Il est normal de porter des masques

Il est normal de porter des masques

J’ai plein de facettes, je suis comme une boule disco. Mais c’est pas négatif parce que je brille.

J’utilise des masques en fonction de mon contexte. Au début, je me sentais bipolaire ou schizo, un truc comme ça. Ça fait même quasiment deux ans que je consulte pour ça. Et le diagnostic ? C’est normal, j’ai juste une capacité à changer du tout au tout. Ce n’est pas un problème, je m’adapte à qui j’ai en face de moi, ses envies, son passé, sa sensibilité. Je pense que si tout le monde portait ces masques d’adaptation, cela permettrait à beaucoup de ne pas porter des masques de honte.

Le problème n’est pas de changer de personnalité, mais de faire face à la critique non constructive, la méchanceté, le jugement. Ça ne fait rien avancer et cela bloque tout le monde. Arborer plusieurs personnalités, c’est être ouvert à l’extérieur, aux cultures, aux avis. Se caler dans une seule, c’est oublier qu’il existe plusieurs vérités.

Alors, je ne trouverais jamais de moment où je ne porte pas de masque, car cela n’existe pas, mais plutôt un moment où je ne me sens pas jugé. Classique, mais il y a ma famille ou un groupe dans lequel je peux tout dire et tout être.

Auteur : Robin, 21 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc dans un seul article sobrement intitulé “Les Petits Avis”.

Le plus fou dans la vie, ce sont les gens, Anonyme, Namur

Dans la vie, on rencontre des gens. Des gens géniaux, des gens méchants et des gens géniaux qui deviennent méchants. Peu importe quels types de personnes on rencontre, ils peuvent impacter notre vie de façon positive ainsi que négative. Et ces gens-là, ceux qui laissent une trace, une empreinte dans notre vie, ce sont ceux qui rendent la vie folle dans tous les sens du terme.

Certaines personnes nous rendent fou d’amour, fou de joie, fou de chagrin, fou de colère et la liste continue. Certains nous rendent même juste fou, comme si on perdait la boussole, comme si on perdait la tête.
Toutes ces expériences avec ces gens s’accumulent et personnellement, quand je regarde en arrière sur ma vie, ce sont ces gens qui me viennent à l’esprit. Les bons et les moins bons, peu importe, ils ont bouleversé une partie de ma vie. Et ça, c’est fou.

Ma lettre d’adieu, Lina, 12 ans, Liège

Avant de mourir, j’aimerais laisser une lettre d’adieu. Pourquoi ? Pour que tout le monde se souvienne de moi comme quelqu’un avec des peurs, rêves et espoirs. Comme quelqu’un qui a toujours envie d’y croire, de se dépasser et parfois, d’échouer.

Continuez sans moi, sans perdre foi. Continuez à donner envie, à marquer les esprits. La vie n’est pas finie.

Le lâcher-prise, Maryne, 25 ans, Namur

C’est une action qui consiste à relâcher la pression, déléguer et pouvoir se reposer un peu parfois, cette action est trop peu utilisée et je peux en témoigner personnellement… dans ce monde rempli de stéréotypes et de pression sociale, beaucoup se donnent corps et âme dans leurs projets ou leur travail ainsi que dans leur vie personnelle.

« Tu devrais faire ci » ou « Moi à ta place je ferais ça » sont des phrases trop présentes dans notre quotidien. C’est aussi devenu primordial pour certaines personnes d’avoir une bonne image, avoir le permis, un travail, une maison, un époux, une femme, des enfants bien élevés… alors on se contraint parfois de faire des choses qui ne nous plaisent pas pour pouvoir rentrer dans les bonnes grâces des autres et leur donner une bonne image.
Accepter des heures supp’ alors qu’on est fatigué, passer le permis alors qu’on a peur, dire oui alors qu’on pense l’inverse, organiser des fêtes ou des sorties alors que la semaine a été dure. Ce sont toutes ces petites choses qui engendrent des mal-être, des dépressions, des burn-outs,…

Alors posez-vous des questions : « Est-ce essentiel de s’infliger ça ? », « Préférez-vous vivre heureux à votre manière en envoyant tout valser parfois mais en faisant ce qui vous plait ? Ou préférez-vous vivre dans une vie qui n’est pas la vôtre ? ».

