Confiné, … Un an après

Confiné, … Un an après

Le 26 février, Luca a participé à un atelier Scan-R avec la Maison des Jeunes de Banneux. Entre le moment de l’atelier et la publication de l’article, un bon mois s’est écoulé. Durant ce mois, le 24 mars dernier, a été annoncé un nouveau confinement mais cela ne change rien à la pertinence de son texte, la pandémie est encore et toujours d’actualité. Ce moment qui commence – légèrement à durer, c’est aussi le moment où des droits élémentaires s’opposent : le droit à la liberté de mouvement individuelle contre le droit à la santé de toutes et tous.

Il y a un an

Le confinement a apporté énormément de négativité dans nos vies, énormément de tristesse. Rappelez-vous, tout a commencé il y a un peu plus d’un an, le 13 mars 2020. Au début, c’était drôle, mais à partir d’un mois, cela a commencé à être lassant de rester chez soi, de voir constamment les mêmes personnes. Nous ne savions même pas quand cette pandémie allait diminuer d’intensité ou même s’arrêter. Après trois, quatre mois de confinement forcé nous avons enfin pu revenir à l’école, bien sûr cela avait un prix, celui du masque permanent et quotidien, celui du gel hydroalcoolique. Tout cela n’était pas du tout facile. Moi, le masque, j’ai du mal à le supporter, dès que j’ai une occasion de le baisser, je le fais. Ensuite, comme si ce n’était pas assez, les mesures sanitaires se sont renforcées et nous avons été obligé·e·s d’aller à l’école en hybride. C’est-à-dire que le temps passé à l’école était divisé par deux. Une moitié à l’école en « présentiel » et l’autre moitié à la maison en visioconférence. Pour ma part, l’hybride, je trouve ça très compliqué. C’est difficile de réussir à jongler entre les visioconférences et les devoirs, exercices, leçons… Il y a aussi de plus en plus d’élèves en décrochage scolaire.

Mon point de vue sur le confinement

Pour moi le confinement s’est quand même bien passé, je l’ai assez bien vécu. Mais j’ai conscience qu’il y a énormément de familles où ce n’est pas le cas : mal-logement, malnutrition, plus de quoi payer le loyer, violences familiales… Plus on avance dans cette pandémie, moins les droits de l’humain se font respecter. Par exemple, le couvre-feu et la fermeture des frontières sont une entrave à la liberté de circulation. Pareil pour l’obligation de marcher dans un sens bien précis dans la rue. Ce sont toutes des entraves à notre liberté. Ce qui veut dire que notre régime politique qui se dit démocrate tourne petit à petit vers une dictature. Il y a aussi une grosse injustice envers la Culture (les maisons des jeunes, les cinémas, les théâtres, les concerts, les opéras…) ainsi que l’HORECA (hôtels, bars, cafés, restaurants…). Par exemple, à Liège, la médiacité peut ouvrir, mais les autres structures que je viens de citer ne pourront pas ouvrir d’ici plusieurs mois. Tout ça pour dire que notre société est en train de changer considérablement et de manière très négative. Il va falloir réadapter nos comportements pour revenir dans une vraie démocratie.

Dans quelques années …

Je pense que nous porterons encore le masque pendant longtemps. Peut-être avec un peu plus de liberté, peut-être qu’on ne devra plus le porter lorsque nous marchons en rue, mais uniquement dans les magasins. Je pense, et j’espère par-dessus tout que nous allons redevenir LIBRES et revivre dans un vrai pays démocrate. J’espère aussi, par-dessus tout, que les droits de l’humain seront respectés. Je pense et j’espère encore que nous pourrons repartir en vacances avec la maison des jeunes de Banneux. Pour finir, mon souhait le plus cher serait de pouvoir retourner à l’école sans masque et sans devoir penser à toutes ces règles sanitaires tout le temps.

