Confinée, saison 2

Confinée, saison 2

Blanche a 24 ans, son confinement a quelque chose d’unique. Pour elle, c’est une prolongation d’une situation qu’elle connaissait déjà de manière intime et angoissante. Malgré tout, le message qu’elle partage est formidable d’espoir.

Pour moi, le confinement a un goût amer. Pas parce qu’il me sort de mon quotidien mais, au contraire, parce qu’il est présent depuis trop longtemps. Le matin du 12 mars, on m’a annoncé la rémission de mon cancer. Le même 12 mars, au soir, le pays se mettait partiellement à l’arrêt. Physiquement et psychologiquement, je m’étais préparée à sortir à nouveau en commençant un service citoyen(*) afin de retrouver un rythme quotidien. Aujourd’hui, j’ai l’impression que tout le monde s’est adapté au mien.

Il y a encore un mois, la connotation du verbe « sortir » était pour moi source d’angoisses. Le monde extérieur était devenu un lieu hostile, un terrain de jeu potentiel pour mes crises de spasmophilie, vertiges et autres joyeusetés, toutes des conséquences de mes traitements hormonaux. Sortir seule ressemblait alors à un fantasme, la faute à mes cognitions négatives et obsessionnelles qui me criaient que sortir, c’était prendre un risque. Changer ces cognitions en démarrant un service citoyen m’a demandé beaucoup d’efforts et j’ai peur que cette obligation de confinement les réduisent à néant.

Des psychologues estiment qu’une durée de confinement de plus de dix jours est prédictive de syndrome post-traumatique. Des numéros verts spéciaux pour le corona se sont donc mis en place mais, parfois plus forte que les angoisses intérieures, il y a l’angoisse téléphonique, et aussi souvent la sensation qu’on n’est pas légitime ou qu’on n’a pas assez de raison de demander de l’aide. Mais il n’y a jamais de mauvaise raison, elles se valent toutes. J’ai eu un épisode dépressif qui a été bien plus dur à vivre que toutes les douleurs physiques que j’ai connues. Ce que j’en ai retenu, c’est que nous ne sommes pas responsables de notre détresse psychologique.

Je pense à ceux qui souffrent du confinement, pour une raison ou pour une autre, que ce soit les personnes autistes qui doivent adapter leurs habitudes, ceux qui subissent la violence de leur conjoint ou de leurs parents, ou encore ceux qui subissent une addiction renforcée par la situation. Je pense à tous ceux qui culpabilisent de retomber dans de mauvais travers, de prendre des médicaments pour dormir, de ne pas travailler assez ou de ne pas profiter du confinement pour apprendre le grec ancien.

Je voudrais qu’ils puissent déculpabiliser, et moi avec. Chercher à vivre, avec ou sans aide (médicamenteuse ou humaine), mais vivre, malgré tout. Malgré les angoisses qui persistent, malgré le chagrin et la peur. Vivre malgré le confinement, les non-sens politiques, les cognitions négatives. Vivre malgré les deuils et la solitude. Vivre pour ne pas mourir, périr, pourrir. Vivre avec des anxiolytiques, de l’alcool, du chocolat, des antidépresseurs s’il le faut. Nous avons le droit d’être en détresse, d’être faible, d’être paresseux ou anxieux. Je fêterai mes 25 ans dans un mois, confinée et sous anxiolytiques s’il le faut. On n’est pas surhumain, on ne doit pas l’être. Humain, c’est déjà très bien.

(*) Le service citoyen est une expérience de vie, exceptionnelle, proposée aux jeunes de 18 à 25 ans. Durant six mois, ils prennent le temps de s’engager  dans une structure, une association solidaire, tout en réfléchissant à de quoi demain sera fait.  

A écouter aussi en podcast ici

Auteure : Blanche, bruxelles, 24 ans

Cet article a été écrit lors d’un atelier, virtuel, de Scan-R

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Quatorzième jour de confinement, mon esprit est fatigué. Je suis fatiguée. J’essaie de m’occuper mais en vain. Je pense que les humains ne sont pas faits pour être enfermés aussi longtemps. Mais finalement quatorze jours, est-ce beaucoup ? La mentalité des gens changera-t ’elle à la fin de cette période ? 

