Dans la Matrix, un long dimanche de quarante jours

Dans la Matrix, un long dimanche de quarante jours

Pour parler de la situation dans laquelle nous sommes pour le moment M’mah passe par le cinéma et une trilogie de films des années 2000. Si comparaison n’est pas raison, parfois, ça y ressemble tout de même !

Un bug

Il doit y avoir un bug dans la Matrix (1). Je ne peux me l’expliquer autrement. La situation est bien trop inédite, bien trop invraisemblable, bien trop rocambolesque. Je suis prête à avaler la pilule rouge (2) pour sortir de cette réalité qui devient beaucoup trop dure à supporter. La chambre dans laquelle j’aimais passer tant de temps est devenue cette petite capsule dans laquelle les humains sont maintenus captifs comme dans la Matrix. Elle est étroite et sombre, j’en deviens claustrophobe. Je veux retrouver ma liberté. Oui, j’ai envie de tout envoyer balader, me mentir, me dire que ce n’est qu’une simple grippe et faire semblant de rien, faire semblant que le monde va bien, que je vais bien.

Je suis plutôt casanière et j’aimais ma petite vie comme elle était ; simple et tranquille. Je croyais que cette quarantaine n’allait rien changer à mes habitudes ; je pensais même que j’allais m’y plaire. Après tout, j’allais avoir plus de temps pour moi. Moi qui me plaignais de ne pas en avoir assez, voilà qu’on me le servait sur un plateau d’argent. Un présent divin, je me disais. 

Le temps… pas si important

Mais contre toute attente, la solitaire que je suis n’en veut plus de ce temps. Elle sait maintenant qu’elle n’en a jamais vraiment eu besoin parce qu’elle se rend compte qu’il y a encore plus précieux que le temps : la liberté. Ce qu’elle désire maintenant, c’est ce qu’elle n’a plus. Elle voudrait pouvoir être libre de sortir dehors, laisser la pollution caresser son doux visage de bon matin. Elle aimerait tant pouvoir s’asseoir dans le parc et se plaindre du pollen et des insectes. Elle aimerait tant pouvoir revoir les musiciens du métro qui faisaient saigner ses tympans à cause du volume de leurs haut parleurs. Et qu’est-ce qu’elle ne donnerait pas pour que l’haleine matinale des passagers qui parfume le tram 4 dès 7 heures du matin lui titille à nouveau les narines.

L’insidipité règne

En me privant de ma liberté, ce virus crée un réel bazar dans mes petits plaisirs quotidiens. Il en fallait peu pour me combler mais voilà, ce « peu » qui jadis me rendait heureuse, aujourd’hui m’insupporte. Tout est devenu blême : Netflix est fade. Facebook, Instagram et compagnie sont devenus insipides, mes bouquins ne me procurent plus aucune allégresse… Tout me laisse un arrière goût de « c’était mieux avant ». Mes petits délices d’autrefois sont à présent substitués par des loisirs encore plus lamentables. J’en viens à m’émerveiller pour un petit tour au supermarché, rien que ça ! En plus, dehors l’ambiance est plutôt morbide. Cafés et places ont perdu la vie. Le silence règne, les rues sont désertes. Et comme si Dame-nature ne se régalait pas assez de voir tous ces pollueurs enfermés chez eux, il fait beau. Le ciel bleu, le soleil, les 23 degrés, tous sont au rendez-vous pour nous taquiner.

Un dimanche de quarante jours

Comme dans la Matrix le temps a une façon bien singulière de s’écouler. Chaque jour ressemble à un dimanche. Les heures passent lentement et les mois beaucoup trop vite. On en viendrait presque à douter de l’authenticité de ce qu’on est entrain de vivre. Mais malheureusement, il n’y aura pas de Morpheus (3) pour me sortir de la capsule. Pas de vaisseau Nebuchadnezzar (4) à l’horizon, pas de réalité alternative, pas de pilule rouge non plus ! Ce combat qu’on mène contre cette pandémie, aussi passif soit-il, épuise petit à petit mon énergie et me laisse frêle un peu plus, chaque jour. C’est le cas de le dire, les temps sont durs. Le monde va mal. Je vais mal. 

