Les stades de foot, plus qu’une passion

Les stades de foot, plus qu’une passion

Dans les passinoné·e·s de foot, il y a de tout ! Il y a en a qui se tatouent le blason de leur club ou la tête de leur joueur préféré, d’autres repeignent leur voiture ou leur maison aux couleurs d’une équipe ou donnent à leur enfant le nom de la star du moment. Robin n’est pas de ceux-là, sa grande passion pour le football, c’est de découvrir les stades des grandes et petites équipes

En manque …

Voici ma drogue : les stades de football. J’ai des souvenirs vivaces de chacune des fois où je suis allé dans un stade. Vous voyez les flashbacks dans les films ? Eh bien les escapades au stade, c’est exactement ça. Ce sont mes bons flashbacks à moi. Quand j’y pense, je ressens un sentiment de nostalgie. Surtout maintenant, dans cette période à durée indéterminée qui empêche tout regroupement pour ne pas répandre un tout nouveau virus. Je suis en carence des « Tous ensemble, tous ensemble, EH ! EH ! ». Va-t-on un jour être autorisés à refaire ce genre d’activités ?

Olé, olé, olé, olééééé

Je me souviens avoir été un jour à Gelsenkirchen, en Allemagne, pour y voir un club assez populaire du pays, le Schalke 04. J’y suis allé avec mon père, car c’était son cadeau de ma part pour son anniversaire. Ce qui est marrant, c’est qu’en achetant les billets pour le match, je ne savais pas encore que cela deviendrait ma passion. J’aimais déjà bien le foot, mais sans plus. Depuis, je m’intéresse beaucoup à la culture du groundhopping : l’amour de la visite des stades. Cette culture consiste en fait à découvrir plein d’autres stades. Quand tu te rends dans un stade, tu ne vas pas uniquement dans le stade, tu te balades dans le quartier autour, dans la ville d’à côté ou encore dans le village du stade. Tu manges un snack sur le pouce. Par exemple, au Heysel, tu mangeras une fricadelle avec de bonnes frites, à Hoffenhein, ce sera un wurst brotchen avec une radler, autrement dit une espèce de hot-dog et un panaché.

Un club, c’est un village

Les clubs de foot, quand on y pense, cela représente tout simplement un quartier, un village ou même parfois une ville ! Dans tous les cas, les clubs rassemblent les gens. C’est donc une fête de rassemblement de plein de personnes différentes qui ont une même passion. Chaque stade est un lieu de milliers de rencontres. Toutes ces personnes rassemblées constituent une nouvelle culture qui est celle du club. Pour moi, chaque stade est un bouillon de culture ! Et quand je suis dans un stade, n’importe lequel, tout ce que je vois, tout ce que j’entends résonne plus fort dans ma tête, c’est un moment mémorable. Je plane.

Auteur : Robin, 19 ans, Jette

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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Boxer : prendre confiance en soi

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Depuis un petit temps, Ilann se cherchait un sport… L’histoire peut sembler étrange mais c’est avant sur Wikipédia qu’il a trouvé son bonheur ! On enfile son protège-dents et on monte sur le ring avec lui !

Je ne serai pas danseur

Je m’appelle Ilann, j’ai 19 ans. À 15 ans, j’ai commencé la boxe. Avant cela, je n’avais jamais pratiqué de sport en dehors de l’école. Et même là, j’étais nul et souvent choisi en dernier quand il fallait former des équipes. Depuis quelque temps, l’envie de me dépenser et l’idée de faire du sport me trottaient dans la tête. Mais comment choisir un sport quand on le déteste à l’école et qu’on n’a aucune idée de tous les sports qui existent ? En ligne, j’ai commencé par répondre à des quiz sur lesquels je suis tombé en tapant « quel sport choisir ? » ou encore « quel sport me correspond ? » sur Google. Généralement le quiz proposait différents types de danse. Sauf que je n’ai aucune coordination et que je n’avais pas envie de ça.

B comme …

Je décide donc de regarder sur Wikipédia la liste des sports existants, classés par ordre alphabétique et arrivé à la lettre « B », coup de cœur pour la boxe ! Et là je me dis que c’est ce sport que je veux essayer ! Un peu plus tard, en me baladant dans mon quartier, je découvre un club de boxe près de chez moi. Au départ, je l’avoue, j’avais peur d’y rentrer pour aller demander des infos. Heureusement, ma mère était avec moi ce jour-là. Elle a insisté, nous sommes rentrés et je demande alors des renseignements. J’apprends qu’il y a plusieurs types de boxes : la boxe anglaise, uniquement les poings, la boxe française, pieds et poings et la boxe thaïe, poings, genoux et coudes. Comme j’hésite un peu, la personne de l’accueil me conseille la boxe thaï : le coach est super sympa. Je décide de suivre son conseil.

