Les auteur·e·s de scan-r
Les auteur·e·s de Scan-R sont issu·e·s de toute la Fédération Wallonie-Bruxelles. Âgé·e·s de 12 à 30 ans, elles et ils ont décidé de participer à un atelier organisé dans une structure qu’elles et ils fréquentaient. Les articles ou témoignages écrits sont la libre expression de chacun·e que Scan-R s’efforce de respecter et de modifier le moins possible.

Incomplet
Mon identité est complexe et plurielle. Je suis à la fois, tout et si peu. Je la cherche sans jamais la trouver. Je la frôle, la côtoie, l’observe mais ne la nomme pas. Qui suis-je ? Qui suis-je sans mes souffrances ? Qui suis-je sans mon passé ? J’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs vies, dans plusieurs univers qui se rejoignent entre eux. Elles composent un moi fragmenté et plein. Cette multiplicité de toiles qui coexistent, se regardent avec interrogation. D’ici, quel est le meilleur chemin à suivre ? Que voulons-nous construire ? A quels fins ? Ca semble si difficile de trouver des réponses à ces questions, alors que tout se trouve en moi, en soi, en nous. Nous sommes acteurs et observateurs ; passé, présent et futur, nous existons et avons existé. Puis,...

Quelle est la différence entre vivre en Belgique et vivre au Congo ?
Je m’appelle Dada, j’ai 39 ans. Je suis d’origine congolaise. Je vis en Belgique depuis 2017. Je suis une maman de 5 enfants. J’aime la Belgique pour sa sécurité, l’ordre, la discipline, son bon sens de l’organisation. Je m’y plais vraiment. Je me rappelle de mon adolescence. A l’âge de 11 ans, j’étais une enfant courageuse, forte d’esprit, ambitieuse. Je pensais toujours à assister les autres. J’ai toujours été près de ma mère pour lui apporter du secours à chaque fois qu’elle avait besoin de moi. Vivre en Belgique Vivre en Belgique, c’est vivre la sécurité physique, financière, économique. Quant à l’éducation scolaire, elle est rigoureuse, respecte une certaine discipline. Il y a un suivi. Il n’y a pas de corruption. Vivre en Belgique, c’est vivre dans l’ordre....

T’as un bouton tu le sais ça ?
La méchanceté gratuite à quoi ça sert ? A transmettre la haine et la tristesse qu’il y a en soi ? A se libérer ? Les gens apportent de la méchanceté gratuite pour quelles raisons ? C’est la question qu’on se pose. Peut-être qu’ils sont comme ça ou peut-être qu’ils font semblant pour se libérer de ce qu’ils ont sur le cœur ou même peut-être qu’il sont jaloux. Mais ce qui est sûr, c’est que cela ne sert à rien, à part faire se sentir mal la personne qui a dû subir cette méchanceté. La personne va se poser des questions, perdre confiance… Et puis la méchanceté par internet, tu te crois invincible car la personne n’est pas en face de toi, alors elle se permet de dire tant d’atrocités qui ne sont même pas fondées, juste pour s’amuser. Elle trouve ça drôle mais ne se dit...

Peur de la différence
« Les gens ont peur de ce qui est différent, qui ne rentre pas dans la norme ». Personnellement, je suis en accord avec la phrase ci-dessus. Que la différence soit portée par nous ou par les autres, celle-ci sera susceptible de provoquer des questionnements, jugements ou des rejets vis-à-vis de ceux qui la portent. La différence est souvent le symbole de ce qu’on ne connaît pas, de ce qu’on ne comprend pas ou de ce qu’on n’accepte pas. Or, ces trois notions sortent les gens de leur zone de confort lorsque ceux-ci y sont confrontés. C’est pourquoi ils peuvent en avoir peur. Rappelons que les hommes sont de nature sociable et ont donc depuis toujours formé des groupes. Plus il y a de points communs au sein du groupe, plus le noyau de ce groupe est soudé. Ce sont donc...

LES PETITS AVIS, EPISODE 24
Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc dans un seul article sobrement intitulé “Les Petits Avis”. J’aimerais simplement un monde meilleur, par Nolwenn, 14 ans, Namur Moi, personnellement, je désirerais avoir mon appartement, j’aimerais aussi me rendre compte de mes erreurs pour pouvoir avancer comme il se doit. J’aimerais que le beau temps soit là plus souvent. Comme le dicton le dit si bien, fais de ta vie un rêve et de tes rêves une réalité bah personnellement j’aimerais beaucoup la vivre comme je la vois et comme je la veux. Mon pays, ma fierté, malgré les préjugés. Nous avons la chance d’être sur terre et,...

Abîmer mon coeur
Ne me jugez pas, ma vie n’est pas facile. Mais je fais comme si j’allais bien. J’ai peur du regard des gens. Mais je fais comme si je ne voyais rien. Mettez-vous à ma place, on verra ce que ça vous fait de regarder les gens. Et ça ne se voit peut-être pas mais ça peut abîmer mon cœur. Et j’aurais encore moins confiance en moi.Auteure : Laora, 12 ans, Bruxelles CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres récits

Les mangas, un échappatoire
Pourquoi j’aime les mangas ? Les dessins sont super bien travaillés et cela nous donne une certaine facilité pour voir l’univers comme l’auteur le veut sans forcément se tromper. On est emporté dans leur monde au prix d’oublier le nôtre ou aussi, cela nous montre que le nôtre n’est pas si terrible que ça. Personnellement, il me permet d’imaginer des histoires alternatives. Je me crée mon propre multivers en me demandant comment ça se serait passé, serais-je plus heureuse ? Ou bien au contraire. Cela me permet de survivre en société en laissant mon âme là où on ne me fera aucun mal. C’est comme une bouée de sauvetage à laquelle je m’accroche désespérément. Sans les mangas pour me distraire, je serais perdue.Auteure : Victoria, 21 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT...

Tout s’effondre
Le sujet de la migration est un sujet qui est évoqué à l’école mais tu l’as déjà d’office évoqué ou entendu parler dans ta vie. Certains avaient plein d’idées et d’autres ne savaient pas grand-chose à ce sujet, comme moi. Mais ces derniers jours, j’ai regardé un film qui en parlait et qui m’a ouvert l’esprit à propos de la migration. Plein de choses m’ont interpellé. La première était le parcours qu’ils prennent pour quitter leurs pays. C’est un risque, un danger qu’ils encourent pour arriver dans un pays où ils risquent de galérer, voir être discriminé. La deuxième, ce sont les études et le travail. Souvent, les gens qui quittent leur pays ont un rêve, des ambitions ou un travail reconnu, bien payé. Mais en arrivant dans leur nouveau pays, tout s’effondre !...

Discrimination
Je ne savais pas exactement ce que je ressentais. J’étais partagée entre de la tristesse, de la colère ou de la peur. J’avais peur que ces personnes, que je n’avais jamais vu nulle part auparavant, reprennent et recommencent à me frapper. J’étais en colère d’avoir été si impuissante face à cette agression. Et j’étais triste d’avoir été battue à cause de ce que je suis. C’est vrai… c’est triste de ne pas pouvoir dévoiler sa vraie nature sans ressentir sans cesse de la peur. De la peur envers des inconnus à qui l’on a jamais adressé la parole. J’espère qu’un jour ça changera et que la discrimination ne sera plus qu’un souvenir lointain.Auteure : Noémie, 13 ans, Bruxelles CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres...

C’est la base de la fin
Quand on parle d’assuétudes, on parle de dépendances psychologiques et physiques à un produit quel qu’il soit (drogues, alcool…). Je tenais à vous expliquer la technique de base des dealers. Vous passez du bon temps avec un groupe, avec quelqu’un, vous vous sentez de plus en plus en confiance. Au fur et à mesure, vous voyez le groupe consommer un produit tout en maîtrisant leur comportement acceptable. Ça ne vous fait pas peur. Ensuite, ils vous proposent de tester. Dans un premier temps, vous direz peut-être « non » et ils n’essayeront pas de vous convaincre. Le temps passe, ils vont vous en reproposer et vous direz « oui ». Ça y est, la destruction de votre vie est en marche. Vous êtes désormais un revenu en plus pour eux. Ils vous dépanneront quotidiennement, de...

Arrête de faire ton cinéma
C’est une phrase qu’on m’a souvent répétée après que j’aie tenté de me suicider. Je m’appelle Marie, j’ai 17 ans et je souffre de dépression sévère. On ne dirait peut-être pas en me voyant comme ça mais c’est bien le cas. Le 24 février 2023, j’ai tenté de mettre fin à ma vie en avalant une grosse dose de médicaments. Après ce fait, je suis tombée au sol, déjà comme morte. Sentant mon cœur battre partout dans mon corps et un mal partout dans mon corps comme je n’avais encore jamais connu. J’ai fini par être embarquée en ambulance. Je m’en suis sortie avec beaucoup de chance, les médecins ont dit que si j’étais arrivée 5 minutes plus tard, je serais sans doute morte. Le lendemain je suis sortie de l’hôpital. Tout le monde s’est inquiété mais, quelques jours plus...

Amitiés
Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc dans un seul article. LES BÉNÉFICES DES RELATIONS AMICALES, Anonyme Les relations amicales entre les adolescents s’inscrivent dans un cadre social. Elles sont extrêmement importantes car elles contribuent fortement au développement de chacun. Les relations entre jeunes permettent d’obtenir un meilleur comportement social et d’être plus ouvert aux autres. Il en découle qu’on est mieux préparé à vivre en groupe et donc en société. De plus, on peut partager ce que l’on ressent avec son groupe d’amis proches. Lorsqu’on est dans une phase difficile, on peut délaisser notre...

