La pensée positive

La pensée positive

Partir avec un jeu compliqué, très compliqué, connaitre les foyers, passer une partie de ses premières années pas loin de l’enfer et, au bout du compte, rencontrer une personne qui change tout. Cela vous fait passer de l’ombre à la lumière. C’est la belle histoire de Pola-Wiktoria.

Pas bien

De ma naissance jusqu’à l’âge de 14-15 ans, je n’allais pas bien. J’étais submergée par mes problèmes. Mon histoire est un peu dramatique. En gros, mon enfance était un mélange de constantes disputes, de police, de suicide, d’alcool et de foyers,… J’ai vécu avec un père, présent mais alcoolique, et avec une mère qui devait parfois jouer le rôle de la mère et du père. C’était et c’est une mère exemplaire, elle est mon modèle.

Les foyers

À l’âge de 8 ans, mon grand frère et moi avons été placés en foyer. Ce n’était pas joyeux, je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait. Je venais en fait de vivre un traumatisme… Après avoir passé 6 ans en foyer, j’étais quelqu’un de négatif, n’avais pas confiance en moi. J’ai été dans trois foyers différents, dans trois villes différentes. Je devais tout le temps reconstruire ma vie. À force, je ne m’attachais plus aux gens : je déménageais trop souvent. À ce moment-là, j’avais déjà rencontré beaucoup de personnes, vu des choses qu’une petite fille n’est pas censée voir : des personnes qui se mutilent, des enfants éclatant en crises de colère, cassant ce qui les entoure, criant des paroles abjectes. Je me faisais voler, frapper… J’en passe. Au début, j’étais naïve puis j’ai fini par apprendre des insultes, par devenir agressive, je me bagarrais, je faisais n’importe quoi. J’étais mal.

Thérapie ?

Aujourd’hui j’ai 18 ans, pourtant, avec tout ce qui est arrivé dans ma vie, j’ai l’impression d’en avoir 30. On m’a imposé des visites chez des psychologues et j’ai suivi des thérapies. En vérité, rien de tout cela ne m’aidait vraiment. Un jour, un homme est apparu dans ma vie. Aujourd’hui, il est mon beau-père. Il s’intéresse beaucoup à la psychologie, il est coach en développement personnel. Depuis notre rencontre, il m’aide en partant de mes propres expériences. Il me dit que c’est à moi de contrôler ce que j’ai dans ma tête. Il me dit de rester positive tout simplement parce que c’est inutile de voir les choses négativement. Si nous avons le choix de voir la vie d’une manière ou d’une autre, autant choisir le point de vue positif. C’est préférable de garder espoir quand ça ne va pas. Le soleil finit toujours par apparaitre, il faut juste savoir se positionner d’une certaine manière afin de pouvoir sentir les rayons de soleil. C’est-à-dire que, malgré la situation, il ne faut pas baisser les bras et essayer de rester un minimum positif.

Positive !

D’après Daniel Goleman, un psychologue américain, l’intelligence émotionnelle est, que nous le voulions ou non, l’authentique clé pour être heureux. Il ne faut, en aucun cas, essayer d’ignorer les problèmes ou de se transformer en pierre mais au contraire, creuser jusqu’à comprendre ce qui ne va pas. Il faut juste être humain, montrer ses émotions, avoir différentes perspectives et essayer. Maintenant, grâce à mon beau-père, mais aussi grâce à ma mère, je suis en bonne santé mentale. Ils se sont rencontrés quand j’avais 11 ans, et depuis ce moment-là, ma mère prend les conseils de mon beau-père pour bien vivre, elle a donc appris comment s’en sortir psychologiquement : elle aussi a vécu pas mal de choses. J’ai donc à mes côtés deux personnes qui m’aident, m’apprennent comment vivre mieux en ayant un mental en bonne santé.

Les grandes difficultés n’en sont pas

Grâce à eux, je m’en sors dans les situations les plus stressantes comme, par exemple, les examens. Quelques jours avant et le jour J, je me dis des petites phrases du genre : “Tu es intelligente et tu peux le faire”,”C’est juste un examen, rien de compliqué”. Je vous conseille de faire de même pour n’importe quelle situation ! Attention, je ne vous demande pas de vous voiler la face, si vous devez passer un examen et que vous n’avez pas assez révisé, ne pensez pas que ce genre de petites phrases vous sauvera la vie ! Il faut être positif tout en faisant de votre mieux pour réussir.

