Le petit garçon qui rêvait d’être écrivain

Le petit garçon qui rêvait d’être écrivain

Il est parfois des écrits qui raconte l’écriture. C’est le cadeau que nous offre Gianni, qui nous parle de sa rencontre avec la plume, son trajet, ses espoirs…

Je vais vous raconter l’histoire d’un petit garçon rêveur. Tout commence lorsqu’il entre en école primaire. Il apprend à lire et entame ses premiers livres. Ce qui était au départ pour passer le temps est devenu une véritable passion. Moka, Jonathan Stroud, tant d’écrivains qui lui servaient de modèle. Le petit garçon n’était pas comme les autres, avec des super-héros comme modèle. C’était bien les écrivains qu’il idolâtrait, des êtres humains comme lui qui lui avaient transmis cette passion ardente pour l’écriture. Il a d’abord commencé par lire ses histoires aux maternels. Il écrivait des pages et des pages qui captivaient les jeunes enfants. Mais les ennuis ont commencé en entrant en secondaire. Dans ce monde, plus personne ne voulait écouter ses fables et ses nouvelles, se contentant de le regarder avec mépris et un soupçon de moquerie. Cela évidemment, se reflétait sur la qualité de ses récits. Ils devenaient insipides. Très rapidement, écrire était devenu un supplice.  Il arrêta.

Ce n’est qu’en troisième secondaire que le petit garçon renoua avec sa plus vieille passion. Il décida de reprendre à zéro. Le voilà 3 ans plus tard à écrire son premier roman. « Prometteur » selon certains, mais tellement symbolique pour ce jeune garçon qui ne cherche qu’à faire rêver les autres. Ce petit garçon, c’est moi.

 

Auteure : Gianni, 18 ans, Charleroi

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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Les stades de foot, plus qu’une passion

Les stades de foot, plus qu’une passion

Dans les passinoné·e·s de foot, il y a de tout ! Il y a en a qui se tatouent le blason de leur club ou la tête de leur joueur préféré, d’autres repeignent leur voiture ou leur maison aux couleurs d’une équipe ou donnent à leur enfant le nom de la star du moment. Robin n’est pas de ceux-là, sa grande passion pour le football, c’est de découvrir les stades des grandes et petites équipes

En manque …

Voici ma drogue : les stades de football. J’ai des souvenirs vivaces de chacune des fois où je suis allé dans un stade. Vous voyez les flashbacks dans les films ? Eh bien les escapades au stade, c’est exactement ça. Ce sont mes bons flashbacks à moi. Quand j’y pense, je ressens un sentiment de nostalgie. Surtout maintenant, dans cette période à durée indéterminée qui empêche tout regroupement pour ne pas répandre un tout nouveau virus. Je suis en carence des « Tous ensemble, tous ensemble, EH ! EH ! ». Va-t-on un jour être autorisés à refaire ce genre d’activités ?

Olé, olé, olé, olééééé

Je me souviens avoir été un jour à Gelsenkirchen, en Allemagne, pour y voir un club assez populaire du pays, le Schalke 04. J’y suis allé avec mon père, car c’était son cadeau de ma part pour son anniversaire. Ce qui est marrant, c’est qu’en achetant les billets pour le match, je ne savais pas encore que cela deviendrait ma passion. J’aimais déjà bien le foot, mais sans plus. Depuis, je m’intéresse beaucoup à la culture du groundhopping : l’amour de la visite des stades. Cette culture consiste en fait à découvrir plein d’autres stades. Quand tu te rends dans un stade, tu ne vas pas uniquement dans le stade, tu te balades dans le quartier autour, dans la ville d’à côté ou encore dans le village du stade. Tu manges un snack sur le pouce. Par exemple, au Heysel, tu mangeras une fricadelle avec de bonnes frites, à Hoffenhein, ce sera un wurst brotchen avec une radler, autrement dit une espèce de hot-dog et un panaché.

Un club, c’est un village

Les clubs de foot, quand on y pense, cela représente tout simplement un quartier, un village ou même parfois une ville ! Dans tous les cas, les clubs rassemblent les gens. C’est donc une fête de rassemblement de plein de personnes différentes qui ont une même passion. Chaque stade est un lieu de milliers de rencontres. Toutes ces personnes rassemblées constituent une nouvelle culture qui est celle du club. Pour moi, chaque stade est un bouillon de culture ! Et quand je suis dans un stade, n’importe lequel, tout ce que je vois, tout ce que j’entends résonne plus fort dans ma tête, c’est un moment mémorable. Je plane.

Auteur : Robin, 19 ans, Jette

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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Passionné de sports !

