Épicier social et bénévole

Épicier social et bénévole

L’expérience de Robin commence à l’école, il décide alors d’aider les autres via une épicerie sociale. Cette première expérience est très enrichissante et en appelle d’autres.

Notre petit magasin

Tout a commencé lorsque j’étais en 6ème secondaire. À ce moment-là, la Croix-Rouge cherchait un endroit pour ouvrir une épicerie sociale. C’est donc là qu’une collaboration a commencé entre la Croix-Rouge et mon école. L’idée était d’ouvrir cette épicerie dans un lieu inédit, comme une école. L’idée était aussi que, tous les jeudis, les élèves s’impliquent dans sa gestion. En novembre 2019, notre petit magasin a ouvert ses portes ! Directement, je me suis senti à l’aise et utile. C’est cela qui m’a donné, en juillet 2020, l’envie de m’inscrire en tant que bénévole et plus seulement en tant qu’élève aidant. Depuis, tous les jeudis et même si je ne suis plus élève dans cette école, je continue à travailler dans l’épicerie sociale.

Bénévolat et confinement

Cette expérience a d’ailleurs été bénéfique pour moi lors de cette période inédite et difficile de crise sanitaire. En effet, j’ai vécu mon année rhéto et ma remise de diplôme pendant un confinement encore strict où les jours commençaient à se ressembler… Confiné dans un appartement où les contacts humains sont très limités, on peut se poser beaucoup de questions sur le présent et l’avenir. « Allons-nous sortir de cette bulle de un ? Pourrons-nous un jour retrouver le contact humain comme avant ? » Le bénévolat m’a fait sortir de mes pensées. Grâce à la bienveillance des autres bénévoles, je peux penser à autre chose. On forme une équipe soudée où l’on peut discuter de tout sans avoir peur d’être jugé.

Avec l’autre

C’est justement cela que je cherche en étant bénévole : être au contact des personnes, en leur montrant que, si elles sont isolées, nous sommes là pour les écouter avec bienveillance. Tout ça en ayant le sentiment d’avoir accompli quelque chose ! Toute cette ambiance bienveillante peut aussi nous amener à recevoir des conseils qui peuvent nous faire avancer dans la vie de tous les jours. C’est un véritable échange qui peut être bénéfique aussi bien pour les bénéficiaires que pour les bénévoles. Cela renforce et développe les valeurs humaines. Au départ je n’avais pas l’idée de faire du bénévolat mais aujourd’hui, tant que je peux je continuerai à donner de mon temps pour les autres. Il n’y a rien de plus gratifiant que le simple merci des bénéficiaires.

Auteur : Robin, 20 ans, Péruwelz

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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Marika, volontaire !

Marika, volontaire !

Disons-le tout de suite, c’est sous le soleil de Sicile que Marika a grandi. C’est de là qu’elle part et c’est là qu’elle revient chaque fois. Pour nous, cela ne change pas grand-chose mais pour elle, c’est très important et c’est aussi une grande fierté ! Elle ne manque pas de le faire savoir à chaque fois. Quand elle a annoncé à son papa qu’elle allait venir en Belgique pour réaliser un volontariat d’une année au sein de la Croix-Rouge, il a tout de suite dit… « Mais t’es pas nette toi ! ».

Je suis choisie

Sept mois après mon arrivée, je peux le dire : j’ai l’impression d’avoir vécu tellement d’émotions qu’une seule page ne sera pas suffisante. J’ai choisi la Croix-Rouge parce que j’avais envie de changements et surtout de me sentir utile. Il y a un an, j’ai commencé à chercher des volontariats sur le portail du Corps Européen de Solidarité. Après quelques semaines, j’ai trouvé l’annonce de la Croix-Rouge. Je me suis dit : « Et pourquoi pas ? ». Quelques semaines après mon entretien, je reçois un appel de la part de la responsable et boum, elle m’annonce que je suis choisie. Avec mon cœur entre les mains, je laisse Lisbonne où j’ai vécu pendant presque un an et demi et je rentre en Sicile une dernière fois, avant de partir pour la Belgique. Mon père était tellement étonné qu’il m’a dit « à chaque fois que tu me parles, j’ai peur que tu m’annonces que tu t’enfuies en Nouvelle Zélande et que tu ne rentres jamais…». Mais très vite, je le rassure en lui disant « Ne te tracasse pas, pour le moment, c’est à Bressoux que je vais vivre ». C’est alors que j’arrive en Belgique début septembre 2020, avec une immense envie de faire et d’aider, mais aussi avec beaucoup d’anxiété, défaut de fabrication personnelle depuis 1992 …