LES PETITS AVIS, EPISODE 23
Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc dans un seul article sobrement intitulé “Les Petits Avis”. Être différent, Anonyme, Nivelles En étant différent, on apporte de nouvelles choses aux autres. Tu es unique. Être différent, c’est parfois être jugé mais parfois aussi admiré. Je suis différente, je l’assume et je n’ai pas honte. J’en suis fière. Pour moi, tout le monde est différent à sa manière mais certains vont le cacher pour rentrer dans les cases. Par peur d’être seul. Le scoutisme et l’amitié, Anonyme, Nivelles Est-ce que le scoutisme facilite la création d’amitié ? Voir des personnes tous les samedis aide...

La pauvreté et la sociabilité
La pauvreté : le moment de vie où je me suis senti le plus pauvre, c’est quand je me suis isolé par conviction et éducation. La solitude amène à une monotonie et une anxiété h24 qui m’a fait tomber en dépression. Et cela m’a amené à une réflexion, savoir comment j’ai envie de vivre. Même si au niveau financier, ma situation n’a pas évolué de la meilleure manière, je suis bien mieux à l’heure d’aujourd’hui. J’ai appris que la vie ne se résume pas aux biens matériels, mais est surtout relation bidirectionnelle. Il faut sortir de la société individualiste et apprendre à savoir exprimer les sentiments que l’on ressent. Savoir écouter les problèmes d’autrui sans oublier ses propres problèmes et son vécu. Et à ce moment, les aspects de richesse et de pauvreté seront bien...

Les jeux vidéo
Y a-t-il que des inconvénients à laisser les ados jouer aux jeux vidéo ? Bien au contraire ! Les jeux vidéo sont plein de bienfaits malgré le fait que de trop longues sessions de jeux ou l’utilisation excessive de ceux-ci peut être, bien entendu, mauvais pour la santé, comme toute chose consommée avec excès. Mais si les jeux vidéo sont utilisés raisonnablement, à juste titre, ils regorgent de bienfaits. Si vous n’êtes pas friand de jeux vidéo, laissez-moi vous rappeler que ceux-ci vous plongent dans une réalité complètement autre; sur un jeu vous vous retrouvez sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale et sur un autre, vous pouvez construire exactement ce que vous voulez dans un monde que vous façonnez à votre façon. Concrètement, selon le jeu...

L’importance du sport
Personnellement, je pense que le sport et l’activité physique sont fondamentaux pour l’homme. En effet, même si une partie des bénéfices du sport est connue, une grande partie est sous-estimée, voire totalement méconnue par la plupart des gens. L’homme n’est pas fait pour avoir un mode de vie sédentaire, comme actuellement. Des recherches effectuées par le docteur Andrew Huberman Phd en neurologie à Stanford ont montré qu’une heure de sport au minimum par jour était indispensable au fonctionnement basique de l’organisme. Cependant, je pense que les bienfaits les plus sous-estimés du sport sont les bienfaits mentaux. Le sport invite souvent à établir des connexions, à appartenir à une communauté.Auteur : Anonyme, 17 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN...

Abysse
Ma vie est ordinaire Chaque jour se ressemble, Chaque soir, je perds mes nerfs Et je pleure jusqu’à ce que mes yeux tremblent. Je n’ai plus aucune motivation en rien Je ne veux plus me lever Cela ne me sert plus à rien Puisque ça ne fait que me désespérer à l’arrivée J’ai beau sourire à mes amis Et leur mentir comme je respire, Je ne vais que dans le pire. Sans savoir comment je m’y suis mis J’ai l’impression d’être coincée dans les abysses, Au plus profond de ma détresse, ma déprime J’ai beau chercher un moyen de m’en sortir, Espérant, attendant juste que tout se finisse Via ce qui pourrait être le sentiment ultime Mais j’ai beau essayer de courir, L’abysse me traîne et me noie Ne sachant plus quoi faire de moi Tout ce qui me reste, c’est ma peine Je ne ressens...

Victime du capitalisme
« Les gens veulent absolument rentrer dans la norme des autres par peur du rejet, des critiques, d’être jugés et par peur du regard des autres. » De nos jours, nous sommes dans une société qui nous pousse à recopier les autres, il faut avoir les derniers vêtements à la mode sinon on ne sait pas s’habiller et puis pareil si on met des vêtements qui étaient tendances il y a un moment, on est démodé. Le capitalisme y joue beaucoup et on est ses victimes. On essaie constamment de se « normaliser » pour paraître transparent et pas se faire remarquer mais est-ce que les personnes « pas normales » ne sont-elles pas les premières transparentes car personne ne veut les voir ? Des questions reviennent sur la table, pourquoi avons-nous peur du regard des autres ? Est-ce qu’on...

On ne choisit pas tous d’être différent
Je ne suis pas totalement d’accord avec la phrase : « Pour moi, être différent, c’est être spécial, tu crées ta différence, ce que les autres n’ont pas ». On ne « choisit » pas tous d’être différent, bien sûr on peut créer sa différence grâce à son style, sa façon de parler…mais accepter une différence telle qu’une malformation physique à la naissance, un problème oculaire…peut-être compliqué car on ne l’a pas choisi. Certaines personnes l’acceptent et en font une force mais pour d’autres cela peut être plus compliqué à cause du regard des autres, de son propre regard, de certaines réflexions, etc. Selon moi, l’auteur de ce texte ne se met pas à la place de personnes qui ont du mal à accepter leurs différences. Comment faire de sa différence une force et se foutre...

La norme
« Les gens ont peur de ce qui est différent, qui ne rentre pas dans la norme ». Je trouve que cette phrase résume très bien la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui. La société a toujours créé sa propre norme et à discriminer, dénigrer tous ceux qui ne rentraient pas dans cette norme. Le problème avec celle-ci, c’est qu’elle change et changera toujours. Il y a quelques années (bien entendu, je ne parle pas d’un passé très éloigné) la discrimination des personnes de couleurs, la suprématie blanche étaient une norme. Or aujourd’hui, c’est un crime condamnable. C’est à ce moment-là qu’on se pose les questions : Mais qui créent ces « normes » ? Par rapport à qui ? À quelles idéologies celles-ci sont des normes ? Nous en tant qu’individus autonomes, nous devons...

Faux appas du paraître
Il paraît qu'il faut paraître. Bienvenue chez nous.Ici on s'aime sur les réseaux,On confronte nos raisons.On oublie qu'on est égaux La haine de l'autre existe depuis des temps,Assumée derrière l'écran, le clavier en guise de gants. On fonctionne avec des codes :T'as pas de live si pas d'like et ça taille si pas d'maille. Le monde du paraître,L'image que l'on reflète.L'avatar qu'on se crée, bah on finit par l'être Influencé par le vide,Ma vie s'écrit par une IA.Chercher soi-même, ça date d'hier, pas grave, on se dit que ça ira...Auteur : Yanny, 30 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Perdre un proche
J’ai marqué « J’ai toujours eu peur de perdre un proche » car je n’en ai jamais vraiment perdu. J’ai déjà assisté à l’enterrement d’un membre de ma famille. C’était l'une de mes arrière-grands-mères. J’étais triste mais pas bouleversée, je ne l’avais vue que quelques fois pas comme ma mère et sa mère à elle. J’ai peur de perdre un proche car je ne sais pas comment je réagirais ou ce que je ressentirais à cause de cette perte. Aussi, je ne sais pas ce qui se passera après… si j’arriverais à m’en remettre. En fait, j’ai peur de l’incertitude de mes réactions lorsque celles-ci seront confrontées à une vraie mort et non à un scénario que j’ai fabriqué de toute pièce. Auteur : Anonyme, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres...

L’art
L'art est une chose que l'on voit tous les jours mais qu'on prend rarement le temps de regarder et apprécier.L'art est un débat mondial, l'art c'est tout et rien en même temps, est-ce que les jeux-vidéo c'est de l'art ? Est-ce que une casserole c'est de l'art ? Est-ce que une banane scotchée à un mur c'est de l'art ? Etc.Car oui la banane scotchée à un mur est une œuvre d'art créée par l'italien Maurizio Cattelan, vendue à 120.000 Dollars. Cet artiste a voulu défier les règles de l'art et ce n'est pas le seul. Et c'est là que je reviens à mon sujet principal "la beauté de la vie c'est... l'art" car l'art c'est la beauté de la vie pour ses catégories classiques: l'écriture, le dessin, la danse, la peinture et j'en passe... Mais c'est aussi la beauté de la vie car...

LES PETITS AVIS, ÉPISODE 22
Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc dans un seul article sobrement intitulé “Les Petits Avis”. Être soi, par Ariane, 63 ans, Liège Et oui, je suis une maman, tenace, sympa, au grand cœur. Cependant, je suis d’une extrême fragilité. C’est à mourir de rire, mais oui, c’est ma fragilité qui fait que je suis en constante lutte avec moi-même. Je ne m’autorise pas cette fragilité et je me félicite chaque jour d’être une maman, une femme sympa au grand cœur. C’est une bataille qui me tient en haleine jour après jour. La fragilité est un état d’esprit. Thot, par Saida, 34 ans, Gembloux Je trouve triste de pas pouvoir...

Réflexions autour du bonheur
Durant nos ateliers, nous proposons parfois aux jeunes d'écrire à propos de la notion de bonheur en leur posant cette question: "Le vrai bonheur c'est...". Voici quelques réponses... L’amour de soi-même et des autres, Anonyme, Liège Le vrai bonheur consiste, selon moi, en deux facettes indispensables. La première provient d’une joie reçue qui nous donne dans un second temps, une certaine appréciation de soi-même et de ce qu’on entreprend. De fait, je pense que s’apprécier fait partie intégrante du bonheur, tant cela apporte une certaine satisfaction responsable de ce bonheur. En plus de cette source du bonheur, il me semble que donner du bonheur à une autre personne peut également provoquer chez la personne une sensation de joie voire d’émancipation. En effet, voir...