Première séance

La semaine suivante, toujours avec ma mère, nous poussons les portes de la salle de boxe. On se retrouve avec des hommes musclés, tatoués, têtes rasées… En voyant ça, ma mère a été effrayée, moi j’ai juste été impressionné. Je me suis surtout dit que je voulais être comme ça plus tard ! Le cours d’essai se passe super bien, je fais du sport comme je n’en avais jamais fait : avec plaisir, je rigole, les gens veulent bien faire équipe avec moi, ils me considèrent comme leur égal. Et ça, malgré le fait que je sois nouveau ou que je n’ai pas beaucoup d’endurance… Je tombe amoureux de ce sport et m’y engage à raison de deux à trois fois par semaine. Je découvre un moyen de rencontrer de nouvelles personnes. Je sors de mon milieu, c’est aussi une échappatoire au stress et aux problèmes que j’ai parfois à la maison et à l’école.

Les séances se multiplient

Plus le temps passe, plus je prends les entrainements au sérieux. Je deviens de plus en plus doué. Le public change, les anciens boxeurs du club partent petit à petit et, peu à peu, je deviens la personne qui est là depuis le plus longtemps. Le coach commence à me demander de l’aider à corriger les postures des débutants, de leur montrer les exercices… Plus le temps passe, plus nous sommes nombreux et le coach décide alors de nous séparer en deux groupes : débutants et expérimentés. Pour les seconds, l’entrainement sera plus intense et nous aurons des petits combats ! J’avais peur, j’étais fatigué et surtout je ne pensais pas en être capable. Mais je prends tellement de plaisir que je ne peux pas abandonner. Je développe une hygiène de vie plus saine. Je fais du sport en plus, je mange sainement, je trouve mon rythme entre le sport et l’école. J’ai de nouveaux amis et je commence à vivre beaucoup mieux mon adolescence.

Tout change !

Grâce à la boxe, je me muscle aussi beaucoup ! Je me suis trouvé une passion et je me rends compte, petit à petit, de ce dont je suis vraiment capable. Parfois, je repense à qui j’étais avant et à quel point j’ai changé. Je me sens mieux dans mon corps et dans ma tête. Un jour, mon coach me propose de faire de la compétition. Moi qui, au début, me disais que jamais, je dis bien jamais, je ne serais capable de faire de la compétition, je me laisse finalement tenter par l’idée. Même si je suis totalement paniqué rien qu’à l’imaginer. À partir de là, je commence à faire du sport quasiment tous les jours, je fais encore plus attention à mon alimentation et je me fixe alors cet objectif de participer aux compétitions. Peu importe si je gagne le combat ou pas, je veux m’éclater et réussir à accomplir quelque chose dont je me sentais incapable quelques mois plus tôt. Et ça y est, les compétitions commencent. Je fais deux combats, je suis fier de ma technique ! J’y rencontre encore d’autres personnes aussi passionnées que moi. Je dois être plus fort que mon stress et que ma peur de combattre devant un public.

Merci la boxe !

Je réalise mon objectif et je le fais même bien. Je me rends compte à quel point j’ai progressé, que ce soit au niveau du sport et au niveau de ma confiance en moi. Après avoir réalisé cet objectif, je m’en suis aujourd’hui fixé un autre, partir en Thaïlande pour faire des combats là-bas. La boxe m’a apporté beaucoup de choses. Elle m’a fait sortir de ma zone de confort, j’ai été un peu obligé de me sociabiliser, ce qui a toujours été une grosse difficulté pour moi, mais ça m’a aussi permis de rencontrer des personnes qui sont aujourd’hui des amis proches. Je suis devenu une meilleure version de moi-même, je suis plus confiant, plus posé, moins agressif et je ne me laisse plus marcher sur les pieds. Je sais que, maintenant, je suis capable de réaliser mes rêves et mes objectifs !

Auteur : Ilann, 19 ans, Bruxelles

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Foot

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Nicolas est amoureux… Sa chérie est toute ronde, pèse environ 400 grammes et a une multitude de faces, 32 pour être précis. Elle le fait vibrer, sortir, s’amuser … Sa chérie, c’est une balle de football !