Un super truc pour tout le monde !

Mes parents m’ont aussi aidée à avoir confiance en moi grâce aux livres qu’ils m’ont conseillé de lire, grâce à nos débats,… Mon beau-père m’avait proposé un exercice sur la confiance en soi. Tous les matins, au moment du brossage de dents, je me regarde dans la glace et je me dis un compliment sans utiliser de négation. Imaginons que je me trouve sympa, je ne vais pas dire : “Je ne suis pas une personne méchante” mais “Je suis une personne sympa/gentille”. Déjà là, la phrase est positive en elle-même.

La vie en rose… ou presque

C’est important d’être optimiste car dans une vie, ça peut tout changer. Avant j’étais quelqu’un de triste, négatif, colérique… et aujourd’hui quand mes amis me décrivent comme une personne souriante, positive ou encore, je cite : “T’es une personne qui voit la vie en rose”, je suis très heureuse et juste fière de moi. Si vous êtes en train de traverser une période compliquée en ce moment-même, je vous souhaite de commencer à changer vos pensées même si c’est très dur, ne baissez pas les bras car tout est dans la tête.

Auteur : Pola-Wiktoria, 18 ans, Sevenum (Pays-Bas)

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance

Et d’autres décryptages

Eduquer ≠ façonner

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

La migration et leurs peurs

Ces textes ont été produits pendant un atelier sur l’interculturalité. Les jeunes ont rencontré une personne ayant vécu un parcours migratoire et, suite à ce témoignage, ont été invité·e·s à...

Où se situer sans racines ?

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. Durant ces ateliers, il leur est demandé s'il est important...

Eviter la déconnexion

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Ton avenir est entre tes mains !

J’ai toujours eu peur de ne pas trouver ma voie, car j’ai beaucoup été spécialisé dans les ordis et les jeux vidéo, mais les débouchés sont peu nombreux. Je n’avais donc pas beaucoup de choix et il...

Votre passion, c’est quoi ?

Je me sens bien quand je joue aux jeux vidéo. Pourquoi aux jeux vidéo ? Bonne question ! Je dirais que juste il y a plein de facteurs différents qui font que j’aime vraiment ça. Quand je joue, c’est...

J’ai toujours eu peur de rater mon avenir

J’ai toujours su ce que je voulais faire plus tard mais plus le temps passe, plus j’ai l’impression que ce que je veux faire m’est impossible à réaliser. L’école n’aide qu’en surface. Elle te met...

LES PETITS AVIS, EPISODE 152

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

Tout un passé

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Une tonne et demie de ferraille, une entité unique ?

L’automobile est une passion unique, les voitures sont des entités vivantes. On peut donner un prénom à notre voiture, lui parler, la modifier, etc.On peut avoir des relations avec notre voiture,...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R

« Bastard »

« Bastard »

Longtemps, Eddy a écouté un rap qui racontait l’histoire d’un fils abandonné par son père. Nombreuses, très nombreuses furent les écoutes et Eddy finit par être persuadé que ce que le chanteur racontait n’était rien de moins qu’une vérité absolue. Avec le temps, il a évolué et est parti faire connaissance avec un inconnu… Son père.

Chanson pas douce que ne me chantait pas mon père

Je suis un très grand fan de musique. Tous les jours, depuis tout petit, je passe 50% de ma journée à en écouter. Ce que j’écoute a eu beaucoup d’influence sur moi. Vers les 14-15 ans, je me cherchais, me posais aussi énormément de questions. La plus brulante de toutes : pourquoi est-ce que mon père est parti quelque temps après ma naissance ? Par rapport à cet état de fait, j’ai longtemps été très influencé par une chanson en particulier. Elle est signée Tyler, The Creator et est titrée Bastard (1). Tyler y raconte son histoire, sa vraie histoire : comment il en est arrivé là et surtout, il insiste sur l’énorme contraste entre la forte présence de sa mère, au quotidien, et l’absence de son père qu’il n’a jamais vu. Tout au long du morceau, il a des propos très violents par rapport à son père. C’est en cela que je me suis reconnu, identifié. Ayant un père absent, je haïssais mon père autant qu’il haïssait le sien. Pour moi, comme pour lui, le père nous avait abandonnés, ma mère et moi.

