Délinquant sans autre choix

Délinquant sans autre choix

Au mois de juin 2019, une équipe de Scan-R s’est rendue à l’Institution Publique pour la Protection de la Jeunesse (1) de Saint-Hubert. Elle y a rencontré une dizaine de jeunes. Voici le texte de Sébastien, 17 ans, et donc mineur. Suite à différents faits qui l’auraient directement amenés en prison s’il avait eu un an de plus, il a été condamné à passer plusieurs mois en Institution Publique pour la Protection de la Jeunesse ou IPPJ (1). Il ne nie pas les actes qui l’ont conduit là-bas, il ne se plaint pas. Son souhait ? Que ceux et celles qui en ont le pouvoir aident les jeunes au plus vite, sans les laisser s’enfoncer dans la délinquance.

Dérapages

Je suis un jeune de 17 ans comme la plupart des autres sauf que, après quelques problèmes intrafamiliaux, j’ai dérapé, bien dérapé… Tout a commencé par le décrochage scolaire et une consommation excessive de drogues douces. Suite à cela, la veille de mes 16 ans, j’ai été mis à la porte de chez mes parents. Perdu, sans logement, j’ai vécu dans la rue. Un jour, sur les conseils d’amis proches, j’ai franchi la porte du Service de l’Aide à la Jeunesse (SAJ) de mon coin. Comme j’avais très peur d’être placé, j’ai modifié la vérité tout en insistant sur le fait que j’étais sans logement. Le SAJ m’a alors proposé un séjour de rupture au Maroc. J’étais convaincu qu’à mon retour, je serais bronzé mais sans toit, ce qui ne sert à rien. Les procédures du SAJ prennent un temps fou (les papiers, les rencontres avec les parents, les réunions, etc). Finalement, rien ne s’est pas fait.

Peu soutenu

Si je parle ce n’est pas pour me plaindre, c’est pour alerter. Je pense que la jeunesse pourrait être plus soutenue. Si, durant les 10 mois passés dans la rue, un ami et mon grand-frère, dépannaient comme ils le pouvaient, je n’ai, à aucun moment, été pris en charge… Je voulais avancer sur l’idée d’autonomie. Cette autonomie est une des possibilités offertes par le SAJ. Si cela me semblait très intéressant, le problème est que les choses prennent des mois pour se réaliser et que du temps, je n’en n’avais pas.

Délinquance

Sans aide financière ou sociale, j’ai fait ma route et elle n’était pas belle. J’ai commencé par vendre du cannabis, j’ai arraché des sacs à mains… L’argent appelle l’argent et vue la société dans laquelle on vit, il m’en fallait toujours plus. J’ai fini par braquer des petits commerces. La vie de rêve avec habits chics, smartphone dernière génération et chaussures de marque, devenait réalité pour moi. J’avais ce que je voulais et je me sentais super puissant. J’avais enfin de l’argent. Rien, plus rien, ne pourrait jamais m’arrêter.
Je me suis fait interpellé mais j’ai réussi à m’échapper. Après deux semaines à me cacher un peu partout, la police m’a attrapé. J’étais anéanti. La vie de rêve c’était fini. J’ai avoué.

Mon réveil

Je suis en IPPJ. Peut-être que ce passage en IPPJ va m’aider. Le fait d’être enfermé ici fait que je bénéficie d’aide, celle dont j’avais tant et tellement besoin quand j’étais dans la rue. J’ai parfois l’impression que pour pouvoir en bénéficier, il a fallu que je fasse ces vols, braquages. Maintenant, je suis pris au sérieux et on ne m’embête plus avec des bêtes questions du genre, “tu ne retournerais pas vivre chez ton père ?” J’ai un peu de chance dans ma malchance… Le fait de ne pas avoir été en ville m’a mis à l’abri de certaines tentations.

Le réveil du monde politique ?

Une année s’est écoulée entre ma vie à la rue et ma vie à l’IPPJ. Un an. Un an, c’est le temps qu’il m’a fallu pour devenir un « délinquant » et vivre en marge de la société. C’est seulement une fois bien ancré dans la « délinquance » que tous les services se bougent le cul pour m’aider. J’espère maintenant y arriver, recommencer l’école et / ou trouver du travail. Je souhaite en finir avec la rue et trouver un logement. Je souhaiterais enfin pouvoir vivre plus ou moins comme une autre personne de mon âge. S’il vous plaît, si vous êtes un acteur institutionnel ou politique, essayer de trouver de meilleures solutions pour les jeunes qui, comme moi, sont perdus. N‘attendez pas qu’ils soient bien ancré dans la « délinquance ». C’est difficile d’en sortir.

