Ado en devenir

Ado en devenir

A 56 ans, j’ai enfin débuté ma transition FTM*.

J’ai été opéré de la poitrine, quel soulagement, une véritable libération. Ensuite, j’ai commencé la testostérone et je suis impatient de voir les changements, et, en même temps, j’ai peur qu’à la fin du traitement, genre dans un ou deux ans, mon changement physique ne soit pas réussi car, pour certaines personnes, on y voit que du feu, le traitement prend bien mais, pour d’autres, c’est moins évident et la société les mégenre encore à leur sexe d’origine. C’est surtout ça qui me fait peur et je suis du coup, impatient, trop impatient.

J’en ai plus qu’assez que la société me genre au féminin alors que je me sens un homme à l’intérieur de moi, ou plutôt un ado en devenir. Et on ne devient pas un ado en un jour, il faut du temps et moi, du temps, j’en n’ai plus. J’ai 56 ans, j’ai fait mon coming out partout, à peu près, et, à part quelques personnes qui ne l’acceptent pas, je suis agréablement surpris, non pas toujours compris, mais respecté.

Aussi, j’ai attrapé de la niaque, du répondant quand on me veut du mal. Je préfère être seul que mal accompagné dans ce cas. Mais je comprends aussi que je dois laisser du temps à certains proches pour m’accepter comme je suis, mais au bout d’un temps je dis stop et je m’éloigne.

J’ai un équilibre entre les lieux/personnes où je me fais aider et les lieux où moi j’aide, comme bénévole, par exemple, sur le surendettement.
Par contre, je suis en rage que les soins médicaux sont genrés et qu’ils soient refusés si on a une maladie grave du sexe subie avant le moment où on a changé de genre sur la carte d’identité.

*FTM : female to male, personne transmasculine

NDLR : Parfois, Scan-R récolte la parole des personnes ayant plus de 30 ans, comme ici, lors d’un atelier intergénérationnel sur le genre.

Auteur : Nat, il, 56 ans, Bruxelles

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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L’école à la loupe

L’école à la loupe

Dans un pays moyenâgeux, la population est séparée au nom de la magie. Les ignorants et les sorciers se côtoient mais ne se mélangent pas.
Mais tout bascule le jour où Coco, une ignorante, lance un sort interdit qui pétrifie sa mère pour toujours. Pour pouvoir la sauver, elle se voit donc obligée d’intégrer la société des sorciers, en répétant des normes et des savoirs que les autres individus maitrisent depuis la naissance.

Sous son prisme et ceux des autres élèves de l’atelier, l’autrice met en évidence différentes façons d’apprendre dans un monde où chaque citoyen se doit d’être utile. Sans peine de se faire exclure de celui-ci.

Cette histoire met en lumière comment un enfant se positionne avec de telles exigences pour tenter d’avoir sa place auprès des adultes. Le voici victime d’une société qui veut que l’enfant soit un outil prêt à l’emploi, on ne laisse pas la place à ce qu’il soit un enfant.

Avec du recul, on peut faire un beau parallèle avec l’école japonaise où a baigné l’autrice. Mais aussi avec notre éducation belge qui ne cesse de se faire remodéliser pour viser la performance, alors qu’elle ne fait que se dégrader. Dans de telles conditions scolaires, ne serait-ce pas le moment d’avoir d’autres modèles d’apprentissage pour que les enfants continuent d’apprendre toute leur vie ?

Auteure : Julie, 24 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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Jeunes, entourés, mais si seuls

Jeunes, entourés, mais si seuls

Jeune, toujours entourée, pourtant je me sens si seule.
Jeunes, toujours entourés,
Pourtant, on ressent tous ce vide, ce vide qui nous fait trembler.
Elle est trop belle, elle, cette fille, ce modèle,
Moi, j’voudrais juste avoir un corps pareil.
Et lui, là-bas, si loin, à Bali,
Il sourit, il vit, il brille sans répit.
Il vit sa meilleure vie, Lui.
La chance, qu’on dit. La chance… ou l’illusion,
Parce qu’au fond, c’est qu’une projection. Et on le sait.
Ah… Instagram, cette vitrine en couleurs,
Où chaque post respire le bonheur,
Des cœurs, des sourires, des clichés parfaits,
Mais ce sont des masques, et on le sait.
Génération « tout va bien », mais tout est faux,
On maquille nos peurs sous des filtres beaux.
On est heureux, enfin, sur l’écran,
Mais dans le réel, c’est le néant.
On prétend, tous, c’est ça le jeu,
Semblant d’être forts, semblant d’être heureux,
Mais ce qui est sûr, c’est qu’on est courageux.
Les réseaux, c’est beau, mais c’est si faux,
C’est faux, si faux qu’on s’y perd un peu,
Si faux qu’on y croit, qu’on s’y attache,
Et qu’on se détache du vrai, hélas.