 Je me pose beaucoup de questions. Nous ne supportons pas l’idée d’être enfermés, pourtant nous infligeons ça et bien pire à des milliards d’animaux. En effet, d’après l’article de Thomas Depicker paru en février 2019 sur Moustique, plus de 26 millions d’animaux sont abattus par mois. Les porcs sont les animaux les plus abattus. Ils représentent 59% à eux seuls. D’après Animal Rights, chaque année en Belgique et au Pays-Bas, plus de 2,5 millions d’animaux de laboratoire sont tués… Pire encore, plus de la moitié de ces animaux sont morts avant que ne soit menée la moindre expérience… ces animaux n’étaient qu’un stock.

Certains êtres humains sont vils et cruels, certains détruisent. J’espère qu’après ce confinement, une remise en question générale apparaîtra et qu’une prise de conscience naîtra afin que nous arrêtions, enfin, de détruire notre belle planète. J’aimerais que les gens se rendent compte du mal qu’ils font lorsqu’ils enferment des animaux sans s’en occuper. Un animal n’est ni un jouet ni un ornement, il n’est pas fait pour vivre seul ou abandonné dans un coin. J’ai beau espérer que ça change, je crains que cela ne change jamais. Le fait que l’être humain puisse penser au bien-être animal avant son plaisir pécuniaire me parait dérisoire. 

 J’ai envie de m’évader, j’ai envie de profiter. Je vis avec ma famille, c’est amusant mais il m’est impossible d’être seule lorsque j’en ressens le besoin. Mon esprit essaie de s’évader mais il n’y arrive pas. Et les animaux ? Comment font-ils lorsqu’ils veulent s’évader ? Eux non plus ne sont jamais seuls. Être enfermés toute leur vie dans une cage, tel est leur sort. Comment puis-je me plaindre après seulement quatorze jours ? Je me sens égoïste vis-à-vis d’eux. 

J’aimerais faire passer un message, j’aimerais que les gens bannissent de leur vie les zoos et les cirques utilisant des animaux. Certes c’est divertissant, mais c’est tellement cruel. Pouvez-vous vous imaginer être arraché à votre famille puis enfermé seul dans un endroit qui vous est inconnu bien loin de votre milieu naturel ? Pouvez-vous vous imaginer d’être torturés durant toute votre vie afin de réaliser différents tours devant une foule en délire ? Il y a quelques années, je suis allée en Afrique et nous sommes allés faire une balade à dos d’éléphant. Crédule et inconsciente, je pensais que cela serait une expérience inoubliable. Quel souvenir atroce. J’en ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Les éléphants étaient tellement braves mais tellement déprimés. Lorsque qu’ils n’obéissaient pas, un crochet en fer de 5-10 centimètres leur était enfoncé dans la tête. Comment l’être humain en est-il arrivé là ? Comment ce genre d’individu peut dormir et vivre en faisant cela ? 

 L’humain subit une pandémie virale. Il faudrait pourtant qu’il se rende compte que le virus sur terre, c’est lui. Quatorzième jour, je me réveille le matin, je mange mon dîner et je m’occupe de mes chevaux l’après-midi. Ensuite, je retourne dans ma cage. Voilà mon quotidien depuis quatorze jours. Et demain, quinzième jour, le rituel recommencera.

Auteure : Aurore, Heusy, 19 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance.

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Ma manière de voir le confinement

Ma manière de voir le confinement

Je crois que je ne me rends pas bien compte…. On pourrait me dire d’ouvrir les yeux et de voir, tout le monde connaît la situation Le problème ce n’est pas de voir ni de savoir, mais de réaliser ! Tout est arrivé si vite ! D’un jour à l’autre on s’est retrouvé enfermé chez nous (ou pas pour les moins chanceux d’entre nous) avec la demande de ne plus sortir. Les cours ont été suspendus, tous les loisirs externes ont été annulés. Comment vivre avec tout ça ?

