Re-confinée

Re-confinée

Emma est de nature plutôt casanière. Pour elle, le confinement n’était pas particulièrement difficile. Par le passé, elle a déjà vécu, mais sur base volontaire, une expérience plus ou moins similaire.

Les autres

J’ai quelques difficultés à entrer en contact avec les autres, je pleure facilement et les autres s’en rendent compte. Suite à cela, au début de mes secondaires, j’ai commencé à me replier sur moi-même, à développer ce qui ressemble à de l’agoraphobie. L’agoraphobie, c’est le fait d’avoir peur de la foule. Cette phobie s’est manifestée, chez moi, par des crises d’angoisse : je ressens une sensation de serrement à la poitrine, des tremblements, des pleurs pas très discrets et je deviens rouge comme une tomate. J’ai toujours eu honte que l’on me voie comme cela, qu’on puisse lire mes émotions sur mon visage. Pour y échapper, je me suis complètement isolée. De l’agoraphobie, je suis passée à une phobie scolaire. Dans un premier temps, je faisais exprès de rendre des feuilles blanches aux examens. Au bout du compte, pendant six mois, j’ai complètement arrêté l’école. C’était mon premier confinement.

Bis repetita ?

Du coup, j’ai l’impression de revivre la même chose sauf que cette fois, je n’ai rien choisi et tout cela est imposé par le gouvernement… Être privée de la liberté de choisir, si je peux sortir ou non, suscite un déferlement de pensées dans ma tête. Je ne peux pas m’empêcher de faire une introspection, de me demander comment j’aurais fait les choses si j’avais su que deux ans plus tard on vivrait une période aussi inédite que celle-ci. Est-ce que si le futur nous réserve un nouveau confinement, j’aurai une attitude ou un comportement différent ? Avant, quand mes amis me demandaient de sortir, je refusais souvent. Maintenant… il se pourrait que ça change !

Tous dans la même galère

Quelque part, cela me rassure de voir que tout le monde est contraint de vivre la situation que j’ai vécue auparavant, les gens, peut-être, seront plus à même de comprendre. Mais je suis inquiète de tous les problèmes psycho-sociaux qui vont découler de cette période. Je ne peux que comprendre les personnes touchées par une dépression ou un problème de santé mentale et je ne souhaite à personne que cela lui arrive. Je leur souhaite de trouver la ou les bonnes personnes pour les écouter et les soutenir afin de se relever d’une période difficile.

Auteure : Emma, 20 ans, Liège

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance 

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Amour à sens unique, amour en fuite

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Chacune, chacun, si il ou si elle en avait la possibilité, a dû choisir avec qui être confiné·e. Certaines ont passé le confinement dans les caisses de leur belle-famille, certains dans une bulle de solitude… Céline a passé le confinement loin de la personne qu’elle aimait.

57 Jours

Cela fait 57 jours que je n’ai plus revu la personne qui est pour moi « l’amour de ma vie ». 57 jours que je rumine, que je me sens seule et perdue. 57 jours qu’il me manque et que je ferais tout pour le revoir. Rien n’y fait… La solitude s’est emparée de moi. Ne me reste plus que mes doutes, ma tristesse. Se sent-il seul aussi ? Est-ce que je lui manque ? Passe-t-il une seule journée sans penser à moi ? M’aime-t-il comme je l’aime ? À vrai dire je ne l’ai jamais su, me comprenez-vous … ?

Dire l’amour

Quand il arrive que la personne que vous aimez vous offre un “je t’aime”, cela semble plus clair. Si celle-ci ne nous le dit pas, qu’on interprète son comportement et qu’on prend ça pour de l’amour et qu’on se rend compte, ensuite, que ce n’est peut-être pas le cas…On se sent très bête pour chaque seconde où on y a cru et j’y ai cru. Peut-être trop aveuglée par tout l’amour que je lui portais. J’ai accepté ce sentiment d’incertitude, cette impression que je ne recevais pas, en retour, ce que je donnais. J’ai accepté de vivre ça, même si la situation me faisait penser que je n’étais pas assez bien, même si je perdais peu à peu l’estime que j’avais de moi.