Injustice, préjugés et désespoir…
Durant les animations réalisées sur le thème de la Migration dans les écoles secondaires, et suite au témoignage de Sanaz, une jeune femme qui a migré en Belgique, il y a 4 ans, suite au régime dictatorial de son pays d'origine, nous avons demandé aux élèves ce qui les avait touché, les messages qu'ils souhaiteraient faire passer aux jeunes qui liront leurs écrits et aux migrant.e.s de Belgique... Voici quelques réponses... Nous sommes tous de près ou de loin liés à la migration, par JD, 19 ans, Bruxelles Personnellement, je n’ai pas réellement conscience de la migration, je ne me sens pas réellement concerné or c’est assez paradoxal vu que mes parents sont venus en Belgique et ont tout battis pour moi. Tellement, j’ai bien grandi en Belgique, j’ai même oublié...

Morosité matinale
Ce matin, j’ai pleuré, terrassé par les souvenirs et la peur de l’échec. Cette peur plus importante que l’échec en lui-même et ces souvenirs tellement forts, purs et intacts qu’ils vous font revivre une partie de votre vie. Les émotions sont montées comme à chaque levée du lit mais ce matin, elles étaient juste trop fortes pour que je puisse lutter. Les larmes m’ont pris sans autre moyen de défense que de le constater, sans autre regret que le fait d’être libéré. La musique, mon seul lot de consolation à mon habitude, est venue renforcer ma tristesse, les musiques joyeuses n’étant que le reflet de bons moments passés et entérinés. Aujourd’hui, chaque contact humain ne sera que le rappel du souvenir de ceux que j’ai perdu en chemin. Chaque discussion ne se limitera...

Cher papa
Cher papa, Nous avons beau ne pas avoir les mêmes caractères, tu es et resteras mon héros. Pour toujours. Sans nul doute. Ton périple est assez fou. Durant ta jeunesse, tu as évité de faire ton service militaire en Italie. A la place, tu es venu vivre en Belgique pour poser les voies ferroviaires. Exit le Soleil méditerranéen. Adieu la bonne bouffe italienne. Arrivederci la campagne adorée. Ciao la famille. Se frotter à une culture qui n’a rien à voir avec la sienne est souvent admirable. S’habituer à de nouvelles coutumes. Apprendre une langue étrangère. S’adapter, toujours et encore. Bravo à toi. Bravo à ton courage. Je t’aime.Auteur : Bruno, 26 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Perdre des proches
J’aimerais ravoir mes proches auprès de moi car l’esprit famille est très important pour moi. Je suis assez sensible et même hypersensible. J’ai perdu beaucoup de proches ces derniers temps et ça m’a beaucoup affectée car ces pertes ont toutes été inattendues, trop rapides, trop douloureuses… J’ai perdu mon grand-père du cancer des poumons quand j’étais petite (5-6 ans) ça a été ma première perte très douloureuse. J’ai ensuite perdu ma meilleure amie du suicide en 2018 (elle avait 16 ans). Cette perte m’a anéantie à vie et ce, pour l’éternité… Je l’aimais comme une sœur, une confidente et la vie me l’a brutalement arrachée. J’ai ensuite perdu l’année passée en août 2 personnes à quelques jours d’intervalles. Une madame de qui je me suis occupée en maison de repos...

Le système scolaire et ses contradictions
Je ne crois pas au système scolaire qui continue d’oppresser la liberté d’une catégorie de personnes dès leur plus jeune âge. Le même système scolaire qui prime la liberté d’expression empêche des jeunes filles de porter le voile et les pousse à cacher leurs croyances. Le même système scolaire qui d’apparence prime le développement des jeunes mais qui les rejette et les empêche d’être eux-mêmes. Chaque élève devrait pouvoir aller à l’école sans avoir à se soucier d’être accepté ou jugé par celui-ci. C’est ce que le système scolaire devrait leur apprendre au lieu de les obliger à restreindre leurs choix.Auteure : Eneida, 18 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres récits

Oh papa, si tu savais
Le frigo est vide, le téléphone sonne et l’hôpital est proche. Aujourd’hui, j’aimerais vous raconter mon parcours et ma relation avec mes parents. Ayant grandi dans un bon milieu social, j’ai eu la chance d’accéder à une éducation de qualité. J’ai travaillé, avancé et acquis des compétences personnelles pour me lancer dans la vie. Pourtant, rien ne me prédestinait à tomber dans une certaine précarité à mon jeune âge. Des évènements tragiques ont bouleversé notre quotidien familial : la maladie et les troubles mentaux de maman. Tomber malade à l’aube de ses 40 ans nous paraît inimaginable. Et pourtant, ça n’arrive pas qu’aux autres… l’équilibre familial que nous avions trouvé a été envolé en une phrase du médecin : « Votre maman a un cancer de stade 4 ». Lorsque...

L’insouciance
Parfois j’aimerais leur dire… leur dire qu’ils profitent de leur enfance, leur dire qu’un jour tout leur paraîtra moins drôle… leur dire que moi aussi j’aimerais juste pouvoir jouer et calculer… Mais si je leur dis, je casserais sans doute le peu d’insouciance qu’ils ont encore. Alors, je les regarde grandir, je vieille sur eux, de mon mieux je leur apporte l’amour, l’affection et je fais de mon mieux pour respecter ce qu’ils sont. J’espère qu’un jour ils comprendront que tout ça, je le fais pour eux.Auteure : Virginie, 34 ans, Wavre CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Feuille blanche
Si j’étais une œuvre d’art je serais une feuille blanche car chacun peut y voir ce qu’il souhaite. Je pense que dans la vie c’est comme ça que les êtres humains fonctionnent. Ils perçoivent ce qu’ils veulent percevoir des autres. C’est-à-dire que moi je sais qui je suis, je connais mes valeurs, mes idées, mes ressentis, mais je suis la seule à savoir qui je suis réellement, les autres n’ont accès qu’à une partie limitée de moi. Ils se font leur propre image de ma personne. Ainsi, je suis pour les autres qu’une simple page blanche qu’ils remplissent à leur manière. On se fait tous un avis sur autrui, on pense se connaître les uns les autres, mais en réalité on ne comprendra jamais totalement la personne qui est en face de nous. Cette prise de conscience peut faire...

Les petits avis, épisode 21
Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc dans un seul article sobrement intitulé “Les Petits Avis”. Ma voie, par Ayah, 17 ans, Liège Ne pas trouver ma vraie voie professionnelle me fait peur car ça me fera perdre des années et ne me motivera pas à me lever chaque matin pour aller travailler ou étudier. Alors certes, il existe la réorientation mais j’ai quand même peur de ne pas être épanouie dans mon métier plus tard. Je pense que c’est important car c’est une voie qui va nous suivre jusqu’à nos 67 ans et donc est ce que la 'moi dans 30 ans' regrettera les choix que je fais maintenant à mes 17 ans ? Si j'était...

Vivre en Belgique
En Belgique, la terre ne nous a pas gâtés. Pareil pour le réchauffement climatique. Du coup, on se retrouve avec 10 k-ways pour un mois et une grande garde-robe parée à toute température. Vivre en Belgique, c'est comme dans beaucoup d'autres pays. C'est faire ses devoirs, ainsi qu'étudier jusqu'à 23h, car quand un élève rentre chez lui à 17h avec des interros, des tâches ménagères, un souper à prendre et une douche à faire, ça ne prend pas que 2h. De plus, personnellement, je ne comprends pas le principe des devoirs pour une raison qu’un jour, on peut avoir 5 devoirs et 3 leçons et que le lendemain rien. Ça nous pourrit notre weekend car au lieu de se divertir et de favoriser l'échange social, on doit travailler. Pour la retraite, on s'étonne que les gens ne soient...

Avenir incontrôlé
Je rêve de l’avenir et en même temps, il me terrifie. Lorsque j’imagine mon avenir, il y a tellement de choses que j’aimerais réaliser. Je suis une personne qui vit beaucoup dans le futur et qui ne profite pas du présent. J’essaie de tout prévoir à l’avance, j’aime savoir où je vais et savoir ce qui m’attend. Je veux tout contrôler de A à Z et suivre les étapes que je me suis fixées jusqu’au bout. Je veux à tout prix atteindre mes objectifs. Malheureusement, tout ne va pas toujours comme on le voudrait. Et ça… c’est insupportable pour moi. Je sais que c’est impossible d’absolument tout contrôler et de faire tout ce que l’on voulait comme on l’imaginait. Il y a tellement de choses qui peuvent barrer notre chemin, il peut y avoir des événements inattendus, des...

Comment tout a changé
Ce texte, on m’a demandé de l’écrire sur un sujet dont je pourrais tirer un message mais j’ai décidé d’introduire avec ce sujet qui me tient tant à cœur, deux autres qui sont étroitement en lien avec celui-ci. Depuis toute petite, j’ai toujours eu d’énormes problèmes de gestion de la colère (crises, disputes, perte de confiance, remise en question, …). Toutes ces choses, je les ai vécues un nombre incalculable de fois. Cela a même déjà affecté mes amis. Au début ma colère, je la gardais pour moi mais il arriva un moment où je n’arrivais plus à la garder pour moi seule… Ce fut d’abord le coussin jeté à travers la pièce, ensuite ce furent les livres jetés les uns après les autres sur le sol. Je ne contrôlais plus. Le moment le plus dur c’est quand j’ai commencé à...