C’est drôle mais, jusqu’à ce que la vie nous prouve tout le contraire, nous pensions tout savoir de nous, de nos besoins. Qui aurait cru qu’une ermite comme moi viendrait à se lasser de sa solitude ? Qui aurait cru que j’en viendrais à être claustrophobe dans la chambre dans laquelle j’aimais passer autant de temps ? Ce que j’ai bien compris, c’est que les choses de la vie ne sont plaisantes que lorsqu’elles se vivent sans contrainte, par choix. Cette crise m’aura appris à chérir ma liberté encore plus qu’avant. Ma vie de misanthrope (5) n’est gaie que lorsque je décide qu’elle doit en être ainsi.

À la liberté !

Alors maintenant que le début du déconfinement est en cours, que le jour de gloire est enfin arrivé, que tout doucement, nous nous dirigeons vers un monde presque aussi semblable que celui d’avant, je lève mon verre à la liberté. À ma liberté, cette liberté que j’ai bien trop souvent prise pour acquis !

1. La trilogie Matrix est signée par les Wachowski, deux soeurs américaines. Le premier film est sorti en 1999 et raconte la vie de Néo. Comme toutes les autres personnes, Néo vit dans deux univers. Le premier, c’est le monde réel, une Terre où le soleil n’apparaît plus et sur laquelle les humains sont asservis par les machines. Ces machines utilisent les êtres humains comme une source d’énergie. Le second univers, c’est celui de la Matrice. C’est une copie virtuelle de notre monde qui laisse penser à celles et ceux qui l’habitent que tout va bien. Néo, le héros, est le seul à se rendre compte de la manipulation. Pour en savoir plus sur ce film, dont un quatrième épisode est annoncé, voir cette bande annonce.

2. Dans le film, Néo doit choisir entre la pilule bleue et la pilule rouge. Voici ce qui est dit dans le film « Choisis la pilule bleue et tout s’arrête, après tu pourras faire de beaux rêves et penser ce que tu veux. Choisis la pilule rouge : tu restes au Pays des Merveilles et on descend avec le lapin blanc au fond du gouffre« . De ce choix, dépend la connaissance de Néo sur la vérité de la Matrice.

3. Morpheus est le guide de Néo.

4. Le vaisseau piloté par Morpheus s’appelle le Nebuchadnezzar.

5. Une personne misanthrope aime les autres mais plutôt de loin que de près. 

Auteur : M’mah, 21 ans, Bruxelles

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance

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Confinement et productivité, un bon ménage ?

Confinement et productivité, un bon ménage ?

Maïté, c’est très tendance en ce moment, est en confinement. Entre ses nombreuses activités, elle essaye de rester motivée et le mieux, c’est que malgré l’un ou l’autre coup de mou… On dirait qu’elle y arrive plutôt bien !

En confinement vous avez sans doute dans votre entourage au moins une de ces personnes : celle qui chaque jour concocte un repas digne de top chef, une autre qui a repris ses cours d’italien à raison de 2 heures intensives par jour ou encore, la fameuse personne qui se taille un corps de rêve pour cet été. Mieux encore, vous connaissez peut-être une personne qui compte toutes ces activités à son palmarès. Ah cette personne surproductive ! On l’admire et la déteste à la fois… Et vous, êtes-vous productif ? Vous est-il arrivé de ressentir de la pression pendant le confinement ? Vous empêchant de vous relaxer sans culpabiliser ? Parce que si oui, vous n’êtes pas seul.

Un temps pour tout 

À l’annonce de celui-ci, je me suis dit « chouette, je vais enfin pouvoir avoir le temps de faire tout ce que je n’ai pas le temps faire en temps normal ». Au programme, en plus de mon temps plein de juriste : 4h d’espagnol et 4h de néerlandais par semaine, une dose de sport quotidienne, une recette de pâtisserie de temps à autres, sans oublier de commencer à m’engager politiquement et de rester à jour sur l’actualité… Ce n’est déjà pas mal, non ? 

