Ma vie de scout

Ma vie de scout

Martin a 14 ans. Depuis que c’est possible pour lui, dans son très beau village de Jalhay, il fait partie de l’Unité Jalhay HF011. Quelles sont les découvertes, qu’est-ce que que tout cela lui rapporte ? Découvrons-le tout de suite !

L’unité

C’est une super unité, on se connait toutes et tous, le village est petit. J’ai commencé les baladins à l’âge de 5 ans et cela m’a permis de rencontrer d’autres gens. Pour passer des baladins aux louveteaux, nous avons marché dans un chemin rempli de bougies. Aux louveteaux, j’en ai appris plus sur moi. J’ai appris à faire confiance aux chef·fe·s et à mes ami·e·s. Pour passer chez les scouts, quelques années plus tard, j’ai pris le même chemin que pour me rendre chez les louveteaux. Pendant mes années scoutes, j’apprends d’autres choses encore qui me serviront dans ma vie future. J’y apprends, par exemple, à vivre en totale autonomie et j’espère continuer à le faire. J’ai aussi appris à faire des brelages – des nœuds spéciaux particulièrement solides et utiles, du feu… Je me souviendrai toujours de mon premier brelage, une catastrophe ! Maintenant, j’arrive très bien à les faire, tout comme les feux.

Le camp

Le camp me sert à vivre en société. On y partage des moments magiques. Pendant ce temps-là, je m’amuse avec les autres et j’apprends à vivre autrement. Mon totem m’a particulièrement appris à repousser mes limites, à faire des choses que je ne fais jamais. On m’a annoncé trois totems différents. J’ai détesté les deux premiers, mais j’ai adoré le dernier. Mon totem c’est Adélie, un manchot.

Les badges

Je suis heureux d’avoir une chemise remplie de badges. Ça montre tout ce que j’ai fait pour arriver à les avoir. Tous les badges ont une histoire comme celui de ma promesse qui symbolise mon engagement chez les scouts.

Les scouts en temps de covid

Pendant le confinement je n’ai plus pu voir la troupe mais grâce à mes supers chef·fe·s, on a pu faire des réunions via Discord. On a aussi fait des concours entre les baladins et les louveteaux. Mes chef·fe·s ont aussi fait des jeux avec nous, comme un loup-garou avec l’ensemble de l’Unité. Pour moi, ça a été dur de ne plus voir personne pendant ce temps-là…

Auteur : Martin, 14 ans, Jalhay

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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les petits avis, épisode 12

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Dès le départ, Scan-R essaye de donner la parole à chacune, à chacun, à tout le monde ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un témoignage. On a donc décidé d’en rassembler plusieurs. Voici donc les témoignages d’Agami, Jeanne, Lasius et Gaëlle.

Je suis une rêveuse par Agami, 16 ans, Barvaux-sur-Ourthe

Je suis une constante rêveuse depuis presque toujours. Je rêve de tout mais surtout du futur et plus précisément du mien. Cela me coupe du stress que peut apporter le quotidien. Vous voulez savoir quelles sont mes évasions ? Vous allez être servi·e·s ! D’abord, je voudrais être cadreuse pour des documentaires animaliers, cela me donnerait la possibilité d’entendre des choses que les autres n’entendent pas, de voir des choses que les autres ne voient pas. Mais aussi d’en apprendre tous les jours sur un sujet qui me passionne depuis toute petite. Ce qui m’intéresserait le plus, c’est de filmer des animaux carnivores : les loups, les lynx ou les carcajous.

Je rêve de commencer ma vie indépendante dans un petit appartement, avec un chat de la race sphynx. Il s’appellera Kasumi, ça veut dire nuit rosée en japonais. Je veux vivre dans un autre pays que la Belgique, le Canada ou les Etats-Unis. De cette manière, je pourrais voir mes animaux préférés et me faire plus d’ami·e·s. J’ai aussi un autre rêve, encore plus ambitieux. Je veux créer une chaîne YouTube sur laquelle je publierai des musiques que j’aurai créées de A à Z : musique, paroles, clips,tout ! Cette chaîne me permettra d’exprimer les émotions que je n’arrive pas à montrer.
Je me rends compte que cela pourrait paraitre paradoxal et bizarre de vouloir faire tout ça, pour une fille comme moi, qui se met à chaque fois dans son coin. Mais, justement, je veux réaliser tous ces rêves juste pour apprendre à vaincre ma timidité et mes peurs sociales.