Au centre d’accueil

Je fais donc mon volontariat dans un centre d’accueil pour demandeurs de protection internationale. Aujourd’hui, je peux dire que je suis reconnaissante envers la Croix-Rouge. Pour la simple et bonne raison que j’ai eu l’occasion de me mettre au défi plusieurs fois et de faire plein d’activités avec les enfants et les jeunes. J’ai aussi fait preuve de patience : croyez-moi, le jour où vous réussirez à garder votre calme après qu’une dizaine d’enfants vous appellent en moyenne quarante fois « Madame Marika, Madame Marika, Madame Marika », vous serez en mesure d’être candidate au Prix Nobel de la Paix. N’hésitez pas à contrôler vos spams pour être sûr·e que vous n’ayez pas reçu de message vous l’annonçant !

Avec et pour les autres

Au-delà de ça, je suis vraiment contente : j’ai appris que peu importe d’où on vient ou quelle que soit notre destination, on a tou·te·s besoin que quelqu’un·e soit là pour nous. Ça, c’est la mission de la Croix-Rouge de Belgique. Ce que j’apprécie beaucoup dans le centre où je suis bénévole, ce sont les interactions humaines et le mélange de cultures et de traditions. Vu que je ne suis pas belge, cela m’arrive de parler de ma vie et de mon parcours avec quelques résident·e·s, et je trouve que, très souvent, on a plus de points en commun que ce que j’imaginais. Quelques-un·e·s ont même vécu en Italie, ou y sont passé·e·s et je trouve génial de pouvoir dialoguer avec elles et eux de mon pays comme s’il s’agissait de ˝notre pays ̏.

Je suis reconnaissante envers la Croix-Rouge pour tout ce que j’ai appris. Je suis sure que ce bénévolat restera comme un trésor pour mes futures expériences professionnelles, mais aussi et surtout pour mes futures expériences humaines. D’ailleurs, il aura finalement fallu huit mois pour que mon père me dise « Bravo ma fille, tu n’es pas complètement folle »…

Auteure : Marika, 28 ans, Bressoux 

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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Ma famille est une maison

Ma famille est une maison

Pour Chiara, la famille c’est un peu comme une maison. Un endroit dans lequel on se sent bien, à l’abri des intempéries, un endroit qu’on peut quitter et retrouver un peu plus tard. Un lieu où tout peut être dit et entendu.

La famille, c’est la chose la plus importante pour moi. La famille est un pilier, c’est elle qui me guide dans le bon sens afin que je réussisse ma vie. Par exemple, sans ma famille, je ne me serais pas dirigée vers l’enseignement supérieur, j’aurais vite fait des études professionnelles pour aller directement travailler. Vers 14 ans, je voulais suivre la filière « boulanger-pâtissier », maman ne m’a pas contrariée. Pour Noël et pour débuter, elle m’a même offert un magnifique livre de pâtisserie pour débuter. Voyant qu’au bout d’un an, je n’avais toujours pas ouvert le livre, elle m’a délicatement fait comprendre que ce métier ne serait pas ma passion. De plus, mes parents m’ont inculqué des valeurs comme l’honnêteté, la politesse, le courage, le respect, la tolérance, la fidélité et la bienveillance.
Ils me guident vers les bonnes choses et les bonnes personnes. Parfois, je me dis que ma famille est oppressante et puis je me rends compte qu’ils trouvent toujours le bon moyen pour me diriger vers les choses les plus positives.

Papa

Mon père est comme moi. Il est la personne que je veux rendre la plus heureuse de ma réussite. Mon père ne parle pas de ses sentiments ou de ses émotions. Il se protège sous une carapace en tournant tout en dérision même les sujets les plus graves. Il ne me dit pas qu’il m’aime mais quand il est fier de moi, je peux le voir dans ses yeux. En cinquième secondaire j’avais cinq examens de passage et tout le monde était persuadé de mon échec, le jour des résultats quand j’ai dit que j’avais réussi, j’ai pu voir les yeux de papa s’emplirent de larmes et de fierté.

Première rencontre

L’année dernière, j’ai rencontré un garçon gentil et drôle. Il louait un appartement et vivait seul. Progressivement j’ai passé de plus en plus de temps chez lui, j’y trouvais une sorte d’indépendance. Au début, maman se disait que je devais être heureuse. Mes parents m’ont laissé faire pourvu que je travaille toujours à l’école, que mon stage se passe bien. Ils comprenaient bien mon désir d’indépendance. Rapidement pourtant, maman s’est rendue compte que je n’allais pas aussi bien que je le prétendais. En effet, ma relation avec ce garçon s’était détériorée, il était devenu méchant et violent.