Ma maman
Avant de mourir, j’aimerais remercier ma maman. Ma mère est la personne la plus importante pour moi. Ma mère est celle qui restait jour et nuit à côté de ce lit d’hôpital, qui me répétait que je m’en sortirai, que j’y arriverai. Je sais que sans elle à mes côtés, j’y serais pas arrivé. Je lui suis tellement reconnaissante pour ça. Ça peut sembler logique mais elle, comme moi, étions épuisées mentalement. Pour elle aussi, ça a dû être terriblement difficile. Elle ne dormait presque pas la nuit et le jour, elle devait être là pour moi. Elle voit directement quand je ne suis pas bien, elle fait de son mieux pour être la meilleure version d’elle-même pour moi. J’ai 16 ans et le seul endroit où je me sens totalement bien, rassurée…c’est dans ses bras. J’aimerais avant...

Quelles sont les meilleures choses offertes par ma famille ?
L’éducation est la meilleure chose qui m’a été offerte par ma famille car ça m’a permis de me construire, d’avoir des opinions sur des sujets où je ne pouvais pas avoir d’opinion. Par exemple, pour moi, mon éducation est un peu enrichissante, parce que, dans mon pays d’origine, j’avais commencé à aller en maternelle jusqu’à ce que ma petite sœur soit à sa 3e année. Mon père est parti à l’aventure et nous a laissé moi, ma mère et ma petite sœur. Et après, ma mère a commencé à être endettée parce que le petit magasin que tenait mon père pour ma famille ne tenait plus. Et c’est après ça que ma mère a changé de pays. On est allé dans un pays où j’avais ma grand-mère et mon grand-père. Et c’est là-bas que j’ai commencé la primaire dans un petit village. Là-bas, les...

De la Pologne à la Belgique
Personnellement, je vais parler du fait que ma famille à quitter la Pologne qui est notre pays d’origine afin d’avoir une vie meilleure. En Pologne, ma famille vient de la campagne. Il n’y a donc pas de possibilité de faire un autre métier que celui d’agriculteur. Ma maman, son frère et ses trois sœurs sont venus en Belgique il y a presque 30 ans. Ils ne parlaient ni français ni anglais. Ils ont commencé par s’arrêter chez des amis. Pendant longtemps, ils ont vécu dans un appartement avec deux chambres. Ils étaient presque 10 à vivre là-bas. Ils ont effectué beaucoup de petits boulots pour vivre et ils ont envoyé de l’argent à leurs parents qui sont restés en Pologne. Ça a été difficile pour eux mais ils étaient ensemble, c’est ce qui leur a permis de tenir...

Aucune aide
Ce qui me révolte, c’est le système à l’heure actuelle. Les élèves sont dégoûtés de l’école. La raison ? Les profs et les élèves sont surchargés et stressés, ce qui rend les professeurs moins aptes à être disponible pour nous, totalement. Ce qui rend les élèves moins motivés. Depuis le covid, beaucoup d’élèves ont décroché et le système ne nous a pas aidés. Le taux d’absentéisme a augmenté de 90,5 % en 3 ans et la réponse est « cela est de notre faute ». Nous sommes des humains, se faire crier dessus et ne rien comprendre nous mets mal et nous décourage. Des reformes sont mises en place sans nous tenir au courant, nous les élèves, les premiers concernés et cela est plus que révoltant. Auteure : Anaëlle, 15 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN...

Douce nuit
La nuit est si belleLa lune éblouit mes larmesJe n’ai jamais connu de vue comme telleEt j’en tombe sous son charme. Cette lune qui est ma seule amieElle ne m’a jamais abandonnéeCette amie qui me souritEt me dit que tout va bien se passer. Je sens le froid sur mon corpsQui sera mon seul réconfortJe peux voir les étoiles à perte de vueQui ne m’ont, elles, jamais perdue de vue. Je ne regrette rien,Car cela était pour mon bien.Le vent est si doux,Il me fait oublier tous les coups. Toi ma seule amie,Qui a entendu tous mes malheursToi qui m’aimes malgré mes erreursSache que je t’aime à l’infini. Je ne ressens plus la douleurJe me sens aussi légère que l’airJe ne sens plus la terreSerait-ce le début du bonheur ? La lune est si belle,Accompagnée de ses amiesElles me font...

La famille
La famille c’est l’ensemble de personnes avec qui nous sommes liés par le sang. Contrairement aux amis, on ne les choisit pas. Ils nous ont été destinés. Ils seront toujours là dans les bons comme dans les mauvais moments, grâce à ces liens du sang. Pour ma part, une famille aimante et compréhensive est indispensable à la réussite (morale) dans la vie. Un conseil que je peux vous donner, c’est de profiter au maximum de tous vos proches car la santé ne s’achète pas et personne ne sait de quoi est fait demain. Auteur : Manu, 15 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres récits

Merci
Je pense que la première chose que je ferais avant de mourir serait de remercier mon père et ma mère. Je pense que sans eux, sans leur aide, ma vie ne ressemblerait en aucun cas à ce qu’elle ressemble actuellement. S’ils n’avaient pas été présents comme ils l’ont été et le sont toujours actuellement, certains de mes objectifs n’auraient pu être réalisés. Ils ont toujours été là pour me redonner confiance, ma sœur et moi avons toujours été leurs priorités. Ils n’ont jamais hésité à se donner du mal pour nous faire plaisir. C’est pour cela que j’aimerais leur dire merci car je suis consciente de la chance que j’ai d’avoir des parents aussi présents et que beaucoup de personnes n’ont pas cette chance. Donc, merci papa et maman ! Auteure : Noémie, 15 ans, Liège CET...

Mon stage m’a ouvert les yeux
L’an dernier, j’ai réalisé un stage dans un foyer pour demandeurs d’asile pour ma 5ème secondaire et j’ai été très surprise et choquée de voir dans quelles conditions vivaient ces personnes. Le problème n’était pas le centre, il était bien équipé, les éducateurs et infirmiers étaient super gentils et bienveillants. Ce qui m’avait choquée, c’était de voir des personnes comme moi (qui ont grandi dans leur pays, se sont instruites, sont allées à l’école, ont fait des études et ont construit leurs vies) dans un centre avec d’autres personnes qu’ils ne connaissent pas dans des toutes petites chambres, sans papier et sans la possibilité de pouvoir travailler ou de communiquer, puisque la langue n’était pas la même. Ça m’avait vraiment brisé le cœur de voir qu’ils avaient...

À la recherche d’un bel avenir
La migration me touche car je trouve ça triste que beaucoup de personnes dans ce monde ne puissent pas choisir où ils veulent construire un avenir, une famille, etc. Les migrants risquent leurs vies pour, par exemple, venir en Europe et pour finalement, parfois se retrouver à la rue. Lorsque vous voyez des personnes migrantes en difficultés, aidez-les. Ce sont des êtres humains comme nous. Certains membres de ma famille ont fui le Maroc car, pour eux, ce n’est pas un pays où l’on peut construire un bel avenir. Ils ont traversé pas mal de difficultés pour maintenant avoir enfin une belle vie et pouvoir offrir un bel avenir à leurs enfants.Auteur : Anonyme CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Retrouvez ce récit et d'autres dans notre dossier...

Pour le bien des Belges
Durant un atelier avec les membres d'Un Toit Un Cœur, nous leur avons demandé de s'exprimer sur trois lois à adopter. Dans quel but ? Améliorer le quotidien des Belges. Bien sûr, les lois sont fictives mais révèlent leurs pensées profondes sur les malaises ressentis au jour le jour. Changer, Cécile, 22 ans, Louvain-la-Neuve Changer les politiques de travail, travailler X heures en fonction du nombre de tâches à accomplir en une journée. C’est également réduire le temps de travail pour que chacun trouve son équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Renforcer les lois sur les dérives d’internet ; cyberharcèlement, pédophilie, abus de vulnérabilité, revenge porn,… Taxer davantage les hauts revenus en Belgique. Avec moi, que rien ne me soit interdit !,...

Pauvreté
La pauvreté est un des pires fléaux de nos riches civilisations occidentales. Ceci amène l’exclusion de la personne concernée de la vie sociale normale. Elle se retrouve face à des situations inconnues jusqu’alors auxquelles elle se voit obligée de faire face. Tomber est très facile, remonter est une autre paire de manche, je sais de quoi je parle. Conseil aux jeunes : étudiez le plus que vous pouvez, même si tel prof est chiant. Plus tard : diplôme, travail, salaire, reconnaissance sociale, vacances, la vie quoi. *ndlr : Parfois, Scan-R partage la parole des personnes ayant plus de 30 ans. Elles écrivent au sein d’institutions en lutte contre la précarité.Auteur : David, 52 ans, Louvain-la-Neuve CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres...

Les petits avis, épisode 20
Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc dans un seul article sobrement intitulé “Les Petits Avis”. Je voudrais Je voudrais que le temps soit composé d’une éternité dans chaque seconde. Je voudrais que les instants soient si riches, et à la fois si légers, que je me sentirais comme anesthésiée par la douceur du moment. Et à la fois portée par sa légèreté. Simplicité, authenticité, amour, fraternité. La vie. Prenons soin du temps Ce qui me manque le plus, c’est le temps. Le temps d’être avec ceux que j’aime. Le temps d’être pleinement présente, à moi, aux autres, à la vie avant qu’elle ne file. J’aimerais que l’on...

J’écris sur la migration
Aujourd’hui, j’écris. J’écris sur la migration car nous avons une activité et un témoignage à ce sujet. Et ça m’a choqué. Ça m’a choqué de voir le parcours par lequel ils doivent passer pour avoir une vie un peu meilleure. Et encore, vu comment on les traite mal dans certains pays qui sont censés les aider, je ne pense pas qu’on puisse toujours parler de meilleure vie. Ils ont le courage de quitter leurs vies et tout ce qu’ils ont construit sans savoir où ils vont ni quand ils retrouveront de la stabilité. Ils veulent simplement une meilleure vie mais ils doivent se battre pour celle-ci simplement parce qu’ils ne sont pas nés dans le « bon pays ». Alors, je pense qu’on devrait faire quelque chose pour faciliter leurs parcours ou au moins leurs arrivée. Qu’il y ait...