Vous avez dit pression ?

Après tout, la seule chose qu’on nous demande, c’est de rester chez nous. Rien de bien compliqué, n’est-ce pas ? Alors, autant en tirer profit. C’est ce que je m’efforçais à croire au début. À voir tous mes proches partager leurs exploits sportifs, culinaires ou autres sur les réseaux sociaux, je l’avoue, cela m’a parfois mis la pression. 

Cependant, la pression ne vient pas toujours des autres. En effet, concernant le travail, j’ai connu des jours où je m’endormais sur mon ordinateur, d’autres où je me suis sentie submergée. Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il fallait à tout prix que j’avance, et vite. En confinement, contrairement à d’habitude, mes tâches sont parfois répétitives et lassantes. Dans ces moments, devant mon ordinateur, je n’y arrive pas, je bloque. Je regarde l’heure toutes les 15 minutes et je m’en veux. Avec cette baisse de motivation, comment en plus avoir envie de me dédier à mes hobbies du soir ? À d’autres moments, mes tâches étaient beaucoup plus stimulantes et je ne voyais alors pas la journée passer. L’heure d’éteindre l’ordinateur arrivait sans prévenir ou était déjà dépassée. Zut, quand est-ce que je vais pouvoir aller courir et faire mes 2 heures d’espagnol prévues pour ce soir tout en étant à temps pour l’e-apéro avec les copines ? Mission impossible.

Après réflexion, la situation est-elle tellement propice à la productivité ? Oui et non. Certes, il est indéniable que le confinement nous fait économiser du temps : on évite les trajets jusqu’au travail et on ne doit plus autant se préparer le matin, par exemple. Néanmoins, il ne faut pas oublier que nous sommes en train de vivre une situation en tout point inédite et difficile. La productivité prend une autre forme, pendant et en dehors du confinement. Celui-ci nous prive de beaucoup de nos sources de motivation habituelles. 

Demain est loin

Pour ma part, voir mes plans du mois de juillet partir en fumée m’a impactée. Avant, regarder le décompte des jours avant ces fameuses vacances sur mon téléphone diminuer me motivait chaque jour. Avant le confinement, je passais tous mes midis avec ma collègue préférée à l’Avenue Louise. Après une bonne heure de pause, je me sentais d’attaque pour une grosse après-midi de travail. Maintenant, qu’est-ce qui me fait plaisir le temps de midi ? Est-ce réellement de commencer à faire mon ménage afin de gagner encore plus de temps ? Non, je l’admets, je devrais peut-être m’autoriser à manger tranquillement avec mon compagnon ou seule devant ma série favorite plus souvent. Et vous, qu’est-ce qui vous ferait plaisir sur le temps de midi ? Vous accordez-vous une pause suffisamment longue ? Au final, est-il nécessaire d’être productive pendant le confinement ? Ma réponse est, pas plus qu’en temps normal.

Je conclurais en disant qu’il faut accepter qu’aucune situation n’est facile et qu’il est possible que l’on perde parfois sa motivation, sa productivité. Nous sommes privé·es de beaucoup de nos plaisirs quotidiens alors pourquoi ne pas chercher l’équilibre entre être productive et prendre du temps pour soi ? Après tout, la vie nous donne une chance de ralentir les choses. 

Un autre temps, une autre temporalité

Le confinement m’a fait réaliser qu’il était nécessaire de prendre soin de soi, de prendre plaisir à se balader sous la brise fraîche et légère du printemps ou encore de regarder un film en amoureux avec son téléphone éteint, loin des réseaux sociaux et de tout ce qui peut être source d’anxiété. Pourquoi ne tout simplement pas prendre une journée pour ne rien faire, si l’on en a l’occasion ? Sur ce, ma recette de mille-feuille à la framboise m’attend !

