Raconte un bout de ton histoire

Raconte un bout de ton histoire

Des MENA (= Mineur·e étranger·e non accompagné·e) et leurs encadrant·es ont été invité·es à s’exprimer sur leur histoire migratoire, dans un atelier PCI chez Interra.

Noura, 16 ans, Liège

Le plus difficile en Belgique, je ne sais pas, mais c’est difficile pour moi de communiquer avec les gens ici. Quand je fais une erreur en parlant, j’ai l’impression qu’ils me jugent.

Ce que j’aimerai partager aujourd’hui, c’est mon expérience ici, parce que c’est parfois difficile pour moi.

Le plus important pour moi, c’est de ne pas écouter ce qu’ils disent.

Regina, 16 ans, Liège

Le plus difficile en Belgique C’est difficile d’exprimer ses pensées jusqu’à ce qu’on apprenne la langue.

Aujourd’hui, je voudrais partager que je voudrais que chacun trouve sa place dans ce monde, parce que c’est difficile de n’appartenir à rien et à personne.

Le calme et ma famille sont très importants pour moi. Je suis anxieuse

Jean-Pierre, 15 ans, Liège

La chose la plus difficile en Belgique est la langue parce que parfois je ne sais pas comment communiquer avec les gens et parfois c’est frustrant.

Aujourd’hui, je veux partager que je suis venu en Belgique pour le travail de mon père car je cherchais quelque chose pour améliorer mon avenier et tout améliorer à la maison parce que la situation en Espagne est très difficile.

Le plus important c’est ma famille mais surtout ma mère.

Camila, 15 ans, Liège

Le plus difficile en Belgique c’est la langue parce que ne puis-je pas cumuler avec les autres.

Je tiens à partager que mon expérience ici en Belgique a été unique et agréable.

La chose la plus importante est Dieu, ma famille, la musique et le sport.

Carmen, 16 ans, Liège

Le plus difficile en Belgique : la langue, la météo, le changement des habitudes.

Je veux partager qu’il a été difficile de quitter mon pays et il est difficile de s’adapter ici où tout est différent.

La chose la plus important pour moi : ma famille, la santé émotionnelle

Gabriella, Liège

Le plus difficile en Belgique : la langue et le fait d’être loin de ma famille

Je veux partager que dans mon pays, il y avait de nombreux problèmes politiques, le dictateur Maduro voulait agir contre le peuple et c’est ce qui m’a conduit en Belgique

La chose la plus important pour moi : ma famille, une bonne relation avec Dieu et un bel avenir.

Françoise, 58 ans, Liège

Le plus difficile en Belgique, c’est l’individualisme.

Ce que j’aimerai partager aujourd’hui c’est la joie de partager 2 jours avec vous. Je suis touchée de votre confiance et par votre accueil.

Le plus important pour moi c’est de voir vos sourires, d’entendre vos projets.

Auteur/es : Noura, Regina, Françoise, Jean-Pierre, Camila, Carmen, Gabriella

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Ce qui me manque le plus c’est mon père car ça fait 5 ans qu’il est décédé. Et ça fait 6 ans que je ne l’ai pas vu.

La dernière fois que je l’ai vu, c’était quand j’ai dû quitter mon pays en 2020. Et je n’ai même pas su lui dire au revoir.

Quand je suis sorti de chez moi parce qu’il était à l’armée, il n’était plus à la maison.

J’ai appris son décès quand j’avais 13 ans et je vivais tout seul dans un autre pays. C’étaient les pires jours vécus dans ma vie.

Mon plus grand rêve, c’est de le revoir mais ce n’est pas possible. Ça fait partie de la vie. On ne peut pas changer ce qui nous arrive ou ce qui s’est déjà passé. Il faut profiter au maximum de la vie, passer des moments avec ceux qui sont chers dans notre vie parce que le temps passe vite. Il faut profiter de chaque moment qu’on passe avec nos familles et nos amis.

Je regrette ces moments que je n’ai pas profités, ces temps que j’ai perdu et j’espère que ça ne soit jamais le cas de quelqu’un d’autre.