Mais un jour, la lumière change de ton,
Ton fil d’actu devient une sorte de prison,
Fini les plages, fini les selfies souriants,
Maintenant c’est place à la douleur, aux cris, au sang, désillusion.
Des familles brisées, des enfants ensanglantés, des femmes violées, des familles
déchirées, des vies gâchées.
BAM, la réalité nous éclate en plein cœur,
On n’était pas prêts, pas prêts pour l’horreur.
On absorbe tout, tellement trop vite, et si fort,
Chaque image, chaque mot, devient un ressort.
Ça nous touche, ça nous tort, ça nous détruit.
Et parfois ça réveille des blessures enfouies.
Les traumas, ces ombres qu’on croit enterrées,
Mais qui ressurgissent au moindre coup porté.
Tu lis un mot, tu vois un visage,
Et soudain, ton passé refait naufrage.
Les traumas, ça te ronge, ça te prend,
Te laissant debout mais mort lentement.
Ça t’arrache ce que t’étais, ça te brise à jamais,
Et parfois, ça te fait devenir ce que tu détestais.
Les traumas, ça tue sans faire de bruit,
Ça détruit des vies, ça éteint des nuits,
Ça te fait survivre, pas vivre vraiment,
Et ça fait de toi un fantôme vivant
Les adultes, ils disent qu’on est chanceux, qu’on a tout,
Mais ce « tout » nous écrase, nous pousse à genoux.
Une génération qui porte le poids du monde,
Un monde trop bruyant, trop dur, trop immonde.

Alors, aujourd’hui, je vous le dis ici,
On est cette jeunesse écorchée,
Qu’on se soutienne, qu’on arrête de mentir, qu’on arrête de se mentir.
Et nos blessures, faut les laisser guérir.
Nos cœurs brisés peuvent recoller leurs morceaux.
On est là, ensemble, face au miroir,
Venez, aujourd’hui, on reprend notre espoir.

Auteure : Tigist, 24 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Retrouvez ce récit et d’autres dans notre livre

LES PETITS AVIS, EPISODE 125

LES PETITS AVIS, EPISODE 125

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc dans un seul article sobrement intitulé “Les Petits Avis”.

Solidaires ?, Anonyme, Verviers

Lors des inondations, en 2021, on aurait dû prévenir les citoyens pour qu’ils s’approvisionnent en nourriture ou besoins primaires. L’absence des autorités s’est bien fait ressentir par les citoyens, jusqu’en 2024. On avait des personnes qui n’avaient toujours pas de maison.

Les dons de la ville sont minimes et la perte chez les citoyens est grande, beaucoup trop grande.

Mais je trouve que les citoyens, entre eux, étaient très solidaires.

Plus !, Anonyme, Verviers

Lors des inondations de 2021, on aurait dû mettre plus de choses en œuvre. Pourquoi ? Je trouve qu’on aurait pu limiter les dégâts, en prévenant les gens plus tôt, en pensant aux risques, bien avant la catastrophe. Il fallait s’organiser plus vite et plus intelligemment.

Comme message, j’aimerais annoncer qu’il faut mettre en place des méthodes au cas où, ne pas attendre que la catastrophe se passe ou que ça empire.

Agir en avance.

Si dévastateur ?, Anonyme, Verviers

En 2021, durant les inondations, j’étais chez moi. Et je ne m’en suis pas directement rendu compte, étant donné que je n’ai pas été impacté. Ma maison n’a donc rien subi. Lorsque j’ai appris qu’il y a eu des morts et des conséquences graves, j’étais choqué et outré. Je ne pensais pas que cet évènement était autant dévastateur. On a vécu les mêmes événements mais avec des expériences différentes.

Le poids des pensées sur notre corps, Clara, 17 ans, Durbuy

J’ai une réunion à 17h, un témoignage à écrie, une émission à préparer.

Je me sens affaiblie, nulle ou encore, incompétente. Tous ces mots, sur le long terme, nous pèsent et finissent par nous envahir. J’ai toute ma vie sur-analysé chaque geste de l’humanité, mais en fin de compte, c’est moi qui me perdais dans le poids de mes propres pensées.