Auteur : Luca, 14 ans, Banneux

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

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Scoutisme en ligne

Scoutisme en ligne

Il n’y a pas que l’enseignement qui a dû s’adapter au confinement. C’est aussi le cas des mouvements de jeunesse, du scoutisme. Voici l’opinion de Mathis, alias Callimico feu follet, à ce sujet !

”Une simple grippe …”

Mars 2020. On apprend la nouvelle. On est confiné deux semaines pour une grippe un peu plus virulente. Je suis déçu, notre weekend scout dans les Ardennes est annulé. Je pensais pouvoir reprendre rapidement les réunions, mais malheureusement cette “simple grippe” fait beaucoup plus de ravages que prévu. Je ne l’ai pas tout de suite compris, mais en fait, ça voulait dire plus de réunions à respirer l’air frais, à mourir de froid et à parcourir la forêt en sentant les branches craquer sous nos pas. Heureusement j’ai pu faire un camp complet, 15 jours cet été ! En septembre, c’est bon, ça y est : on nous annonce qu’on peut enfin reprendre les réunions, mais masqué·e·s et, bien évidemment, à distance.

L’adaptation

Après quelques joyeux après-midi passés avec les copains des scouts, j’ai vite réalisé que nous ne pourrions plus faire ces réunions, en vrai. Alors que la deuxième vague nous engloutit, nos chefs organisent les choses autrement. On se retrouve sur un réseau social appelé Discord, je retrouve enfin entendre d’autres voix que celles des profs. Finalement, l’adaptation aux réseaux sociaux, je l’ai assez bien vécue. Mais ça n’a pas été le cas de tou·te·s… J’ai dû motiver un des nouveaux scouts à ne pas lâcher. J’ai endossé ce rôle en tant que “grand” de ma patrouille. Je leur ai parlé du camp, des rassemblements avec d’autres scout·e·s. C’est pendant cette période que j’ai remarqué l’adaptation des scout·e·s aux réseaux sociaux.

Instagram et Discord


Ce changement s’est fait via deux plateformes. Une connue de tous, Instagram, et une autre un peu moins, Discord. J’ai pu constater que ce changement n’était que bénéfique. Par exemple, au niveau de nos valeurs (respect des autres, persévérance, générosité, ouverture,…) elles n’ont pas changé mais ont montré une autre facette d’elles-mêmes. J’ai aussi été étonné de la présence des scout·e·s sur leur compte Instagram et celle de nos chefs sur Discord. Je n’imagine même pas l’organisation que ça a dû leur demander !

Mon ressenti


J’ai bien vécu cette période mais il était temps de reprendre nos réunions. Je pense que seul·e un·e scout·e peut le comprendre. Cette année, j’ai vécu le scoutisme d’une manière différente et c’était très gratifiant. Mais je pense que le scoutisme qu’on aime, c’est celui qui nous permet de nous réchauffer le samedi après une bonne réunion dans le froid. Là, nos réunions étaient devant l’écran, celui sur lequel on passe déjà nos journées. Ce sentiment de rentrer chez soi – bien au chaud – après une réunion en hiver dans les bois me manquait. Désormais j’attends, impatiemment, qu’on puisse passer un camp normal avec un hike et des échanges avec l’extérieur. J’attends surtout de pouvoir serrer tout le monde dans mes bras. Pour résumer, je dirais que le scoutisme, que ce soit par écran ou en présentiel, c’est avant tout le partage, la positivité, l’échange et tellement plus encore…

Auteur : Mathis, 14 ans, Habay-la-Vieille

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance

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Plaidoyer pour le jeu vidéo

Plaidoyer pour le jeu vidéo

Basile aime les jeux vidéo dans son texte, pour lui, en période de Covid, plus encore qu’en tant normal, c’est un lien avec les autres, un moyen de s’évader de la morosité ambiante.

Souvent décriés, considérés par une partie plus âgée de la population comme “abrutissants et sans intérêt”, les jeux vidéo sont un point de divergence entre les générations. En janvier 2018, l’Organisation mondiale de la santé, reconnaît même l’addiction aux jeux vidéo comme étant un trouble mental au même titre que la dépendance à la cocaïne. Il convient cependant de voir ce qu’il en est suite à l’explosion de l’industrie susnommée en période de confinement. Pour vous donner une idée, la croissance du secteur est passée de 142 à 180 % par rapport à l’année dernière.