Haï et inconnu

Grandissant, je ne savais pas ce que c’était d’avoir une figure paternelle. Je suis le dernier de la famille, tous mes frères et sœurs avaient grandi avec un « père », tous sauf moi. Je me suis souvent senti à l’écart par rapport à ça. Eux avaient eu un père, moi pas. Ça me brisait encore plus le cœur. Plus j’y réfléchissais, plus j’avais mal. Mon père était parti vraiment quelques jours après ma naissance. Vous vous rendez compte du sentiment de dégout que j’ai pu avoir à ce moment-là ? J’étais très proche de ma mère, et le suis encore plus aujourd’hui, par contre avec mon père, c’était très étrange. Pour moi, c’était comme un inconnu que je détestais pour des raisons peut-être pas du tout justifiées, sans même vouloir le comprendre ni quoi que ce soit. Bien évidemment, avec l’âge, les choses ont changé, au fur et à mesure de la musique que j’écoutais et surtout en grandissant.

Je ne suis pas Tyler

Vers 18-19 ans, je me suis enfin rendu compte à quel point cet artiste avait de l’emprise sur moi. Par son vécu similaire au mien, je m’identifiais très facilement. Je me voyais en lui, haïr mon père, à ce moment-là, me semblait normal. Plus de 5 ans après, j’ai compris que ce n’était pas ma vie, je m’identifiais à lui mais c’est tout. Moi, mon père, je le voyais mais à cause de cette chanson, je le haïssais sans pour autant aller lui en parler, j’ai vite compris qu’on ne vivait pas la même chose et c’est à ce moment que j’ai essayé de retisser les liens avec lui, pour mieux le connaitre. Avant cela, je l’ai haï à cause d’un simple morceau de musique.

La puissance du son

La musique est un facteur émotif puissant. Un jeune qui a un père absent, qui écoute cette chanson va accroitre son sentiment de haine pour son père. Le justifier par le fait que si un artiste reconnu le chante, c’est qu’il existe. Avec cela, on pourra conclure que la haine est tout à fait normale. Un passage m’a vraiment marqué : « Fuck a deal, I just want my father’s email. So I can tell him how much I fucking hate him in detail / Merde, je veux juste l’e-mail de mon père et je pourrai lui dire combien je le hais en détail ». Cette phrase m’a vraiment fait réfléchir et je me suis demandé pourquoi avoir autant de haine pour quelqu’un qu’on ne connait pas, pourquoi ne pas réfléchir de moi-même au lieu de l’écouter.

Papa

Aujourd’hui j’ai 20 ans et j’ai une relation très saine avec mon père et cette musique, je l’écoute toujours mais plus de la même façon. Elle me rappelle que cela a été un moment difficile dans ma vie et surtout mon évolution. Ça me fait du bien juste de l’écouter et de me dire que j’ai bien changé avec le temps.

(1) Tyler, The Creator (Los Angeles, USA, 1991) est à la fois rappeur, designer, graphiste, scénariste… Bastard est le titre de sa première mixtape et le titre du morceau dont Eddy nous parle. Elle a été publiée sur internet en 2009. Le son est disponible sur YouTube.

Auteur : Eddy, 20 ans, Liège

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance

Et d’autres décryptages

Eduquer ≠ façonner

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

La migration et leurs peurs

Ces textes ont été produits pendant un atelier sur l’interculturalité. Les jeunes ont rencontré une personne ayant vécu un parcours migratoire et, suite à ce témoignage, ont été invité·e·s à...

Où se situer sans racines ?

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. Durant ces ateliers, il leur est demandé s'il est important...

Eviter la déconnexion

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Ton avenir est entre tes mains !

J’ai toujours eu peur de ne pas trouver ma voie, car j’ai beaucoup été spécialisé dans les ordis et les jeux vidéo, mais les débouchés sont peu nombreux. Je n’avais donc pas beaucoup de choix et il...

Votre passion, c’est quoi ?

Je me sens bien quand je joue aux jeux vidéo. Pourquoi aux jeux vidéo ? Bonne question ! Je dirais que juste il y a plein de facteurs différents qui font que j’aime vraiment ça. Quand je joue, c’est...

J’ai toujours eu peur de rater mon avenir

J’ai toujours su ce que je voulais faire plus tard mais plus le temps passe, plus j’ai l’impression que ce que je veux faire m’est impossible à réaliser. L’école n’aide qu’en surface. Elle te met...

LES PETITS AVIS, EPISODE 152

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

Tout un passé

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Une tonne et demie de ferraille, une entité unique ?