Monde maman
J’ai toujours eu peur de perdre ma maman. Moi, ma mère elle est toute ma vie. J’aimerais rester avec elle toute ma vie.Sans elle, mon monde n’est rien du tout ! Le conseil : j’aimerais dire à tout le monde de prendre soin de sa mère et de ses parents peu importe la difficulté, peu importe ce qui arrive dans la vie. Avertissement : faites attention à ne pas blesser nos mamans, de ne pas les abandonner car ce sont elles qui nous ont donné la vie. Sans elles, nous ne sommes rien du tout même si elles ont des défauts, accepte-la, car elle t’as toujours accepté comme tu es depuis ta naissance.Auteure : Anonyme, 17 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Discrimination
A cause des différencesTu t’fais juger Depuis le temps ça fait qu’durerÇa fait du mal, ça fait pleurer En salle de classe, mis de côté J’vois tout le monde rigoler J’vois tous les profs se moquer Les bâtards, les meufsLes balades, les keufsCouleur ébène s’fait arrêterCouleur nuage s’fait épargner Le placard, les bleusLes massages, les 2Auteur : Adriano, 16 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Retrouvez ce récit et d'autres dans notre dossier thématique

Regarder les étoiles
Le vrai bonheur c’est d’avoir les parents et la famille. Depuis mon plus jeune âge, je vis sans parents, ma vie est pleine de douleur. Mais je n’ai jamais perdu l’espoir. Et parfois, je voyais les autres enfants avec leurs parents et je demandais à mon frère où sont nos parents et il me disait qu’ils sont dans les étoiles. Et je passe du temps à regarder les étoiles. Un moment donné, je pense que je suis folle mais bon. Ca m’a fait beaucoup de mal. Je vivrai sans eux et je sais qu’aujourd’hui j’ai du mal parfois quand je vois les enfants, les adolescents en train de crier sur leurs parents, ne pas leur donner le respect. Avec tout ce que j’ai vécu, j’aimerais vous dire mes frères et sœurs, il faut toujours être content de ce que vous avez et vous devriez aimer vos...

L’amour
Comment faire attention pour savoir aimer autour de nous ? Il y a plusieurs jeunes qui ne font pas attention à qui ils aiment et n’aiment pas. Parfois on fait de mauvais choix et on laisse tomber le bonheur de notre amour. Là ça termine mal et le cœur se brise. Mais on finit toujours par avoir du bonheur. On ne doit jamais changer pour avoir l’amour, on doit s’aimer d’abord et les autres après.Si on ne s’aime pas nous, on n’arrivera jamais à aimer les autres.Auteure : Sabra, 17 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

Derrière Wall Street
Récemment, on apprenait un scoop décoiffant : les actionnaires de Wall Street étaient des aliens. Leurs costards-cravates servaient de camouflage. Quelle fraude ! Une fois leur accoutrement de côté, il fallait les comprendre. Leurs langues. Leurs coutumes. On souhaitait même connaître leurs opinions sur nos technologies. Les réseaux sociaux n’avaient rien d’un outil pratique à leurs yeux. Pensez-vous qu’une application comme Facebook, Instagram, Twitter soit utile pour un être spatial ?! Un alien, l’ancien de la bande, prenait la parole au siège de l’Organisation des Nations Unies : « Gaspillons-nous notre temps sur les réseaux sociaux ?! Diantre. Nous voyageons à travers l’espace-temps. Les galaxies sont si nombreuses. Nous souhaitons découvrir l’univers. Notre...

Intégration après la migration
Je vais parler de l’intégration quand on arrive dans un nouveau pays. Pour moi, c’est une des parties les plus difficiles de la migration car après avoir fait un voyage difficile, la plupart du temps on a qu’une seule envie c’est d’être chez soi avec nos proches, d’être à l’aise, etc. Malheureusement, on est seul ou au moins avec une personne mais pas tout le temps et on doit encore trouver sa place, trouver où loger, etc. Puis après, on doit encore trouver un travail, apprendre la langue, faire connaissance avec des gens, connaître le territoire, etc. Donc voilà, courage à tous ceux qui migrent. Auteure : Anyssa, 17 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres récits

Injustice
Ce monde est injuste. Toujours à mettre tout le monde dans une case. Pour qu’au final tout s’efface, plus rien ne compte. Le regard des autres défonce ce monde, toujours à prendre les gens de haut. Alors qu’on est tous normaux, que tu sois noir, blanc, métisse, LGBT ou autre. Rien ne t’empêche de te battre en retour, contre cette société qui nous bousille le cerveau. Donc j’ai une question aux petits vieux qui se permettent de tout dire, qui pensent avoir raison à tout car ils sont nés avant ma génération. Pourquoi discriminer les autres alors que même vous, vous vous faites humilier ? Il me semblait bien. Maintenant vous êtes bouche bée. A écouter aussi en podcast iciAuteur : Andrea, 14 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Retrouvez ce...

Mes derniers instants
S’il ne me restait que quelques jours à vivre, je ferais en sorte de voyager avec ceux que j’aime. On partirait sur un coup de tête voir des endroits, des villes qu’on n’a encore jamais vu. Comme je n’ai plus que quelques jours à vivre, je ne pourrais pas aller bien loin mais je pourrais voir des endroits en Belgique où je n’ai jamais été ou alors j’irais dans les pays voisins comme la France, les Pays-Bas ou l’Allemagne. On voyagerait sans réel but, on voyagerait juste pour découvrir et passer du bon temps tous ensemble. On prendrait le premier hôtel venu, on ferait des activités, on irait manger n’importe quoi et encore plein d’autres choses. On vivrait simplement ces quelques jours, sans savoir ce qui se passera le lendemain. Ainsi, je mourrai en ayant vécu une...

Dad
J'ai toujours eu peur de mon père, à cause du traumatisme qu'il m'a fait subir et des abus entre les quatre murs de ma maison. Les gens me disaient "c'est bien de rentrer à la maison le week-end" ou "c'est normal".Mais s'enfuir de chez soi ou rester dehors toute la nuit uniquement parce qu'il est à la maison n'est pas normal.J'avais l'habitude de toujours me cacher avec mes frères et sœurs dans la salle de bain, tout en fermant la porte, nous nous consolions, nous étions des enfants. Le père qui était censé nous réconforter lorsque que nous étions bouleversés ou blessés était toujours en train de boire et rentrait ivre à la maison.Il était toujours absent et toujours violent, mais c'est mon père. Je n'oublierai jamais ce qu'il a fait, mais je pardonnerai.Mon père...

Juste distribution
Ce qui me révolte le plus ce sont les inégalités dans le monde. Pourquoi ? Car on les crée nous-même sans réel fondement. Nous, humains, nous sommes rentrés dans un système qui offre à une poignée de gens la possibilité de posséder des sommes astronomiques, tandis que d’autres doivent se contenter au mieux de vivre dans la « norme », au pire se battre jour après jour pour survivre. Cela me choque à quel point une personne avec un beau job, gagnant plus que bien sa vie, peut idolâtrer le fait de posséder une Porche, une Rolex, un sac Chanel. Là où des personnes n’ont même pas de quoi se nourrir, d’autres voudraient mettre des milliers d’euros dans une chose aussi banale qu’une montre. N’est-il pas vrai que la montre à 2000 euros donne la même heure que celle à 15...

Sœurs
J’ai décidé d’écrire sur mes 2 sœurs. Au début, je m’entendais vraiment pas avec elles. Elles étaient souvent ensemble et contre moi. Vers l’âge de 14 ans, tout a changé. J’ai commencé à me rapprocher de ma grande sœur mais le contact avec la petite restait encore assez compliqué. Je parlais beaucoup avec la grande, on se racontait beaucoup de choses. Vers l’âge de 16 ans, ma petite sœur et moi commençons enfin à se rapprocher. Aujourd’hui, mes sœurs représentent énormément de choses pour moi. Rien qu’à l’idée qu’il leur arrive quelque chose j’en ai déjà les frissons. Il m’est déjà arrivé de me projeter en ma grande sœur. Je la considère même comme une deuxième maman. C’est un exemple pour moi, elle représente une force que j’ai toujours eu peur de ne pas avoir. En...

La montée de l’extrême droite me fait peur
La montée de l'extrême droite me fait peur. Ça me fait peur parce que j’ai peur de leurs idées, de leurs propos. Quand je pense à l’Histoire, l’esclavage, les colonisations, le mépris, le rejet, les abominations commises au nom de je ne sais quoi. Quand j’entends que ces gens laissent des migrants mourir en mer, qu’ils ferment leur frontière à des gens dans le besoin. Des personnes qui vivent la guerre, la famine, le réchauffement climatique, qui viennent de loin. Mais voir que quand ça arrive à l’Ukraine les portes sont grandes ouvertes. Et ça pourquoi ? Une autre couleur de peau ? Des origines ou une religion différente ? Ça me fait peur de voir l’extrême droite monter, peur de l’extrémisme, de leur vision radicale, voir les dégâts qu’ils peuvent déjà faire sans...

Horreur
Depuis très jeune, j’ai toujours été fascinée par tout ce qui faisait peur. Ça a toujours été là, et je ne sais pas pourquoi. Ça a commencé par juste des vidéos angoissantes sur YouTube. J’avais l’accès illimité donc je suis tombé sur des trucs que je n’aurais pas du voir. Les premières fois étaient involontaires, car je regardais de simples dessins animés, mais j’ai fini par trouver du gore avec les personnages que j’appréciais tant. Ça m’a empêché de dormir, oui, mais je continuais par pur amusement. J’aimais aussi les légendes d’internet et aussi les jeux d’horreur. Je m’amusais à créer mes propres personnages et histoires. Malheureusement, être tombé dessus, à un certain âge, m’a immunisé. Ce qui m’intéresse maintenant, ce sont des mystères non résolus et les...