A vouloir tout prévoir, tout faire, j’ai perdu la Clara qui voulait rire, aimer, tout simplement, exister. Une Clara qui n’avait pas peur de crier au monde ce qui la dérangeait. J’ai perdu, une Clara vivante.

La peur, Willy, 58 ans, Charleroi

Une peur d’avancer. Une peur de souffrir encore. Une peur de voir notre monde détruit.

Une peur de douter toujours de nous. Une peur face au racisme qui perdure sur Terre. Une peur d’être sans cesse critiquée. Une peur du jugement perpétuel.

Une peur de vivre dans un monde de silence.

Une peur de voir des enfants sacrifiés.

Une peur d’être encore trahi. Une peur de devoir porter un masque pour cacher les brûlures du passé. Une peur de tant de drames. Une peur de tant de décès dans notre pays. Une peur de flancher. Une peur devant tant d’injustice. Une peur que notre dignité soit sans cesse bafouée.

Une peur devant tant d’espoirs brisés.

Une peur d’oublier que notre cœur peut aider les autres, les enfants. Une peur de rester dans un monde d’esclavage. Une peur de vivre toujours dans un pays en dictature. Une peur d’être invisible dans ce monde. Une peur de voir un monde perdu.

Une peur devant tant de vies sacrifiées. Une peur de perdre la mémoire. Une peur de détourner notre regard de la réalité. Une peur à la vue de tant de larmes versées. Une peur de la solitude du monde. Une peur de voir le monde mourir de faim malgré l’insouciance des dirigeants.

Une peur de ne plus savoir respirer, de ne plus remplir nos poumons d’air. Une peur d’être trompé, d’être humilié. Une peur de vivre dans l’indifférence générale. Une peur de vivre dans un monde glacial. Une peur de voir le monde s’embraser de colère. Une peur de voir la Belgique entrer en guerre, notre pays détruit, des vies humaines et des enfants sacrifiés.

Une peur de vivre dans le brouillard, sans savoir avancer.

Une peur de devoir se battre pour nourrir notre famille. Une peur de ne plus avoir la force d’avancer, d’être épuisé. Une peur de voir ce monde peuplé d’échecs. Une peur d’être complice des massacres ou du trafic d’armes dans le monde.

Une peur de l’ignorance des gens.

Une peur de ne pas savoir maîtriser ma tristesse, dissimulée dans un monde rempli de haine, d’échecs, de souffrance, de douleur, de préjugés et de critiques, de combats. Une peur d’être effrayé, bafoué, étouffé, ignoré par ceux dans la rue. Une peur de voir tant de cœurs brisés, emplis de douleur et de doutes. Même dans les structures, ils se critiquent entre eux…

NDLR : Parfois, Scan-R partage la parole des personnes ayant plus de 30 ans. Elles écrivent au sein d’institutions en lutte contre la précarité.

Auteurs/ices : Anonymes, Clara, Willy & Anonyme

CES PETITS AVIS ONT ÉTÉ PRODUITS LORS DE DIFFERENTS ATELIERS SCAN-R.

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Changement impossible ?

Changement impossible ?

Ces textes ont été produits pendant un atelier sur l’interculturalité. Les jeunes ont rencontré une personne ayant vécu un parcours migratoire et ont été invité à s’exprimer sur ce qui les avait marqué, suite à son témoignage. 

Changement impossible ?, Luka, 17 ans, Bastogne

Les changements pour les migrants. C’est très important pour faciliter leur intégration dans d’autres cultures.

Ce que j’aimerais voir comme changement au fur et à mesure du temps ce sont des améliorations pour les réfugiés et les migrants. Faciliter leur adaptation dans un nouveau pays où ils ne connaissent pas la langue. Les aider à trouver et intégrer des écoles de langue et leur permettre de pouvoir travailler normalement.

Je pense aussi qu’il faut enlever les inégalités entre habitants d’un pays et les migrants. On voit encore beaucoup d’inégalités dans la société actuelle. Les migrants et réfugiés sont loin d’être avantagés car, par exemple, il leur faut plus de choses pour avoir un travail, ils sont souvent exploités par leur employeur…

Ils subissent aussi des préjugés ainsi que du racisme. Les habitants les rejettent par peur qu’ils prennent leur travail ou qu’ils fassent chuter l’économie du pays.