L’automobile est une passion unique, les voitures sont des entités vivantes. On peut donner un prénom à notre voiture, lui parler, la modifier, etc.On peut avoir des relations avec notre voiture,...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R

Tolère-toi toi-même

Tolère-toi toi-même

Dans l’histoire d’une personne, et donc dans toutes les histoires, il y a toujours un moment, plus au mois court, plus ou moins long, pendant lequel chacune, chacun est à la fois absorbé·e et fasciné·e par le groupe. Durant ce moment, on se tolère peu, on s’oublie pour faire partie du tout. C’est sur ce moment de son parcours, et celui d’après, que revient Florane.

Trop moche, trop boutonneuse, trop plate…

La perfection est une notion extrêmement relative. On ne sait pas exactement comment la définir mais, on a tous et toutes notre idée de ce qu’elle pourrait être, représenter. Pour espérer un jour atteindre cette image que l’on se fait, on s’invente des contraintes et des exigences en mettant la barre beaucoup trop haut. On a constamment tendance à se comparer aux autres pour voir à quel niveau de l’échelle de perfection on se place. « Je suis trop moche », « J’ai plein de boutons », « Je suis grosse », « Je suis plate », « Elles sont mille fois plus belles que moi »,… Nombreuses sont les remarques qu’on s’inflige. Nous gaspillons notre énergie, et notre temps, dans cette quête d’idéal parce qu’on attache trop d’importance à la vision qu’ont les autres de nous.

Je suis nulle, puissance infini + 3

J’ai longtemps eu cette habitude de m’auto-dénigrer. J’étais convaincue que je n’étais jamais assez belle. J’étais une jeune ado sans aucune estime d’elle-même qui essayait, sans cesse, de ressembler aux autres élèves pour espérer avoir leur attention. Je me comparais beaucoup à elles, à eux. Toutes et tous semblaient toujours mieux que moi. Je me sentais menacée par les personnes qui m’entouraient, j’avais peur de ne pas être aimée. Alors, j’ai mis tout mon cœur, toute mon énergie à faire partie des groupes « populaires ». Je savais – ou je croyais savoir – que, comme ça, j’allais passer les meilleures années de ma vie.

Comme tout le monde

Je copiais quasiment tous leurs faits, tous leurs gestes : j’achetais le même genre de vêtements, je me forçais à me maquiller même quand je n’en avais pas envie, j’utilisais la même façon de parler, je désobéissais aux professeur·es et à mes parents jusqu’à les rendre folles et fous car la mode, dans mon école, était d’être « rebelle ». Je criais sur les professeur·es, je leur lançais mon journal de classe à la figure, j’insultais le directeur… Je faisais vraiment n’importe quoi. Je n’étais même plus moi-même. J’ai même fini, à 13 ans, complètement saoule à une soirée d’une « amie »… Saoule au point de ne plus me souvenir ce que j’y ai fait.

Fake fille

Bref, … Moi qui voulais passer les meilleures années de ma vie, et bien, c’était raté. Même si extérieurement, j’avais l’air assez heureuse, épanouie et chanceuse. Intérieurement, ce n’était pas du tout pareil. J’étais si triste et malheureuse. Il m’arrivait, régulièrement, de m’enfermer dans les toilettes de l’école pour pleurer pendant la journée. Je me mentais à moi-même. Je jouais le rôle du personnage que je voulais être, celui que les autres voulaient que je sois. Je vivais à travers leurs regards, ils me disaient si j’étais correcte ou non et je peux vous dire que je me sentais souvent laide et répugnante. Lorsque nous nous sentons inférieur·es aux autres, nous avons besoin des gens pour élever notre niveau d’estime et nous rabaissons les personnes que nous côtoyons en faisant l’étalage de leurs défauts dans le but d’élever notre propre estime personnelle.

Dépossédée

Dans cet état de non-amour de soi, nous n’avons aucun pouvoir sur notre vie puisque nous vivons en fonction des autres, de leurs opinions. Comme l’image qu’ils projettent semble toujours supérieure à la nôtre, nous nous retrouvons toujours insatisfait·es et frustré·es car on n’a pas atteint cet idéal. Plus nous donnons de la place à l’opinion des gens, plus nous perdons le contrôle de notre état intérieur. Nous devenons des êtres extrêmement influençables et vulnérables. J’ai beaucoup souffert de ne pas m’aimer, que ce soit physiquement ou dans ma façon de penser ou de parler. J’enviais les autres car ils semblaient avoir tout : beauté, argent, ami·es, confiance, humour, etc.