(1)Selon la loi, une IPPJ est un centre fermé pour personne délinquante de moins de 18 ans. Tout en protégeant la population de ces jeunes, ces centres doivent permettre à leurs pensionnaires de se reconstruire, de se réinsérer dans la société, dans leur famille, dans leur école. La vision des jeunes qui y passent et parfois plusieurs mois, parfois plusieurs fois, n’est pas celle-là. Elles et ils y voient plutôt une prison.

Auteur : Sébastien, 17 ans, Liège

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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Un garçon, ça peut pleurer (mais pas trop quand même)

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Pour Matthieu, il n’est pas aisé de vivre et d’exister pleinement dans une société qui attend des garçons qu’ils soient insensibles, qu’ils cachent toutes leurs émotions. Ce qu’il voudrait, c’est être libre d’exprimer ce qu’il ressent sans être considéré comme un faible, un couillon.

Les cartes magiques

La plupart des parents diraient à leur garçon que, après une chute, il ne doit pas pleurer, que c’est un homme fort et qu’un homme ne pleure pas sinon… c’est une fillette. Moi, mes parents m’ont dit : « explique-moi où tu as mal ? Ça pique, ça brule ? … » Grâce à cela, j’ai appris à exprimer mes émotions. Je me souviens d’un jeu de cartes un peu spécial. Chaque carte représentait une émotion ou un sentiment. Avant d’aller me coucher, après chaque dispute ou contrariété, je choisissais une carte pour visualiser ce que je ressentais. Un peu plus tard, on en parlait avec maman, on discutait des cartes choisies, de ce qui se passait en moi.

Gérer les émotions

Grandissant, j’ai laissé les cartes de côté et j’ai découvert deux manières de gérer ses émotions. Je m’en sers aujourd’hui encore. La première, j’utilise le verbe, j’arrive à mettre des mots – très précis – sur mes sentiments, soit dans mon esprit, soit sur une feuille de papier. J’écris, je m’évade et extériorise ma sensibilité sur papier. L’écriture me permet de me comprendre, de visualiser mes émotions. Ma seconde technique, c’est de me promener dans la nature, d’y faire le vide dans mon esprit, de me concentrer sur autre chose que mes problèmes directs. Grâce à cette bouffée d’air frais, je peux prendre du recul et remettre mes actes en question. Je parviens alors à accepter, à comprendre ce que je ressens.

Les autres

À l’école, j’accumule frustration, colère et tristesse. Je suis avec un groupe que je juge inintéressant, un groupe dans lequel je ne me sens pas à ma place. Je rêve de me terrer au fond d’un terrier et de ne plus voir personne. Dans ces moments-là, faute de ne pas avoir cours en forêt, je prends mon bloc et j’écris, je déroule mes pensées et mon énervement s’envole avec les mots. Mes réflexions, mes remises en question se bousculent entre les lignes, mes idées les plus sombres et ma colère se retrouvent gravées sur ce bout de papier. Mes phrases me permettent de m’évader, de faire s’envoler le poids que j’ai sur le cœur.

Écrire pour la poubelle

Grâce aux cartes magiques puis à mes stratégies de gestion émotionnelle, je suis persuadé d’avoir dépassé les injonctions machistes de la société. Il y a peu, je me suis rendu compte que je n’avais trouvé aucun substitut à la personne avec laquelle je partageais mes émotions, quand j’étais enfant, ma mère. Aujourd’hui, ces feuilles qui me servent d’exutoire lyrique se retrouvent systématiquement à la poubelle. Je n’ose même pas imaginer de montrer ce texte a quelqu’un. Honte, pression, peur du regard des autres. J’ai beau avoir eu des parents qui m’ont appris à me comprendre, exprimer mes émotions reste très compliqué. Comme tout le monde, j’ai baigné dans une société patriarcale : on nous disait de ne pas pleurer car nous étions des hommes. Les superhéros des films n’ont pas peur, sont virils et musclés. Dans beaucoup d’aspects de notre vie, nous sommes au contact du cliché de cet homme grand, beau, fort, qui n’a peur de rien. Un peu comme le prince charmant des Disneys qui ont bercé notre enfance. Ce que la société m’a appris reste ancré au fond de moi. C’est une révélation pour moi : inconsciemment mais constamment, j’apprends et utilise moi aussi ces stéréotypes.

