Lettre à l’adolescence

Lettre à l’adolescence

Cher Bruno,

Tu étais un ado amoureux de l’amour. Il suffisait qu’une personne te donne un peu d’attention et tu fondais. Suite à diverses expériences foireuses et rencontres dispensables, tu as su forger une carapace… sois-en fier !

Car nous devons être ce que nous sommes, non pas ce que les autres veulent qu’on soit. J’ai évolué grâce à mes proches, non pas pour mes proches. La vie n’a rien d’un long fleuve tranquille… il ne tient qu’à nous d’être maître à bord.

Adolescent, je me faisais trop d’illusions. Mais rien n’est perdu. De ces mirages découlent des poésies demeurant mes premiers écrits adorés. Mon Bruno aux cheveux gras (le soin de ne point prendre soin), au sourire métallique (dites merci à l’appareil dentaire), de croyance metal (plus qu’un genre musical, c’était une religion), tu resteras une bulle de souvenir fortement appréciée. Même si la mort s’abattra sur ta famille, ta passion de l’écriture et ta curiosité ont su faire rire, pleurer, rayonner ton entourage.

Auteur : Bruno, 25 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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L’adolescence

L’adolescence

Il y a cinq ans, je changeais d’école pour la première fois. J’entrais en cinquième primaire. C’était donc une petite école. Je me suis directement intégré. Après un mois plus ou moins, je me suis mis avec une fille, Mandy. C’est à ce moment-là que mon adolescence allait toquer à ma porte.

Tout se passait pour le mieux. Je découvrais les roulages de patins, le touché de fesses, enfin, ces trucs de préados quoi… Il ne s’est rien passé de flagrant pendant pas mal de temps, puis un jour, à une fête, j’ai déconné. Par jalousie je m’en suis pris à elle physiquement. Aujourd’hui encore, je m’en veux. Nous sommes quand même restés ensemble jusqu’en sixième. Un peu avant notre rupture elle m’avait laissé lui toucher la poitrine, mais peu après, elle préféra tout arrêter. Ce fut très douloureux, mais je le méritais.

Après avoir obtenu mon CEB, j’ai voulu réessayer avec elle, en vain. Elle me détestait.
Deux mois plus tard, j’entrais en secondaire. J’avais mué !!! J’avais mes premiers poils et je croyais toutes les faire tomber. Je suis sorti avec une fille que je n’aimais même pas. Elle n’a jamais cessé de m’aimer. Moi, je l’ai quitté par téléphone à une soirée. Mes potes m’avaient un peu paumé mais bon… Tout ce que je voulais c’était copuler à cette époque. En parallèle, avec mes potes, on était de très mauvais élèves, on collectionnait les retenue. C’était marrant, mais c’était une année qui ne me correspondait pas.

L’année scolaire d’après, j’avais changé d’école et… ma dépression fit son apparition.
Pendant tout l’année j’étais juste absent. A vrai dire, je ne me rappelle pas grand-chose, à part que je soufrais.

L’année d’après, il y a eu un renouveau. Je me suis fait des vrais amis, ma meute. Je ne me voyais jamais vivre sans eux. J’ai eu une copine aussi, mais ma dépression était toujours là, la mutilation aussi et un jour… j’ai fais une tentative de suicide, mais on m’a arrêté juste à temps.

Suite à ça, j’ai passé une semaine à l’hôpital. Ma copine me quitta durant cette semaine, mais j’y ai rencontré mon psy. Après ça, j’ai avoué ma bi/pansexualité. En faisant mon coming out, j’ai commencé à changer mon style. Je suis devenu émo, j’ai commencé à fumer et il y a eu les vacances. Mon camp scout, il était horrible. Je n’arrêtais pas de pleurer. Mais mon frère de cœur m’a beaucoup aidé.
Je me suis quand même brisé deux tendons en cassant une vitre.

Puis cette année, je ne l’expliquerai pas, car je n’ai pas encore pris du recul, j’ai néanmoins fait un pas dans l’adolescence, j’ai muri, fais ma première fois, assumé qui j’étais et surpassé le regard des autres.
Je remercie quand même mon frère de cœur pour m’avoir toujours soutenu même lors de nos cuites. Mes ex aussi, malgré elles, elles m’ont fait grandir.

Pour conclure, l’adolescence n’a pas d’explication. C’est dur, c’est long, mais c’est aussi le meilleur moment de notre vie. Alors amusez-vous, mais ne vous détruisez pas.

A écouter aussi en podcast ici

Auteur : Nigel, 16 ans

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Reconstruction

Reconstruction

Quand j’étais petite, mes parents se disputaient souvent.

Un jour, ma mère est partie de la maison et est partie vivre chez mes grands-parents. Elle est partie sans rien dire, je crois qu’elle pleurait. Mon papa avait tout fait pour l’en empêcher, mais elle est partie quand même, sans rien dire, sans prendre avec elle mon frère ou moi. Elle nous avait laissé là, comme ça (même si elle était venue, le lendemain, nous rechercher).

Mon papa, après ça, avait fait une grosse crise de colère, il balançait tout par terre (du verre, des photos, etc…). il criait en même temps, moi j’étais debout devant lui, ne sachant pas quoi faire ni quoi dire. En même temps j’avais 4 ans. Maintenant, oui j’ai tout oublié. Tout ce que je sais, c’est qu’il a été tellement agressif avec moi, indirectement ou pas que ce fut un traumatisme. Jamais je ne l’accepterai.

À ce jour j’ai encore des blessures qui ressurgissent souvent, quand je ressens des sentiments négatifs. Je suis devenue parano, hypersensible et n’ayant aucune confiance en moi.