La musique par Jeanne, 22 ans, Ixelles

La musique a toujours joué un rôle dans ma vie ! Tout cela à force d’écouter toutes sortes de musique, mais surtout le rap dans toute sa variété. J’ai fini par faire un constat. La musique que j’écoute le plus souvent est en décalage avec ce que l’industrie propose au grand public, je parle ici de l’industrie en France. Car oui, j’aurais beau me réfugier dans la musique « cainri » (ricain = américain) et ses innovations musicales, mon artiste préféré se doit d’être francophone. Je me suis donc penchée sur la scène underground afin d’écouter des artistes indépendants, soumis à aucune loi et encore moins à l’industrie qui, souvent, dicte les tendances à l’artiste. Le rap français que j’écoute étant signé chez aucun label, il est plus libre, mais moins accessible. Pourtant, à mes yeux, il est plus honnête car il est souvent créé par passion de la musique plutôt que par ses avantages financiers. Ayant moi-même recours à cet art lors de mes occupations j’aime explorer les possibilités et appliquer ce qui me vient naturellement plutôt que recopier une tendance à laquelle je ne connais rien. Ce que j’aime également, c’est que la musique underground se renouvelle plus rapidement et offre plus de directions que la musique dite commerciale malgré le fait qu’elle a encore du mal à s’imposer et à se faire connaitre de tous et toutes.

Le football par Lasius, 16 ans

Dans la vie, rien n’est facile. Il faut s’accrocher, se dépasser et évoluer. Mon moyen à moi, c’est la coopération. Prenons l’exemple du sport, et plus précisément mon sport : le football. Dans le foot, il y a des moments difficiles : on est mené au score, on s’est blessé, ou simplement, on a perdu. Dans ces moments-là, l’équipe, le groupe sera là pour toi. Pour te réconforter, te consoler et te redonner la pêche. Je me rappelle d’une fois où, on jouait contre une équipe de catégorie presque nationale. Nous étions menés, on souffrait mais on se serrait les coudes et on n’a pas abandonné. Perso, je me vois dans ma façon d’être avec les gens, comme cette équipe de foot : quand quelqu’un va mal, je l’écoute et je le fais rire. Quand une personne, proche ou pas, se fait discriminer ou autre, l’esprit d’équipe qui est en moi ressort et je vais la protéger, l’aider, me dépasser pour elle et avec elle. Comme tout le monde, j’ai déjà vécu la situation inverse, être même juste un instant la victime de l’histoire.

Ce trait de caractère se voit aussi chez les scouts. Dans les jeux, je vais faire attention à tout le monde, faire attention à ce que personne ne soit rejeté. J’ai beau avoir l’âme du meneur, l’envie de gagner et de vaincre, je sais aussi être solidaire. Car comme on nous l’a appris aux louveteaux, c’est dans le clan que l’on trouve la force.

S’évader par les lettres et les mots par Gaëlle, 14 ans

Si on devait trouver l’une de mes plus grandes qualités, je pense que ça serait le fait que je suis très à l’écoute des problèmes des autres. Je prodigue de bons conseils et je sais garder secrètes les confidences qu’on me fait. Mais je conserve aussi mes problèmes à moi. Je suis bavarde, certes, mais je ne parle pas de mes soucis ou de ce que je pense. Je préfère écrire. Depuis toujours, la lecture et l’écriture occupent une grande place dans ma vie. Elles sont mes refuges dans ces moments où j’ai besoin de m’exprimer. Je lis pour rêver et me matérialiser dans un monde tout droit sorti de mon imagination. J’écris pour me détendre, laisser s’exprimer ma créativité et faire le point sur mes émotions et sentiments. Petite déjà, quand quelque chose n’allait pas et que je n’arrivais pas à le faire comprendre oralement à mes parents, je leur écrivais une lettre. Pour qu’ils puissent savoir ce que je ressentais. Quand je me disputais avec ma sœur, je lui écrivais une lettre d’excuses.