Je ne me connais plus

Tout cela m’a éloigné de moi. Je vivais à l’extérieur de ma vie sans savoir ce que je voulais vraiment. Ce qui importait était l’approbation d’autrui. Imaginez le pouvoir que je leur laissais. Avec du recul, je peux dire que le plus beau cadeau que nous puissions nous faire est de cesser de se cacher et enfin de s’aimer. Accepter qui nous sommes dans notre intégralité et nos « imperfections ». Nous devons nous témoigner de l’amour, se regarder dans la glace et se dire que, bordel, je suis belle, quoi ! Cesser de donner de l’importance à ce que les autres pensent ou disent de nous. De cette façon nous leur enlevons le pouvoir que nous leur avions donné auparavant.

Être moi

Je pense que je peux vous l’affirmer mais j’aime la vie et j’aime la vivre. Je n’ai plus besoin de fuir puisque mon estime ne se trouve plus à travers le regard des autres. Je n’ai plus de temps à perdre à vivre une vie qui ne m’appartient pas. Ma vie se déroulait sans que je puisse en avoir le pouvoir puisque j’étais trop perturbée par l’opinion que les gens pouvaient avoir de moi, qui finalement était une projection de ce que je pensais de moi-même. Vouloir vivre une autre vie que la sienne, c’est se perdre dans le néant et se priver de toutes manifestations d’amour. N’accorde aucune valeur à des propos venant de quelqu’un d’autre que toi. Te comparer aux autres n’a rien de bénéfique. Car il est déplorable de réduire la vie à un concours de beauté. La vie est infiniment plus que cela.

Je crois en moi, crois en toi

Abandonne la course effrénée à la beauté. Vis en harmonie avec les autres et cesse, une bonne fois pour toutes, d’entrer en compétition avec eux, avec elles. Cesse de te focaliser sur les défauts physiques. Considère ton corps dans son ensemble. Considère-le sans le juger, avec bienveillance, gentillesse et délicatesse. Prends soin de lui. Vit en bonne entente avec lui. N’inflige pas à ton corps des châtiments qu’il ne mérite pas. La beauté est tellement subjective, il n’y a que toi qui peux savoir comment tu te sens et comment tu te trouves. Abandonne les exigences des autres, déleste-toi des croyances qu’on nous impose, sépare-toi de l’avis physique qu’on a sur toi. Tu es magnifique. Tu es exceptionnel·le. Tu es toi. Laisse ton corps en paix, aime-le et sois fière de lui.

A écouter aussi en podcast ici

Auteure : Florane, 17 ans, Otrange

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

Et d’autres récits

Eduquer ≠ façonner

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

La migration et leurs peurs

Ces textes ont été produits pendant un atelier sur l’interculturalité. Les jeunes ont rencontré une personne ayant vécu un parcours migratoire et, suite à ce témoignage, ont été invité·e·s à...

Où se situer sans racines ?

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. Durant ces ateliers, il leur est demandé s'il est important...

Eviter la déconnexion

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Ton avenir est entre tes mains !

J’ai toujours eu peur de ne pas trouver ma voie, car j’ai beaucoup été spécialisé dans les ordis et les jeux vidéo, mais les débouchés sont peu nombreux. Je n’avais donc pas beaucoup de choix et il...

Votre passion, c’est quoi ?

Je me sens bien quand je joue aux jeux vidéo. Pourquoi aux jeux vidéo ? Bonne question ! Je dirais que juste il y a plein de facteurs différents qui font que j’aime vraiment ça. Quand je joue, c’est...

J’ai toujours eu peur de rater mon avenir

J’ai toujours su ce que je voulais faire plus tard mais plus le temps passe, plus j’ai l’impression que ce que je veux faire m’est impossible à réaliser. L’école n’aide qu’en surface. Elle te met...

LES PETITS AVIS, EPISODE 152

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

Tout un passé

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Une tonne et demie de ferraille, une entité unique ?

L’automobile est une passion unique, les voitures sont des entités vivantes. On peut donner un prénom à notre voiture, lui parler, la modifier, etc.On peut avoir des relations avec notre voiture,...
Amour à sens unique, amour en fuite

Amour à sens unique, amour en fuite

Chacune, chacun, si il ou si elle en avait la possibilité, a dû choisir avec qui être confiné·e. Certaines ont passé le confinement dans les caisses de leur belle-famille, certains dans une bulle de solitude… Céline a passé le confinement loin de la personne qu’elle aimait.