J’ai du mal à me construire des relations. Je me sens incomprise, et puis très seule. Même au milieu d’une centaine de personnes je me sens seule. Je suis différente. puis j’ai peur de ce que l’on pourrait me faire. Á qui faire confiance? Qui voudrait bien de moi ?

Tout le monde est différent, pourquoi est-ce qu’on ne m’accepterait pas?

Aujourd’hui, je suis encore en cours de reconstruction, mais c’est difficile avec l’adolescence. Mais j’ai quelque chose que beaucoup ont perdu : cette lueur qui brille toujours au fond de moi : l’espoir.

Á une période, je ne ressentais plus cet espoir. Donc ma maman a pris rendez-vous chez une personne qui a changé ma vie : ma psy chez laquelle je vais toujours et que j’appelle « ma guérisseuse ». Je l’aime énormément, je la vois comme ma tante. Elle a su lire en moi, et ramener de l’espoir en moi. C’est elle qui m’a sauvé. Elle m’a emmené monde plus beau, qui me soulage beaucoup, dans lequel je m’évade souvent. Ce monde est fait de bouddhisme, des sept chakras, de magie, de choses fabuleuses !
Le bouddhisme m’a aidé à voir les choses différemment, plus positivement, m’a passionné et m’a donné une connaissance, une propre philosophie.

L’art aussi m’a beaucoup aidé, pour m’exprimer, pour avoir un minimum confiance en moi. Je ne remercierai jamais assez ma maman d’avoir pris ce rendez-vous chez ma guérisseuse et qui m’invite à vivre avec espoir, sagesse, passion et joie.

Auteure : Anonyme, 14 ans

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R 

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Refus d’être dans une case

Refus d’être dans une case

Il est interpellant de constater que l’orientation sexuelle est un thème extrêmement présent dans les textes écrits lors de nos ateliers. Comment se fait-il que notre société impose par son fonctionnement le silence ou la honte d’être différent? Pourquoi est-ce qu’elle nous impose de rentrer dans des cases?

Je suis bi. Je l’ai su vers l’âge de 15 ans. Personne de mon entourage ne le sait. Une seule personne est au courant. J’ai bien voulu lui dire car elle est aussi bisexuelle. Donc elle ne m’aurait pas tourné le dos. Je ne préfère pas en parler à ma famille car j’ai peur qu’ils n’acceptent pas mon orientation sexuelle. Puisque je suis une fille adolescente, je me suis posé des questions il n’y a pas longtemps. Par exemple, est-ce que je pourrais tomber amoureuse d’une fille ? Je me suis demandé si j’en avais le droit. Quelques questions de ce genre.

Je me suis rendu compte que la réponse à ma question était oui : je pourrais aimer une fille. Moi, je tombe amoureuse d’une personne, pas d’un sexe ou d’un genre en particulier. Je déteste le fait de devoir donner un nom, je déteste devoir faire partie d’une case. Puisque je peux aimer une fille, est-ce que je dois me considérer comme lesbienne ? En fait, je n’en sais rien. Peut-être que je suis bi. En réalité, ça ne m’intéresse pas trop de mettre un mot sur ma sexualité, une case. Ce n’est que mon avis. Mettre dans une case, c’est réduire.

Malgré cela, j’ai peur, tout le temps. Peur que ma famille n’accepte ma bisexualité. Peur qu’ils m’en veulent ou qu’ils m’abandonnent, me tournent le dos. Peur des moqueries. Je ne pense pas qu’ils seraient d’accord. Je ne pense pas oser rester bisexuelle.

 

Auteure : Anonyme,15 ans.

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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Et toi, tu aimes quoi?

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Eline nous parle de ses blocages, de ses masques, de sa cape d’invisibilité à certains moments.

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Aujourd’hui, c’est un atelier d’écriture. J’ai déjà mes pensées qui partent dans tous les sens. Puis, on me dit “écris ce que tu penses”. Et là, je n’ai plus rien qui vient. C’est comme un blocage, une page blanche, un trou vide très profond. Dès qu’on me demande de parler de moi, il n’y a rien qui vient. Il n’y a rien qui sort. Au fond, je ne sais pas qui je suis ou bien je me le cache à moi-même.

Dans une classe, tu as souvent le footballeur, le fan de manga, l’humoriste, le mec populaire, celle qui veut changer le monde et puis tu as moi. Même la prof’ m’oublie quand elle prend les présences. Beaucoup de personnes ont une vie complète, bien rôdée entre l’école, les amis, le sport, la famille. Est-ce que ce ne serait pas stéréotypé tout cela ? J’ai l’impression que je passe mon temps à fuir l’ennui en écoutant de la musique et en regardant le plafond.

Je suis de celles qui passent innaperçu, qui pensent beaucoup trop. Et quand on me pose la question : “et toi tu aimes quoi ?”, je réponds en fonction de ce qu’attend l’autre. Par exemple, si une fan d’Harry Potter me parle des 18 films qu’elle a vu trois fois, je vais lui répondre “Harry Potter”, alors que je connais à peine. Ou alors, je donne une réponse banale : “J’aime bien manger”. Mais pourquoi est-ce que je réponds cela ?

Je pense qu’on est plein à avoir 1000 filtres et ne pas arriver à les enlever. On a beau essayer, essayer, on reste bloqué avec nos peurs, nos filtres, nos angoisses, notre masque. Comment arriver à enlever tout ce brouillard et peut-être un jour être soi-même ?

Mais au fond, est-ce qu’on n’a pas peur de savoir qui on est ?

Auteur : Eline, 16 ans, Clavier

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