Le chiffre de contaminés augmente chaque jour et les gens sont de plus en plus méfiants. On se sent jugé au moindre toussotement ou reniflement. Nous évoluons dans un climat de peur et de stress mélangé à de l’euphorie et à de la colère. Je repense au vendredi avant le confinement, tous les élèves étaient joyeux et criaient « Plus d’école durant 5 semaines ! » et moi je les regardais. Je n’étais pas révoltée ni même offusquée par leurs propos. Pourquoi l’aurais-je été ? Je comprenais leur joie et j’avoue que ne plus avoir école me rendait tout aussi joyeuse, mais je me demandais surtout s’ils se rendaient vraiment compte de la situation. La suspension des cours, c’est une conséquence, une répercussion à une situation qui n’est pas forcément des plus drôles. Je me demande comment nous sortirons de cette…expérience.
Chez moi, rien ne semble changer. Des cris, des engueulades, des rires, … j’ai l’impression d’être enfermée dans un cube qui ressemble beaucoup à mon quotidien mais qu’au-dehors se trouve l’inconnu. Personne ne sait vraiment vers quoi on va…

Beaucoup de choses me trottent dans la tête, faut dire qu’on a le temps pour ça… Moi qui ne pensait que : présentations, jobs étudiants, examens, avenir ! Voilà que je me retrouve avec des journées entières de libre, comme de pages blanches qui attendent qu’on les remplisse. Mais combien y a-t-il de pages ? Le soleil semble nous accompagner, le printemps pointe le bout de son nez, les feuilles des arbres et les pâquerettes semblent entretenir un discussion endiablée au rythme du vent qui lui, est toujours présent, fidèle au poste comme un bon soldat.

Les gens semblent enfin se rendre compte de la beauté que nous offre la terre, les voilà qu’ils veulent tous aller se promener ! J’ai l’impression de redécouvrir l’ennui, j’ai le temps de m’asseoir et de me demander : “Qu’est-ce que j’ai envie de faire ?” Bien sûr je ne perds pas le nord, je travaille la moitié du temps. Mais je chante aussi, je dessine, je lis plus d’un livre par semaine, je cours ! Pleins de satisfactions que j’avais mise tout en bas de la liste de mes priorités. Je reprends goût à aller dehors (dans mon jardin, bien sûr), je dépoussière ma bibliothèque au rythme des valses de Chopin et des préludes de Bach et surtout je profite de tous ces petits moments rien qu’à moi. Pour moi ce confinement, c’est une renaissance ! Je ne dois plus décompter les heures à l’école avant de pouvoir me remettre au travail pour tenter de rendre mes présentations à temps ! Mon stress et ma fatigue se sont envolés, loin !

Je pense qu’au final, le confinement nous aura été à tous bénéfique (du moins pour les personnes confinées), il nous aura permis de nous retrouver, de fertiliser notre créativité, de s’occuper de soi et des autres. Alors même si c’est un situation bizarre et exceptionnelle, profitons de ces petits moments de liberté, profitons des autres et de nous. Et bien sûr, parce qu’il faut en parler, pensons aux personnes touchées par cette maladie et envoyons de la force au personnel médical, aux policiers, aux personnes qui font tout pour nous aider à subvenir à nos besoins et à toutes les personnes dans la rue qui n’ont pas la possibilité de pouvoir se réfugier chez elles.

La solidarité, c’est ça qui nous sauvera ! On peut parfois avoir l’impression d’être inutile mais rien que le fait de rester chez soit, de faire les courses pour les personnes malades, d’applaudir le personnel soignant à 20 heures tous les soirs ou encore d’éviter les écrans pour ne pas surcharger internet, ça aide ! On peut être utile ! 

Auteure : Sarah, Fernelmont, 14 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance.

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Les petits avis, épisode 1

Les petits avis, épisode 1

Scan-R, dès le départ, donne la parole à tout le monde… Dans les témoignages que nous avons reçus, certains étaient un peu trop courts pour faire l’objet d’un post sur notre site. Nous avons donc décidé de rassembler ici ces petits avis !  