Avant 2020

Combien de fois ai je entendu ma famille dire que les jeux vidéos m’apporteront rien, qu’ils ramollissent mon cerveau ou encore que les mondes virtuels ne valent en rien le monde réel. Cependant chaque année, de plus en plus de personnes jouent, occasionnellement ou quotidiennement, et ce malgré les avis négatifs que cela peut susciter dans leur entourage.(1)

Covid Time

Force est cependant de remarquer l’explosion qu’a subi le milieu vidéoludique au cours de l’année 2020 ; les étudiants, une partie des travailleurs, autant de personnes coincées chez elles sans pouvoir voir qui que ce soit ni aller au cinéma, au théâtre ou n’importe où ailleurs afin de se changer les idées. Je crois que le jeu vidéo a permis, durant le confinement, à une importante part de la population de tenir le coup, de maintenir le lien avec les proches tout en s’amusant avec eux. Ce qu’une simple visioconférence ne permet pas toujours. Il existe en effet une telle offre de jeux que n’importe qui y trouve son compte.

Pourquoi le jeu vidéo ?

Pendant bien des années, il a été un loisir plus ou moins bien vu par le commun des mortels. À mon sens, il sert de défouloir après une dure journée, d’échappatoire à notre monde parfois si gris et triste. En effet, si les jeux peuvent être violents (comme le sont Grand Theft Auto, Call of Duty ou le très récent Cyberpunk 2077 (2)), notre monde parsemé de guerres inutiles, de famine et de misère l’est bien plus. De plus, comme les livres, ils permettent de se vider la tête en plongeant dans un monde fictif, mais à la différence des livres ou des films, les jeux vidéos nous rendent acteurs à part entière de ce que nous voyons, chaque joueur aura sa propre version du jeu.

Jouons

Si je devais résumer, je dirais qu’il faut arrêter de diaboliser le jeu vidéo et réfléchir à tous les bienfaits qu’il peut accorder. Par exemple, j’ai perfectionné ma lecture et mes tables de multiplications par l’intermédiaire de jeux tels que la série des Lapin Malin et d’Adibou; les vétérans utilisent des jeux de guerres comme thérapie pour le stress post-traumatique. Certains jeux permettent de nous mettre face à des situations inédites ou dangereuses sans courir de risque, comme soigner des tigres dans un zoo. Et tout cela se vérifie tout particulièrement dans un monde où la technologie nous envahit de plus en plus. Il a déjà été démontré qu’un enfant (mais je vous l’affirme, cela s’applique tout autant à un adulte) apprend mieux lorsqu’il est intéressé et s’amuse. Enfin, une récente étude de l’Université d’Oxford a découvert une corrélation entre l’utilisation des jeux vidéo et le bien-être. Enfin, l’OMS elle-même a conseillé l’utilisation du jeu vidéo afin de préserver sa santé mentale en temps de confinement ; alors mon conseil : que vous soyez étudiant, travailleur, parent, enfant ou adulte, jouez, jouez avec vos amis, vos enfants, vos parents ou même seul mais laissez-vous absorber par la beauté et l’histoire des œuvres du Xème Art.

Basile, 22 ans, Bruxelles

(1) D’après cet article de la RTBF, du 5 novembre 2020, une personne sur deux joue. Cela signifie évidemment que le jeu n’est plus la primauté des jeunes … Certains jeux, notamment sur smartphone, attirent un public qui, jusque-là, n’y consacrait aucun temps, on peut notamment penser aux grands classiques des jeux de société comme le scrabble mais aussi à Candy Crush et autres titres du même genre.
(2) Dans Grand Theft Auto, (GTA), le joueur incarne un truand et doit mener toute une série de missions, souvent peu charitables, pour grimper l’échelle menant de la petite délinquance au crime très organisé. Le réalisme du jeu, par exemple au niveau de l’environnement traversé par le joueur, est le sujet de très nombreuses discussions. Call of Duty est une série d’une petite vingtaine de jeux dont le premier est sorti en 2003 et le dernier en 2020 ou le joueur incarne un soldat. Dans un univers pseudo-historique ou futuriste, il doit éliminer ses ennemis. Cyberpunk 2077 se passe dans un futur où les technologies ont pris le pouvoir et c’est au joueur de lutter contre tout cela.