Libérée

Arrive le déconfinement, je réalise que j’ai le droit d’obtenir des réponses à mes questions, alors je décide d’aller le voir, c’est le moment où jamais. Je le vois enfin. Je ressens un mélange de joie et de tristesse. Je suis contente mais triste aussi. Je réalise à ce moment-là que c’est la dernière fois et que je ne le reverrai plus jamais. Je ne veux pas me laisser envahir par la tristesse. Au bout du compte, cette histoire m’a fait me rendre compte de ma valeur et de l’importance de ne pas m’oublier et, surtout de m’aimer avant qui que ce soit d’autre. Alors merci à ce confinement que je vivais mal au début, mais qui s’est avéré être bénéfique. Au final, Covid m’a ouvert les yeux.

Auteure : Céline, 19 ans, Bruxelles

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance

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Anxieuse comme jamais

Anxieuse comme jamais

Dans les médias, on parle souvent de santé mentale et de confinement. La question est de savoir comment on peut continuer à fonctionner dans un univers qui se rétrécit, en ne voyant plus ou moins nos ami·es, en vivant d’une manière complètement anormale par rapport aux besoins du genre humain. Lison va plus loin que la théorie, plus loin que les médias. Elle, elle nous explique cette réalité de l’intérieur.

J’ai peur d’exploser

Et voilà, ça recommence. J’ai du mal à respirer, j’ai l’impression de suffoquer. Les larmes coulent sur mes joues déjà trempées, mon regard devient de plus en plus trouble. Je me secoue, je me frappe la tête pour me calmer mais rien n’y fait, ça ne s’arrête pas. Je suis assise sur mon coussin, sous l’étagère dans ma chambre. Recroquevillée sur moi-même, je me fais toute petite pour me cacher des regards, du monde… par peur d’exploser. Ma chambre devient mon seul abri dans ces moments-là mais à force, elle se transforme progressivement en une prison. Il n’y a plus d’issue.

Retour à la case maman

Je jette un regard par la fenêtre en ayant espoir d’y trouver quelconque réponse, de l’aide. Je ne veux pas qu’on sache que j’ai mal. Je ne veux pas être regardée, jugée, méprisée. Ça fait maintenant presque un mois que je suis revenue vivre chez ma maman, le temps du confinement. Je n’ai plus de boulot, plus de projet, plus rien à faire. Je suis face à moi-même et à mes peurs. J’ai dû me réhabituer à un environnement familial que j’avais quitté depuis déjà plus d’un an. Revivre avec mon frère, ma mère, tout le temps. Du matin au soir. Reprendre une routine qui m’est maintenant étrangère et dure à adopter.

Seule

Il n’y a que moi qui dois porter sur mes épaules le poids des pensées douloureuses que je m’inflige. Pourtant je suis entourée de mes proches. On vit sous le même toit, on mange ensemble, on discute de tout et de rien. On se dispute aussi comme toute famille dysfonctionnelle. Aujourd’hui, j’ai eu ma deuxième crise d’anxiété depuis le début du confinement. Elle semble pire que d’habitude, j’ai l’impression que cela empire.

Auteure : Lison, 21 ans, Bruxelles

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Réfugié et confiné

Réfugié et confiné

C’est par d’improbables chemins, des routes plus dangereuses que curieuses que Sami est arrivé en Belgique. Aujourd’hui, en attente du statut de réfugié qui lui permettrait de poser ses valises et ses souvenirs, il nous explique le confinement vécu d’un centre d’hébergement.

De l’Éthiopie à la Belgique

J’ai 20 ans, je suis éthiopien. J’ai quitté mon pays quand j’avais 9 ans et demi en compagnie d’une mère « d’adoption ». Un soir, à la tombée de la nuit, avec un sac comme seul bagage, nous avons rejoint 12 autres personnes pour monter dans une camionnette et rouler en direction du Soudan. Mon voyage a continué vers la Lybie, l’Italie, la France et enfin la Belgique. J’ai alors 17 ans quand j’arrive à Bruxelles. Cela fait 2 ans que je vis entre le parc Maximilien et les centres d’hébergement. Quand ce n’était pas le confinement, j’avais la chance de faire du bénévolat. Mes journées étaient alors bien occupées.