57 Jours

Cela fait 57 jours que je n’ai plus revu la personne qui est pour moi « l’amour de ma vie ». 57 jours que je rumine, que je me sens seule et perdue. 57 jours qu’il me manque et que je ferais tout pour le revoir. Rien n’y fait… La solitude s’est emparée de moi. Ne me reste plus que mes doutes, ma tristesse. Se sent-il seul aussi ? Est-ce que je lui manque ? Passe-t-il une seule journée sans penser à moi ? M’aime-t-il comme je l’aime ? À vrai dire je ne l’ai jamais su, me comprenez-vous … ?

Dire l’amour

Quand il arrive que la personne que vous aimez vous offre un “je t’aime”, cela semble plus clair. Si celle-ci ne nous le dit pas, qu’on interprète son comportement et qu’on prend ça pour de l’amour et qu’on se rend compte, ensuite, que ce n’est peut-être pas le cas…On se sent très bête pour chaque seconde où on y a cru et j’y ai cru. Peut-être trop aveuglée par tout l’amour que je lui portais. J’ai accepté ce sentiment d’incertitude, cette impression que je ne recevais pas, en retour, ce que je donnais. J’ai accepté de vivre ça, même si la situation me faisait penser que je n’étais pas assez bien, même si je perdais peu à peu l’estime que j’avais de moi.

Libérée

Arrive le déconfinement, je réalise que j’ai le droit d’obtenir des réponses à mes questions, alors je décide d’aller le voir, c’est le moment où jamais. Je le vois enfin. Je ressens un mélange de joie et de tristesse. Je suis contente mais triste aussi. Je réalise à ce moment-là que c’est la dernière fois et que je ne le reverrai plus jamais. Je ne veux pas me laisser envahir par la tristesse. Au bout du compte, cette histoire m’a fait me rendre compte de ma valeur et de l’importance de ne pas m’oublier et, surtout de m’aimer avant qui que ce soit d’autre. Alors merci à ce confinement que je vivais mal au début, mais qui s’est avéré être bénéfique. Au final, Covid m’a ouvert les yeux.

Auteure : Céline, 19 ans, Bruxelles

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance

Et d’autres décryptages

Eduquer ≠ façonner

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

La migration et leurs peurs

Ces textes ont été produits pendant un atelier sur l’interculturalité. Les jeunes ont rencontré une personne ayant vécu un parcours migratoire et, suite à ce témoignage, ont été invité·e·s à...

Où se situer sans racines ?

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. Durant ces ateliers, il leur est demandé s'il est important...

Eviter la déconnexion

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Ton avenir est entre tes mains !

J’ai toujours eu peur de ne pas trouver ma voie, car j’ai beaucoup été spécialisé dans les ordis et les jeux vidéo, mais les débouchés sont peu nombreux. Je n’avais donc pas beaucoup de choix et il...

Votre passion, c’est quoi ?

Je me sens bien quand je joue aux jeux vidéo. Pourquoi aux jeux vidéo ? Bonne question ! Je dirais que juste il y a plein de facteurs différents qui font que j’aime vraiment ça. Quand je joue, c’est...

J’ai toujours eu peur de rater mon avenir

J’ai toujours su ce que je voulais faire plus tard mais plus le temps passe, plus j’ai l’impression que ce que je veux faire m’est impossible à réaliser. L’école n’aide qu’en surface. Elle te met...

LES PETITS AVIS, EPISODE 152

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

Tout un passé

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Une tonne et demie de ferraille, une entité unique ?

L’automobile est une passion unique, les voitures sont des entités vivantes. On peut donner un prénom à notre voiture, lui parler, la modifier, etc.On peut avoir des relations avec notre voiture,...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R

Réfugié et confiné

Réfugié et confiné

C’est par d’improbables chemins, des routes plus dangereuses que curieuses que Sami est arrivé en Belgique. Aujourd’hui, en attente du statut de réfugié qui lui permettrait de poser ses valises et ses souvenirs, il nous explique le confinement vécu d’un centre d’hébergement.