Est-il possible de faire des efforts pour les aider à mieux se sentir ?

Inconnus ?, Yann, 18 ans, Bastogne

C’est la peur que les gens qui migrent peuvent ressentir, quitter et abandonner tout ce qu’ils connaissent : leur pays, leur famille, leur langue et leur culture pour se rendre dans un lieu inconnu. De plus, ils n’ont aucune certitude d’y être accueillis.

Arriver dans un nouveau pays qui utilise une tout autre langue que la sienne est effrayant, surtout si on ne connait absolument pas cette dite langue.

Beaucoup les voient comme des inconnus, mais pour eux aussi nous sommes des autres, et l’autre ça fait peur.

Ça l’a toujours été et le sera malheureusement toujours, l’homme se méfie de ce qui n’est pas comme lui, de ce qui est différent.

Auteurs : Luka, Yann

CES PETITS AVIS ONT ÉTÉ PRODUITS LORS D’UN ATELIER SCAN-R SUR L’INTERCULTURALITE.

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Histoires de migration

Histoires de migration

Ces textes ont été produits pendant un atelier sur l’interculturalité. Les jeunes ont rencontré une personne ayant vécu un parcours migratoire et ont été invité à s’exprimer suite à son témoignage. 

Anonyme, Liège

J’ai souvent vécu des histoires de racisme. Ma mère est voilée et je sens la discrimination, le jugement et les réflexions des gens. Ici en Belgique, je ne ressens pas beaucoup de racisme mais une fois en France ou du côté Flamand, je sens beaucoup les gens nous dévisager. Peut-être parce qu’on n’est pas blanches ou qu’on n’est pas comme tout le monde. J’ai vu des sœurs voilées se battre pour le porter mais la société et le gouvernement d’aujourd’hui les forcent à le retirer alors que c’est un choix et non une soumission. Je trouve que chacun a le droit de faire ce qu’il veut.

Immigré de l’Irak, Abdallah, 21 ans, Liège

Née en 2004, l’opération tempête du désert (organisée par une coalition) a ravagé mon pays. Ravagé de manière sociale, économique, politique et j’en passe. Aujourd’hui, mon pays est en ruine et les enfants de ce pays sont condamnés à reconstruire leur pays.

Mon pays est mort parce que les dirigeants sont devenus trop puissants. J’ai la chance de m’en sortir et d’être venue de manière légale en Belgique mais la fin de la guerre m’a laissé des séquelles immenses.

L’opération tempête du désert a pris fin de manière officielle en 2004 mais celle-ci a réellement continué jusqu’en 2010.

Aujourd’hui, je me considère comme belge à racine Irakienne.

Anonyme, Liège

Quand on me dit « migration », ce qui me vient en tête c’est changer de pays. Plus tard, j’aimerais bien migrer dans un autre pays. Un pays musulman pour ne pas que mes enfants connaissent le racisme, mais aussi pour avoir plus de facilités à trouver un métier. Quand on n’a pas un prénom français, c’est plus compliqué.

Océane, 19 ans, Liège

Moi j’ai dû quitter mon pays, il y a 15 ans, avec ma mère pour des raisons de santé. Et l’année prochaine, je compte partir en France pour les études. (Quand c’est par choix, je trouve ça bien mais pas quand c’est « obligé »).

J’ai mon meilleur ami qui est en France depuis qu’il est petit (10 ans) avec sa famille car, dans leur pays, c’était dur politiquement jusqu’à maintenant, ils n’ont pas les papiers et l’Etat ne veut pas les régulariser et je trouve ça très injuste.

Personnellement, je ne me sens pas belge car je n’ai aucun attachement ici.

Anonyme, Emily, 21 ans, Liège

Quand j’entends migration, je pense à mes parents, à ma mère a dû quitter son pays très jeune afin de fuir des conditions de vie très compliquées car le Nigéria est un pays qui est très faible niveau sécurité. Arrivée en Belgique, à Bruges, dans un centre puis elle a obtenu le statut de réfugié et elle est partie vivre à Ostende où je suis née pour migrer à Liège, quand j’avais 7-8 ans car elle n’aimait pas la mentalité des flamands. Mon papa, lui, a migré pour poursuivre ses études.

Auteurs/ices : Anonymes, Abdallah, Emily, Océane

CES PETITS AVIS ONT ÉTÉ PRODUITS LORS D’UN ATELIER SCAN-R SUR L’INTERCULTURALITE.

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