Les accidents

Un jour, suite à une dispute avec lui et alors que j’étais derrière le volant, il a provoqué un accident en tirant sur le frein à main. Quand j’ai appelé maman en pleurs, elle est venue me chercher avec papa. Je n’osais pas avouer ce qu’il s’était passé mais maman avait des doutes, beaucoup de doutes. Mon copain était revenu chez mes parents avec moi le temps qu’on répare ma voiture. Cela a permis à mes parents de le connaître un peu plus, maman l’observait discrètement et l’écoutait. Puis, papa a eu un grave accident en chutant du toit et là mon excuse pour ne pas retourner chez lui était trouvée, je lui disais que maman avait besoin de moi pour les courses et pour s’occuper de papa immobilisé dans un lit médicalisé.

Discussions

Quelques semaines plus tard, maman a demandé à me parler. Doucement, elle m’a expliqué que ce qu’elle allait me dire ne me ferait pas plaisir mais que c’était parce que papa et elle m’aimaient plus que tout … Bref, il fallait qu’elle me parle. Elle avait bien compris que ce garçon n’était pas pour moi, que nous étions totalement différents et qu’elle avait peur que je sois malheureuse avec lui. À ce moment, ma décision de rompre était prise et je suis allée rechercher mes affaires chez lui et lui dire que c’était terminé. Sans ma famille et sans la bienveillance de mes parents, je ne sais pas où j’en serais aujourd’hui. Ma famille m’a aidée à surmonter cette épreuve.
Ma mère est comme ma confidente, ma meilleure amie. Elle a compris ce que je vivais avec mon compagnon. Quand mon père a eu son accident, j’ai senti dans ce malheur une délivrance pour moi, j’allais pouvoir quitter définitivement mon compagnon et rester chez mes parents. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment compris l’importance de ma famille. C’est grâce à elle que je m’en sors aujourd’hui et que je termine mes études actuellement. Petit à petit j’ai raconté tout ce que j’ai vécu pendant la période où je suis partie, et mes parents ont pu comprendre les raisons pour lesquelles je n’osais rien dire. Ce garçon a continué à me harceler de messages et même de courrier. Grâce au soutien de ma famille, j’ai tenu bon, je n’ai pas répondu, je n’ai pas cédé à ses belles paroles.

Ensemble

Nous sommes très soudés. Je pense que c’est important. Je pense que pour réussir, il faut se sentir soutenue et bien entourée. Aujourd’hui, je me sens complètement libérée de l’emprise que ce garçon a eu sur moi. Je me sens bien à la maison, c’est un peu comme un cocon et même si maman m’oppresse encore un peu, voulant savoir où je suis quand je pars, si je suis bien arrivée quand je vais quelque part, et me pose encore souvent des questions pour connaître mon moral ou mon bien-être, je sais que ce n’est que par amour qu’elle le fait. Et je lui dis toujours en riant qu’elle doit me laisser vivre … Donc aujourd’hui, je n’ai qu’une envie, réussir mon année et envisager l’avenir sereinement.

Auteure : Chiara, 20 ans

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Mon étoile, ma nonna, ma grand-mère est morte

Mon étoile, ma nonna, ma grand-mère est morte

Il y a trois ans, pendant qu’elle était au camp, Loredana a appris la mort de sa grand-mère. Terriblement marquée par ce décès, elle se fait des tas de reproches avant de se pardonner. Voici la lettre qu’elle écrit à sa Nonna.

Une horrible nouvelle pendant le camp

Il faisait beau ce jour-là. J’étais à mon camp scout et nous discutions des totems. Quelques jours auparavant, une tempête avait tout fait s’envoler sur notre camp et nous avions dû évacuer mais, malgré tout, deux jours plus tard, nous étions de retour. Il était donc grand temps de préparer les totems. Tout se passait tellement bien. Entre vingt-trois heures et minuit, il y a eu cette annonce, ce cri de tristesse qui m’a échappé. Le vide s’est installé en moi. Entre vingt-trois heures et minuit, j’apprends que je t’ai perdue, que je ne reverrai plus jamais ton sourire, je n’entendrai plus ton si beau rire. Pendant la journée, tu as fait une hémorragie cérébrale, tu es tombée dans le coma.