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Le foot, toi mon sport préféré, celui qui me fait vibrer quand je te regarde à la télé. Toi, qui me fais aussi pleurer de joie ou de tristesse, toi qui occupes mes journées que ce soit dehors ou sur la console. Toi, qui me donnes de la joie de vivre aux moments où je pensais qu’elle n’existait presque pas. Toi, qui rappelles qu’il ne faut pas grand-chose pour en faire de grandes. Toi, qui continues à me faire partager des moments exceptionnels avec mes ami·e·s. Toi, qui réveilles mon envie de gagner à chaque fois que je te pratique ou te regarde. Toi, le foot, tu es quelque chose de tellement vaste et en même temps quelque chose de si précis pour moi !

Les grandes émotions

Quand je me rappelle les meilleurs souvenirs de mon existence, tu en fais la majeure partie. Tu es une passion que n’importe quelle personne mériterait de vivre et de ressentir comme moi.
Mes meilleurs souvenirs ? Il y a d’abord le match Belgique-Japon. J’y ai vécu toutes les émotions : la peur, l’angoisse, la stupéfaction, l’espoir, la rage de gagner, et – enfin – la joie. Il y a aussi l’été de mes 13 ans, où tu m’as fait certainement vivre les meilleures vacances d’été de toute ma vie. Je me rappelle tous les jours où on se rejoignait sur un terrain, où il n’y avait qu’un seul but et où on construisait le deuxième avec des vélos. On a même réussi à construire un goal en bois qui n’a malheureusement pas tenu, tellement il a été mis à contribution, mais ce n’était pas grave car le plus important c’est qu’il nous a permis de nous rassembler pour vivre des soirées fantastiques avec une quinzaine d’amis.

Footbaleur depuis toujours

Depuis le primaire, toutes les récrés t’ont été entièrement consacrées, on faisait chanter le cuir ! Je me rappelle que je trouvais les récrés super longues quand aucun copain ne ramenait un ballon de chez lui. Tu étais tellement omniprésent qu’on a passé deux ans à jouer avec toi sur un terrain de basket. À chaque fois que j’avais de nouvelles chaussures, j’essayais de résister pour ne pas les abimer, mais toujours, tu les faisais craquer beaucoup trop facilement. Aujourd’hui encore, tu es l’une des principales passions dans ma vie et tu le resteras encore longtemps. J’espère que tu pourras amener aux autres ce que tu m’as apporté. À voir tes qualités, je n’en doute absolument pas. Toi, mon foot. Toi, ma passion. Toi, mon passetemps. Toi, ma raison de vivre… Sache que je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai.

Auteur : Nicolas, 18 ans, Banneux

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L’esprit de compétition dans le sport

L’esprit de compétition dans le sport

Lise a 12 ans, depuis qu’elle en a 6, elle fait de la gymnastique. Si elle a commencé ce sport, c’est parce que son frère pratiquait aussi ce sport et aussi, évidemment, parce qu’elle en avait envie ! Pourtant, tout n’a pas toujours été facile !

J’ai toujours bien aimé ce sport, mais ça, c’était avant que je commence les compétitions … J’ai commencé la gym parce que mon frère en faisait aussi et parce que j’aimais bien. À l’époque, je ne savais pas si j’allais vraiment accrocher. Je voulais surtout imiter mon frère. Lors de ma première compétition, j’avais 10 ans. Je m’y étais lancée parce que j’avais le niveau et l’envie d’essayer.

Première compétition

Aujourd’hui, je constate que, pour moi, les compétitions, c’est beaucoup trop de stress. J’avais l’impression que j’allais décevoir mon entraineuse si je faisais une faute de mouvement, si je tombais. À ma première compétition, j’étais très stressée, surtout pour une des épreuves, celle de la poutre. Il s’agit de réaliser des figures de gymnastique sur une poutre de plusieurs mètres. Pour les barres, le saut et le sol, autres épreuves, je ne l’étais pas. C’était ce que j’avais préféré parce que je fais aussi de la danse. Mais quand, à la fin de la journée, le moment du classement arriva, je me disais que j’allais être dernière et finalement, surprise, j’étais première dans ma catégorie ! J’ai d’abord cru que c’était grâce aux barres et au sol, mais non, c’était grâce à la poutre et au sol. À ce moment-là, ma peur de la poutre s’est un peu envolée, mais une autre peur est survenue : celle des barres.