Auteure : Maïté, 25 ans, Woluwé-saint-pierre

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance 

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Mes journées confinées

Mes journées confinées

Oumaima a 19 ans et elle est Bruxelloise. De la galère de la Covid, elle a décidé de faire autre chose : un temps pour les autres !

Pour moi, tout a commencé le 15 janvier 2020. Ce jour-là, j’ai décidé d’arrêter l’école… Pourquoi ? Tout simplement je n’aimais plus mon option. Quelques jours plus tard, je me baladais sur les réseaux sociaux, surtout Instagram, et booom, je tombe sur une annonce « Engage-toi pour un service citoyen, inscris-toi à une séance d’information à Bruxelles ».

L’histoire

Comment ne pas foncer ? Je me suis inscrite pour la séance du 27 janvier 2020. Là, à ce moment-là, j’ai rencontré la femme de ma vie… non je rigole. C’était Sophie, la responsable de promotion. Elle m’a expliqué en quoi consistait un service citoyen. J’ai pu choisir une mission dans une crèche à Schaerbeek. Pourquoi un crèche ? Parce que quand j’étais en 3ème et 4ème secondaires professionnelles service sociaux, j’avais déjà une idée du métier que j’exercerai plus tard : travailler dans une pouponnière. Malgré moi, on m’a mis des bâtons dans les roues. En résumé, j’ai été réalisé un stage en maternelle alors que je voulais aller dans une crèche. Le premier jour de mon stage s’est mal passé… Ce que je voulais, c’était des bébés, pas des enfants. Je n’étais pas du tout épanouie, j’en ai parlé à ma professeure. Elle m’a tout simplement dit qu’il fallait que je fasse autre chose, que je n’étais faite ni pour les bébés ni pour les enfants. Pensant qu’elle ne me voulait que du bien, que c’était une professionnelle qui s’y connaissait, j’ai suivi son conseil et j’ai totalement changer d’option.

Aujourd’hui

Maintenant, quelques années plus tard, me revoilà, enfin, dans une crèche pour mener ma mission ! Je suis enthousiaste à l’idée de commencer sauf que voilà, ce fichu coronavirus a pointé le bout de son nez et le gouvernement prend des mesures radicales mettant la Belgique en quarantaine. Oui, les crèches restent ouvertes mais sans bébé et 3 puéricultrices passent la journée à se regarder dans le blanc des yeux… Il n’y a rien d’autre à faire. Du coup tout s’arrête pour moi. Et voilà donc, que ma mission de rêve prend fin… Sauf que je suis assez active et que rester à la maison, c’est presque impossible pour moi. Que faire ? Bonne question ! Attendre c’est tout… jusqu’au jour où Sophie m’a proposé de devenir bénévole et de donner un coup de main dans une maison de repos qui a besoin de renforts pour l’accueil (répondre au téléphone, ouvrir aux livraisons et prendre la température des personnes,…). Bien évidemment, j’ai dit oui tout de suite ! Enfin de quoi me faire changer d’air et me rendre utile ! Pourquoi dirais-je non ? Donc maintenant je suis bénévole chaque week-end depuis le 21 mars 2020 et jusqu’à nouvel ordre. Trop chouette ! Jaloux ? Je sais !

Auteure : OUmaïma, 19 ans, Woluwé-Saint-Lambert

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance.

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Quelle mort ?

Quelle mort ?

Gabriel a une approche inédite, complètement inédite, du satané virus qui, enfin, semble s’éloigner de nos contrées. Son témoignage nous parle de la mort. La mort oui mais laquelle ?

Tout va bien…

Alors qu’un virus meurtrier se propage peu à peu dans le monde, son arrivée peu désirée plonge notre société dans des paradoxes complexes qui laissent émerger des failles importantes de notre système actuel, celui de la planète entière. Le confinement protège la santé physique de la population au détriment de sa santé mentale et de la santé économique mondiale et nous laisse perplexe sur notre mode de fonctionnement actuel. Maintenant, il faut choisir quelle santé nous allons devoir privilégier.

Quelles crises ? Quelles conséquences ?