J’ai parfois du mal à être moi-même. Pourtant, j’ai trouvé le moyen pour laisser la vraie moi prendre sa place. Je fais du théâtre. Comme je joue un personnage, j’arrive à décompresser et à prendre du plaisir. Je rends mon personnage attrayant et plein de vie. Ça peut paraître étrange, mais pour être moi-même, je joue à être quelqu’un d’autre. A travers une Joconde des temps modernes, un garagiste ou dans le rôle d’une bourgeoise du 17e siècle, je peux m’éclater et me laisser emporter par mes personnages. Ceux-ci étant irréels, je peux les imaginer vivre dans un monde parfait. Je peux rêver que je suis avec eux, loin des injustices et du non-respect qui me scandalisent.

Le théâtre, la lecture et l’écriture me permettent de devenir une version fictive de moi-même tout en faisant ressortir celle que je suis. Si mon rêve est de devenir écrivain, c’est peut-être parce qu’inconsciemment, je sais que l’écriture est ma manière personnelle de faire comprendre qui je suis et ce que je ressens.

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Scoutisme, une amie et une seconde famille

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Pour Elsa les scouts sont une nouvelle famille et c’est là aussi qu’elle a rencontré sa meilleure amie ! Elle nous raconte douze de sa vie et de dimanche dans les bois !

De 6 à 8 ans, les baladins

Tout a commencé le 5 septembre 2011, quand je suis entrée dans la grande famille des scouts. Quand je suis arrivée, je ne connaissais personne. J’avais un peu peur de me retrouver toute seule. Une fille est venue vers moi et elle m’a dit “salut je m’appelle Florine tu veux jouer avec moi ?” Je n’ai pas réfléchi, je suis allée avec elle près des autres et on a commencé le jeu. J’étais soulagée, je ne le savais pas encore mais c’était le début d’une grande amitié. Tous les dimanches, j’avais hâte de retrouver mes ami·e·s, d’aller jouer dans le bois ou encore de faire des combats de catch dans la prairie !

En juillet le camp était prévu. Au départ, j’étais triste et j’avais peur de passer dix jours loin de mes parents. Je ne voulais pas y aller ! Florine est venue chez moi, elle m’a dit qu’elle voulait que j’y aille avec elle. Je ne pouvais pas la décevoir alors, je suis partie et on s’est amusé·e·s comme des dingues, on a fait des jeux dans les bois, des journées plus cool pendant lesquelles on dessinait, on faisait des grandes batailles d’eau … Bref, à la fin du camp, je ne voulais plus repartir.

De 8 à 12 ans, les louveteaux

En septembre, une nouvelle année commençait, j’avais grandi, je n’allais plus faire des bricolages, des dessins ou apprendre à faire mes lacets. Je retrouvais mes ami·e·s dans le groupe des louveteaux qu’on appelle la meute, comme des louves et des loups, on allait faire des grands jeux dans les bois. En début d’année on avait constitué les sizaines, ça allait être notre équipe pour tout le reste de l’année. Malheureusement, je n’étais pas dans la même que Florine mais ce n’était pas pour ça que nous ne serions plus amies. Je savais que les gens de ma sizaine étaient très gentils, je me sentais bien avec elles et eux, on allait gagner plein de jeux et bien s’amuser.

Au premier camp, on a découvert le rocher du conseil. C’était une sorte de rituel qu’on faisait pendant le camp pour savoir ce que les chef·fe·s pensaient de notre comportement. C’était une façon pour elles et eux de vérifier qu’on n’avait pas fait de trop grosses bêtises, qu’on n’avait pas été méchant·e avec quelqu’un·e du groupe … À partir de la deuxième année, on pouvait faire notre message au peuple libre : un petit texte où on parlait de ce qu’on voulait apporter au monde ou à la meute pour rendre le tout meilleur.