Auteur : Anonyme, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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Avis sur la migration

Avis sur la migration

Les jeunes de l’IPH de Herve et de l’Athenée Royal Thill Lorrain, à Verviers, ont été invité·es à s’exprimer sur la migration après le témoignage de Valya, jeune arménienne, qui partage son parcours migratoire pendant nos ateliers.

Flora, 17 ans, Herve

Je suis touchée par le fait que ce soit une longue bataille pour qu’elle puisse être soignée et qu’elle n’a pas vu le reste de sa famille depuis 8 ans.

Ce qui me fait le plus peur dans la migration, c’est de me retrouver dans cette situation un jour.

Si je pouvais inventer une loi, je supprimerais les frontières.

Sacha, 18 ans, Herve

Après le témoignage de Valya, je me suis informé de la difficulté que l’on peut avoir à quitter un pays. 

Ce qui me vient en tête, c’est qu’ils sont comme les autres, qu’ils ont leur place comme nous dans la société.

J’inventerais une règle pour que l’accès au pays soit plus facile et qu’ils soient traités comme les autres, qu’ils accèdent au travail etc., comme des citoyens normaux du pays où ils vont.

Anonyme, Herve

Après le témoignage de Valya, je me rends compte que les aides qu’offre la Belgique aux migrants ne sont pas aussi bien, car si elle a envie de trouver un travail, elle ne mérite pas d’avoir autant de complications.

Je pense à mon amie qui vivait au Venezuela et qui est partie. Ce qui me fait le plus peur dans la migration, c’est de ne pas comprendre la langue, être perdue.

La migration de Valya m’a choqué car je pense qu’elle est courageuse et qu’elle a bien fait de garder espoir. Je pense qu’on ne s’en rend pas compte de ce que ça doit être de faire autant de démarches et de complications pour seulement vouloir se soigner. Car pour nous se soigner, c’est simple.

Anonyme, Herve

Je suis choqué de son parcours car elle a dû quitter da famille pour se sauver elle.

Ce qui me vient en tête, c’est l’horreur.

Ce qui me fait le plus peur dans la migration, c’est de vivre dans la rue.

Si je pouvais inventer une loi, ce serait que tout le monde aille où ils veulent pour qu’ils se sentent en sécurité.

Mais ce qui m’a choqué dans l’histoire de Valya, c’est qu’elle a du vivre dans la rue, juste avec son père, qu’elle a dû se séparer de sa mère et son frère. Ça fait 8 ans qu’elle ne les a plus vus et elle ne peut même pas aller les revoir au moins une fois. Elle est très courageuse car moi je ne saurais pas. Plein de courage à Valya !

Anonyme, Herve

La migration, pour moi, c’est le fait de changer de pays pour certaines raisons. La migration va impacter ma vie future car j’aimerais partir travailler et/ou vivre à l’étranger. Je veux visiter le plus de pays possible car j’adore ça.

Mes grands-parents sont eux-mêmes des migrants ; ils sont nés en Italie et sont venus en Belgique, quand ils étaient petits. A l’heure d’aujourd’hui, ils sont domiciliés en Belgique et ont aussi une maison en Italie.

Anonyme, Herve

Pour moi, la migration c’est bien, je connais pas grand-chose à ce sujet mais je connais des personnes de ma famille tels que ma marraine et mes grands-parents.

Ma marraine et ses parents viennent du Cambodge, elle est née au Cambodge et est venue en Belgique. Mes grands-parents eux viennent de Pologne. Et aussi mon Tonton qui est né en Belgique et est parti en Amérique, a eu un enfant là-bas et revient parfois nous voir.

Anonyme, 16 ans, Herve

Mes parents ont des connaissances vivant dans le même village que moi ; ils viennent de Roumanie et quand ils sont arrivés, ils n’avaient pas de papier mais, maintenant, ils ont une situation stable avec des papiers d’identité. Je pense que dans le futur cela aura un impact positif sur les emplois et d’autres points.

Anonyme, 15 ans, Herve

Je connais quelqu’un qui a déjà migré, c’étaient des Polonais, ils migraient pour travailler.