Être vrai

Comment apprendre à exprimer ses émotions dans un monde qui nous dicte de faire face à toutes nos difficultés sans jamais montrer aucune faiblesse, aucune faille ? Nous subissons tous cette pression sociétale depuis toujours. Lequel d’entre nous ne porte pas une caisse remplie de livres sans broncher alors que la douleur se fait sentir dans les avant-bras ? Lequel d’entre nous ne retient pas ses larmes lors d’un enterrement ? Cette pression deviendra de la honte si nous ne parvenons pas à tenir, à résister face à nos émotions. C’est dommage car ce processus de résistance et d’imperméabilité dans l’échange ne m’aide pas dans mes relations aux autres. Tisser de vrais liens sans avoir besoin de construire des murs nécessite de prendre un risque, celui d’oser partager aux autres ce qui m’habite vraiment. Bref, j’ai envie d’y travailler, c’est, et ce sera, un travail de longue haleine mais il en vaut la peine. C’est un travail d’humilité, je suis conscient que j’ai été et suis influencé par le contexte socioculturel dans lequel j’évolue.

J’y arriverai et vous ?

Il me faut apprendre à accepter les sanglots libérateurs en cas de tristesse, il me faut apprendre à ne plus avoir honte de laisser un ami·e plus baraqué·e que moi porter un sac de courses. Libérons-nous de cette muselière qu’est la société et laissons nos émotions prendre le dessus jusqu’à nous submerger !

Auteur : Matthieu, 16 ans, Clavier

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan

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Je n’aime pas mon corps

Je n’aime pas mon corps

C’est à l’adolescence que Violette a arrêté de s’aimer comme elle était… Elle a vu son corps se transformer, elle a grossi. Aujourd’hui âgée de 18 ans, elle croit toujours que les gens la regardent de travers, elle a l’impression, constante, qu’on parle sur son dos.

Miroir de l’angoisse

Quand je me regarde dans le miroir, je n’aime pas l’image qu’il me renvoie. J’ai l’impression d’y voir un petit ange et un petit démon sur chacune de mes épaules. Le démon dit : “T’as des grosses cuisses, t’as des bras poilus, ta robe ne te va pas”. L’ange lui répond: “N’écoute surtout pas le démon ! Mets ta robe, tu seras belle dedans !”. Mais, toujours, c’est le démon que j’écoute et, malgré le fait que ma soeur me dise qu’elle me va bien, la petite robe reste dans l’armoire. J’aimerais être bien habillée, me sentir bien dans mes habits mais je n’y arrive pas.

Je n’assume pas…

Une fois, une fille m’a regardée dans la cour. Elle a dit: “Oh regardez ses bras!”. Depuis lors, je les cache. Pour moi, c’est normal de les cacher et que personne ne les voit. Je trouve mes bras trop poilus, alors je garde ma veste en simili cuir, même si j’ai chaud, même s’il fait 25°, je ne l’enlève pas… Je sais qu’on pourrait se moquer de moi. Du coup, j’ai commencé à utiliser de la crème dépilatoire qui brule mes avant-bras. Je vais continuer à le faire… Je n’assume pas mes poils.

Manger

Autre problème, j’aime trop manger ! Même si je déjeune bien le matin, que je dine à midi, que je soupe le soir… Il m’arrive, vers 22h-23h, d’être au lit et d’avoir encore faim. Mon ventre grogne, je n’ai pas envie de redescendre manger et je me suis déjà brossé les dents … Je garde ce creux douloureux au fond du ventre et je me rendors mais parfois, je descends quand même grignoter des spéculoos et j’ai du mal à arrêter !

Instagram

Je suis abonnée à des filles qui sont dans les Anges de la téléréalité. Je regarde leurs photos et trouve qu’elles ont de beaux corps, j’aimerais bien avoir le même. C’est la même chose quand je vois le corps d’une fille mince à la gym. Je me dis pourquoi je ne suis pas comme ça… Je sais que je ne pourrais jamais être comme elle. Je suis une fille avec des formes et tout le monde a un corps différent.