Nathaël, 12 ans, Halanzy

Je ne suis pas très stressé par la crise qui se passe en ce moment car j’essaye de respecter au maximum les règles de sécurité. Pendant le confinement, un club de basket donne des défis chaque jour alors avec ma famille ou tout seul je les réalise ensuite on leur envoie la vidéo de nous. Puis ils rassemblent toutes les vidéos des personnes qui on fait le défi pour en faire une vidéo plus longue qui est publiée sur facebook. C’est très important pour moi ! Le basket a une grande place dans ma vie et pour l’instant j’en suis privé. (…) Le confinement terminé  j’aimerais retourner au basket jouer avec mes ami-es, aller me balader dans les rue avec elles et eux, aller dormir chez mes amis ou les inviter a dormir chez moi.

Vanina, 16 ans, Bruxelles

Ce cher covid-19 a débarqué dans nos vies de manière si brutale et spontanée. Nous ne l’avions pas vu venir, ça c’est sûr. Mais il fait du bien. Un peu paradoxal n’est ce pas ? Quand on regarde le taux de pollution, n’y-a-t’il pas un petit sourire au coin des lèvres ? La terre semble enfin respirer !  À côté, le désastre meurtrier qu’il provoque est très effrayant et triste. C’est étrange comme une chose peut être si positive et négative à la fois. C’est le cas pourtant du coronavirus. J’espère tout de même qu’on pourra bientôt lui dire « à plus » et tirer des nombreuses conséquences, une bonne leçon, à ne pas manquer si l’on veut éviter d’autres amis du genre à l’avenir.

Ayoub, 15 ans, Amay

Le confinement est très compliqué pour moi,  je ne vois plus mes amis et le fait de ne plus pratiquer la soudure me manque énormément. L’école à la maison, c’est la pire école qu’on puisse avoir. Les professeurs nous surchargent de travail et quand je reçois leurs exercices, mes yeux n’en reviennent pas à la vue de la quantité de travail à fournir. À cause du confinement, je ne dors pas beaucoup ce qui fait de moi un véritable zombie, heureusement que le café existe ! Sinon ma routine est la même que pour tout le monde, je fais mes devoirs, je joue dehors, je passe du temps en famille et j’embête ma sœur mais disons que ça ne change pas de d’habitude. Ma devise : rester positif car tant qu’il y a de la nourriture tout va bien.

Zélie, 13 ans, Villers-la-Chèvre (France)

Quand le confinement sera fini, j’irai voir mes amies. Ça fait trop longtemps que je ne les ai plus vues et elles me manquent énormément. Je ne sais pas ce que je ferai d’autre à part aller voir mes grands-parents. Eux aussi me manquent énormément. Donc pour conclusion, après le confinement, j’irais voir mes grands-parents et surtout je fêterai mon anniversaire avec mes amis. 

Dorian, 19 ans, Bruxelles

L’arrêt de ma mission au Service citoyen fut une petite déception. Je faisais enfin quelque chose, j’était utile. Le confinement m’a renvoyé à ma vie, pas ma vrai vie, celle qui commencera un jour, mais plutôt cette vie ou je n’ai pas de projet et où l’avenir est incertain. Cette vie, où je n’ai ni activité, ni passe temps. Je suis chez moi et je ne fais rien. Ce confinement va-t-il me ramener à cette routine ennuyeuse pendant encore longtemps? Est ce que je perdrais le moral, encore ? Je n’ai pas de réponses à ces questions. Nous sommes  enfermés.

J’ai l’impression que le temps passe vite mais en même j’ai l’impression qu’il ne s’écoule pas. Ce confinement est une mise en pause et j’espère pouvoir reprendre le cours de ma vie. Que seront nos vies après tout ça ? Tout redeviendra-t-il comme avant ? Est-ce que je ferais toujours la bise a mes amis ? Est-ce que je me souviendrais ? Tant de questions pour savoir comment demain sera ? Mais est-ce que demain sera ? Trop d’incertitude et de doute. C’est une période de doute.