Auteur : Basile, 22 ans, Bruxelles

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Une maison de jeunes … sans jeune

Une maison de jeunes … sans jeune

Voici le texte d’Ambre, animatrice de la Maison des Jeunes (MJ) de Banneux, petit village de la commune de Sprimont situé dans la province de Liège. Son texte est le premier que nous avons reçu lors de la campagne Parle nous de ta MJ.

Avant, ici, à la Maison des jeunes (MJ) de Banneux, ça bougeait d’enfer ! Des activités, des projets, de la culture, de la danse, de la musique, des voyages, des débats et j’en passe. Une belle équipe de jeunes bien présente ! À l’école des devoirs, dans l’accueil, dans les projets, dans les activités, les voyages et j’en passe encore … Tous les jours ça tournait. On s’parlait, on s’consolait, on s’écoutait, on jouait, on riait, on s’éveillait, se soutenait, se taquinait, on mangeait ensemble. Le parfait mélange d’humain et d’éveil.

Mars

Mais voilà mars. On nous annonce : « confinement ce vendredi soir … »
Tous les jeunes et les éducateurs et les éducatrices se sont retrouvé·e·s à l’accueil pour une soirée qui a des airs de fin du monde. On s’est dit à … à quand ? À on ne sait pas quand !
Paf ! En une semaine nous voici passés en MJ virtuelle, voilà le peu que nous pouvons offrir à nos jeunes. Plus d’école, plus de copain·pine·s, plus d’MJ. À défaut, un petit pansement par des ateliers virtuels, des jeux en ligne, des visios. Le petit pansement qui permet de ne pas perdre le contact mais c’est bien peu. Nos jeunes résidant dans des homes sont coincé.e.s, sans ordi, eux et elles sont encore plus seul·e·s.

Juin, septembre …

On déconfine « un peu mais pas trop », on espère, on organise le maximum de choses possibles, on peut partir en bulle ! Ah quelle chance ! Go Go Go : mer du Nord, bulles de 35, elle est pas belle la vie ? C’est reparti, quelle joie de pouvoir se dire bonjour, jouer, consoler, rire, expliquer, échanger… La vie quoi ! Puis septembre, on est content, on repart, bon avec les masques d’accord mais quand même. On réaménage toute la MJ, sens de circulation, gel hydroalcoolique, ma collègue Laurence et moi on coud, on coud des masques pour ceux et celles qui n’en ont pas. Soirée ciné, débats, soirées masquées mais soirées quand même ! Et puis voilà, on reconfine, ok un peu moins, un peu pas pareil. Projet Pologne auquel nous avons consacré des heures et des heures de préparation… : BIM ! Annulé. Projet podcast, BIM ! Postposé, pareil pour la musique, les musées, les cinés… pareil pour tout, pareil tout le temps.

Faire et refaire c’est toujours travailler …

Tu passes plus de temps à désorganiser qu’à organiser. Et go ! On repasse en visio, quoi trouver, quoi proposer pour les jeunes ? Elles et ils sont déjà scotché·e·s sur leurs écrans avec l’école à distance. Cette fois-ci c’est mieux, on a les moins de 12 ans, ouaaais ! On fait des stages, on crée mais seulement pendant les vacances scolaires, c’est peu pour un·e éduc’, c’est peu pour les jeunes. Heu… Les violences à la maison on en parle ? Les enfants enfermés, sans contacts ? À un moment, on se pose des questions ? Bon on est créatif·ve·s, on pallie, on met des petits pansements sur des grandes blessures.
On se sent impuissant, on ne comprend pas. En même temps, c’est pas évident : une file de 100 personnes devant Primark et nous, nous ne pouvons pas accueillir un·e seul·e jeune de plus de 12 ans ? Quick et Mcdo ouverts, salles de concerts fermées ? Voilà la triste réalité de 2020, la culture, le socioculturel se meurt. Mais on reste là, on organise le futur, on a espoir, en tous les cas on sera là, on n’abandonne pas ! Pour le beau métier que nous faisons mais surtout, surtout pour les jeunes.

