La jeunesse est perdue ?

La jeunesse est perdue ?

Perdue ou oubliée la jeunesse ? C’est peut-être bien l’avis de Bilal. Comment faire en sorte qu’elle retrouve un chemin ? Lui foutre la paix et oublier la pression !

Pour moi, la jeunesse n’est pas perdue. Les personnes qui le disent sont plus âgées. Je trouve assez culotté qu’on nous dise qu’on ne fait pas ce qu’il faut alors que les responsables de notre situation sont aussi ceux et celles qui nous ont mis dans cette situation ! Le gouvernement nous met énormément de la pression tout le temps, il nous forme à être des étudiant·e·s modèles et parfait·e·s. Tout cela sans se demander si ces décisions ou réformes, ne nous affectent pas ? Est-ce qu’on a déjà oublié l’année « hybride » ?
Aujourd’hui encore, cette année hybride nous touche. Ces mois passés en mode hybride ont généré des carences. À la base, nous dispenser de quelques matières peut paraître chouette mais au bout du compte cela nous fera, sans le moindre, du tort. Je m’inquiète aussi des possibles discriminations à l’embauche envers la jeunesse qui aura eu deux années de cours en mode hybride.
Je subis. Peut-être bien que je parle au nom de tous les jeunes quand j’écris qu’il faut arrêter de nous mettre la pression. Arrêter de nous pénaliser pour des causes dont nous ne sommes en rien responsables. Ces pénalités ne sont pas dues à une quelconque flemmardise ou de je-m’en-foutisme de notre part.

Auteur : Bilal, 17 ans, Liège

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R de la Caravane des assises de la jeunesse.

Et d’autres décryptages

Mes derniers instants

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n’est pas question de réfléchir ! Une jeune décrit son dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant les règles d’un jeu, l’écriture...

Construction de soi

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Education présente et future

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Tristesse…

Je me sens bien quand j’écris des trucs tristes. Quand tu es honnête, on te ment. Quand tu aimes, on te largue. Quand tu es fidèle, on te blesse. Je pensais que c’étaient tes paroles qui me feraient...

Au dernier jour

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n'est pas question de réfléchir ! Les jeunes définissent ce qu'ils·elles feraient leur dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant...

L’amour inconditionnel

Le plus important quand on est parent, c'est pouvoir croire en ses enfants, pouvoir leur ouvrir des portes, pouvoir leur donner des occasions, pouvoir leur ouvrir une nouvelle vision. Pouvoir les...

L’aventure de l’adoption

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Les prisonniers de la Galaxie

Beaucoup donnent leurs références,Comme de nombreux artistes qui montent sur scène.Mais il n’y a qu’une seule scène :Celle d’un carton, d’un trottoir froid,Comme les cœurs glacés de notre société....

L’abandon, don de vie ?

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

L’art comme liberté sincère

Je me sens libre, quand je crée car la création est un des seuls moments où je peux associer et transmettre tout ce qu’il y a en moi, peu importe la forme que cela prend. La vraie liberté c’est...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R

Où est passée ma liberté ?

Où est passée ma liberté ?

Pour Aminata, être jeune en 2021, ce serait se sentir libre. Libre de faire un choix d’études. Libre de se sentir éloignée de toutes les responsabilités liées à la vie d’adulte. Libre d’imaginer presque l’entièreté de sa vie. Libre de s’affranchir des diktats des « vieux ». Ce serait tant de choses … Comment est-ce qu’elle voit, comment est-ce qu’elle vit tout cela ?

Où est passée ma liberté ?

Moi, je ne me sens pas libre. Je suis prisonnière d’une situation économique qui me dira si oui non j’ai le droit de partir faire un voyage pour relâcher la pression entre le secondaire et les études supérieures. Prisonnière d’une situation économique qui me dira si oui ou non je peux obtenir un kot et partir en Erasmus. Prisonnière d’une situation économique qui me dira si oui ou non je peux manger local et bio pour poser un choix respectueux et responsable.

Je n’ai rien choisi

Attention, ce n’est pas fini… Je suis aussi prisonnière d’une société que je n’ai pas choisie et dont le changement me semble soit impossible soit trop lent. On dit que la jeunesse est irresponsable et qu’elle ne se préoccupe pas de son avenir alors que lorsqu’elle manifeste, interpelle les politiques, dénonce sur les réseaux sociaux, on lui rit au nez et lui affirme qu’après tout, elle ne connait rien à la vie.

Où est la justice ?