Alexis, 19 ans, Housse

Le confinement, c’est une chose qu’on ne vit pas très souvent. Il y a des aspects positifs avec le coronavirus mais il y a beaucoup plus d’aspects négatifs. Le positif : puisque de nombreuses entreprises sont à l’arrêt, puisque c’est presque pareil pour les avions, les voitures aussi, la pollution a vraiment beaucoup diminué et la nature reprend le dessus sur l’humain. Il faudra donc en tirer une conclusion et ne pas reproduire les mêmes erreurs dans le futur. Le négatif : à cause du virus il y a beaucoup de morts et de malades, dont la plupart sont des personnes âgées. Et puis il y a aussi le fait que l’on doit rester enfermé chez soi. Chose très compliquée car nous vivons dans une société et nous  avons l’habitude de sortir beaucoup de chez nous. Et enfin moi ce que je vais faire après le confinement, je vais retrouver ma copine puis aussi mes amis, aller en ville boire un verre.

 

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Et le reste alors ?

Et le reste alors ?

À voir tous ces articles sur le coronavirus, sur le confinement imposé à ceux qui le peuvent, et à me mettre moi-même en télétravail, je pense à tous les misérables qui sont encore plus laissés pour compte avec ce virus de merde. À la réflexion, je me dis que de nombreuses personnes ne sont pas trop mal… On est vraiment bien dans nos petits appartements, avec nos petites courses, notre wifi et nos livres. Mais les autres ? 

Merde quoi, ce sont encore les plus pauvres qui vont crever pendant qu’on se la coule douce dans notre canap’, à manger des trucs sains et à se remettre au sport ou au dessin. Et ça me met terriblement en rogne !! Franchement, l’humanité me déçoit, et je ne peux m’empêcher – même si je respecte les règles du confinement – de penser qu’encore une fois, ce virus nous montre à quel point notre système est pourri et décadent. Quand un virus peut te tuer directement, toi ou tes proches, tout le monde fait des efforts et respecte les consignes, le gouvernement met en place un système d’urgence, les supermarchés privés font des actions civiles, tout le monde donne du sien et remercie ceux qui sont en première ligne …


“on” a tous des oeillères

En temps normal cependant, quand il s’agit de vivre sa petite vie pépère alors qu’il y a la famine, les guerres, les réfugiés, le réchauffement climatique et j’en passe, là, personne n’est plus là… On en parle peu, on n’y fait pas attention, on consomme et tout va bien parce qu’on ne regarde pas. Quelle hypocrisie ! Des centaines de personnes meurent tous les jours, mais tant que ce n’est pas notre voisin, tout va bien. Et si tous ces maux étaient des virus qui pouvaient nous tuer, seraient-ils alors en voie de résolution ?


Une crise, vraiment ?

Oui, le coronavirus tue, des proches, des voisins, des personnes de notre pays et dans le monde. Le 7 avril, au niveau mondial, la carte de l’université John Hopkins affichait 1 348 628 personnes contaminées et 74 834 décédées. Et tout ce déploiement médiatique, pour un ratio de personnes touchées si moindre comparé à d’autres « crises ». Oui oui, parce que…

Famine

Savez-vous que la famine touche une personne sur neuf dans le monde ? Deux milliards de personnes sont en proie à une grave insécurité alimentaire. Et ce même si nous produisons plus de nourriture que ce qu’il faut pour nourrir les 7,7 milliards d’êtres humains. Et ce même si les principales victimes de la faim sont les populations paysannes, qui produisent donc la nourriture que l’on mange… (1)

 Conflits

Savez-vous qu’en 2017, ce sont 65,6 millions de personnes qui ont dû quitter leur foyer à cause d’un conflit ? Que la guerre et la violence armée est en cours dans plusieurs régions, comme la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan, la République Démocratique du Congo, le Nigeria, le Yémen, la Somalie, la République centrafricaine, les Philippines, le Myanmar, la Palestine, le Soudan, la Libye, l’Afrique subsaharienne, le Cameroun, le Sahel, … et que beaucoup de ces régions sont sujettes à de l’ingérence européenne, américaine, russe, chinoise et j’en passe. Juste pour rappel, notre chère FN de Herstal produit des armes qui se retrouvent dans des conflits au Yémen.(2)

Toute cette violence, ce sont les civils qui en sont les premières victimes : hommes, femmes, enfants.