Pour certains, la crise financière n’aura que très peu d’impact sur leur vie future, mais qu’en est-il des conséquences que pourrait avoir la crise sanitaire ? À quoi bon avoir encore quelques sous de côté alors qu’à chaque ravitaillement de nourriture, à chaque déplacement aussi court soit-il, nous risquons de finir seul, entubé, dans un hôpital ? Riche mais mort, quel est l’intérêt ?

Et qu’en est-il de ceux qui dépendent entièrement d’un système économique en pleine croissance pour accomplir leurs rêves ? Les entrepreneurs, les actionnaires ou les restaurateurs ? À quoi bon avoir une santé sans faille et des poumons sains alors que notre seule raison de vivre est partie en fumée ? Que se passera-t-il lorsque la crise économique provoquée par le confinement dû à la COVID-19 aura ravagé tous nos projets de vie ? La dépression et les comportements suicidaires vont se mélanger à la pauvreté et la destruction de ces rêves. En vie mais sans avenir, quel est l’intérêt ?

Ne parlons d’ailleurs pas des conséquences dramatiques sur la santé mentale des confinés, pour qui les journées sont des boucles, sans aucun sens. Pour qui la vie n’a plus la même odeur, le même goût ou la même apparence. Pour qui les amis étaient la base fondamentale de son existence, mais sont maintenant devenus inaccessibles à cause d’un confinement qui fait que nous sommes tous contraints de rester cloîtrer dans notre prison dorée si encore nous sommes chanceux de posséder ce luxe. En vie mais sans ami, quel est l’intérêt ?

Mourir de quoi ?

Quel est l’intérêt de rester en vie lorsque tout se qui se passe nous conduit forcément à une mort ? Heureusement que nous sommes maîtres (un minimum) de notre destin : nous possédons le luxe d’avoir le choix. Le choix de la façon dont nous allons mourir : à cause de la solitude, du manque d’argent ou du manque d’oxygène ?

Auteur : Gabriel, 17 ans, Liège

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Réchauffement climatique et prise de conscience

Réchauffement climatique et prise de conscience

Florian souhaite que nous soyons aussi inventifs pour tenter de trouver des solutions au réchauffement climatique que pour la Covid 19… Même s’il sait que ce n’est pas gagné, il refuse de baisser les bras.

De mon point de vue, les populations ne prennent toujours pas au sérieux les scientifiques et malgré les mesures que ceux-ci préconisent et défendent, on continue à polluer autant qu’avant. Pour cette noble cause, il ne suffit pas de remplacer les véhicules à essence ou diesel par des électriques ou des hybrides. Nous devons, à tout prix stopper, l’utilisation du plastique et ses dérivés, employer des ressources non polluantes. Prendre conscience du réchauffement climatique est une chose pertinente et dérangeante « bronzer » au soleil est une douce illusion de la triste réalité des effets de serres.

Respecter notre planète, sensibiliser le monde c’est bien mais il faut les moyens. Les politiques appliquées ne manquent-elles pas de réalisme, d’envergure, de créativité ? Les hommes sont inventifs pendant les grandes crises, preuve en est avec ce que nous vivons à l’heure actuelle avec le Covid-19.

Je pense que l’humanité est capable de relever ce défi, responsabiliser et surtout changer, rien n’est trop tard. Grâce au confinement, on constate une forte dépollution de l’air ces derniers jours. L’air des grandes villes n’a jamais été aussi respirable et apporte des conséquences non négligeables sur la santé des individus. N’est-elle pas bien notre planète bleue !

Auteur : Florian, 17 ans, soumagne

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L’avenir sera à nous

L’avenir sera à nous

Cela fait déjà deux mois que nous sommes en confinement. Depuis son commencement, le sentiment qui me domine est la nostalgie ainsi que de légers regrets mélangés à de la culpabilité. Je m’en voulais d’avoir attendu une pandémie pour comprendre que sortir voir mes amis, aller à la danse, jouer au tennis, voir un film au cinéma, aller à l’école (je l’admets) sont des privilèges.