De 12 à 16 ans, les éclaireurs

Nous avons passé quatre ans chez les louveteaux, après nous sommes monté·e·s chez les éclaireurs. Moi j’avais peur d’y aller, je voulais rester aux louveteaux, mais ma maman m’a dit que c’était chouette et que ça allait bien se passer. Quoi qu’il en soit, je n ‘étais pas toute seule : Florine était encore avec moi et en plus, elle avait déménagé pour s’installer à deux rues de chez moi. On était arrivées ensemble dans la troupe, cette fois-ci ce n’était plus des sizaines mais des patrouilles. À notre premier camp, on a construit des pilotis dans lesquels on a dormi et je trouvais ça encore plus confortable que mon lit. Bien sûr, on a reçu un totem. Pour moi c’était Hyrax – ou, en français, Hyracoeida – car je suis sociable, que je sais travailler, que je suis courageuse et que je ne laisse jamais un membre du groupe seul. Après m’avoir dit toutes les caractéristiques, les chef·fe·s m’ont dit que c’était devenu un animal peu répandu et que moi aussi, j’étais unique. Florine est devenue Eurasier, un très beau chien doté d’une très grande de sagesse, cela la représente plutôt bien. En deuxième année on a passé notre promesse, c’était un peu plus important que le message au peuple libre. Moi j’avais promis de rendre le monde meilleur, de le protéger et de toujours sourire même dans les difficultés. Sans mon sourire je ne suis plus rien !

De 16 à 18 ans, les pionniers

Cette année Florine et moi sommes arrivées chez les pionniers, dernière section avant que nous devenions cheffes ! On se prépare à animer et on va rendre service à des associations. Avec le covid, c’est un peu plus compliqué, à part Florine, je n’ai pas pu voir les autres pios. Maintenant, ça fait neuf ans qu’on est meilleures amies et on n’arrive plus à se séparer. Souvent, on va courir ou se promener toutes les deux, on se raconte nos vies, on se confie sur nos craintes par rapport au camp qui se fera peut-être … Moi, je suis sûre qu’on va y arriver ! Après tout, j’ai toujours Florine à mes côtés et c’est le principal.

Bref, …

Des baladins aux pionniers, le scoutisme est une deuxième famille ! Je ne peux plus m’en passer. Quand je me lève le dimanche, je suis heureuse et rien ne peut me rendre triste parce que je sais que je vais passer un super après-midi avec mes copains. Pour cette année, c’est l’engagement qui est au programme, à la place du message au peuple libre. Et je voudrais m’engager à rester comme je suis, toujours sourire, donner ma bonne humeur, rester une vraie scoute dans la vie de tous les jours et … rendre notre monde meilleur !

Auteure : Elsa, 16 ans, Morialmé

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Scoutisme en ligne

Scoutisme en ligne

Il n’y a pas que l’enseignement qui a dû s’adapter au confinement. C’est aussi le cas des mouvements de jeunesse, du scoutisme. Voici l’opinion de Mathis, alias Callimico feu follet, à ce sujet !

”Une simple grippe …”

Mars 2020. On apprend la nouvelle. On est confiné deux semaines pour une grippe un peu plus virulente. Je suis déçu, notre weekend scout dans les Ardennes est annulé. Je pensais pouvoir reprendre rapidement les réunions, mais malheureusement cette “simple grippe” fait beaucoup plus de ravages que prévu. Je ne l’ai pas tout de suite compris, mais en fait, ça voulait dire plus de réunions à respirer l’air frais, à mourir de froid et à parcourir la forêt en sentant les branches craquer sous nos pas. Heureusement j’ai pu faire un camp complet, 15 jours cet été ! En septembre, c’est bon, ça y est : on nous annonce qu’on peut enfin reprendre les réunions, mais masqué·e·s et, bien évidemment, à distance.

L’adaptation

Après quelques joyeux après-midi passés avec les copains des scouts, j’ai vite réalisé que nous ne pourrions plus faire ces réunions, en vrai. Alors que la deuxième vague nous engloutit, nos chefs organisent les choses autrement. On se retrouve sur un réseau social appelé Discord, je retrouve enfin entendre d’autres voix que celles des profs. Finalement, l’adaptation aux réseaux sociaux, je l’ai assez bien vécue. Mais ça n’a pas été le cas de tou·te·s… J’ai dû motiver un des nouveaux scouts à ne pas lâcher. J’ai endossé ce rôle en tant que “grand” de ma patrouille. Je leur ai parlé du camp, des rassemblements avec d’autres scout·e·s. C’est pendant cette période que j’ai remarqué l’adaptation des scout·e·s aux réseaux sociaux.

Instagram et Discord


Ce changement s’est fait via deux plateformes. Une connue de tous, Instagram, et une autre un peu moins, Discord. J’ai pu constater que ce changement n’était que bénéfique. Par exemple, au niveau de nos valeurs (respect des autres, persévérance, générosité, ouverture,…) elles n’ont pas changé mais ont montré une autre facette d’elles-mêmes. J’ai aussi été étonné de la présence des scout·e·s sur leur compte Instagram et celle de nos chefs sur Discord. Je n’imagine même pas l’organisation que ça a dû leur demander !