Tu ne te réveilleras pas

Toujours au camp, j’apprends que le médecin est formel, tu ne te réveilleras pas, il ne te reste plus que quelques heures à vivre. Les autres membres de ma famille ont la chance de t’entourer, d’être auprès de toi pour ton dernier souffle. Moi aussi, j’y ai cru, j’ai cru que je pourrais venir te voir sur ton lit d’hôpital, te tenir la main et te murmurer une dernière fois, je t’aime.

Près de toi mais trop tard

Le lendemain matin, mon chéri vient me chercher au camp. Une fois arrivée à la maison, il est déjà trop tard pour venir te voir. Quand je te retrouve, c’est au funérarium. Plus je m’approche de toi et plus mon cœur se brise en mille morceaux. Je pleure ta perte, dans les bras de mon amoureux, dans ceux de papa, maman, Salvatore et tout le reste de la famille. Je pleure aussi dans les bras de Nonno, lui, il a perdu son grand amour … Après ces jours horribles apparaissent les regrets. Oh Nonna, oh grand-mère, comme je suis désolée de ne pas avoir plus profité de toi, comme je regrette de ne pas être venue te voir avant de partir en camp. Je suis tellement désolée si tu savais, je m’en veux énormément.

Trois ans après

Depuis ce jour, c’est un long chemin que j’ai parcouru. J’ai appris à faire le deuil et à me pardonner. Je ne garde que les bons souvenirs passés ensemble. Parfois, il m’arrive d’entendre ton rire. De là-haut, tu me vois grandir et j’espère que tu es fière de la femme que je suis devenue. Dans un premier temps, il a été difficile d’accepter ton décès, ce fut très compliqué de retourner chez toi sans pleurer. Désormais, même s’il arrive encore que je pleure, cela va mieux, j’ai moins mal même si la douleur n’a pas totalement disparu. Ne t’inquiète pas, nous prenons soin de Nonno et il est en bonne santé pour une personne de, bientôt, nonante-quatre ans. Ce que j’en retire ? C’est qu’il faut profiter de la vie, profiter de l’instant présent et montrer à vos proches à quels points vous les aimez. N’ayez surtout pas peur de leur dire, cela fait tellement du bien. La vie peut nous surprendre et il serait dommage d’avoir des regrets comme ceux que j’ai. Si jamais vous en avez, pardonnez-vous ! Il ne faut pas rester en guerre avec soi-même, il faut apprendre à accepter nos erreurs pour ne plus les reproduire. Il est difficile de faire un deuil, d’accepter la mort de quelqu’un·e, mais allez sur sa tombe, parlez-lui ou bien écrivez-lui… J’ai longtemps hésité à écrire et aujourd’hui ça me fait tellement du bien.
À toi mon étoile, ma tendre Nonna, sache que je t’aimerais toute ma vie et qu’un jour on se retrouvera et nous fêterons ça comme nous l’avons toujours fait, avec un bon verre de limoncello !

Auteure : Loredana, 21 ans, Roux

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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Foot

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Nicolas est amoureux… Sa chérie est toute ronde, pèse environ 400 grammes et a une multitude de faces, 32 pour être précis. Elle le fait vibrer, sortir, s’amuser … Sa chérie, c’est une balle de football !

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Le foot, toi mon sport préféré, celui qui me fait vibrer quand je te regarde à la télé. Toi, qui me fais aussi pleurer de joie ou de tristesse, toi qui occupes mes journées que ce soit dehors ou sur la console. Toi, qui me donnes de la joie de vivre aux moments où je pensais qu’elle n’existait presque pas. Toi, qui rappelles qu’il ne faut pas grand-chose pour en faire de grandes. Toi, qui continues à me faire partager des moments exceptionnels avec mes ami·e·s. Toi, qui réveilles mon envie de gagner à chaque fois que je te pratique ou te regarde. Toi, le foot, tu es quelque chose de tellement vaste et en même temps quelque chose de si précis pour moi !

Les grandes émotions

Quand je me rappelle les meilleurs souvenirs de mon existence, tu en fais la majeure partie. Tu es une passion que n’importe quelle personne mériterait de vivre et de ressentir comme moi.
Mes meilleurs souvenirs ? Il y a d’abord le match Belgique-Japon. J’y ai vécu toutes les émotions : la peur, l’angoisse, la stupéfaction, l’espoir, la rage de gagner, et – enfin – la joie. Il y a aussi l’été de mes 13 ans, où tu m’as fait certainement vivre les meilleures vacances d’été de toute ma vie. Je me rappelle tous les jours où on se rejoignait sur un terrain, où il n’y avait qu’un seul but et où on construisait le deuxième avec des vélos. On a même réussi à construire un goal en bois qui n’a malheureusement pas tenu, tellement il a été mis à contribution, mais ce n’était pas grave car le plus important c’est qu’il nous a permis de nous rassembler pour vivre des soirées fantastiques avec une quinzaine d’amis.