Deuxième et troisième compétitions

Cette fois-là, j’étais un peu moins stressée pour la poutre. J’avais plus confiance en moi, au sol, je ne suis tombée que deux fois, ce qui est plutôt bien. Aux barres, par contre, j’étais très stressée et à cause de ce stress, je suis tombée. J’ai réessayé et je suis encore tombée. Finalement, j’ai continué tout en pleurant et pendant le saut, en tombant, je me suis fait mal à la cheville. Comme, j’avais deux essais, j’étais donc obligée d’utiliser – malgré ma douleur – mon deuxième essai. À cause d’une blessure à la danse, je n’ai pas pu faire ma troisième compétition. J’avoue que cela m’a soulagée. Cela m’a évité une nouvelle dose de stress.

Oui au sport, non au stress

À ma quatrième compétition, mon frère était là en tant qu’entraîneur. Il était là pour m’aider et m’encourager. Il m’a dit de le faire uniquement pour moi, qu’on s’en moquait que je sois première ou dernière. J’étais avec des filles très fortes aux barres. Je réalisais des positions très difficiles pour moi … Et très faciles pour elles ! Normal, elles avaient plus d’expérience. Mais malgré ça, je ne suis pas tombée et j’en suis fière. Ensuite, à la poutre, je suis tombée lorsque j’ai fait une roue. Au sol, je n’ai pas osé faire ma souplesse arrière après les autres filles qui l’ont toutes bien réussie … Bref je n’avais pas ma chance contre elles. Enfin, l’heure du verdict : je suis 32ème sur 33, mais je ne suis pas déçue, je m’y attendais. Lors de cette compétition pourtant, je me suis plus amusée et j’ai beaucoup moins subi le stress, grâce à l’intervention de mon frère. Je voudrais passer un petit message, je voudrais dire aux adultes de moins mettre la pression ! Sans l’intervention de mon frère, aujourd’hui, je ne voudrais plus jamais faire de compétition et ce serait dommage, car au fond, la gymnastique, j’adore ça !

Auteure : Lise, 12 ans, Aywaille

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Le jour où j’ai failli me noyer

Le jour où j’ai failli me noyer

Il y a quelques années, Sarah ne savait pas nager. Lors d’une séance à la piscine avec son école, on a frôlé la catastrophe. De tout cela, elle retire une très intéressante leçon. 

Panique

J’étais en 3ème primaire quand c’est arrivé. Le professeur de natation venait de nous dire qu’on allait, enfin, aller dans le grand bassin. J’étais très angoissée… Je ne savais pas du tout nager ! Il nous a distribué les “frites” : les fameux longs tubes colorés, facilement pliables, qui servent de bouées. Dans la file indienne, j’avais fait exprès de me mettre en dernière position pour avoir le temps de parler au prof et surtout de sauter dans la piscine le plus tard possible. Je suis vite allée près du prof pour lui dire que j’avais peur et que je ne voulais pas y aller. Il m’a dit que tout irait bien … Il me surveillait, j’avais une frite … Je suis retournée à ma place. Misère, il n’y avait plus que deux personnes devant moi ! Je commençais, vraiment, à avoir peur. 

À l’eau

Et puis le moment est venu… Debout sur le rebord, je ne voulais vraiment pas y aller. Mais … j’ai glissé et suis tombée dans l’eau. De plus, la frite venait de m’échapper des mains. Je ne savais plus quoi faire. J’essayais tant bien que mal de remonter à la surface. L’image dont je me souviens était moi, seule, dans l’eau, en train de bouger le plus possible. Puis, à un moment, je n’avais plus de force… J’étais en train de couler, je regardais vers le haut. Je n’avais plus aucun espoir… J’avais abandonné. Et puis tout devenait noir, je ne comprenais pas vraiment ce qu’il se passait… Le maître-nageur me sauva. Dès que ma tête fût sortie de l’eau, je recommençais à respirer normalement et je me mis, bien évidemment, à pleurer. Il me ramena chez mon institutrice et le prof était là. Tout ce qu’il a trouvé à me dire c’était “Ah! Désolé, je parlais avec ton institutrice.” Je ne comprends même pas comment il a eu le culot de me dire un truc pareil ! Je n’ai plus voulu aller à la piscine pendant un mois. Mais je me suis dit que ce n’était pas parce que j’avais failli me noyer que je devais arrêter la piscine. 

On y retourne

J’ai donc repris les cours. Les premières fois, c’était compliqué. Mais maintenant j’adore nager ! Je fais même partie des meilleures nageuses de ma classe. Je suis très reconnaissante envers le maître-nageur et mon institutrice qui m’ont aidé à vaincre ma peur. J’avoue que je reste traumatisée mais je suis heureuse d’avoir repris la natation. Ma conclusion ? Ce n’est pas parce que l’on tombe que l’on ne doit pas se relever. 

Auteure : Sarah, 12 ans, Waterloo

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