C’est compliqué…

C’est compliqué de dire combien je suis mal dans ma peau, combien je ne me sens pas bien dans ce corps. Je n’arrive pas à en parler. Un jour, j’aimerais bien arriver à m’assumer mais je ne sais pas quand ce sera.

A écouter aussi en podcast ici

Auteure : Violette, 18 ans, Huy

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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Ma vie est un puzzle

Ma vie est un puzzle

La famille de Morgane ressemble un peu à un puzzle dont les différentes pièces ne fonctionnent pas les unes avec les autres. Compliqué de se trouver une place dans ce patchwork !

Portrait de famille
Dans ma vie, mon père est aussi présent que la reine d’Angleterre. Loin d’être un exemple, mon grand frère consomme des drogues dures et habite dans le même coin que notre père. Je vis avec mes grands-parents. J’ai une petite sœur, complètement innocente, elle vit avec notre père. Ma mère est complètement absente et vit à 150 kilomètres de moi. Toutes et tous sont aux quatre coins de la Belgique. Un petit frère, enfin, habite en France. Tout cela me donne l’image d’un puzzle inachevé. Mais moi ? Où suis-je dans ce puzzle ? Qui suis-je au beau milieu de cet éclatement familial ?
”Bon anniversaire”
Récemment, pour mon anniversaire, je suis allée dans un parc d’attractions avec ma maman. Cela faisait un an que je ne l’avais pas vue. Quoi de plus formidable que de se réfugier dans des rêves d’enfants lorsque son propre enfant intérieur se sent seul et abandonné ? Je m’attends à une journée exceptionnelle et j’y crois jusqu’au bout. Sans me rendre vraiment compte de ce qu’il est en train de se passer, je rigole toute la journée. Une fois déposée sur le bord de la route, à 50 mètres de mon domicile, chez mes grands-parents, je réalise… Je me rends compte que la journée qui m’avait été dédiée, je l’avais – essentiellement – vécue dans ma tête. Toute cette journée pouvait se résumer en 10 minutes, 10 petites minutes de réalité, de vrai. À peine descendue de la voiture, capuche relevée et tête baissée, mon pas est lent, mes larmes coulent… Tout se remet dans l’ordre et là, je ne peux plus m’arrêter de pleurer, de penser et de regretter. Je me dis que peut-être, si j’avais agi comme ceci ou comme cela, le moment aurait été différent.
Un moment avec ma mère
Je pense que beaucoup d’enfants aiment passer des moments avec leurs parents. Surtout dans un parc d’attractions, le but est d’aller sur des attractions ensemble, de partager de futurs souvenirs. Ça n’a pas été le cas. Bien sûr, j’avais très envie d’être avec ma mère mais, toute la journée, elle est restée collée à son copain. Celui pour qui, il y a deux ans, elle m’a laissée à plus de 150 kilomètres. Sur toute la journée, de 7h30 à 19h, j’ai parlé 10 minutes avec elle. Nous n’avons été que sur une seule attraction ensemble. Toute la journée, j’ai attendu ces deux moments que je ne voyais pas arriver. Ce n’est qu’au moment de la dernière attraction que mon beau-père s’est éloigné un peu et m’a laissée seule avec ma mère. Cela a été les 10 plus belles minutes de la journée. Elle et moi, dans la file d’attente, sourire jusqu’aux oreilles, main dans la main, yeux dans les yeux. On s’installe. Nous ne sommes que nous deux, mère et fille réunies après un an sans se voir. Une fois l’attraction finie, retour à la normale. Sa main me quitte pour celle de son copain, sa tête sur son épaule. Moi, de l’autre côté, heureuse d’avoir enfin eu un moment avec elle. Heureuse mais seule. Est-ce que je fais vraiment partie du puzzle ou suis-je juste une pièce d’une autre boite qui s’est perdue dans le mauvais emballage ?
Ma place ?
Ces moments où je me sens seule dans mon lit, où je remets tout en question, je les connais par coeur. J’essaye, tant bien que mal, de trouver la place que j’occupe dans la vie des autres et même, simplement, dans ma propre vie. Ce n’est pas normal d’en arriver à de telles situations à notre âge. Je suis encore si jeune et pourtant, je me sens déjà inutile et invisible aux yeux de tous les membres de ma famille. À y songer, je pense ne pas être seule à ressentir ce sentiment d’abandon et de solitude. Nous sommes les enfants perdus d’une société individualiste composée de parents qui se séparent très vite, trop vite. Tout va trop vite. Comment recomposer des puzzles complètement explosés ? Comment sortir de cette spirale infernale ? Comment pourrais-je faire partie du puzzle de la vie ? Aujourd’hui, j’ai 16 ans et je me sens seule et inutile aux yeux de tous.