Confiné

Après un mois de confinement, la routine dans le centre s’est installée. Il est 9h, je me réveille dans le dortoir avec 17 autres personnes. J’ai mal dormi, il y a du bruit : les téléphones qui sonnent, le va-et-vient des autres résidents qui oublient d’éteindre les lumières, le personnel qui vient chercher du matériel, les ronflements, les flatulences, … Mais qu’importe, je suis content d’être là.

Douche, café, clope

Je prends une douche, je vais boire un café, fumer un clope, et je réfléchis à ce que je vais faire aujourd’hui. Passer le temps. Je n’aime pas ne rien faire, je m’ennuie, alors je pense. Et quand je pense, le temps ne passe pas vite. Mes pensées se perdent dans le passé, ça me fait mal, je préfère voir l’avenir. L’avenir, pour moi, c’est avoir des papiers, faire une formation, améliorer mon français, avoir un travail normal. J’aimerais devenir pompier, infirmier, ambulancier,… Je veux aider les autres sans rien attendre en retour. Mais, ça prend du temps d’avoir des réponses pour les papiers et on ne connaît pas l’issue. L’incertitude est grandissante… Plus le temps passe, plus mon moral diminue mais je garde espoir. L’espoir… c’est Dieu qui me le transmet.

Bouger

Fatigué ou non, je décide de sortir. Je n’ai pas trop envie d’avoir quelqu’un qui me parle. J’aimerai lire tranquillement mais on vient souvent me solliciter. Alors, je prends le métro masqué dans n’importe quelle direction et je marche pour rentrer au centre. Je découvre Bruxelles, les Bruxellois, la vie à l’européenne. Je passe le temps. Je suis seul, la solitude ne me dérange pas. Parfois, un ami du centre m’accompagne. Vers 17h, je fais un peu de sport, je reprends une douche, je prie, je fume, j’écoute de la musique, je lis les infos, je discute avec des amis sur les réseaux sociaux, je mange, je fume, je discute,…

J’essaye de ne pas penser, de garder l’espoir pour un avenir meilleur.

Auteur : Sami, 20 ans, Bruxelles

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Les petits avis, épisode 5

Les petits avis, épisode 5

Scan-R, dès le départ, donne la parole à tout le monde… Dans les témoignages que nous avons reçus, certains étaient un peu trop courts pour faire l’objet d’un post sur notre site. Nous avons donc décidé, ici, d’en rassembler plusieurs ! 

Le racisme, Moi je dis stop !
par Matou, 13 ans, Bruxelles

Étant noire et vivant à Bruxelles, je vois des choses à mon égard. J’entends des propos absurdes. Dans la cour, on me dit sale renoi, retourne chez toi, singe… Souvent je marche dans la rue, seule, dans ma bulle, les yeux par terre avec beaucoup de haine, de dégoût et je me demande ce que j’ai fait pour mériter ça ? Est-ce ma faute, est-ce un crime d’être comme je suis ? Partout où on va, on trouvera toujours des gens comme ça : ceux qui aiment martyriser ou faire souffrir d’autres.
Toi, oui toi, dis-toi juste une chose : tu es comme moi et je suis comme toi. On a tous les deux deux yeux, une bouche, un nez donc … À quoi sert le racisme ? À rien sauf à diviser un monde, mettre de la haine. Moi je dis stop ! À quoi bon tout ça ? Je suis comme je suis et fière de l’être. Le racisme, pour moi, c’est destructeur, ignoble, assassin. Maintenant je peux essuyer mes larmes et me dire qu’un jour, je raconterai tout ça, à mes enfants et en rigolant. 