Réfugiés

Savez-vous que nous comptons 22,5 millions de réfugiés dans le monde, dont 1,2 millions ont besoin d’une réinstallation maintenant, et que 84 % d’entre eux sont accueillis par des pays en développement…pas par nous donc. Crise migratoire, oui, mais pour nous ou pour eux ? Le droit d’asile prévu par la Convention de Genève de 1951 ne semble plus d’actualité : les coopérations policières et militaires des états européens à leur frontière, la mise en place de Frontex (Agence européenne de gestion des frontières extérieures) et le discours politique sécuritaire général qui vise à stigmatiser les réfugiés, à banaliser leur cas et à leur rendre la tâche la plus compliquée qu’il soit pour obtenir le droit d’asile, ne font que démontrer la politique commune d’éloignement des étrangers arrivant en situation irrégulière. (3)

Réchauffement climatique

Savez-vous que le réchauffement climatique va entraîner un nombre incalculable de dégâts en tout genre : augmentation du niveau de la mer, ouragans et cyclones en masse, épisodes caniculaires et épisodes de froid polaires, multiplication des feux de forêts, flambée des prix alimentaires dus aux phénomènes météorologiques extrêmes, impact sanitaire, disparition des espèces animales, détérioration extrême de la grande barrière de corail, etc. Et vous pensez que tout ça n’aura aucun impact sur nos vies ? Pensez- vous que l’avancée technologique nous permettra de tout palier ? Et pensez-vous que l’on s’en sortira sans pertes écologiques et humaines désastreuses ? Que nos démocraties à bout de souffle tiendront le coup et géreront ce « collapse » ?  Que l’on continuera à vivre comme on le fait maintenant ? (4)

Je rigole.

Ce coronavirus n’est qu’une petite blague face à l’immensité de l’effondrement civilisationnel qui nous attend. On n’est pas dans un film post-apocalyptique de mauvais goût, on est dans une réalité logique et analytique. Pour preuve ? Simplement la lecture des rapports du GIEC – Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. 

Ce n’est (encore) tout !

Et encore, ce ne sont que quelques exemples parmi les centaines qui existent et cohabitent dans cette humanité malfaisante : cancer, déploiement de la 5G (5), violences familiales et domestiques, criminalité organisée, extrémisme, menace nucléaire, perturbateurs endocriniens, bulle économique, extinction des espèces animales et végétales, amenuisement de l’eau potable, destruction massive des espaces naturelles, acidification des océans, pollution atmosphérique, déclin du pétrole, hyper-globalisation, inégalités effarantes, corruptions, délocalisation, ultralibéralisme, etc. etc. etc. Seulement, tous ces maux-là, tous ces problèmes, on y prête peu ou pas attention. C’est plus facile, ça permet de vivre tranquille, et puis surtout, ça ne se passe pas chez nous ou ça ne se vit / ne se voit pas directement, donc pourquoi s’inquiéter ? Notre confort, nos voyages, notre consommation passent bien avant le souci et la préoccupation de toutes ces vies, qui ceci-dit en passant, sont détruites par notre conduite.  

Système paradoxal, là où un virus nous renvoie à la tronche ce que les plus misérables, les moins bénéficiaires du système vivent tous les jours : la mort qui peut survenir à tout moment. Seulement, les plus pauvres eux, ils ne s’en soucient même plus. Parce que les plus pauvres, eux, ne pensent qu’à survivre malgré toutes les atrocités qu’ils vivent.

Récemment, je lisais d’ailleurs à ce propos le texte de Nesrina Slaoui (6), dans lequel elle expliquait que son père, entrepreneur ouvrier, ne pouvait pas télétravailler et qu’il continuait donc son travail. Pendant que certains se la coulent douce, moi y compris, d’autres continuent à abattre du travail, obligés par leurs conditions socio-économiques. Bah oui, le report des charges sociales, ce n’est pas ce qui va lui sauver la mise en tant que petit indépendant. Madame Slaoui concluait très justement « pour ces privilégiés, le confinement est une accalmie. L’occasion de profiter de leur grande maison en dehors des vacances d’été. L’occasion d’être en famille (…) Ils vous diront que c’est une quête spirituelle, le moment idéal de lire plein de livres, l’opportunité de se remettre au dessin, d’apprendre une nouvelle langue… Ils se sentent, eux, épargnés par la mort ». La boucle est bouclée donc, même si on ne veut pas les voir, les pauvres, les précaires, les misérables, sont eux touchés de pleins fouet par ce système capitaliste et son extrême instabilité, et ce n’est pas un virus qui les épargnera, que du contraire. Pendant que les grosses richesses continuent à s’en mettre plein les poches en détruisant toute forme de vie sur leur passage. 