Dans le futur, j’aimerai bien migrer vers la France pour étudier. Pour moi, mon émotion dépend de la situation pour laquelle on migre. Dans certaines situations, par exemple, pour les études je serais heureux ; pour la guerre, j’aurais peur.

Anonyme, Herve

Pour moi, la migration c’est quitter son pays pour aller dans un autre. Après le témoignage de Valya, je me rends compte que ce n’est pas si facile que ça de changer de pays, surtout à cause du racisme et de la discrimination.

Recherche de sécurité, Anonyme, 16 ans, Verviers

Après le témoignage de Valya, je m’engage à bien voter. J’en ai appris un peu plus sur l’injustice que subissent, chaque jour, les migrants dans le besoin. Je réalise que ça peut s’étendre sur des années, voir toute une vie. Il nous arrive de banaliser la vie qu’on a, parfois même de s’en plaindre, mais en ouvrant les yeux sur les atrocités d’ailleurs, on apprend à être reconnaissant de ce qu’on a.

Anonyme, Verviers

Après le témoignage de Valya, je suis extrêmement touchée mais surtout admirative de sa force et son courage.

Je suis tellement énervée contre toutes ces lois complètement débiles. Enervée de savoir qu’il existe encore tant de racisme, préjugés, homophobie. Enervée de savoir que nous ne sommes pas encore tous égaux, que des personnes doivent encore se battre pour donner les mêmes chances à nous tous, êtres humains qu’on soit hommes, femmes, blancs, noirs, magrébins, homosexuels, et j’en passe.

Anonyme, Verviers

Après le témoignage de Valya, je trouve que son histoire est très intéressante et qu’elle devrait être partagée à plus de personnes, pour que tout le monde comprenne les difficultés des migrants et aussi les bénéfices d’avoir des migrants. Il devrait avoir plus d’histoires, du même type, partagées.

La difficulté de migration est également choquante, comme le dit Valya, c’est vraiment compliqué qu’une personne, non européenne, puisse avoir une demande d’asile.

Anonyme, 17 ans, Verviers

Je pense à toutes les personnes qui ont dû quitter leur famille, leurs amis et leur pays. Et même si je n’ai jamais vécu ça, je comprends que ça soit difficile et je trouve qu’on devrait tout faire pour les soutenir afin qu’ils se sentent inclus dans la société.

Anonyme, 16 ans, Verviers

Quand on me dit « migration » , ce qui me vient en tête, c’est l’interculturalité et la rencontre de nouvelles personnes. J’ai rencontré de bonnes personnes durant ma vie, et c’est toujours le cas maintenant.

Aussi, mon grand-père maternel était italien et il a migré ici en Belgique, et ma grand-mère et mon grand-père paternels étaient franco-allemands, donc il y a beaucoup de culture dans la famille, ce qui est une bonne chose, je trouve.

Anonyme, Verviers

Quand on me dit migration, ce qui me vient en tête ce sont mes parents. Mon père kurde qui vient de Turquie et ma mère polonaise venant de Pologne. Venir en Belgique était une bonne solution pour eux. Mon père aurait peut-être été emprisonné comme mon oncle, pendant 20 ans, s’il était resté. Ma mère, quant à elle, était venue pour le travail. Aujourd’hui, je vis heureuse, dans de pays, grâce à eux.

Auteurs/es : Anonymes, Sacha, Flora

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La migration et leurs peurs

La migration et leurs peurs

Ces textes ont été produits pendant un atelier sur l’interculturalité. Les jeunes ont rencontré une personne ayant vécu un parcours migratoire et, suite à ce témoignage, ont été invité·e·s à s’exprimer sur leurs peurs face à la migration et ce qu’ils·elles aimeraient changer dans le monde. 

Anonyme, 17 ans, Liège

Ce qui me fait le plus peur dans la migration c’est que le système, qui est censé être impeccable, est défaillant en refusant ceux qui ont besoin et en acceptant ceux qui ne veulent pas contribuer.

Anonyme, 16 ans, Liège

Ce que j’ai envie de voir dans le monde c’est une meilleure justice, plus d’entraide envers les plus démunis et de voir plus de solidarité.

