Etre différent, c’est…

Etre différent, c’est…

Etre différent, c’est bien. Ca t’oblige à sortir de la zone de confort que la société tente de nous imposer. Comme ça, tu es réellement aimé pour qui tu es.
Après, c’est pas toujours facile car il faut se heurter aux regards des autres. Tu choisis toi-même de t’imposer des difficultés mais ce n’est pas grave car quand tu te démarques du troupeau, tu gagnes une certaine liberté. Tu peux être qui tu veux !

Une fois que tu t’es détaché du regard des autres, tu peux vivre ta vie tranquillement et moins de choses peuvent t’atteindre. Moi, je suis heureuse d’avoir fait ce choix parce que oui c’est un choix. Je me sens nettement mieux dans ma peau et j’ai une meilleure confiance en moi. Les gens me choisissent en connaissance de cause et j’ai un super entourage grâce à ça.

J’aurais pu faire un texte pour raconter toute ma vie mais je préfère inviter tout le monde à créer sa différence pour un monde plus diversifié. Petit conseil : faites attention à ne pas trop sortir des codes de la société quand même.

Auteure : Nox, 24 ans, Bruxelles

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Retrouvez ce récit et d’autres dans notre dossier thématique

Le sens de la vie

Le sens de la vie

Depuis petite, j’ai toujours suivi ce qu’on me disait de faire. Aller aux cours, rentrer à la maison, étudier, faire mes devoirs, me rendre à mes activités extra-scolaires. Tout s’enchaîne tellement bien quand on suit machinalement ce que la société veut que l’on fasse. Pourtant je sens, depuis toujours, une sorte d’ombre planer au-dessus de moi. J’ai pris du temps à comprendre ce que signifiait cette ombre qui pesait sur moi. Car honnêtement, je l’ai souvent ignorée car elle me faisait peur. Peur de ne pas comprendre ce qui ne me permettait pas de profiter pleinement de ma vie.

Et puis un jour, j’ai compris. La vie n’a pas de sens. Tout ce qui tourbillonne autour de nous n’existe pas vraiment. Les lois, la politique, les codes sociaux ont été créés de toutes pièces. On vit nos vies mécaniquement, on suit un schéma, et on ne sait même pas pourquoi. J’ai un toit, deux parents qui m’aiment, je mange à ma faim. Mais, je ne comprends pas le sens de la vie. Pourtant, en 20 ans d’existence, je l’ai déjà bien remplie ma vie. Escalade, théâtre, voyage, soirées, amitiés. J’en ai vécu des belles expériences, des belles rencontres. Mais malgré tout cela, l’ombre plane au-dessus de moi, il y a des jours où elle est plus opaque que d’autre et il y a des jours où elle devient tellement fine que je l’oublie.

J’ai donc une ombre qui vit en moi et je dois faire avec. Pour faire avec, j’essaie de de la comprendre, de l’apprivoiser. Que signifies-tu réellement petite ombre embêtante ? Tu es un peu comme un grand œil qui observe toute ma vie. Tu vois ce que je fais et tu te dis « à quoi bon, je vais mourir de toute façon ». Aaah c’est donc ça, madame l’ombre, tu es un signe avant-coureur que la vie a une fin. Essayons de passer outre. La vie a une fin donc la fin a une vie. Moi je vis. Je vais à l’université, je suis cheffe scoute, je fais partie d’une troupe de théâtre. Je fais tout cela car je vis. Même si, fondamentalement, je n’y vois pas de réel sens, toutes ces choses me permettent de vivre.

Et puis, je sais que je ne suis pas seule. Je sais que beaucoup d’humains ont leur propre ombre qui leur plane au-dessus de la tête. Et si notre but à tous était de combattre cette ombre ? Oui c’est cela le but de la vie ! Transpercer de plein fouet cette ombre par de nombreux rayons de soleil. Mes amis, mes parents, mes convictions éclairent cette surface sombre et lui laissent de moins en moins de place. Au plus je remplis ma vie, au plus je m’investis dans ce que j’entreprends, au plus je me mets à rayonner. Au cours du temps, j’apprends à vivre avec cette partie négative en moi, cette partie qui n’arrive pas à se raccrocher à un sens et au cours du temps, j’apprends aussi à profiter des beaux moments, à sauter de joie pour des banalités et à m’investir dans de beaux projets. Car, puisque la vie a une fin, je préfère bien la remplir. La remplir à l’aide de positif, tout en acceptant le négatif. Essayer de faire en sorte que mes pensées ne viennent pas tout bousiller. Je pense que c’est un peu ça le combat de chaque homme, combattre nos pluies intérieures à l’aide de rayons de soleil, afin de créer de beaux arcs-en-ciel. Car la vie est faite de nuance, même si je n’y vois pas toujours un sens, au moins je pense, je réfléchis, je me construits. J’évolue au cours du temps et quand mon ombre prend trop de place, je la regarde et la laisse repartir en me disant que s’il y a de l’ombre, c’est qu’il y a, quelque part, du soleil pour la créer.