Passionné de sports !

Certains adorent cuisiner, d’autres sont dingues de bricolages, d’autres encore sont capables de passer des heures le nez dans un bouquin ou derrière une console. Le truc de Rudolf, c’est le sport !

Le foot en héritage

Depuis le plus jeune âge, je suis un grand passionné de sport. Je pratique le football depuis que j’ai quatre ans, cette passion m’a été transmise par mon père. Je supporte d’ailleurs la même équipe que lui Anderlecht ! Malgré quelques saisons catastrophiques, j’y reste attaché. Le fait de regarder ce sport me fait ressortir une part d’excitation. Juste parler de la Coupe du monde me procure des frissons. Ce sport me permet d’évacuer et de relâcher tout le stress que nous pouvons accumuler lors d’une semaine de cours. De plus, je retrouve énormément de plaisir dans cette activité, ce qui me permet d’en ressortir joyeux et de bonne humeur. Lorsque je suis sur le terrain, je suis dans ma bulle. Parfois, il m’arrive même d’y être plus concentré que lorsque je suis en cours. Je joue au milieu de terrain, je travaille énormément pour l’équipe, c’est ce disent mes entraineurs ou bien même des supporters. Je ne fais pas les choses à moitié. Pendant un match, je suis là pour gagner et rien d’autre. À la fin de celui-ci, on se retrouve à la buvette pour analyser le match entre coéquipiers mais aussi pour se boire un petit verre.

Tennis

Il y a plus que le foot ! Depuis mes 15 ans, je joue aussi au tennis. Cette passion m’est venue grâce aux différents tournois que je pouvais regarder à la télévision. J’ai donc goûuté à ce sport et, directement, j’ai accroché. Je remarque donc que j’apprécie énormément le sport avec une balle ou un ballon. Le fait de frapper dedans me procure une envie de bien faire, de vouloir reproduire les mêmes gestes que ceux qu’on peut observer à la télévision.

Vélo

Foot, tennis et … Il faut savoir que je me suis découvert une nouvelle passion pendant ce confinement. J’ai remarqué que je prenais énormément de plaisir à faire du vélo. On peut parler de balades à vélo en famille mais aussi de randonnées entre copains, avec un objectif derrière. Ce sport m’a permis de prendre l’air, de m’accorder une petite sortie durant cette période qui n’a pas toujours été facile. J’ai pu découvrir des endroits non loin de chez moi qui sont magnifiques mais aussi explorer des endroits magnifiques non loin de chez moi : des pistes du RAVeL, la forêt où je n’avais pas mis les pieds depuis pas mal de temps …

Covid et sports

Cette période m’a permis de voir que de petits gestes pouvaient nous faire beaucoup de bien, nous procurer énormément de plaisir que ce soit pour une simple balade à vélo mais aussi dans le besoin de pouvoir garder le contact avec nos proches. Je remarque que même en cette période, je rattache ce sport, que je pratique très peu dans la vie de tous les jours, afin de garder ce contact familial qui est très important pour moi. Pour finir, le sport me rattache depuis très jeune à de très bons moments que j’ai pu passer avec des ami·e·s mais aussi avec ma famille. Cela me manque un peu en cette période, mais je relativise en espérant pouvoir retoucher à tous ces sports très rapidement.

Auteur : Rudolf, 20 ans, Dour

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Les chevaux dans la peau

Les chevaux dans la peau

Depuis toujours ou presque, Anaïs – et c’est une histoire de famille – passe du temps avec des chevaux. Pour les dresser, les monter, … Est-ce que cette passion pourrait devenir un métier ?

Une écurie chez mes grands-parents

Cette passion est, un peu, comme une évidence pour moi. Depuis toute petite, je baigne dans ce milieu. Mes grands-parents, retraité·e·s, avaient une ferme et ont toujours eu des chevaux. Aujourd’hui, pour le plaisir, elle et il continuent leur petit élevage dans leur ancienne exploitation. Petit à petit, mes grands-parents ont réduit le nombre de chevaux, cependant, ils continuent à faire naître un poulain tous les ans … C’est une coutume qu’ils ne veulent pas laisser disparaitre malgré leur âge avancé. Moi, j’ai commencé à monter à cheval vers l’âge de quatre ans. Au début, je prenais des cours dans un centre équestre puis, mon grand-père a fait construire une carrière en sable pour pouvoir prendre des cours avec nos propres chevaux. Dix ans plus tard, environ, ma grand-mère m’a appris à débourrer un jeune cheval. Débourrer, c’est, peu à peu, le dresser, lui faire accepter d’avoir une selle sur le dos. J’ai donc passé beaucoup de temps à observer ce cheval, puis avec le temps, j’ai commencé à dresser toute seule les chevaux de mon grand-père. Je savais que je pouvais compter sur lui lorsque j’avais des questions ou des difficultés. Mes grands-parents m’ont transmis cette passion. Dans quelques mois, pour mon plus grand bonheur, c’est ma jument qui devrait mettre au monde un poulain. Ils auront aussi un nouveau poulain au sein de leur écurie.