Anonyme, Liège

Ce que j’ai envie de voir dans le monde c’est moins de jugements et plus d’actions.
Tout le monde ne nait pas avec le privilège d’avoir « la belle vie » et les personnes qui sont contre la migration sont souvent ceux qui n’ont pas à la vivre.
Au lieu du jugement, ils devraient (les personnes du gouvernement) agrandir les conditions de droit aux réfugiés.

Peur de la migration, Louna, 18 ans, Liège

Ce qui me fait le plus peur dans la migration c’est :
– De refaire sa vie à zéro : ses amis, son travail
– De quitter sa famille
– D’arriver dans un endroit inconnu
– De ne pas pouvoir parler la langue du pays -> création de barrières entre soi et les autres.

Martin, 16 ans, Liège

Ce que j’ai envie de voir dans le monde c’est un monde rempli de paix avec les lois de chacun. Que lors de notre arrivée dans un pays, on respecte les règles de celui-ci.

Lisa, 16 ans, Liège

Ce qui me fait le plus peur dans la migration c’est que les migrants n’arrivent pas à s’intégrer et qu’ils n’obtiennent pas leur droit de travail. Pour moi, les migrants ne sont pas inquiétants pour la Belgique; au contraire, ils pourraient l’aider (économiquement).

Ce que j’ai envie de voir dans le monde c’est des humains qui s’entendent et qui se font confiance et qu’il n’y ait pas de concurrence et d’égoïsme.
Pour moi, la différence ce sont les ressources et des richesses que les gens peuvent se partager, qui cultivent et qui aident à l‘ouverture d’esprit et à l’épanouissement et la liberté de chacun.

Firmin, Liège

Ce que j’ai envie de voir dans le monde, c’est que toute la planète soit en paix avec tous les pays. Sans racisme. Que les personnes dans le mal puissent aller dans des pays en sécurité.

Auteur/es : Louna, Firmin, Martin, Lisa, Anonymes

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Changement impossible ?

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Ces textes ont été produits pendant un atelier sur l’interculturalité. Les jeunes ont rencontré une personne ayant vécu un parcours migratoire et ont été invité à s’exprimer sur ce qui les avait marqué, suite à son témoignage. 

Changement impossible ?, Luka, 17 ans, Bastogne

Les changements pour les migrants. C’est très important pour faciliter leur intégration dans d’autres cultures.

Ce que j’aimerais voir comme changement au fur et à mesure du temps ce sont des améliorations pour les réfugiés et les migrants. Faciliter leur adaptation dans un nouveau pays où ils ne connaissent pas la langue. Les aider à trouver et intégrer des écoles de langue et leur permettre de pouvoir travailler normalement.

Je pense aussi qu’il faut enlever les inégalités entre habitants d’un pays et les migrants. On voit encore beaucoup d’inégalités dans la société actuelle. Les migrants et réfugiés sont loin d’être avantagés car, par exemple, il leur faut plus de choses pour avoir un travail, ils sont souvent exploités par leur employeur…

Ils subissent aussi des préjugés ainsi que du racisme. Les habitants les rejettent par peur qu’ils prennent leur travail ou qu’ils fassent chuter l’économie du pays.

Est-il possible de faire des efforts pour les aider à mieux se sentir ?

Inconnus ?, Yann, 18 ans, Bastogne

C’est la peur que les gens qui migrent peuvent ressentir, quitter et abandonner tout ce qu’ils connaissent : leur pays, leur famille, leur langue et leur culture pour se rendre dans un lieu inconnu. De plus, ils n’ont aucune certitude d’y être accueillis.

Arriver dans un nouveau pays qui utilise une tout autre langue que la sienne est effrayant, surtout si on ne connait absolument pas cette dite langue.

Beaucoup les voient comme des inconnus, mais pour eux aussi nous sommes des autres, et l’autre ça fait peur.

Ça l’a toujours été et le sera malheureusement toujours, l’homme se méfie de ce qui n’est pas comme lui, de ce qui est différent.

Auteurs : Luka, Yann

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