I am
J’ai décidé de vous écrire à vous, mes grands-parents. En effet, cela fait maintenant plus de 10 ans que vous êtes partis… Il n’y a pas un jour où je ne pense pas à vous. Une chanson, une odeur, un moment peuvent me rappeler les magnifiques souvenirs que j’ai avec vous. Pour la petite histoire, ma grand-mère, qu’on appelait Mounette, qui s’appelle en réalité Renée, était institutrice et directrice dans une école à Liège. Mon grand-père, Bon-papa, ou Arnold, quant à lui était curé. Curé, oui, oui. Vous avez bien entendu. Vous n’êtes pas sans savoir que, dans la religion catholique, un curé ne peut avoir de relations amoureuses et/ou charnelles avec une femme. Mais l’amour est plus fort que tout. Bon-papa a décidé d’arrêter cette fonction et a ouvert un garage, à...

Voyage de l’esprit
Lors d'un atelier d'écriture à l'Hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola, les jeunes ont dû se prêter au jeu d'écrire un texte avec des mots imposés. Voici leurs textes. Mots imposés : différence, train, inspiration, désespérance, homme, chocolat, démocratie, 3h du matin, autotune, jeunesse, brioche Enfin moi Lucie, 25 ans, Bruxelles Hier j’ai pris le train vers une direction inconnue. Je suis un homme ou plutôt une femme, enfin, je ne sais pas. Je me suis toujours sentie différente des autres… Ce jour-là, il était 3h du matin quand j’ai décidé de tout plaquer et partir loin. Je suis seule dans la rue, écouteurs aux oreilles écoutant ces vieilles musiques bourrées d’autotune. Je n’aime pas forcément ces chansons mais pour autant elles m’inspirent. En effet,...

Scolarité : problèmes et résolutions
PROBLEME 1 : les discriminations sociales Les problèmes sur la discrimination, c’est qu’on a beau vouloir changer son image sociale si les personnes sont fermées à toute idée sur vous ou sur les autres, si la personne est fermée d’esprit, on ne saura rien en tirer. PROBLEME 2 : les coutumes vestimentaires Je ne suis pas contre le fait que quelqu’un veuille s’habiller d’une certaine manière mais si nous avions un code vestimentaire, il y aurait moins de discriminations vestimentaires, comme au Japon. RESOLUTION 1 : Je trouve qui si on a peur de certaines personnes, il faudrait que leur vision d’esprit change. Je trouve que si c’est le cas, on ferait des formations, des discussions. RESOLUTION 2 : Si on avait un code vestimentaire, il y aurait peut-être moins de...

Personne n’est parfait sur cette planète
Il y aura toujours des gens pour critiquer ce que tu es ou ton image… Je suis d'accord car, malheureusement, la société est faite comme ça depuis toujours. On doit obligatoirement rentrer dans des cases quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise, quoi qu'on pense, quoi qu'on porte, on recevra toujours des critiques. Personne n'est parfait sur cette planète. Nous sommes tous uniques et avons des goûts et des opinions différentes. Peut-être que quelque chose me plaît mais que ça ne plaît pas à d'autres et inversement, mais je ne suis personne pour critiquer, juger ou même me moquer. On peut donner son avis mais tout en respectant les personnes. On ne peut pas plaire à tout le monde. Le plus important, c'est de se plaire à soi-même et s'en foutre des critiques et du jugement...

A quelques jours de la fin
Lors d'une table de conversation au CLAJ Outremeuse, des adolescentes se livrent sur le papier. Elles répondent à une question concernant un avenir alternatif : "Quels seraient vos derniers désirs, s'il vous restait quelques jours avant de disparaître ?". J’aimerais visiter, Sabra J’aimerais… Visiter La Mecque.Passer du temps avec mes proches.Manger le plus que je peux.Passer du temps à regarder les étoiles.Visiter le cours de la rivière. J’aimerais dessiner, Esther J'aimerais... Finir mes 4 dessins.Manger mon plat préféré.Voyager, faire le tour du Brésil.Aider les orphelinats.Voir mon meilleur ami.Faire le meilleur plat du monde.Faire un livre sur moi.Voyager vers la Lune.Dessiner.Auteures : Sabra, Esther, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER...

Avenir tranquille
J’ai eu une scolarité plutôt tranquille dans le sens où je n’ai jamais eu de grandes difficultés pour réussir. Une fois sortie de secondaire générale, je me suis empressée d’aller à l’université pour commencer des études de logopédie. Je n’étais pas trop sûre de mon choix, je savais juste que mon entourage me voyait bien là-dedans, le métier semble correspondre à certaines de mes attentes et l’université offre un prestige qui assure une belle place dans le monde du travail semble-t-il. Faudrait-il donc que je me pose plus de questions pour me lancer ? Après 3 ans d’étude et avoir obtenu tant bien que mal mon bachelier, je peux vous assurer que oui ! La preuve : je ne ferai pas le Master pour obtenir le titre de logopède, et je ne compte pas remettre les pieds dans...

Allo allo
Aujourd’hui, la Belgique regorge d’injustices sociales. Ce que j’aimerais c’est que les riches s’enrichissent moins et que les pauvres s’appauvrissent moins. Il y a là une vraie balance à équilibrer afin que le monde tourne mieux. De plus, il serait opportun de revoir certaines politiques sociales qui sont actuellement en décalage avec les réalités de terrain. Enfin, à titre personnel, je trouve qu’il serait pertinent de mettre davantage en lumière les métiers de l’aide à la personne. Ces métiers sont durs et prenants émotionnellement et être reconnu fait partie des besoins de l’être humain. A écouter aussi en podcast iciAuteure : Cécile, 22 ans, Louvain-la-Neuve CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres...

J’étais mort
Pourquoi les ados sont aussi mal aujourd’hui ? La principale cause est le harcèlement scolaire, alors, si tu subis du harcèlement, tu es sur le bon texte ! J’ai été harcelé pendant deux années et, pour essayer de m’en sortir, j’ai dû avoir le courage d’en parler à mes parents. Ça a été très dur personnellement, je me suis senti à nu en leur parlant, ils m’ont beaucoup aidé. Nous avons tout d’abord parlé à mon éducateur, ça n’a servi à rien. On est retourné trois fois et toujours rien. Nous nous sommes tournés vers la direction et le préfet de discipline, rien non plus. Ça continue, on me frappe, puis nous sommes retournés à la direction et ma mère a menacé d’aller porter plainte contre mes harceleurs et l’école pour non-protection de mineurs en danger et, là, ils...

Parcours du combattant
Ces dernières semaines, en français, nous avons beaucoup parlé de migration et nous avons rencontré Sanaz. Cette femme aurait pu avoir une vie simple, elle a fait des études et est devenue chirurgienne, elle a une famille, des parents, des frères et des sœurs, un mari, des amis… Malheureusement, ses idées, ses opinions, son choix de vie ne plaisaient pas au gouvernement. Elle voulait aider les femmes comme elle, en voulant légaliser des opinions tout à fait personnelles, que personne ne devrait diriger. Elle a dû quitter toute sa vie sans prévenir ses proches simplement parce que la liberté d’expression n’existe pas dans son pays, comme dans beaucoup d’autres malheureusement… Ici en Belgique, elle doit tout recommencer, tous ses acquis sont du passé. Le regard des...

Parler sans parler
Cher Albert, mon ami l’alien, bonjour. Albert, on m’a demandé de te présenter ce qu’est Internet, alors voici une petite partie de la réponse. On dit que l’on peut parler à tout le monde sur Terre et au-delà. La preuve avec ce message qui t’est destiné. Le seul truc qu’on ne dit pas c’est qu’on peut parler à plus de 8 milliards de personnes sur Terre mais à force de rester sur le net, dès qu’on n’a plus de batterie, on se retrouve seul. Alors, tu vas me dire qu’il suffit de recharger la batterie sauf qu’en réalité on se rend compte que l’on ne connaît réellement personne et que les seules personnes sur qui on peut compter, on ne les a pas rencontrées. A écouter aussi en podcast iciAuteure : Mael, 17 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et...

Soleil
Le soleil, c’est un bien petit mot pour un si grand astre. Le soleil, ses rayons chaleureux, sa lumière intense et ses bienfaits sur notre âme. Il est le symbole de la vie, fait pousser les fleurs, réchauffe la maison et nous rend le sourire. Mais il n’est pas qu’une boule de feu dans le ciel, au centre de l’espace. Dans chacun de nos regards, se trouve un soleil. Dans chacun de nos sourires aussi et dans chacun de nos gestes. Être un soleil, c’est illuminer la vie de quelqu’un, du voisin, de son père, de sa sœur, de la caissière au magasin. Être un soleil, c’est un bonjour, un comment te sens-tu. C’est un silence, la main posée sur l’épaule de celui qui pleure. C’est une parole dans la grisaille de celui qui se sent seul. Et même si vous en doutez, nous sommes...

A vous les jeunes !
A vous les jeunes… croyez en vos rêves !Battez-vous pour les causes qui vous semblent justes.Révoltez-vous quand on ne vous écoute pas.Rassemblez-vous quand on ne vous écoute pas.Rassemblez vos forces pour crier d’une seule voix. Mais s’il vous plaît, respectez-vous !Oui oui vous…Comment pouvez-vous demander qu’on vous respecte alors que la première personne à ne pas le faire c’est vous ! Que vous répondiez aux pronoms elle-iel-il, peu importe, aimez qui vous êtes, écoutez votre enfant intérieur, c’est pour lui que vous vous battez ! Nourrissez-vous au quotidien de ses rêves les plus fous ! Soyez fiers ! Battez-vous ! Personne ne le fera pour vous !Auteure : Virginie, 34 ans, Wavre CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres...

