Facebooktwitterlinkedinmailby feather

J’ai la chance de vivre ce confinement dans une maison avec mes parents et mon petit frère, avec qui je m’entends bien, et de pouvoir faire des choses que j’aime, que je ne prends pas toujours le temps de faire en temps normal car je suis emportée par le rythme de vie citadin. Voilà donc que je prends le temps de lire des livres, de coudre des masques, de rendre service à mes grands-parents, d’apprendre l’espagnol et de faire des siestes au soleil.

Pourtant, difficile d’être sereine pendant cette crise. Avec les mesures prises par le confinement et la distance sociale, on a tendance à se replier sur soi et à passer beaucoup de temps derrière nos écrans. Personnellement, j’ai beaucoup trainé sur internet et mes parents aussi. Mon avis, par rapport à la crise, changeait en fonction de l’information que je venais de lire ou de ce que mes parents avaient lu. Soit j’étais parano, soit fâchée et scandalisée, parfois aussi dans le déni ou dans l’espoir. Face à toutes ces infos, difficile de savoir comment réagir. Une chose est sûre : la peur excessive nous fait faire des choses totalement irrationnelles et nous isole. Il est évident qu’on ne pourra pas se sauver seul·e. On est tout·es dépendant·es les unes des uns et les uns des autres et tant que l’autre ne sera pas protégé·e, le virus sera toujours une menace pour nous. Les grandes victimes de cette crise sont les personnes qui avaient déjà des difficultés avant. Les voilà encore plus démunies et vulnérables aujourd’hui. Je pense aux sans-abris, aux migrant·es, aux détenu·es, aux malades, aux personnes âgées, seules, aux indépendant·es, aux pays pauvres…. Et j’en passe. Cette crise fait ressortir les failles de notre système et les inégalités ne font qu’augmenter.

Je reste prudente et je respecte les mesures prises par le gouvernement, elles sont nécessaires, mais ce ne sont pas les seules solutions. Je sais que si je me restreins à rester dans ma bulle à attendre que ça passe, je vais avoir du mal à tenir le coup psychologiquement. En ce temps de crise, un peu de solidarité fait du bien au moral. Les pouvoirs publics et les soignant·es ne sont pas les seul·es à savoir agir. Je pense qu’on peut tout·es faire notre part; (s’)informer, militer ou agir… les possibilités ne manquent pas. Limiter le flux d’infos, penser à d’autres choses et aider  – ne fût-ce qu’un petit peu – les personnes dans le besoin, voilà ce qui me permet de ne pas céder à la panique et de garder le moral. Aujourd’hui on a besoin que tout le monde agisse de manière rationnelle. Faites ce qui semble le plus juste pour vous et pour les autres. Comment voulez-vous agir pour vivre le plus sereinement possible cette crise ? Voulez-vous attendre devant la télé que ça passe et recommencer à vivre comme avant une fois que tout sera fini ? Ou voulez-vous participer à limiter les dégats de cette crise historique et rêver d’un avenir meilleur ? Beaucoup d’initiatives ont déjà émergées. Voici deux liens qui m’ont inspirés sur les possibilités d’aide à Bruxelles : le groupe Solidarité Bruxelles Coronavirus sur facebook et le site solidair.brussel

 

Auteure : Alice, bruxelles, 25 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance.

Et d’autres décryptages

Rentabilité et Ambition

Il y a quelques questions qui trainent dans la tête d’Aymeric. Est-ce qu’avant de lui demander d’être heureux, juste, droit, la société ne lui demande pas, avant tout, d’être rentable ? Si c’est...

Elles + il = ils

On ne doit pas attendre d’être capable de poser un pied devant l’autre avant de devoir subir des remarques sexistes, on peut même en recevoir avant même son premier mois. Le pire, dans le récit de...

Irrémédiablement attirée par les arts !

Comme un papillon est attiré par la lumière, Rebecca est attirée par la création artistique et les arts : sculpture, danse, … Elle aime tout ! Aujourd’hui, elle a décidé, contrairement à l’avis de...

Je suis dépendante affective

Quand Louisa aime, c’est fort, très fort, très très fort. Même si elle a appris à se méfier d’elle-même, elle souffre parfois de ce qui pourrait se passer bien plus tard … Une définition, ma...

La quintessence au-delà des abysses de l’esprit

Oser se poser de grandes questions, oser dire que c’est parfois compliqué ou bien pire, prendre le temps de se poser pour essayer de mieux avancer après, c’est l’histoire que Félix nous confie. Le...

Mon stress et moi

Le texte qui suit est un peu particulier, un peu spécial ! Inès a imaginé un dialogue entre elle et son stress ! À chaque moment de la journée, elle s’exprime et lui aussi ! 7h Inès / Mon réveil...

Sauvée

Dans l’armada des nouvelles compliquées, des mesures difficiles à comprendre, il y a parfois de la lumière. Les articles qu’on publie traitent parfois de la santé mentale de la jeunesse, articles...

C’est du bon sens !

Avant tout, Romain, 19 ans, souligne que ce qu’il nous écrit n’engage que lui. Il écrit qu’il existe autant de visions du monde que d’êtres humains, tous et toutes influencé·e·s par leur...

Critical Mass : protestation internationale pour une utilisation plus importante des vélos !

Pour faire bouger les choses, il faut déjà réussir à échapper aux embouteillages et sortir de l’immobilité imposée ! Plutôt que de se lamenter, Aurelio à enfourcher son vélo et, avec d’autres, elles...

Délinquant sans autre choix

Au mois de juin 2019, une équipe de Scan-R s’est rendue à l’Institution Publique pour la Protection de la Jeunesse (1) de Saint-Hubert. Elle y a rencontré une dizaine de jeunes. Voici le texte de...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R