Mon ressenti


J’ai bien vécu cette période mais il était temps de reprendre nos réunions. Je pense que seul·e un·e scout·e peut le comprendre. Cette année, j’ai vécu le scoutisme d’une manière différente et c’était très gratifiant. Mais je pense que le scoutisme qu’on aime, c’est celui qui nous permet de nous réchauffer le samedi après une bonne réunion dans le froid. Là, nos réunions étaient devant l’écran, celui sur lequel on passe déjà nos journées. Ce sentiment de rentrer chez soi – bien au chaud – après une réunion en hiver dans les bois me manquait. Désormais j’attends, impatiemment, qu’on puisse passer un camp normal avec un hike et des échanges avec l’extérieur. J’attends surtout de pouvoir serrer tout le monde dans mes bras. Pour résumer, je dirais que le scoutisme, que ce soit par écran ou en présentiel, c’est avant tout le partage, la positivité, l’échange et tellement plus encore…

Auteur : Mathis, 14 ans, Habay-la-Vieille

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Lumière blanche

Lumière blanche

Nouveau témoignage d’un parcours sur le scoutisme et sur une épreuve, particulière, celle de la qualification. En général, mais cela change parfois selon les unités et les mouvements de jeunesse, elle arrive lors du deuxième grand camp.

Swala

Je m’appelle Clara et chez les scouts c’est “Swala Lumière blanche.” Swala, c’est le nom Swahili de la gazelle de Thomson. Pour lumière blanche, je vous explique tout de suite. J’ai 17 ans et je fais partie du mouvement scout depuis mes 6 ans au Roeulx. Je devais faire – grand maximum – 1,20 m quand ma maman m’y a inscrite. À vrai dire, tout était impressionnant là-bas, à commencer par le grand rassemblement « carré », le cris des chefs en nous appelant pour le rassemblement et le goûter ou tout le monde se jetaient sur les faux spritz alors qu’il y en avait pour tout le monde. Mais c’est comme ça que l’histoire a débuté, avec un “spritz”…. J’avais fait tombé mon biscuit et Laura, alias Zibeline maintenant, avait partagé le sien avec moi. La semaine d’après c’était l’inverse, et c’est à ce moment là – précisément – que j’ai compris ce qu’était le partage, le vrai, le spontané…

Les épreuves

Quelques années plus tard, en deuxième année éclaireur à mes 15 ans, l’heure de mon quali avait sonné ! J’appréhendais même si je connaissais, plus ou moins, ce qui m’attendait. Le quali est un qualificatif qui met en évidence la qualité principale scoute et l’épreuve consiste à se remettre en question à travers divers activités.
Et c’est ce jour-là – précisément toujours – le jour de mon quali, le 12 juillet 2018 que pour la première fois de ma vie je peux dire que j’ai vraiment donné le meilleur de moi-même. Il était 16h00 et les chefs m’ont appelée pour me prévenir que le quali était lancé, ma tâche était d’écrire une lettre, une lettre à moi-même pour dans 10 ans. Sur le coup, je me souviens m’être dit: « Ça va, super facile, si c’est ça le quali… » et je crois qu’à l’instant où ils m’ont donné la feuille sur laquelle je devais m’écrire, la feuille sur laquelle j’allais me promettre des choses, … j’avais compris que ça ne serait pas si facile. Ça n’était pas qu’une impression, cette lettre m’a remuée bien plus que je ne le pensais … Je me suis installée à la table sur pilotis, cette même table que j’avais construite moi-même y donnant tout mon coeur et, vues les cloches qui étaient encore présentes au douzième jour de camp, mes mains … Assise, ne sachant pas quoi écrire ou par où commencer.