Nous parlons d’un État de droit alors qu’une personne peut se faire refuser un emploi pour une couleur de cheveux. Nous parlons d’un État de droit alors qu’une femme en jupe peut se faire légitimement suivre, fixer ou agresser. L’éducation est la clé, mais elle est aux abonnés absents. Elle ne se limite pas à l’apprentissage « intellectuel ». Les lois ne suffisent pas. L’enseignement et la justice doivent également répondre aux cris de détresse de toutes les minorités.

Mon corps est à moi

À l’inverse, je me sens libre dans mon corps, libre de l’habiller comme je le souhaite, libre de le tatouer, de le modifier. Mon poids, mes cheveux, ma taille, mes piercings, ma silhouette ne me définissent pas. Même malgré cette conviction personnelle, je me sens accaparée par le regard des autres. Les rondeurs sont associées à des soucis de santé. Les cheveux bouclés et la peau basanée sont associés à l’exotisme. Les dents pas parfaitement droites sont associées à de la laideur. Le non-port de soutien-gorge est associé à de la vulgarité. Les tatouages et piercings ne sont pas « professionnels ». Un seul mot pour tout cela : ridicule.

Pistes ? Idées ? Solutions ?

Il faut donner aux jeunes engagés et volontaires un accès plus facile à la politique. À la jeunesse engagée et volontaire, il faut faciliter l’accès à la politique ! Comment ? En la sensibilisant à la politique avec d’autres jeunes issus de différents partis politiques, en arrêtant de diaboliser la politique, en ne tombant pas dans la dépolitisation des hommes et femmes politiques comme on a pu le voir avec Mcfly et Carlito et Macron. Comment encore ? En organisant des séances dans les différents parlements lors de grandes prises de décisions (adoption des décrets, ordonnances, lois…) et enfin, en prouvant aux jeunes que le changement (de préférence rapide) existe et est possible.
Des pistes ? J’en ai un paquet ! À l’école, dans l’enseignement, il faut accueillir la différence avec bienveillance et la voir comme une force. Il faut offrir aux futurs enseignants des formations pertinentes et utiles pour accueillir cette différence. Que ces futurs profs soient formés à la déconstruction des stéréotypes sur les minorités, que la formation soit davantage meilleure, plus longue. L’apprentissage des valeurs comme le respect doit aussi figurer au programme des écoles.
Pour la justice, j’ai aussi mes petites idées ! Il me semble qu’on devrait prendre au sérieux les cas de harcèlement, de menaces… Il faudrait des peines plus lourdes et que le sursis pour une agression sexuelle ne soit pas possible. Dans ce que je préconise, il y a aussi ce qu’on pourrait appeler un retour à la terre. Il y a de trop grandes différences entre les réalités des villes et des villages. Il faudrait promouvoir les métiers de la terre. Travailler à la décroissance, à se souvenir de l’importance de la terre nourricière.

Auteure : Aminata, 20 ans, Ath

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R de la Caravane des assises de la jeunesse.

Et d’autres décryptages

Mes derniers instants

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n’est pas question de réfléchir ! Une jeune décrit son dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant les règles d’un jeu, l’écriture...

Construction de soi

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Education présente et future

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Tristesse…

Je me sens bien quand j’écris des trucs tristes. Quand tu es honnête, on te ment. Quand tu aimes, on te largue. Quand tu es fidèle, on te blesse. Je pensais que c’étaient tes paroles qui me feraient...

Au dernier jour

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n'est pas question de réfléchir ! Les jeunes définissent ce qu'ils·elles feraient leur dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant...

L’amour inconditionnel

Le plus important quand on est parent, c'est pouvoir croire en ses enfants, pouvoir leur ouvrir des portes, pouvoir leur donner des occasions, pouvoir leur ouvrir une nouvelle vision. Pouvoir les...

L’aventure de l’adoption

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Les prisonniers de la Galaxie

Beaucoup donnent leurs références,Comme de nombreux artistes qui montent sur scène.Mais il n’y a qu’une seule scène :Celle d’un carton, d’un trottoir froid,Comme les cœurs glacés de notre société....

L’abandon, don de vie ?