Les vacances chevalines

Pendant mon enfance, tous les étés, tous les week-ends et toutes les vacances, je les passais là-bas, pas forcément pour monter à cheval mais aussi pour aider mon grand-père à entretenir les infrastructures ou, tout simplement, pour m’occuper des chevaux. J’en garde de magnifiques souvenirs même si ce n’était pas facile tous les jours. Pendant les vacances d’hiver, par exemple, il fallait que je me lève malgré le froid pour aller nourrir les chevaux, dégeler les abreuvoirs qui n’avaient pas supporté les températures négatives … Je le faisais sans ronchonner parce que c’était pour des êtres que j’aime particulièrement : les chevaux.

Des animaux et des gens

Puis mon grand-père a décidé de prendre des chevaux en pension et là, ce fut vraiment intéressant. Cela m’a permis de rencontrer beaucoup de personnes qui partageaient la même passion que moi, j’ai appris beaucoup de ces échanges, j’ai pu élargir mes compétences équestres et entendre d’autres points de vue. Je me suis liée d’amitié avec d’autres filles du même âge avec lesquelles je faisais de nombreuses balades à cheval. J’aime l’ambiance qui règne à l’écurie, les chevaux qui hennissent, l’odeur du foin qui me permet de m’apaiser et de me ressourcer. J’ai beaucoup hésité à m’orienter vers le régiment de cavalerie de la Garde républicaine, une partie de la gendarmerie française. Après mûre réflexion, j’ai décidé de garder l’équitation comme passion. En revanche, j’aimerais pouvoir reprendre les compétitions de dressage lorsque j’aurai un peu plus de temps à y consacrer.

Auteure : Anaïs, 20 ans, Charleville-Mézières

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les petits avis, épisode 12

les petits avis, épisode 12

Dès le départ, Scan-R essaye de donner la parole à chacune, à chacun, à tout le monde ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un témoignage. On a donc décidé d’en rassembler plusieurs. Voici donc les témoignages d’Agami, Jeanne, Lasius et Gaëlle.

Je suis une rêveuse par Agami, 16 ans, Barvaux-sur-Ourthe

Je suis une constante rêveuse depuis presque toujours. Je rêve de tout mais surtout du futur et plus précisément du mien. Cela me coupe du stress que peut apporter le quotidien. Vous voulez savoir quelles sont mes évasions ? Vous allez être servi·e·s ! D’abord, je voudrais être cadreuse pour des documentaires animaliers, cela me donnerait la possibilité d’entendre des choses que les autres n’entendent pas, de voir des choses que les autres ne voient pas. Mais aussi d’en apprendre tous les jours sur un sujet qui me passionne depuis toute petite. Ce qui m’intéresserait le plus, c’est de filmer des animaux carnivores : les loups, les lynx ou les carcajous.

Je rêve de commencer ma vie indépendante dans un petit appartement, avec un chat de la race sphynx. Il s’appellera Kasumi, ça veut dire nuit rosée en japonais. Je veux vivre dans un autre pays que la Belgique, le Canada ou les Etats-Unis. De cette manière, je pourrais voir mes animaux préférés et me faire plus d’ami·e·s. J’ai aussi un autre rêve, encore plus ambitieux. Je veux créer une chaîne YouTube sur laquelle je publierai des musiques que j’aurai créées de A à Z : musique, paroles, clips,tout ! Cette chaîne me permettra d’exprimer les émotions que je n’arrive pas à montrer.
Je me rends compte que cela pourrait paraitre paradoxal et bizarre de vouloir faire tout ça, pour une fille comme moi, qui se met à chaque fois dans son coin. Mais, justement, je veux réaliser tous ces rêves juste pour apprendre à vaincre ma timidité et mes peurs sociales.