Des hauts, des bas …
par Stéphane, 17 ans, Bruxelles

Pendant le confinement, c’était dur car je ne pouvais pas sortir de chez moi. Ma mère m’autorisait à aller promener le chien dans le parc pendant 2 heures chaque jour. Mais malgré cela, je me sentais enfermé, j’avais besoin d’être libre. À la maison, il y a eu des hauts et des bas. Parfois, je me suis pris un peu la tête avec mon frère pour des « conneries ». C’était souvent très compliqué car je n’avais plus l’habitude d’être en famille tout le temps.  Quand je suis retourné au centre dans lequel je vis, j’ai été mis en quarantaine pendant trois jours et j’ai du passer le test pour le corona. Avec le confinement, je suis resté presque deux mois enfermé.  Le travail manuel me manquait. Quand j’ai recommencé le boulot, c’était un peu dur car je n’avais plus l’habitude de travailler. J’étais content mais fatigué.
Maintenant, je me sens bien, en forme. Hier, j’ai eu des informations positives pour un projet professionnel qui débutera dans quelques mois. Je suis très content car j’aurai un boulot dans ma vie et dès que j’aurai mon appartement, je serai bien, sans que personne ne m’embête.

Ma meilleure ennemie
par Hajar, 13 ans, Bruxelles

Il y a quelques mois, je me suis disputée avec ma meilleure amie. Alors qu’une part de moi l’aime, l’autre la déteste et mon corps vacille. Mon coeur me dit : “Pardonne-la”, mon cerveau : “Oublie-la”. C’était ma meilleure amie. Elle était avec moi depuis toujours et jusqu’à la première secondaire là, où, tout a basculé. Elle a rencontré une nouvelle fille et m’a remplacé. J’ai senti la haine monter, le pire jour de ma vie ! Faisait-elle semblant de m’aimer ? Moi qui la croyais, je me suis sentie trahie. J’ai perdu confiance en moi et aujourd’hui, mon cerveau me rappelle sans cesse de ne plus l’écouter, la croiser, la voir… Jamais. Et pourtant, mon coeur se souvient. Il se souvient du jour où nous nous sommes rencontrées, ce jour où on s’est promis l’une à l’autre qu’on serait meilleures amies pour toujours.
Amie, ennemie. Amour, haine. Mon coeur et mon cerveau vont-ils redevenir amis ? 

Dessiner pour s’évader
par Fiorella, 12 ans, Schaerbeek

Pendant le confinement, je suis venue une après-midi aider Fabian, un animateur de la Gerbe AMO où je vais, à grapher un panneau en carton pour décorer la fenêtre. Avec des bombes, nous avons dessiné un paysage sur lequel il est inscrit « LA GERBE AMO ». C’était très chouette de voir comment réaliser des dégradés à la bombe. J’étais très contente de pouvoir faire cela avec Fab ce jour-là, car je me suis beaucoup ennuyée pendant ce confinement. Dessiner, c’est aussi pour moi une chouette manière de s’exprimer, de s’évader.

Orig’Amis

Par Sohyla, 13 ans, Bruxelles

Pendant le confinement, j’ai appris à réaliser de jolis origamis en 3D avec plusieurs feuilles de couleurs. À la base, c’était un projet pour l’école avec ma professeure de dessin. Mais, on s’est retrouvé·es confiné·es avant de commencer. Je me suis dit, pourquoi ne pas le faire quand même pour faire passer le temps ? Créer des origamis prend beaucoup de temps, c’est non seulement une très bonne idée pour s’occuper mais surtout, on en retire énormément de plaisir et de satisfaction. Quand je touche une feuille de papier pour la plier, la découper ou la coller, j’ai comme une sensation agréable dans les mains, la feuille est très douce au toucher. J’entends la feuille se plier et je ressens la nature de la feuille, comme si j’étais en forêt et que j’entendais le crissement des feuilles sous mes pas. Je plie, je plie, les plis se forment sur le papier et prennent vie petit à petit, jusqu’à prendre la forme que j’ai précédemment choisie. Quand j’obtiens mon origami, je suis comme heureuse, contente, et fière de moi. 
J’ai réalisé différentes formes d’origamis : cœurs, pingouin, oiseau, vélo,… À ce moment-là, j’ai su que j’avais un esprit très créatif. Mais en réalisant les origamis en cœur, j’ai eu une sensation bizarre. Je pensais aux gens qui mourraient chaque jour sans laisser aucune trace d’eux. J’ai vraiment ressenti une grosse peine, je me suis mise à la place de ces gens qui perdent leurs familles, proches, amis et je me suis dit que j’avais de la chance d’être encore ici, là, avec vous. Pour cela, de loin, j’offre un origami en cœur à tout le monde !

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