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

L’art comme liberté sincère

Je me sens libre, quand je crée car la création est un des seuls moments où je peux associer et transmettre tout ce qu’il y a en moi, peu importe la forme que cela prend. La vraie liberté c’est...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R

L’argent fait le malheur

L’argent fait le malheur

Parmi les questions qui occupent l’esprit des jeunes, comme celui de probablement tout le monde, celle qui concerne l’argent est centrale. Antoine n’en veut pas plus que ce qui est nécessaire mais d’après lui, on pourrait aussi faire sans – ou avec moins – tout en continuant à se faire plaisir

Important pas indispensable

Posséder un tas de pognon et vivre dans le grand luxe ? Ce n’est pas une nécessité. Ce qui fait mon plus grand bonheur, ce sont mes ami·e·s, ma famille, mon copain, mais je pense aussi que l’argent contribue un peu à mon bonheur. J’aime voyager, manger, vivre dans le confort et pour cela, il faut de l’argent. Cependant, je pense que je saurais tout de même m’en passer et me recentrer sur d’autres aspects : me balader en forêt, profiter de la nature… Ces choses ne demandent aucune dépense et pourraient me faire tout autant du bien. Par contre, vivre sans toit, sans manger et boire en suffisance me semble plus compliqué, ce sont des choses indispensables à mon bonheur.

Ma réalité et d’autres

Cependant, si je devais parler de l’argent dans notre société, je pense qu’il n’est pas important et est plutôt source de problèmes. Avec l’association DBA, j’ai eu la chance de découvrir le travail des agriculteurs. Financièrement, à cause de l’industrie agro-industrie et de sa grande soif d’argent, une grande partie d’entre eux ne s’en sort pas et est, petit à petit, assommée. Un des fermiers que nous avons rencontrés a d’ailleurs dit une phrase qui m’a marquée : « Ici on ne nous tue pas avec des armes, mais avec de l’argent et c’est pareil. » On m’a aussi dit que 80% des gens qui meurent de faim, dans le monde, sont des agriculteurs, un vrai paradoxe qui est dû aux industriels qui ne se préoccupent que de l’argent et oublient les vies humaines.

L’argent contre l’environnement

Quand on pense à l’écologie, on peut aussi facilement se dire que sans argent on n’en serait pas là et que nos projets d’action contre le réchauffement climatique auraient la possibilité de se réaliser beaucoup plus rapidement. En effet, on dit que ceux qui sont au pouvoir n’ont d’intérêts que pour l’économie et ne la mettront jamais en péril pour sauver notre belle planète. Pour remédier à ça, j’ai une solution, mais qui est forcément utopiste : bannir l’argent et proposer à la place un système basé sur des échanges comme on faisait auparavant. Ça me semble être une belle occasion de bannir en même temps les inégalités et beaucoup de problématiques qui se règleraient tout à coup beaucoup plus facilement.

Auteur : Antoine, 17 ans, Ath

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R de la Caravane des assises de la jeunesse.

Et d’autres décryptages

Mes derniers instants

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n’est pas question de réfléchir ! Une jeune décrit son dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant les règles d’un jeu, l’écriture...

Construction de soi

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Education présente et future

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Tristesse…

Je me sens bien quand j’écris des trucs tristes. Quand tu es honnête, on te ment. Quand tu aimes, on te largue. Quand tu es fidèle, on te blesse. Je pensais que c’étaient tes paroles qui me feraient...

Au dernier jour

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n'est pas question de réfléchir ! Les jeunes définissent ce qu'ils·elles feraient leur dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant...

L’amour inconditionnel

Le plus important quand on est parent, c'est pouvoir croire en ses enfants, pouvoir leur ouvrir des portes, pouvoir leur donner des occasions, pouvoir leur ouvrir une nouvelle vision. Pouvoir les...

L’aventure de l’adoption

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Les prisonniers de la Galaxie

Beaucoup donnent leurs références,Comme de nombreux artistes qui montent sur scène.Mais il n’y a qu’une seule scène :Celle d’un carton, d’un trottoir froid,Comme les cœurs glacés de notre société....

L’abandon, don de vie ?

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

L’art comme liberté sincère

Je me sens libre, quand je crée car la création est un des seuls moments où je peux associer et transmettre tout ce qu’il y a en moi, peu importe la forme que cela prend. La vraie liberté c’est...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R

Révolté

Révolté

Le texte d’Alexandre sent le pavé et la révolte …. La question qu’il pose tient en quelques mots : qu’est-ce qu’on attend pour jeter des cailloux partout … ?