La musique par Jeanne, 22 ans, Ixelles

La musique a toujours joué un rôle dans ma vie ! Tout cela à force d’écouter toutes sortes de musique, mais surtout le rap dans toute sa variété. J’ai fini par faire un constat. La musique que j’écoute le plus souvent est en décalage avec ce que l’industrie propose au grand public, je parle ici de l’industrie en France. Car oui, j’aurais beau me réfugier dans la musique « cainri » (ricain = américain) et ses innovations musicales, mon artiste préféré se doit d’être francophone. Je me suis donc penchée sur la scène underground afin d’écouter des artistes indépendants, soumis à aucune loi et encore moins à l’industrie qui, souvent, dicte les tendances à l’artiste. Le rap français que j’écoute étant signé chez aucun label, il est plus libre, mais moins accessible. Pourtant, à mes yeux, il est plus honnête car il est souvent créé par passion de la musique plutôt que par ses avantages financiers. Ayant moi-même recours à cet art lors de mes occupations j’aime explorer les possibilités et appliquer ce qui me vient naturellement plutôt que recopier une tendance à laquelle je ne connais rien. Ce que j’aime également, c’est que la musique underground se renouvelle plus rapidement et offre plus de directions que la musique dite commerciale malgré le fait qu’elle a encore du mal à s’imposer et à se faire connaitre de tous et toutes.

Le football par Lasius, 16 ans

Dans la vie, rien n’est facile. Il faut s’accrocher, se dépasser et évoluer. Mon moyen à moi, c’est la coopération. Prenons l’exemple du sport, et plus précisément mon sport : le football. Dans le foot, il y a des moments difficiles : on est mené au score, on s’est blessé, ou simplement, on a perdu. Dans ces moments-là, l’équipe, le groupe sera là pour toi. Pour te réconforter, te consoler et te redonner la pêche. Je me rappelle d’une fois où, on jouait contre une équipe de catégorie presque nationale. Nous étions menés, on souffrait mais on se serrait les coudes et on n’a pas abandonné. Perso, je me vois dans ma façon d’être avec les gens, comme cette équipe de foot : quand quelqu’un va mal, je l’écoute et je le fais rire. Quand une personne, proche ou pas, se fait discriminer ou autre, l’esprit d’équipe qui est en moi ressort et je vais la protéger, l’aider, me dépasser pour elle et avec elle. Comme tout le monde, j’ai déjà vécu la situation inverse, être même juste un instant la victime de l’histoire.

Ce trait de caractère se voit aussi chez les scouts. Dans les jeux, je vais faire attention à tout le monde, faire attention à ce que personne ne soit rejeté. J’ai beau avoir l’âme du meneur, l’envie de gagner et de vaincre, je sais aussi être solidaire. Car comme on nous l’a appris aux louveteaux, c’est dans le clan que l’on trouve la force.

S’évader par les lettres et les mots par Gaëlle, 14 ans

Si on devait trouver l’une de mes plus grandes qualités, je pense que ça serait le fait que je suis très à l’écoute des problèmes des autres. Je prodigue de bons conseils et je sais garder secrètes les confidences qu’on me fait. Mais je conserve aussi mes problèmes à moi. Je suis bavarde, certes, mais je ne parle pas de mes soucis ou de ce que je pense. Je préfère écrire. Depuis toujours, la lecture et l’écriture occupent une grande place dans ma vie. Elles sont mes refuges dans ces moments où j’ai besoin de m’exprimer. Je lis pour rêver et me matérialiser dans un monde tout droit sorti de mon imagination. J’écris pour me détendre, laisser s’exprimer ma créativité et faire le point sur mes émotions et sentiments. Petite déjà, quand quelque chose n’allait pas et que je n’arrivais pas à le faire comprendre oralement à mes parents, je leur écrivais une lettre. Pour qu’ils puissent savoir ce que je ressentais. Quand je me disputais avec ma sœur, je lui écrivais une lettre d’excuses.

J’ai parfois du mal à être moi-même. Pourtant, j’ai trouvé le moyen pour laisser la vraie moi prendre sa place. Je fais du théâtre. Comme je joue un personnage, j’arrive à décompresser et à prendre du plaisir. Je rends mon personnage attrayant et plein de vie. Ça peut paraître étrange, mais pour être moi-même, je joue à être quelqu’un d’autre. A travers une Joconde des temps modernes, un garagiste ou dans le rôle d’une bourgeoise du 17e siècle, je peux m’éclater et me laisser emporter par mes personnages. Ceux-ci étant irréels, je peux les imaginer vivre dans un monde parfait. Je peux rêver que je suis avec eux, loin des injustices et du non-respect qui me scandalisent.

Le théâtre, la lecture et l’écriture me permettent de devenir une version fictive de moi-même tout en faisant ressortir celle que je suis. Si mon rêve est de devenir écrivain, c’est peut-être parce qu’inconsciemment, je sais que l’écriture est ma manière personnelle de faire comprendre qui je suis et ce que je ressens.

Ces articles ont été écrits lors de différents ateliers Scan-R

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