Auteure : Morgane, 16 ans, Terwagne

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Je suis un zèbre

Je suis un zèbre

Un zèbre, ce n’est pas qu’un sympathique petit “cheval” rayé… C’est aussi le nom qu’on donne aux personnes surdouées. Cette appellation a été proposée par Jeanne Siaud-Facchin, une psychologue et psychothérapeute française. Pourquoi ce mot ? Pour ne plus parler de “personnes surdouées”, ces mots impliquant une supériorité sur les autres personnes. Bref, Odile nous invite à découvrir son parcours zébré.

Solitude et ennui

Je me souviens bien de ces moments, en primaire, où je me sentais seule, rejetée. Dès qu’il y avait un jeu d’équipe, je savais que j’allais être la dernière choisie. Le moment de la récréation me paraissait interminable : je n’aimais pas jouer avec les autres, je trouvais leurs jeux nuls … Quand l’institutrice rendait les points des contrôles, je me préparais à recevoir des commentaires des autres par rapport à mes bonnes notes. Le tout avec un sentiment d’ennui pendant les cours, l’impression constante de ne rien apprendre. Plus tard, je me suis rendue compte que je n’avais pas été heureuse durant toutes ces années, y compris au sein de mon groupe d’amis. Inconsciemment, j’ai toujours eu le sentiment d’être différente.

Une explication, enfin !

Un jour, mon père a pris le temps de nous parler à mon frère et moi. Il nous a raconté que comme nous, quand il était petit, il se sentait différent, sans trop savoir pourquoi. Il a ensuite poursuivi son histoire en racontant que récemment, il avait entendu parler d’une chose à laquelle il s’était identifié et à laquelle il nous avait très bien identifiés mon frère et moi. On a discuté de longues heures ce jour-là. Deux mois plus tard, nous avons pris un rendez-vous chez une psychologue spécialisée en la matière. C’est ce jour-là, le jour de mes 14 ans (pure coïncidence que le rendez-vous tombe le jour de mon anniversaire), que j’ai véritablement compris: je suis surdouée, haut potentiel ou zèbre…

Aujourd’hui

Maintenant encore, je me sens différente : comparer à celui des autres, mon humour est parfois particulier. Souvent, je ne comprends pas une phrase de la même façon que les autres, je prends tout au pied de la lettre. Avant, j’étais toute sage à l’école, j’étais « l’intello de la classe ». Maintenant, mes points ne sont plus aussi beaux qu’avant, j’ai besoin d’étudier un minimum pour réussir. Mais j’ai surtout beaucoup de notes, j’ai déjà eu des problèmes avec certains professeurs car je ne comprenais pas que mon comportement pouvait être insolent dans certaines situations et que je dépassais les limites. J’ai toujours l’impression d’être à côté de la plaque.

C’est quoi être surdouée ?

Etre surdouée, c’est simplement penser différemment. Ce n’est pas parce que vous apprenez un jour qu’une personne l’est, que vous devez la voir différemment, elle reste la même personne que le jour où vous l’avez connue. Dans ma vie, le savoir change un peu mon rapport à moi-même, ça a permis d’expliquer beaucoup de choses sur ma manière de vivre. Dorénavant, j’essaye de m’ouvrir aux autres et je ne cache plus vraiment ma personnalité même si je ne crie pas sur tous les toits que je suis haut potentiel.

Auteure : Odile, 16 ans, Huy

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Á toi, qui lis ceci.

A toi qui lis ceci, Qui cache derrière son sourire ses soucis, Qui aire rire de tout et de rien, Qui n'expose jamais son chagrin. Qui souhaite tellement faire le bien autour de toi, Qui finit par...