Il est temps de changer

Je suis révolté. Révolté par un système à bout de souffle. Ces dernières années, nous avons survolé une série de problématiques toutes plus alarmantes les unes que les autres, plus le temps avance, plus l’avenir qui se dessine est incertain. Pour ne citer que quelques éléments, je voudrais parler du réchauffement climatique et de la transition écologique. Pour moi, nous ne prenons pas les mesures drastiques nécessaires et allons arriver à un point de non-retour. Il est temps de sensibiliser massivement et de couper la consommation en économisant l’énergie, etc…

Quand il n’y en a plus …

Autre problématique inquiétante : les inégalités sociales en Belgique, les inégalités sociales nord-sud. Le fossé entre les plus aisés et la masse des travailleurs, ou même de ceux qui n’ont rien, n’a jamais été aussi large. Le néolibéralisme ou cette vision qui veut favoriser l’économie en privatisant les entreprises nationales etcetera a montré toutes ses limites. En permettant cela, c’est un peuple que l’on condamne.

Des pistes scolaires ?

J’ai trouvé nos cours d’histoire et de géo de ces deux dernières années passionnantes. En fin d’année, nous avons parlé de plusieurs économistes passionnants, notamment David Harvey (Angleterre, 1935) qui montre que les crises sont obligatoires dans le libéralisme économique et seront de plus en plus fréquentes à mesure que le temps passe. Le plus frustrant est l’absence de solution. Il y a bien la « donut économie » de Kate Rayworth ou les principes de l’économie régénérative, mais qui semblent insuffisants et contribueraient à appauvrir notre économie. Il est temps de désendetter notre pays et de nous recentrer sur le bienêtre et l’épanouissement de tout le monde. Selon moi, nous manquons fondamentalement d’énergie et de perspectives, il est temps de booster les jeunes, par exemple avec un programme sportif…

Retrouvez les passions

Je n’ai pas beaucoup d’idées, tout cela est fort décousu, il faut un changement rapide, ça c’est sûr. Selon moi, parler plus de passions et d’amour dans la société ne serait pas une mauvaise idée non plus ! Ce qui ne doit pas être perdu de vue, c’est que l’intérêt du peuple et des citoyens doit être placé avant tout. Bref bref bref… Y’a plus qu’à !

Auteure : Manuella, 17 ans, Ath

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R de la Caravane des assises de la jeunesse.

Et d’autres décryptages

Mes derniers instants

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n’est pas question de réfléchir ! Une jeune décrit son dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant les règles d’un jeu, l’écriture...

Construction de soi

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Education présente et future

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Tristesse…

Je me sens bien quand j’écris des trucs tristes. Quand tu es honnête, on te ment. Quand tu aimes, on te largue. Quand tu es fidèle, on te blesse. Je pensais que c’étaient tes paroles qui me feraient...

Au dernier jour

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n'est pas question de réfléchir ! Les jeunes définissent ce qu'ils·elles feraient leur dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant...

L’amour inconditionnel

Le plus important quand on est parent, c'est pouvoir croire en ses enfants, pouvoir leur ouvrir des portes, pouvoir leur donner des occasions, pouvoir leur ouvrir une nouvelle vision. Pouvoir les...

L’aventure de l’adoption

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Les prisonniers de la Galaxie

Beaucoup donnent leurs références,Comme de nombreux artistes qui montent sur scène.Mais il n’y a qu’une seule scène :Celle d’un carton, d’un trottoir froid,Comme les cœurs glacés de notre société....

L’abandon, don de vie ?

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

L’art comme liberté sincère

Je me sens libre, quand je crée car la création est un des seuls moments où je peux associer et transmettre tout ce qu’il y a en moi, peu importe la forme que cela prend. La vraie liberté c’est...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R

Je trouve du sens à me lever le matin

Je trouve du sens à me lever le matin

Souvent, quand elle ouvre les yeux le matin, la beauté de la nature, le chant des oiseaux incite Manuella à observer la richesse que le monde lui offre. Quelques secondes plus tard, elle se rappelle toutes les injustices commises, au moment même, aux quatre coins du monde. A priori, son unique envie est de se rendormir et d’oublier la société injuste dans laquelle elle vit et pourtant …

Pourtant …

Je parviens tout de même à me lever et je tente, dans la mesure du possible, de me battre quotidiennement contre les inégalités. Je n’ai aucunement la prétention de dire que je suis « une vraie guerrière » qui lutte et change radicalement son mode de vie. Loin de là, mes efforts sont extrêmement minimes. Avec le temps, je pense qu’une transition complète s’opèrera. En outre, je suis convaincue que si une masse de personnes se lève et met des choses en place pour changer notamment leur mode de consommation, l’impact sera nettement plus conséquent, aura des effets concrets sur la société. Selon moi cette « masse » à sensibiliser, à conscientiser et à éduquer devrait être la jeunesse. Qui demain pourra se lever et changer les choses ?