De l’Éthiopie à la Belgique

J’ai 20 ans, je suis éthiopien. J’ai quitté mon pays quand j’avais 9 ans et demi en compagnie d’une mère « d’adoption ». Un soir, à la tombée de la nuit, avec un sac comme seul bagage, nous avons rejoint 12 autres personnes pour monter dans une camionnette et rouler en direction du Soudan. Mon voyage a continué vers la Lybie, l’Italie, la France et enfin la Belgique. J’ai alors 17 ans quand j’arrive à Bruxelles. Cela fait 2 ans que je vis entre le parc Maximilien et les centres d’hébergement. Quand ce n’était pas le confinement, j’avais la chance de faire du bénévolat. Mes journées étaient alors bien occupées.

Confiné

Après un mois de confinement, la routine dans le centre s’est installée. Il est 9h, je me réveille dans le dortoir avec 17 autres personnes. J’ai mal dormi, il y a du bruit : les téléphones qui sonnent, le va-et-vient des autres résidents qui oublient d’éteindre les lumières, le personnel qui vient chercher du matériel, les ronflements, les flatulences, … Mais qu’importe, je suis content d’être là.

Douche, café, clope

Je prends une douche, je vais boire un café, fumer un clope, et je réfléchis à ce que je vais faire aujourd’hui. Passer le temps. Je n’aime pas ne rien faire, je m’ennuie, alors je pense. Et quand je pense, le temps ne passe pas vite. Mes pensées se perdent dans le passé, ça me fait mal, je préfère voir l’avenir. L’avenir, pour moi, c’est avoir des papiers, faire une formation, améliorer mon français, avoir un travail normal. J’aimerais devenir pompier, infirmier, ambulancier,… Je veux aider les autres sans rien attendre en retour. Mais, ça prend du temps d’avoir des réponses pour les papiers et on ne connaît pas l’issue. L’incertitude est grandissante… Plus le temps passe, plus mon moral diminue mais je garde espoir. L’espoir… c’est Dieu qui me le transmet.

Bouger

Fatigué ou non, je décide de sortir. Je n’ai pas trop envie d’avoir quelqu’un qui me parle. J’aimerai lire tranquillement mais on vient souvent me solliciter. Alors, je prends le métro masqué dans n’importe quelle direction et je marche pour rentrer au centre. Je découvre Bruxelles, les Bruxellois, la vie à l’européenne. Je passe le temps. Je suis seul, la solitude ne me dérange pas. Parfois, un ami du centre m’accompagne. Vers 17h, je fais un peu de sport, je reprends une douche, je prie, je fume, j’écoute de la musique, je lis les infos, je discute avec des amis sur les réseaux sociaux, je mange, je fume, je discute,…

J’essaye de ne pas penser, de garder l’espoir pour un avenir meilleur.

A écouter aussi en podcast ici

Auteur : Sami, 20 ans, Bruxelles

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

Et d’autres récits

Eduquer ≠ façonner

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

La migration et leurs peurs

Ces textes ont été produits pendant un atelier sur l’interculturalité. Les jeunes ont rencontré une personne ayant vécu un parcours migratoire et, suite à ce témoignage, ont été invité·e·s à...

Où se situer sans racines ?

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. Durant ces ateliers, il leur est demandé s'il est important...

Eviter la déconnexion

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Ton avenir est entre tes mains !

J’ai toujours eu peur de ne pas trouver ma voie, car j’ai beaucoup été spécialisé dans les ordis et les jeux vidéo, mais les débouchés sont peu nombreux. Je n’avais donc pas beaucoup de choix et il...

Votre passion, c’est quoi ?

Je me sens bien quand je joue aux jeux vidéo. Pourquoi aux jeux vidéo ? Bonne question ! Je dirais que juste il y a plein de facteurs différents qui font que j’aime vraiment ça. Quand je joue, c’est...

J’ai toujours eu peur de rater mon avenir

J’ai toujours su ce que je voulais faire plus tard mais plus le temps passe, plus j’ai l’impression que ce que je veux faire m’est impossible à réaliser. L’école n’aide qu’en surface. Elle te met...

LES PETITS AVIS, EPISODE 152

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

Tout un passé

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Une tonne et demie de ferraille, une entité unique ?

L’automobile est une passion unique, les voitures sont des entités vivantes. On peut donner un prénom à notre voiture, lui parler, la modifier, etc.On peut avoir des relations avec notre voiture,...
Amoureux de l’émission Génération 80

Amoureux de l’émission Génération 80

Il y a 40 ans, Pierre n’était pas né, mais vraiment pas né du tout… Il y a 40 ans, il est même assez probable que ses parents ne se connaissaient pas encore. Il y a 40 ans, étaient les années 80. C’est sur cette période et sa musique que Pierre, né début 2000, revient. Pour lui, ces années avaient l’énergie, la liberté et l’audace qui, aujourd’hui hélas, n’existent plus.