Solitude surmontable ?
Aujourd'hui nous allons nous poser la question suivante : « Est-ce que la solitude provoquée par le harcèlement chez les jeunes est surmontable ? ». Oui elle l'est ! Mon vécu m'a permis de comprendre que tout est surmontable si on en a la volonté. Chaque être humain est différent mais chacun a sa valeur et si les autres ne le remarque pas tant pis. Concentrez-vous sur vos qualités par sur les défauts qu'on vous attribue pour certaines choses que vous avez potentiellement faites et qui ont été mal racontées. Vous seuls savez ce qui vous anime, ce qui vous rend heureux mais surtout ce qui vous blesse alors ne laissez pas les autres vous coller comme étiquette sur le front une chose que vous n'êtes pas. Ne laissez pas quelque chose qui vous rendait indifférent devenir...

La force de vivre en groupe
Je pense que nous ne devons pas nous sentir obligés de suivre le troupeau. Car oui, c’est indéniable, nous vivons tous dans un énorme troupeau, on peut aussi l’appeler société. Dans ce troupeau, il y a plein de moutons. Dans cette société, il y a plein de gens. Je pense qu’il est important de garder une certaine cohérence au sein de ce troupeau, c’est-à-dire de respecter la bienveillance, de s’entraider, de ne laisser personne de côté. Dans cette société, il peut être judicieux de suivre les lois. Car imaginons que tous les moutons n’en fassent qu’à leur tête, volent l’herbe du voisin, s’écartent dans tous les sens du troupeau, se mordent les uns les autres, et bien alors, le jour où un loup arriverait, les moutons se feraient tout dévorer un à un. Donc bon,...

Sans violence
Ce qui me manque le plus c’est de l’amour et de l’amitié, car pour le moment c’est compliqué chez moi. Il y a des problèmes à la maison, car j’ai décidé de vouloir ne plus me laisser faire mais ne plus se laisser faire, c’est exprimer, décider, vouloir changer sans la violence car la violence est interdite. Mais pour mon cas, cela s’est passé autrement, j’ai des problèmes de violence donc vous imaginez la suite, oui j’ai donc eu un problème de violence au sein de ma famille. Je me suis toujours dit que je ne ressemblerai pas à mon père, mais, là, j’ai l’impression que je lui ressemble de plus en plus car oui, je tiens de ses problèmes de violence. Donc si tu as un problème, des envies non autorisées par la société, pense au texte que je viens d’écrire et toi aussi...

Je milite pour la Sainte Herbe
Je milite pour que la sainte herbe soit légalisée. Je n’arrive plus à comprendre dans quel monde nous vivons.Pour moi, l’herbe est un remède pour beaucoup de maladie. Alors ça devrait être utilisé ou consommé sans être critiqué ou mal vu par le gouvernement, par la société, etc. Car c’est écrit dans la Genèse (Dieu dit : « Je vous donne toute verdure et tout végétal qui germe de fruit comme nourriture ») alors je ne vois pas la personne qui a pu interdire ou dénigrer l’usage de la Ganja. Je n’ai pas besoin de leurs médicaments merdiques, pour moi la Ganja reste le meilleur de tous les médicaments. Je ne suis pas d’accord sur le fait que le CDB soit légalisé mais pas le THC, mais pourquoi ? Dans le mouvement rastafari l’herbe reste sacrée, alors on en a besoin pour...

Insomnie Amoureuse
Le soir quand je me couche, je ne dors pas. Je fixe le plafond en ayant l’impression de regarder tes yeux. Qu’ils me suivent. J’essaie de me cacher, de fuir mais ils me rattrapent. Alors je me laisse posséder, enivrer comme si ce n’était pas déjà le cas. Je nous revois au fond de ce couloir. On se tient par la taille sans se voir, on essaie d’éclairer le chemin à la flamme de nos briquets sans voir que celle-ci s’est éteinte il y a déjà bien longtemps. Alors je tire la couverture par-dessus mon visage et referme les yeux pour finalement me laisser emporter par les bras de Morphée. J’aurais aimé que tu sois là à mes côtés, que dans tes bras je puisse me laisser porter. Mais il ne me reste que ces souvenirs de nous, tâcher par les marques indélébiles de ce qu’a fait...

C’est quoi le bonheur ?
Je pense que beaucoup de personnes ont une vision du bonheur différente. Ça peut être l'argent, le foot, la nourriture, etc. Et puis, t'as les autres, ceux qui se demandent c'est quoi, ceux qui n'ont pas encore trouvé leur bonheur, ou d'autres encore, qui sont perdus dans cette question sans réponse. Donc au final, le bonheur c'est une chose compliquée à trouver mais une fois qu'on l'a, c'est très précieux pour nous. A écouter aussi en podcast iciAuteure : Maude, 13 ans, Jambes CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Et d'autres récits

La danse de l’enfance
Je ris toujours face à l’innocence des enfants. Parfois, de joyeux lurons prouvent un fait incroyable : on peut vivre aisément joies et merveilles, tout en étant ignorants. Un enfant ne sait pas encore à quel point la réalité peut être dure, froide, voire traumatisante, tragique. Il joue dans son coin, perdu entre quelques imaginaires uniques en leur genre. Quand les petits répètent les bêtises de leurs parents, lorsqu’ils saccagent du matériel sans raison, dès qu’ils courent à toute vitesse en ne suivant aucune direction… que nous reste-t-il ? Si ce n’est un sourire pétillant, un rire improvisé, une sympathie immédiate pour ces jeunes pousses. Quel que soit l’époque, leur innocence est sacrée. A l’âge adulte, elle est tant recherchée. On ne ressent presque aucune...

Le reset de leurs vies
Ça ne doit pas être facile de devoir recommencer une vie alors qu’ils en avaient une dans leur pays. Ça me touche parce que, parmi ces personnes, il y a en a qui avaient une vie de rêve, celle dont tout le monde rêve et du jour au lendemain, ils ont tout perdu. Je n’ai pas vraiment de lien avec ça, juste des amis qui sont partis dans un autre pays. La fuite n’est pas la première solution, il faut d’abord affronter ses problèmes et puis si c’est vraiment extrême, quitter le pays. Ça peut être dur de tout laisser mais il n’est pas impossible de tout reconstruire.Auteur : Anonyme CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres récits

Les jeunes aiment voyager
Les jeunes aiment voyager à travers le monde afin d’explorer celui-ci et d’apprendre des nouveautés. Certains aiment voyager en hiver pour aller dans des pays chauds. D’autres, à l’inverse, aiment partir en hiver mais cette fois-ci pour aller dans des pays plus froids. Il y a de nombreux avantages qui s’offrent à nous lorsque l’on voyage. On peut apprendre une nouvelle langue, en savoir plus sur une culture, découvrir un mode de vie ou tout simplement changer d’air. Le monde est grand et on ne pourra pas le parcourir entièrement même si on voyage tout le temps. C’est une raison, pour moi, de pousser les gens de partir à l’aventure et de bénéficier de tous les avantages qu’un voyage peut nous offrir.Auteure : Salma, 18 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN...

Que signifie l’hypersensibilité ?
Pour beaucoup, l’hypersensibilité s’apparente à « pleurer pour un rien » ou « tout exagérer », ou encore « dûe à l’adolescence ». Et pourtant… c’est beaucoup plus que ça. Alors, certes, il arrive de pleurer. L’hypersensible pleure, rigole, s’amuse, est heureux… mais également s’énerve, ou est stressé d’une façon bien plus forte que la plupart des gens. Comme tout, ça a des effets négatifs, comme ça a des effets positifs. Il y a des moments où un rien peut nous rendre joyeux toute la journée, comme une petite attention ou un compliment sincère. Et d’autres moments où une remarque anodine nous tracassera toute la journée, nous fera pleurer ou nous énervera. Certaines personnes ont d’ailleurs des réactions déplorables face à ça. Telles que « Endurcis-toi », « Arrête...

S’exprimer à travers l’art
Pour moi l’art est une manière de s’exprimer, ça peut aller d’un petit gribouillis sur le coin d’une feuille jusqu’à la statue de la liberté. Ce que j’aime dans l’art, c’est qu’il peut être exprimé dans plein de domaines différents, l’art peut être représenté par tout et tout le monde. Il suffit juste d’être créatif, prendre une feuille, un pinceau, un crayon et tout est possible. On peut faire ressentir des émotions, des sensations seulement en regardant un tableau, une sculpture. Enfin bref, l’art est, pour moi, une manière d’échapper à la réalité tout en créant.Auteure : Louise, 16 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres récits

La poésie ne doit pas périr
La poésie est un moyen d'expression rejeté en bloc par de nombreuses personnes. Pour certains, la connaître, la comprendre c'est être snob, c'est le signe d'un niveau d'éducation élevé, c'est scolaire, codifié, ennuyeux. Pour d'autres, il s'agit d'une source d'inspiration inégalable. La poésie on la rencontre très tôt, en classe où on la récite sans vraiment en comprendre le sens, dans l'unique but d'exercer sa mémoire. Plus tard on analyse son fond et sa forme, on compte ses vers et ses figures de style, on en apprend les principaux mouvements, tout cela sans jamais s'émerveiller sur la beauté de cet art. Comme les romans, la poésie raconte des histoires. Mais avec une longueur aussi limitée, le choix des mots est d'autant plus important. Les poèmes laissent aussi...

Les petits avis, épisode 19
Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc dans un seul article sobrement intitulé “Les Petits Avis”. La lecture, par Judith, 15 ans, Liège La lecture pour moi est un moyen de ne penser à rien. D’être autre part. Elle m’aide à faire « une pause » après l’école et le sport. Car c’est comme si on était dans un autre monde, si on a une bonne créativité, se plonger dans l’histoire est très simple. De plus, ça nous permet d’acquérir un meilleur vocabulaire. La lecture m’apaise. Quand j’étais petite, je n’aimais pas ça et puis j’ai pris goût à la lecture. Et depuis, je lis énormément. Je trouve que si on n’a pas de...