Quels demains ?

Si rien ne change, la jeunesse d’aujourd’hui est la victime de demain. C’est elle et les générations futures qui devront vivre dans un monde détruit. C’est pourquoi je suis de celles et ceux qui misent sur l’éducation et sur la jeunesse. Si demain matin, je me lève et trouve un sens à ma vie, ce sera pour lutter, à ma manière, contre les différents systèmes d’oppression tels que le sexisme, le racisme, l’homophobie et bien d’autres… Mais ce qui reste le plus urgent pour moi est d’arrêter de détruire notre chère Terre, de commencer à réparer les erreurs commises par nos ancêtres et de prendre soin de notre planète. Très peu de gens se rendent compte de l’urgence et de l’enjeu climatique.

Changeons la donne !

Une vraie question se pose à nous et nous perturbe l’esprit : est-il encore temps de changer les choses ? Le temps nous est compté et il est compréhensible que certains d’entre nous perdent espoir. Cependant, sans cet espoir, porté peut-être principalement par des jeunes, on n’avance vers rien sinon dans le mur. C’est ensemble que rapidement le changement se fera. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, me réveiller chaque matin prend du sens.

Auteure : Manuella, 17 ans, Ath

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R de la Caravane des assises de la jeunesse.

Et d’autres décryptages

Mes derniers instants

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n’est pas question de réfléchir ! Une jeune décrit son dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant les règles d’un jeu, l’écriture...

Construction de soi

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Education présente et future

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Tristesse…

Je me sens bien quand j’écris des trucs tristes. Quand tu es honnête, on te ment. Quand tu aimes, on te largue. Quand tu es fidèle, on te blesse. Je pensais que c’étaient tes paroles qui me feraient...

Au dernier jour

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n'est pas question de réfléchir ! Les jeunes définissent ce qu'ils·elles feraient leur dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant...

L’amour inconditionnel

Le plus important quand on est parent, c'est pouvoir croire en ses enfants, pouvoir leur ouvrir des portes, pouvoir leur donner des occasions, pouvoir leur ouvrir une nouvelle vision. Pouvoir les...

L’aventure de l’adoption

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Les prisonniers de la Galaxie

Beaucoup donnent leurs références,Comme de nombreux artistes qui montent sur scène.Mais il n’y a qu’une seule scène :Celle d’un carton, d’un trottoir froid,Comme les cœurs glacés de notre société....

L’abandon, don de vie ?

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

L’art comme liberté sincère

Je me sens libre, quand je crée car la création est un des seuls moments où je peux associer et transmettre tout ce qu’il y a en moi, peu importe la forme que cela prend. La vraie liberté c’est...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R

L’école nous prépare-t-elle à l’avenir ?

L’école nous prépare-t-elle à l’avenir ?

Depuis qu’elle n’est plus à la crèche, Sarah va à l’école. Son expérience sur ce lieu de travail, un peu particulier, est déjà longue et son message est légitime. Elle pose un regard à la fois concret et un peu désabusé sur ce qui se passe sur les bancs…

Une préparation au futur

L’école est souvent source de problèmes pour les jeunes. Personnellement, je trouve que l’école ne nous prépare pas assez à l’avenir. Pour ma part, le système scolaire n’est pas au point. C’est dans ce cadre que je vais vous parler de l’école secondaire, pour moi, c’est durant ces années que les jeunes doivent être préparés à l’avenir. C’est à ce moment-là que se forge le caractère des jeunes. Et je pense que le secondaire pose pas mal de problèmes.

Se soumettre ou rien

Voyons mon expérience, mon parcours. Jusqu’au début de ma cinquième secondaire, j’étais dans l’enseignement général. Plus j’avançais dans des années, moins le système scolaire me correspondait, me convenait. Petit à petit , les cours d’art plastique disparaissaient, vint ensuite le tour de ceux de technologie et enfin, les heures de gym ont diminué. Au départ, j’étais en immersion, puis en 4ème j’ai décidé d’arrêter car ça devenait trop compliqué alors que j’aimais beaucoup. En novembre de ma 5ème année, j’ai décidé de changer d’école pour aller en technique. Les raisons étaient en grande partie liées à la surcharge de travail en général (et aussi à cause des cours en ligne dus au Covid). On travaillait toutes et tous jusque tard le soir quand on rentrait de l’école. Finalement, nous n’avions plus de temps libre. C’était beaucoup de tests, parfois quatre sur une seule journée. Au passage, on peut se demander quand est-ce que l’on apprend si on est testé tout le temps ? Je n’avais plus le temps d’apprendre autre chose par moi-même. Plus le temps d’en prendre pour le dessin, ma passion, peu de temps pour le sport et les activités …