Réveil, effondrement ?

Quand allons-nous nous réveiller, je vous le demande ? Parce que ce n’est pas avec le peu qu’on fait qu’on y arrivera. Et ce coronavirus n’est sûrement pas « un mauvais moment à passer », mais bien le début du pire. Il faut nous préparer à l’effondrement. En se préparant psychologiquement et matériellement à l’après-croissance, à la post-civilisation thermo-industrielle – s’il y en aura une. En apprenant la décroissance, en créant des espaces de résilience paysanne et socio-culturelle, en abandonnant nos privilèges consuméristes et en respectant notre premier habitat, la Terre. Mais pour l’instant, tout ce que je vois, tout ce que je ressens, c’est que ça fait bien longtemps qu’on nage dans la merde. Et qu’on n’est pas prêt de s’en sortir, virus ou pas virus. Inch’allah j’irai au paradis après cette vie. 

Et juste pour le plaisir, quelques paroles de Dominique Bourg (7) « On ne va pas sortir de la crise, c’est ce qu’il faut bien comprendre. On ne va pas revenir comme avant. (…) On rentre dans une dynamique de changement extrêmement profond et on y entre en fanfare. Il n’y aura pas d’après, il y aura un rappel permanent des difficultés, de la fragilité, du caractère non durable de notre société. Je ne vois pas du tout un retour à la normale. » 

(1) Sources : Nous sommes responsables de la plus grande famine de l’Histoire qui frappe actuellement l’Afrique Australe et des drames à venir,  29 janvier 2020, par la docteure Dorota Retelska de l’Université de Lausanne, Suisse – Source : En 2020, des millions de personnes seront confrontées à la faim, notamment en Afrique subsaharienne, 31 décembre 2019, sur le site des Nations Unies – Source : L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde – rapport 2019, 31 décembre 2019, sur le site des Nations Unies – Source : Pour la troisième année d’affilée, la faim progresse dans le monde, 15 juillet 2019, Mathilde Gérard, sur le site du journal Le Monde, Paris.

(2) Sources : Plus d’enfants meurent dans les pays en guerre que de combattants, 15 février 2019 ATS, sur le site du journal Le Temps, Lausanne – Source : Conflits armés et populations, sur le site d’Amnesty International France  – Source : Quelles sont les principales crises mondiales? La réponse en carte, 23 septembre 2016, Ximena Sampson sur le site de Radio Canada, Montréal.

(3) Sources : Où la guerre fait-elle rage dans le monde ?, 14 juillet 2018,  Ximena Sampson sur le site de Radio Canada, Montréal. Source : Conflits armés, sur le site d’Amnesty International France  – Source : Les réfugiés dans le monde, en chiffre, sur le site d’Amnesty International France  – Source : Le monde compte plus de 70 millions de déplacés, un record selon l’ONU, France 24, 19 juin 2019, sur le site de France 24, Paris.

(4) Source : 13 conséquences concrètes du réchauffement climatique, Emilie Jardin, 26 janvier 2020, sur le site de CNEWS, Paris.

(5) Le déploiement de la 5G par Proximus ces derniers jours réveille des questions auxquelles il n’y a pas encore de réponse. Le principe de prudence voudrait qu’on ne prend aucun risque et qu’on attend des études avant de déployer ce nouveau système. Hélas, ce principe n’est pas respecté.

(6) Nesrine Slaoui (Maroc, 1994), journaliste franco-marocaine à France Télévisions et à Bondy Blog

(7) Dominique Bourg (France, 1953), philosophe franco-suisse et candidat écologiste aux élections européennes de 2019 en France. 

Auteure : Céline, 24 ans, Bruxelles

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

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