Auteure : Eloïse, 20 ans, Bruxelles

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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La neuroatypicité

La neuroatypicité, vous demanderez, mais c’est quoi?  

Imaginez-vous dans un groupe d’individu dans lesquels vous connaissez seulement certaines personnes. Vous entamez une conversation sur un sujet qui vous tient à cœur, mais personne ne semble être réceptif, comme si vous étiez exclus volontairement du groupe; alors que la conversation continue à battre son plein sur d’autres sujets. Voilà comment je suis quand je dois essayer d’interagir avec les autres. Je me sens super vulnérable, gênée, anxieuse à l’idée que je ne puisse pas m’intégrer dans le groupe.

Il aura fallu presque 22 ans de vie pour qu’une neuropsychologue me diagnostique neuroatypique. Elle m’a permis de comprendre d’où pouvait venir mon hypersensibilité, mon angoisse, mes difficultés en math, autrement appelée dyscalculie, ainsi que mon manque de confiance et mes troubles relationnels. En apprenant la nouvelle, la première chose que j’ai faite, c’est appeler ma maman. Sa réaction n’était pas du tout étonnante, elle ne croyait pas à ce diagnostic. Les larmes me sont soudainement tombées des yeux, je ne pouvais plus rien contrôler. Peu de temps après, j’ai pris conscience de l’impact que ça allait avoir sur moi et sur mon futur. En réalité, pas grand-chose finalement. Ça m’a surtout permis de mettre des mots sur des pensées envahissantes.  

Ce diagnostic, ça a été le début de belles choses : une meilleure compréhension de moi-même que ce soit dans mes capacités ou dans mes faiblesses, un meilleur contrôle de mes émotions et actions, ainsi qu’une grande confiance en moi.  

Je ne dirais pas qu’il faut obligatoirement passer par un test psychologique et vérifié pour se rendre compte de ses différences. Mais ça peut en aider certains à se libérer d’un poids sur les épaules. Tout le monde n’a pas envie de se retrouver comme Atlas condamné à perpétuité à porter la Terre sur son dos. L’important, c’est de bien s’entourer de personnes bienveillantes qui t’acceptent comme tu es avec ou sans différence spécifiée et surtout que tu te sentes libre de vivre et de t’exprimer tel que tu es vraiment. C’est fini les faux semblants.

Auteur : Camille, 23 ans, Bruxelles

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Océan d’émotions

Océan d’émotions

J’ai toujours rêvé de m’évader, de me sentir libre et ça a toujours été compliqué de m’imaginer un réel endroit qui arriverait à calmer l’océan d’émotions que je peux ressentir, qui réussirait à m’enlever le masque et la carapace que je garde en permanence, qui arriverait à me donner l’opportunité de mettre pour la première fois mes émotions à nu.

Je ne supporte plus ses émotions me bouffant de jour en jour. Je ne supporte plus les regards des autres sur mon être, la peur que les humains me provoquent. J’en ai marre de me sentir si atypique, car est-ce réellement bien d’être différent, autant différent, autant incompris et en détresse. La vie me fait peur, tout ce qu’elle implique me terrifie, je ne me suis jamais senti à ma place dans cet univers si vaste et incompréhensible à mes yeux.

J’aimerai juste vivre une journée, libre comme un aigle, mes sens éveillés de partout, sentir la douceur du vent caresser mon âme et mes cheveux ; l’adrénaline de se sentir à la même hauteur que la plus grande montagne du monde ; la chaleureuse chaleur enveloppant mon cœur réchauffant ses peines et ses peurs ; la noirceur de la nuit face à la clarté de la nuit, observer cette couleur bleue persistante dans le ciel ; sentir la dureté de l’arbre se trouvant contre mon doux ; l’odeur de la nature, l’entente du vent frappant les feuilles, la malheureuse vision de ces feuilles tombant une à une représentant la douleur qu’est l’éphémère.

Tout se finit, parfois les choses prennent même des raccourcis face à la fin de l’existence, tout comme le suicide de mon arbre de vie.

Auteure : Nikita, 15 ans, Bruxelles

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🤓📖 Alerte publication: Voici le quatrième dossier thématique de la Rédaction Jeunes qui a pour thème : la liberté d’expression 📣💬

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▪️ Les cartes blanches et reportage photos réalisés par les membres de la Rédaction Jeunes durant le stage d’été
▪️ Les interviews d’Olivier Bailly, journaliste & co-fondateur de Médor, de François Debras, maitre de conférence à l’Université de Liège et d’Estelle Delhoune, présidente du cercle d’Amnesty International – Université de Liège. Merci à eux pour leur partage 🙏
▪️ Et des textes produits par les jeunes rencontré-e-s lors des ateliers

Bonne lecture !