Le regard des autres

J'ai toujours eu peur de l'avis des autres. Depuis toute petite, je suis conditionnée à leur plaire. Je suis une femme. La société nous contraint de respecter certains codes, styles vestimentaires,...

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Jus d’orange, jus d’orage ?

Jus d’orange, jus d’orage ?

À l’inverse de 82% de Belges de 15 ans et plus, Anne-Lyse ne boit jamais d’alcool, ni par allergie, ni par religion, ni pour quoi que ce soit… La raison est simple : elle n’aime pas ça et ne voit pas pourquoi elle devrait s’adonner à la boisson. Les pressions pour qu’elle boive une pression sont nombreuses…

Première conversation

Je m’appelle Anne-Lyse, j’ai 23 ans, je vis à Bruxelles. Voici un exemple de la conversation que j’ai, souvent, quand je rencontre, une première fois, une personne lors d’une soirée. Moi (M) : Je ne bois pas d’alcool. Lui ou elle (LOE) : Ah bon ?. M : Oui. LOE : Mais… Même de la bière ? M : Oui, même de la bière. LOE : … Mais pourquoi ? M : Parce que je n’aime pas le gout de l’alcool. LOE : Même dans les cocktails ? M : Oui, même dans les cocktails. Tu n’as pas du jus d’orange s’il-te plait ?

Soulée (par les discussions)

Voilà, ça c’est environ 99,9% des conversations que j’ai avec une personne que je rencontre, une première fois, lors d’une soirée. Le fait est que ne pas boire d’alcool, à 23 ans, en 2020, dérange plus les autres que moi. Et même si c’est difficile pour mon entourage d’assumer que ma non-consommation d’alcool ne leur convient pas tout à fait, il est assez clair que le simple fait de ne pas en aimer le goût n’est pas une raison suffisante pour ne pas en boire. Pourtant, quand j’apprends à quelqu’un que je n’aime pas les champignons sur ma pizza, ça provoque des réactions nettement moins virulentes. Quelle place occupe donc l’alcool pour bénéficier d’une telle ferveur collective ? L’alcool, c’est un phénomène de société, ça rapproche, ça désinhibe, c’est la fête ! Moi aussi j’ai envie de faire la fête et pour autant, je ne force personne à manger des champignons avec sa pizza sous prétexte que tout le monde le fait !

Je vais te faire boire un truc…

Alors certes, personne, un samedi soir, ne m’a jamais fait gober une Jup sans mon consentement mais les réflexions que j’ai pu entendre parfois pourraient faire l’objet d’une publication dans une encyclopédie, un dictionnaire. LOE : T’inquiètes pas, moi je vais te faire boire un truc que tu vas aimer ! ou Mais du coup, t’es jamais bourrée ? ou Tu veux que j’aille te chercher une gueuze Pècheresse chez le Paki ? Ça tu vas aimer ! … Malgré mon éternelle reconnaissance envers ces personnes qui ont désespérément tenté de résoudre mon anomalie, j’aimerais rappeler que ce n’est pas un problème pour moi, que je vis parfaitement bien avec, ou plutôt …sans.

Ça dérange ?

Pour tout vous dire, je ne sais pas encore bien ce qui dérange, ni même pourquoi c’est si important pour autant de monde. C’est un phénomène de société, la pression sociale. À l’adolescence, on rentre tous dans une phase durant laquelle on doit coller aux exigences sociales, cela devient un but permanent. Boire de l’alcool devient cool et nécessaire. Cette pression que les gens que je croise ont surement subie, ils s’efforcent de la transmettre autour d’elles et eux, à moi notamment, sans forcément réaliser que leur première pils était amère pour eux et elles aussi. Tant mieux si, avec le temps, elle s’est adoucie sous leur palais mais pas sous le mien. Je trouve dommage qu’il soit encore difficile pour certains de me laisser disposer du contenu de mon verre comme je l’entends, sans devoir répondre à toutes ces questions permettant de l’expliquer. Je vis dans un espace libre, je respecte chaque gorgée d’alcool avalée et j’aspire au respect des autres quand moi je n’en bois pas. Je m’appelle Anne-Lise, j’ai 23 ans, je vis à Bruxelles et je bois du jus d’orange.

Auteure : Anne-Lyse, 23 ans, Bruxelles

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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