Je pense

À l’heure actuelle encore, mes journées se résument à manger, dormir, lire et écrire. Deux mois auparavant, on m’a annoncé que j’avais raté le concours d’entrée de l’école où je rêvais d’aller, je me souviens, j’avais le cœur brisé, un peu comme lors d’une rupture. Je culpabilisais à l’époque et maintenant, me voici prisonnière de mes pensées. Je pense tout le temps, je ne pensais qu’à ça, je pense à tout, je ne pense à rien, je pense aux phrases et actes que je regrette, je pense à mon dernier mcdo, je pense à n’importe quoi à … 2000 à l’heure.

Coupable

Je regrette tellement de ne pas avoir assez profité de mes derniers instants avec mes proches. Je m’en veux d’avoir pris les banalités du quotidien pour acquises. Aujourd’hui, ce début de déconfinement me semble presque irréel, j’ai presque du mal à y croire, il m’effraie parfois, j’ai peur que ça aille trop vite. Pourtant, je me souviendrai toujours de l’émotion dans le regard de ma grand-mère, la moitié de son visage étant couverte par son masque, lorsque je l’ai vue pour la fête des mères.

Pas complètement inutile 

Après toutes les opportunités qu’elle nous a retirées, je concède à cette pandémie, le fait qu’in fine, elle nous donne la plus belle de toutes à mes yeux, celle d’effectuer une réelle introspection, réaliser de quoi est-ce que j’ai besoin, ce que je veux vraiment ou le plus ? Comment est-ce que j’aspire à réintégrer, à nouveau, le monde réel ? Celui-ci désormais a été, à jamais, chamboulé, mais l’une des vérités qui m’a le plus frappée est qu’au bout du compte rien n’existe, rien n’est stable.

Faut le subir pour le croire

Si l’on m’avait dit, il y a 1 an, que nous allions vivre tout ce que nous avons vécu et vivons encore à l’heure actuelle, je ne l’aurais jamais cru. Cette nouvelle décennie s’annonce comme un changement plus grand que ce que l’on aurait pu imaginer, elle nous donne l’occasion de tout réécrire.

Auteure : Victoria, 16 ans, Liège

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Fatiguée de l’homophobie

« L’un·e “fait” la fille, l’autre le mec », « Les femmes deviennent lesbiennes parce qu’elles ne plaisent pas aux hommes », « Les homos sont plus infidèles que les hétéros ». Voici quelques préjugés...

14 ans, doutes et questions

Dans les statuts facebook pour parler des histoires de coeur ou de fesses, il y un certain nombre de possibilités… En couple, en concubinage, marié·e, veuve ou veuf, fiancé·e… et l’option, c’est...

Pourquoi juger ?

Quand une situation de harcèlement survient, c’est intolérable. Aujourd’hui, c’est Lucile qui nous en parle. Elle nous invite à nous interroger sur les jugements, sur le poids qu’ils font...

À coeur grand ouvert

Aimer sans limite, y laisser son coeur, détester de tout son être, pleurer sans raison ou encore sourire à en avoir des crampes,... Tout cela dans l’espace d’une seule et même journée… Parlons...

MENA, une vie derrière l’acronyme

Wema, 14 ans, vient du Congo. Elisabeth, 13 ans, vient d’Ouganda. Elles sont des MENA, des mineures étrangères non accompagnées. Avec 85 autres filles, femmes et jeunes garçons, elles habitent dans...

Un chez moi …

Regard blasé et paroles “cash”, Mélissa nous parle comme à un pote, tout en nous faisant comprendre que la boss…. C’est elle ! Elle l’affirme et s’affirme d’ailleurs : elle est adulte. Pas de quoi...

Racisme peu ordinaire

Depuis que Jérôme a écrit son article, il y a eu des changements en Italie. Le gouvernement ne réunit plus l’extrême-droite de Matteo Salvini et le Mouvement 5 étoiles, parti antisystème, de Luigi...

#balanceton?

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