Auteurs/es : Maryne, Lina, Anonyme

CES PETITS AVIS ONT ÉTÉ PRODUITS LORS DE DIFFERENTS ATELIERS SCAN-R.

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Une bibine avec les potos

Une bibine avec les potos

Il m’arrive de temps en temps d’organiser des soirées avec mes amis, généralement je les invite chez moi pour manger. On se retrouve tous, on rigole et parfois on se fait des marathons de films.  

Et malgré les frustrations nées des difficultés d’organiser un évènement pour plusieurs personnes, il en ressort toujours de bons moments qui ne sont que trop rares dans notre mode de vie « métro-boulot-dodo ».  

Ces moments sont précieux et valent la peine de sortir de notre bulle. Aussi, je pense qu’on devrait tous prendre conscience de la valeur de ces instants que nous pouvons tous provoquer facilement. D’autant plus que si l’âge le permet, une bonne bière rend l’instant encore plus savoureux, même si elle n’est pas indispensable. 

Auteur : Florian, 24 ans, Namur

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Tel qu’on est

Tel qu’on est

Le plus important dans la vie, c’est de s’accepter tel qu’on est. Lorsque j’étais enfant, les adultes de mon entourage ont toujours fait des remarques sur ma couleur de peau (trop blanche pour être la fille d’une femme noire), des remarques sur mes cheveux (tresses africaines), sur mon poids, sur les formes de mon corps. N’ayant personne de mon entourage comme moi, je me sentais à part. J’ai voulu changer pour eux et non pour moi. J’ai défrisé mes cheveux (je regrette à l’heure actuelle), j’ai voulu perdre du poids et m’habiller avec des vêtements trop grands pour moi.

Le plus important dans la vie, c’est de s’accepter tel qu’on est. Cette phrase est importante pour moi car on ne peut pas changer qui l’on est. Quand j’ai commencé à m’accepter, la vie au quotidien a été beaucoup plus facile. Je me suis moins renfermée sur moi-même.

J’ai vu la vie d’une autre façon, on va dire.

Auteur/e : Anonyme, Mons

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R.

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Les masques en société : qui veut-on protéger ?

Les masques en société : qui veut-on protéger ?

« Est-ce que ça va ? ». Une question fatidique. Lorsqu’on la pose, trop peu de personnes avoueront « non, ça ne va pas ». Nombreux sont les gens qui mentent à cette question régulièrement. Pourquoi ?

Pour ne pas paraître fragile ? Eviter de devoir se remémorer, tout expliquer ? Pour épargner l’autre de nos sentiments ? De toute évidence, les masques sont là pour nous protéger. Protéger qui ? De quoi ? Quand peut-on véritablement laisser tomber le masque ? Ils changent selon la personne en face de nous. Ils regroupent nos secrets, nos émotions, notre manière d’être, de parler. Parler à un enfant n’est pas la même chose que de parler à un client, un patron, un parent, un inconnu.

Mais pourquoi ? Pour préserver nos relations. Et peu importe nos émotions, on les refoule. Rester poli devant le patron, pour ne pas être viré, même s’il est horrible. Retenir ses larmes devant un enfant, pour donner un rôle fort, ne pas le rendre triste. Enfouir sa frustration lorsqu’un client arrive et forcer un sourire, même si on désire hurler. S’efforcer de rester beau ou belle, rester courtois pour accommoder des inconnus qu’on ne va jamais revoir. Ne pas oser parler de ses sentiments à un proche, refuser de l’aide pour ne pas les déranger.

On protège ainsi à la fois l’autre et soi-même, on protège nos relations. Mais une protection qui blesse. A force de tout prendre sur soi, une tension se crée. Une tension qui ne désire qu’exploser. Et qu’en est-il de l’autre lorsqu’à force de vouloir le protéger, en venir au mensonge et à la distanciation, la relation se dégrade ?

Auteur : Iris, 21 ans, Namur

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.