Un pas de côté pour mieux avancer

J’ai une vie à mille à l’heure, une vie qui va trop vite, ma santé mentale est au plus mal. En novembre 2020, je décide donc, grâce à une amie qui avait fait le même choix, de sauter le pas. J’ai mis pas mal de temps à faire le bon, mais je savais déjà vers où me diriger : je voulais faire de l’animation 2D/3D. Naturellement, j’ai décidé de me diriger vers les techniques pour déjà apprendre l’infographie. En quelques mois, je voyais la différence, moins de travail, plus de temps pour moi… Je me sentais épanouie et je sentais que le moral allait mieux. On entend souvent que l’enseignement technique est moins bon que l’enseignement général, que les élèves sont moins intelligents. Peut-être qu’il y a une logique ? Quand un élève n’y arrive pas en général, on l’envoie dans le technique ou le professionnel sans même lui donner une chance. Pourquoi ? Parce que dans l’enseignement général, les profs veulent former l’élite de la société. On nous a beaucoup répété que si c’était compliqué, c’était pour mieux nous préparer à l’université. « Université » on dirait que les profs n’ont que ce mot à la bouche.

Est-ce qu’à notre âge, on doit tout savoir ?

Pour moi, quand tu sais ce que tu veux faire plus tard, quand tu sais ce qui t’anime, l’enseignement technique peut apporter bien plus, beaucoup plus ! On y apprend un métier et plus sur la vie adulte. On dit que tu as moins de chances de gagner ta vie en apprenant ton métier en secondaire, c’est faux. Mes parents sont allés dans le technique et ils gagnent très bien leur vie, même parfois mieux que ceux qui ont fait l’université ou le supérieur. En technique, j’ai un cours qui nous parle de la gestion en tant qu’adulte (gestion des factures, paperasses administratives, lettres, retraites…), de comment s’organiser dans la vie. J’en parlais avec une amie qui est dans l’enseignement général. Elle n’a pas de cours comme cela. Pour moi, on n’a pas besoin d’avoir beaucoup de cours de maths, de français ou de sciences ou autre pour s’en sortir dans la vie. Faire de nous des élites, ce n’est pas la solution.

À quand l’égalité ?

Pour moi, toutes les écoles devraient être sur le même pied. Il ne faudrait pas envoyer les élèves qui souffrent dans l’enseignement général vers le technique. Il faudrait voir les choses autrement, d’abord donner une chance de plus dans le général avant de les envoyer ailleurs. Si on a besoin de médecin, d’avocats … On a tout autant besoin des maçons, d’infographistes, de puéricultrices… Dans toutes les écoles, il devrait y avoir un cours spécifique qui nous prépare à la vie d’adulte et à toutes ses difficultés.

Auteure : Sarah, 17 ans, Namur

CET ARTICLE A ÉTÉ ÉCRIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R DE LA CARAVANE DES ASSISES DE LA JEUNESSE

Et d’autres décryptages

Mes derniers instants

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n’est pas question de réfléchir ! Une jeune décrit son dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant les règles d’un jeu, l’écriture...

Construction de soi

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Education présente et future

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Tristesse…

Je me sens bien quand j’écris des trucs tristes. Quand tu es honnête, on te ment. Quand tu aimes, on te largue. Quand tu es fidèle, on te blesse. Je pensais que c’étaient tes paroles qui me feraient...

Au dernier jour

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n'est pas question de réfléchir ! Les jeunes définissent ce qu'ils·elles feraient leur dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant...

L’amour inconditionnel

Le plus important quand on est parent, c'est pouvoir croire en ses enfants, pouvoir leur ouvrir des portes, pouvoir leur donner des occasions, pouvoir leur ouvrir une nouvelle vision. Pouvoir les...

L’aventure de l’adoption

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Les prisonniers de la Galaxie

Beaucoup donnent leurs références,Comme de nombreux artistes qui montent sur scène.Mais il n’y a qu’une seule scène :Celle d’un carton, d’un trottoir froid,Comme les cœurs glacés de notre société....

L’abandon, don de vie ?

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

L’art comme liberté sincère

Je me sens libre, quand je crée car la création est un des seuls moments où je peux associer et transmettre tout ce qu’il y a en moi, peu importe la forme que cela prend. La vraie liberté c’est...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R