Éclaireuse éclairée

Oryx, mon grand chef, est venu et m’a dit quelques mots pour m’éclairer et m’aider sur les idées. Une fois qu’Oryx eu les talons tournés, les mots sont venus d’un seul coup et les sanglots avec … La rédaction de la lettre m’avait, approximativement, pris 1h30 … “Rien dans une vie” direz-vous, pour moi, c’étaient les plus longues nonante minutes de ma vie. Écrire cette lettre m’a permis de mettre sur papier ce que je ressentais au plus profond de moi, coucher sur le papier ce sentiment d’abandon qu’une nouvelle fois, je ressentais. D’écrire et d’écrire ce manque de confiance que je ressentais … C’était la première fois que je posais mes émotions et ça, cela me sortait de mes habitudes. Au final, je comprenais que toutes ces années où j’avais tout gardé pour moi, où j’utilisais le sport pour évacuer cette tristesse et cette rage, n’avaient – au final – rien évacué du tout … J’étais là, à Franchimont, au camp scout, assise à ma table de cordes et de bois en train de ressentir quelque chose que je n’avais jamais ressenti.

Je suis pas bien

La lettre que je m’écrivais pour 25 ans, n’était qu’une partie de la qualification … L’épreuve n’était pas terminée. Après être remise de guingois et de mes émotions, je suis partie pendant deux jours en randonnée. Unique objectif : recevoir mon quali. Étrangement j’étais malade. Comme si écrire cette lettre m’avait rendue malade, dit comme ça, c’est difficile à croire mais c’était palpable, réel. Chacune des lettres écrites ressortait. J’avais réellement le sentiment que mon corps et mon esprit étaient liés, … Dingue, impensable ! De retour, complètement malade, sur la prairie du camp, sans aucune force, je veux avoir mon quali, prouver – et me prouver – que je n’étais pas nulle. Je m’étais promis de ne pas abandonner pour enfin montrer à ceux et celles qui n’avaient pas cru en moi qu’ils et elles avaient tort durant toutes ces années. Qu’est ce que j’ai eu du mal ! Je me souviens, j’avais froid, j’avais envie de rentrer chez moi pour enfin exprimer ce que je ressentais et dire les mots, ces mots que mes proches attendaient tant, depuis trop longtemps… Je voulais montrer que j’avais changé, que je n’avais plus cette colère au fond de moi … Colère qui, au bout du compte, faisait souffrir mon entourage. Je me sentais sans force et de fait, ça faisait un jour que tout ce que je mangeais ou buvais ressortais dans la minute … Une quinzaine de fois, Oryx et les chefs m’ont proposé d’abandonner … Impensable.

”(R)êvolution”

Reposée avant de reprendre le rythme, le rituel de la qualification, j’ai à lire ma lettre devant mon chef. Ça a été un moment clef dans mon évolution : il y avait là des choses que, jamais, je n’avais dites. C’est aussi à ce moment-là que cette lettre, étonnement, m’a vraiment redonné confiance en moi. C’était fait, les scouts m’avaient poussée à me surpasser dans tous les sens du terme et avoir fini mon quali m’a permis de me dire que j’étais capable et que je n’étais pas nulle. J’avais réussi. Finalement, c’était une fierté scoute et personnelle de recevoir ce qualificatif qui sonne si bien et qui représente tellement de choses: « lumière blanche ». Mes chefs m’ont donné ce quali, métaphore pour dire que j’avais toutes les qualités en moi. C’est à cette minute, autour du feu, bien chaud – brûlant aussi à l’intérieur – que j’ai compris que, jamais, je ne devais plus douter de moi. Jamais..

Engagée

Le lendemain du quali, c’était la promesse. La promesse c’est ce moment sacré qui fait que nous nous engageons dans la fraternité scoute d’ici et du reste du monde. Après avoir bien réfléchi, j’avais décidé que les deux lois scoutes que je choisirai et respecterai toujours seraient: « la scoute fait et mérite confiance, et la scoute fait tout de son mieux ». Je trouvais qu’en m’engageant à pousser les autres à avoir confiance en eux et elles, en m’engageant à toujours donner le meilleur de moi-même, en m’engageant à transmettre cette envie de se dépasser aux autres, la boucle était bouclée. C’est aussi à ce moment là, quand j’ai prononcé les mots: « Moi, Swala je m’engage à respecter les lois suivantes,… » que je me suis également engagée personnellement à ne plus douter de moi. Aujourd’hui, quand je regarde la photo de ma promesse, on m’y voit fière sous le regard admiratif de ma cheffe d’unité, ma maman. C’est la première fois que je me suis vue fière de moi. Ce camp 2018 m’aura changée, enfin pas changée, améliorée.

Auteure : Clara, 17 ans, Le Roeulx

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

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