Je rêve “On air”

“ Bonjour, vous écoutez Classic 21, il est 17h ! Vous, qui êtes de l’autre côté de la radio, j’espère que vous allez bien ! Que vous soyez en voiture, au shopping center, en balade… quel que soit le cas de figure, c’est Génération 80 jusqu’à 19h ! Le meilleur des 80’s avec du rock, de la pop, du funk, des perles rares et même des maxis vinyles ! ” Depuis 10 ans, c’est cette phrase que je rêve de dire. Mon rêve, ce serait de devenir animateur radio comme dans les années 80 ! Tout cela a commencé quand j’ai découvert Génération 80, une émission de radio programmée tous les samedis de 17h à 19h, sur Classic 21, une des chaînes radio de la RTBF. Pour moi, cette émission, c’est un moment de folie et même de récréation, de détente.

Né au mauvais moment

Je ne me sens pas bien dans mon époque et je n’aime pas trop les musiques d’aujourd’hui. Je n’aime pas le monde tel qu’il est et je me dis que je me serais mieux senti dans les années 80. En 2020, il y a trop de racisme, trop de violence, trop d’incompréhension… Dans les années 80, il y avait plus, je pense, cette vague de liberté, cette vague contestataire. D’après moi, la radio, c’est une véritable machine à remonter le temps, c’est encore un passe-temps qui me permet de m’évader.
Parmi ce qui m’a marqué dans les années 80, c’est le Live Aid, (1) un concert absolument mythique. Le 13 juillet 1985, en Angleterre à Londres ou à Philadelphie, aux USA, une petite centaine d’artistes et de groupes se sont succédés, sur scène, pendant près de 16 heures. Ce spectacle a été organisé pour récolter de l’argent et aider l’Éthiopie. À cette époque-là, elle connaissait une terrible famine entraînant la mort d’un million de personnes.

Partager la passion

Si je ne m’étais pas intéressé aux années 80, ma vie ne serait pas telle qu’elle est maintenant. Je ne saurais pas quoi écouter. Grâce à l’émission et aux années 80, ma vie a changé. J’aimerais devenir animateur radio pour pouvoir affirmer et montrer tout mon amour que j’ai pour les années 80, partager cette machine à remonter le temps, cette bulle qui me sert à oublier mes tracas. Ce que j’aimerais surtout c’est faire découvrir cette passion des années 80, la partager avec d’autres jeunes ou d’autres passionné·es.

On se retrouve samedi prochain à 17h pour une autre émission de Génération 80. À très bientôt.

Auteur : Pierre, 20 ans, Uccle

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance

Et d’autres décryptages

Eduquer ≠ façonner

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

La migration et leurs peurs

Ces textes ont été produits pendant un atelier sur l’interculturalité. Les jeunes ont rencontré une personne ayant vécu un parcours migratoire et, suite à ce témoignage, ont été invité·e·s à...

Où se situer sans racines ?

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. Durant ces ateliers, il leur est demandé s'il est important...

Eviter la déconnexion

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Ton avenir est entre tes mains !

J’ai toujours eu peur de ne pas trouver ma voie, car j’ai beaucoup été spécialisé dans les ordis et les jeux vidéo, mais les débouchés sont peu nombreux. Je n’avais donc pas beaucoup de choix et il...

Votre passion, c’est quoi ?

Je me sens bien quand je joue aux jeux vidéo. Pourquoi aux jeux vidéo ? Bonne question ! Je dirais que juste il y a plein de facteurs différents qui font que j’aime vraiment ça. Quand je joue, c’est...

J’ai toujours eu peur de rater mon avenir

J’ai toujours su ce que je voulais faire plus tard mais plus le temps passe, plus j’ai l’impression que ce que je veux faire m’est impossible à réaliser. L’école n’aide qu’en surface. Elle te met...

LES PETITS AVIS, EPISODE 152

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

Tout un passé

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Une tonne et demie de ferraille, une entité unique ?

L’automobile est une passion unique, les voitures sont des entités vivantes. On peut donner un prénom à notre voiture, lui parler, la modifier, etc.On peut avoir des relations avec notre voiture,...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R