Les priorités du gouvernement
J’ai entendu énormément de choses en ce qui concerne l’immigration, des gens qui se plaignent car les migrants refusent de travailler et qu’ils attendent juste de recevoir les aides sociales, d’autres disent qu’ils n’ont rien à faire ici, etc. Mais j’ai rarement entendu des choses positives sur toutes ces personnes fuyant leurs pays pour leurs sécurités pour la plupart des cas. Toutefois, depuis le début de la guerre en Ukraine les pays de l’Union Européenne font tout leur possible pour aider les réfugiés ukrainiens qui vivent la même chose que la plupart des migrants à qui nous refusons l’asile. La situation des réfugiés ukrainiens en Belgique est bien meilleure que la situation de la plupart des citoyens de notre pays. Par exemple, ici à Liège, la plupart des...

Illégitime
Les jeux-vidéos, les animés, les réseaux sociaux, le sport…Je pensais que tout ça ne servait qu’à m’amuser mais ces derniers temps, j’ai l’impression qu’ils ne servent qu’à oublier l’école. Je dis à tout le monde que tout va bien sauf à l’école et donc finalement, rien ne va car les choses qui vont bien servent juste à étouffer l’école… car j’ai peur. J’ai peur de décevoir. J’ai peur de doubler et des moqueries. Finalement en essayant de l’étouffer, elle ne fait que grandir. Je me sens illégitime car mes problèmes n’en valent pas le coup et que je sais que des gens sont bien moins lotis que moi. Je m’enfonce, je suis en pleine chute libre. Peut-être un jour serais-je légitime à une certaine attention ?Auteur : Anonyme CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER...

La liberté
Qu’est-ce que la liberté ? Elle peut signifier tellement de choses. La liberté c’est de pouvoir faire ses propres choix, choisir sa propre voie. La liberté c’est de pouvoir être libre de s’exprimer et de penser. La liberté c’est de pouvoir marcher dans la rue sans avoir peur et se sentir en sécurité ! La liberté c’est de pouvoir croire en ses rêves et avoir les moyens pour les réaliser. La liberté c’est de pouvoir vivre sa vie comme on le souhaite et n’avoir aucun regret. On peut chacun avoir sa propre définition de la liberté mais malheureusement, cette liberté, tout le monde ne peut pas en bénéficier. La liberté devrait être un droit. Auteure : Alexandra, 22 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R. Et d'autres...

Avons-nous vraiment besoin d’un titre ?
Le scepticisme est-il bénéfique à la société wallonne au XXIe siècle ? Qu’est-ce que le scepticisme ? C’est la remise en question, l’esprit critique. C’est le postulat qu’on ne peut être absolument sûr de la véracité d’une chose ou d’un énoncé et ce dans tous les sens. Est-ce vrai ? Peut-on faire mieux ? N’allons-nous pas trop loin ? On pourrait continuer comme ça des heures. Je résumerai donc ainsi : douter de tout systématiquement. Jamais dans la Wallonie autant de jeunes n’ont été diplômés, jamais autant de thèses n’ont été défendues. Jamais les Lumières n’ont-elles été si rayonnantes. Commençons néanmoins par les effets positifs. Douter de nous, nous a permis d’innover technologiquement. Internet, moteur à combustion et explosion, pénicilline, etc. On compte...

Destruction familiale
Je suis née dans une famille qui d’apparence peut paraître tout à fait normale et banale. J’ai une maman, un papa et j’ai une sœur qui a un an de moins que moi. Je suis née durant l’automne et on m’offrait la chance de vivre. Enfin une chance, cela dépend du point de vue de chacun. À première vue, j’étais une petite fille timide qui avait l’air de ne manquer de rien. En effet, je mangeais à ma faim, j’avais de beaux vêtements, j’avais des jouets et des cadeaux pour mon anniversaire. Oui c’est vrai, j’ai été chanceuse à ce niveau-là. Par contre, en ce qui concernait l’ambiance familiale qu’il y avait à la maison, c’était une autre histoire. Je ne sais pas ce que ça fait de vivre dans une famille saine, une famille qui s’aime et qui se respecte. J’ai toujours vécu...

L’art, une trace de nous
Quel est l’intérêt de l’art dans notre monde actuel ? C’est un fait, l’art est quelque chose de très important dans notre monde actuel. Il permet de développer la créativité des gens et de stimuler leur imagination. De plus pour prendre un exemple, le dessin permet des tas de choses telles que raconter des histoires ou encore représenter ce que l’on pense. Si nos ancêtres dessinaient déjà à la préhistoire, il y a bien une raison. En effet, malgré qu’il y ait une multitude de possibilités, des centaines de techniques à apprendre comme la perspective, les ombres,… Il n’y a qu’une seule et même base et c’est le concept de créer quelque chose, pas forcément de créer quelque chose avec ses mains mais de laisser une trace de son passage, de produire quelque chose…Auteur...

Quel futur nous apportera la science ?
Quand arrêterons-nous de faire de nouvelles trouvailles et inventions scientifiques ? C’est une question qui mérite d’être posée. Car, à mon humble avis, l’arrêt de nos exploits scientifiques est signe que l’humanité a arrêté de rêver, d’évoluer.Certaines personnes disent que nous n’arrêterons jamais et d’autres sont convaincues qu’il y a une limite qui peut être dépassée et qu’un jour nous ne pourrons plus avancer. Etant réaliste, je me penche plutôt sur la deuxième option. Je me demande alors quelle est cette fameuse limite ? Sera-t-elle le manque de ressource, la limite que nous imposent les lois de la physique ou bien encore tout simplement la bêtise humaine qui a déjà fait d’énormes dégâts ?Je me demande également surtout jusqu’où irons-nous ? Le temps de...

Le football et ses qualités
Le football nous forge un caractère de gagnant et nous forge un mental pour persévérer car on le voit même dans le milieu professionnel, beaucoup d’équipes ne baissent pas les bras et arrivent à accrocher le nul ou à même parfois aller chercher la victoire alors qu’il y a 2 ou 3 buts à remonter. Ce sport forge aussi un esprit d’équipe et de solidarité car pour réaliser des exploits footballistiques, il faut avoir confiance en ses équipiers et qu’eux aient confiance en vous car sans cela, rien n’est possible. Il forme aussi à la discipline car il faut pouvoir écouter le coach si on veut avoir de bons résultats. Si chacun n’en fait qu’à sa tête et n’écoute pas le coach qui a une vision extérieure à la situation sur le terrain (+ global), les résultats seront mauvais....

Ode à la positivité
Et si l’on regardait le monde avec un prisme plus joyeux ? Personnellement je me suis toujours considérée comme optimiste ! Autant voir le verre à moitié rempli qu’à moitié vide. Notre façon de voir la vie colore notre quotidien ! Je pense que ça sera nécessaire de nous éduquer à repérer tout le positif qui gravite autour de nous, au lieu de nous rabâcher sans cesse avec ce qui ne va pas. C’est vrai non ? On vit dans un monde où l’on nous demande toujours plus ! « Tu aurais pu mieux faire », « je te conseille de faire ça pour t’améliorer ». Et le pire c’est qu’on peut faire un nombre incalculable de choses remarquables, mais si, un jour, on se foire, c’est cette gaffe que les autres vont retenir. Moi, je pense que ça passe par l’éducation. Apprenons à voir le...

Art & requins
Après 6 longues années d'études à l'Académie des Beaux-Arts et 2 diplômes en poche, je ne peux que constater mon état mental en fermant les portes de l'établissement derrière moi.Rancœur, sentiment de n'être nulle part, de ne rien savoir, d'être dans le mauvais. Je ne suis pas prête. Plus que tout, je ressens un dégoût profond envers l'art.L'art qui résonnait en moi sans mots précis, aujourd'hui me perfore le crâne de sa prétention et du milieu dans lequel il nait.Mais pourquoi ce sentiment est-il né en moi, à partir de quand ? Suis-je la seule dans le cas ?Si je parlais de moi, de mon expérience, je serais tenace, amère. Si je parlais des autres je serais factuelle. Alors parlons d'abord de moi. Je rentre à 18 ans dans une école qui n'est pas faite pour les gens...

La migration
La migration me touche car après avoir suivi plusieurs histoires de personnes qui racontaient leur vécu et leur changement, je me suis rendue compte de certaines choses dont je n’étais pas forcément au courant. Je comprends totalement le fait que changer de pays ou de région soit difficile. Cela signifie que notre mode de vie et la vie qu’on a fondée ne signifieront plus rien et le mental doit être présent pour arriver à passer au-dessus de ça. J’aimerais également aborder le sujet de l’intégration car en arrivant dans un endroit que tu ne connais pas forcément et dont tu ne connais pas les personnes que tu as en face de toi c’est une situation pas facile. Je prends mon exemple car je viens d’arriver dans une nouvelle classe et s’intégrer ce n‘est pas facile. Ce...

Sappho et moi
Si j’étais une œuvre d’art, je serais un poème de Sappho. Pourquoi ? Et bien simplement parce que ses poèmes reflètent une partie importante de ce que je suis. Sappho était une femme lesbienne qui écrivait sur les femmes qu’elle trouvait belles, qu’elle aimait. Je pense que je me retrouve dans ce qu’elle disait concernant la beauté des femmes et la douceur de les aimer. De plus elle était grecque et avait les mêmes croyances que moi, alors je pense que ses œuvres me correspondent bien.Auteure : Anaëlle, 16 ans, Liège CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.Retrouvez ce récit et d'autres dans notre dossier thématique