frappe ? Des minions géants et des rayons de papier toilette vides ? Ce monde est vraiment bizarre.

Je rentre, je mange, encore une fois rien de très surprenant. 

Sauf que ce soir, en cuisinant, on a décidé de se faire un appel vidéo. Il est encore plus mignon que sur les photos, il y a quelques moments de silence, c’est gênant. On rigole beaucoup. Je suis contente qu’il soit là pour combler le silence de temps en temps.

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Auteure : Maude, liège, 22 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance.

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La gifle

Pendant un an et demi, Amélia a eu une sale histoire et on ne peut pas appeler ça une histoire d’amour. Victime de celui qu’elle aimait, elle pense aujourd’hui à toutes les autres femmes qui sont deux fois prisonnières. Une première fois du virus, une seconde fois de leur gars.

Le confinement ce n’est pas chouette. On ne peut plus aller au cinéma, prendre un verre avec des copains, faire ses courses tranquillement ou seulement, bêtement, se balader en paix. Du haut de mes 20 ans, j’ai vécu un tout autre confinement qui, lui, a duré 1 an et demi. Livrée à moi-même, je tombe sous le charme d’un homme qui, au début, avait tout d’un gentleman. Il se présenta comme un héros, il m’a promis la lune et dans mon malheur… je l’ai cru.

L’oiseau était dans la cage. Interdiction de sortir, souffrances physique et mentale, surveillance constante, rabaissement et j’en passe. Aveuglée par ses moments de tendresse entre deux « personne d’autre que moi, jamais ne voudra de toi, Amélia » je ne vivais que par lui. Je restai car j’étais conditionnée, IL m’avait conditionnée. 

Certaines femmes le sont aussi, mais avant le confinement, elles avaient l’opportunité de s’aérer l’esprit. Aujourd’hui, je pense à toutes ces femmes qui, malgré elles, se retrouvent confinées avec leur bourreau. Ces femmes qui s’acharnent à éduquer leurs enfants du mieux qu’elles peuvent, qui malgré leur fatigue et la pression, s’occupent de leur maison comme des chefs et qui ne reçoivent jamais la reconnaissance qu’elles mériteraient. Je veux qu’on pense à elles car quand nous nous plaignons que le wifi bug, elle reçoivent une gifle pour une assiette mal rincée. 

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Info en plus. Dans “Coronavirus en Belgique: les lignes d’écoute pour les victimes de violences conjugales sont saturées”, une dépêche de l’agence Belga publiée sur le site de la RTBF, on apprend que, depuis le début du confinement, le nombre d’appels passés au 0800/30.030 a doublé. Ce numéro est celui de Ecoute violence conjugale, disponible 7/24, il permet – gratuitement et dans l’anonymat – de parler de la situation. Parler, c’est un premier pas vers une solution.

Auteure : Amélia, 20 ans, namur

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance.

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