Auteure : Ambre, Maison des Jeunes de Baneux

Cet article a été écrit lors de l’action Raconte-nous ta MJ

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Difficile d’être sereine pendant la crise

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J’ai la chance de vivre ce confinement dans une maison avec mes parents et mon petit frère, avec qui je m’entends bien, et de pouvoir faire des choses que j’aime, que je ne prends pas toujours le temps de faire en temps normal car je suis emportée par le rythme de vie citadin. Voilà donc que je prends le temps de lire des livres, de coudre des masques, de rendre service à mes grands-parents, d’apprendre l’espagnol et de faire des siestes au soleil.

Pourtant, difficile d’être sereine pendant cette crise. Avec les mesures prises par le confinement et la distance sociale, on a tendance à se replier sur soi et à passer beaucoup de temps derrière nos écrans. Personnellement, j’ai beaucoup trainé sur internet et mes parents aussi. Mon avis, par rapport à la crise, changeait en fonction de l’information que je venais de lire ou de ce que mes parents avaient lu. Soit j’étais parano, soit fâchée et scandalisée, parfois aussi dans le déni ou dans l’espoir. Face à toutes ces infos, difficile de savoir comment réagir. Une chose est sûre : la peur excessive nous fait faire des choses totalement irrationnelles et nous isole. Il est évident qu’on ne pourra pas se sauver seul·e. On est tout·es dépendant·es les unes des uns et les uns des autres et tant que l’autre ne sera pas protégé·e, le virus sera toujours une menace pour nous. Les grandes victimes de cette crise sont les personnes qui avaient déjà des difficultés avant. Les voilà encore plus démunies et vulnérables aujourd’hui. Je pense aux sans-abris, aux migrant·es, aux détenu·es, aux malades, aux personnes âgées, seules, aux indépendant·es, aux pays pauvres…. Et j’en passe. Cette crise fait ressortir les failles de notre système et les inégalités ne font qu’augmenter.

Je reste prudente et je respecte les mesures prises par le gouvernement, elles sont nécessaires, mais ce ne sont pas les seules solutions. Je sais que si je me restreins à rester dans ma bulle à attendre que ça passe, je vais avoir du mal à tenir le coup psychologiquement. En ce temps de crise, un peu de solidarité fait du bien au moral. Les pouvoirs publics et les soignant·es ne sont pas les seul·es à savoir agir. Je pense qu’on peut tout·es faire notre part; (s’)informer, militer ou agir… les possibilités ne manquent pas. Limiter le flux d’infos, penser à d’autres choses et aider  – ne fût-ce qu’un petit peu – les personnes dans le besoin, voilà ce qui me permet de ne pas céder à la panique et de garder le moral. Aujourd’hui on a besoin que tout le monde agisse de manière rationnelle. Faites ce qui semble le plus juste pour vous et pour les autres. Comment voulez-vous agir pour vivre le plus sereinement possible cette crise ? Voulez-vous attendre devant la télé que ça passe et recommencer à vivre comme avant une fois que tout sera fini ? Ou voulez-vous participer à limiter les dégats de cette crise historique et rêver d’un avenir meilleur ? Beaucoup d’initiatives ont déjà émergées. Voici deux liens qui m’ont inspirés sur les possibilités d’aide à Bruxelles : le groupe Solidarité Bruxelles Coronavirus sur facebook et le site solidair.brussel

 

Auteure : Alice, bruxelles, 25 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance.

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