Footbaleur depuis toujours

Depuis le primaire, toutes les récrés t’ont été entièrement consacrées, on faisait chanter le cuir ! Je me rappelle que je trouvais les récrés super longues quand aucun copain ne ramenait un ballon de chez lui. Tu étais tellement omniprésent qu’on a passé deux ans à jouer avec toi sur un terrain de basket. À chaque fois que j’avais de nouvelles chaussures, j’essayais de résister pour ne pas les abimer, mais toujours, tu les faisais craquer beaucoup trop facilement. Aujourd’hui encore, tu es l’une des principales passions dans ma vie et tu le resteras encore longtemps. J’espère que tu pourras amener aux autres ce que tu m’as apporté. À voir tes qualités, je n’en doute absolument pas. Toi, mon foot. Toi, ma passion. Toi, mon passetemps. Toi, ma raison de vivre… Sache que je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai.

Auteur : Nicolas, 18 ans, Banneux

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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Julien et les animaux de sa ferme, c’est une histoire presque aussi longue que sa vie ! Depuis toujours, il côtoie et travaille avec vaches et moutons et partage ses émotions avec ses ami·e·s à poils. Pour la suite, c’est moins clair, mais comme il le dit, la ferme fera toujours partie de sa vie !

Une histoire de famille

L’agriculture et les animaux, moi j’adore ça. Aujourd’hui, j’ai 13 ans et je travaille dans notre ferme depuis près de 10 ans ! Petit, à seulement 3 ans, je voulais déjà aider mon père. Avant, je préférais de loin les machines : tracteurs, moissonneuses-batteuses, ensileuses… Maintenant, je préfère travailler avec les animaux même si aller faire un tour de tracteur, ce n’est pas de refus ! Mon père, probablement comme son père avant lui, est dans les animaux depuis toujours. J’aurais bien aimé, moi aussi, être agriculteur, mais mon père m’a dit à quel point c’était dur, compliqué. Il m’a dit que, dans le monde actuel, on ne pouvait plus en vivre, que cela coutait beaucoup d’argent et n’en rapportait plus assez. En plus, le corps en prend un coup, à 40 ans on a déjà mal partout. Maintenant, j’aimerais mieux être menuisier et créer ma propre entreprise. Pour nos fermes, on en a une qui est collée à notre maison et une autre chez mon grand-père de cœur. Les animaux sont mes meilleurs amis. Nous, on a des vaches et des moutons. Même si je râle toujours un peu quand on me le demande, j’adore aller les nourrir et une fois que j’y suis, je ne veux plus sortir des enclos. J’adore leur parler, je pense même qu’ils connaissent des secrets que personne d’autre ne connait. Les animaux me calment, me déchargent du stress que je retiens en moi, ce sont mes psychologues.

L’école, une autre histoire …

À une époque, j’en ai bien eu besoin de ces psys un peu spéciaux. En quatrième et cinquième primaires, les professeurs et certains élèves étaient trop sévères et durs avec moi. Même s’il y en avait des sympas, c’était vraiment insupportable. À un tel point que j’ai dû changer d’école. J’ai essayé d’en parler mais je n’y arrivais pas comme il le fallait. Les seuls avec qui j’arrivais à en parler, c’était ma mère et les animaux. Je trouve déjà que ma mère est une pro pour m’écouter mais les animaux, on dirait qu’ils comprennent tout ce que je dis et qu’ils apprécient de m’écouter. Une fois que j’ai changé d’école, j’ai rencontré de nouvelles personnes et c’est aussi là que j’ai eu le meilleur prof du monde.

La MJ

Aujourd’hui, je n’ai plus trop le temps d’aider mon père à la ferme. Je vais à l’école des devoirs de la maison des jeunes. Quand je rentre, il est déjà tard et les animaux deviennent un peu virtuels, je joue à Farming Simulator. C’est vrai que jouer aux jeux vidéos, c’est différent. Avec tout ce qui se passe à l’école, ça fait du bien de penser à autre chose en jouant, mais l’agriculture restera quand même près de moi.

Auteur : Julien, 13 ans, Louveigné

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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