Un pied hors du bateau

Un pied hors du bateau

Quand Maya veut partir en vacances, pour peu que sa fortune le lui permette, tout est possible pour elle ! Prendre l’avion, voyager facilement, rencontrer d’autres personnes… Malgré cette possibilité fantastique, elle garde en bouche un peu d’amertume, une triste pensée. Elle va aux personnes forcé·e·s de quitter leur pays et doivent rejoindre des pays plus cléments. Elles et eux ne bénéficient pas de ces facilités, c’est plutôt tout le contraire.

Clandestin·e

Il a vingt-deux ans et vient d’Afghanistan. Elle a trente-quatre ans et a dû quitter la Syrie. Il a dix-huit ans. Derrière lui, il a laissé son pays, le Soudan. Elle a cinquante-sept ans et a pris la mer pour quitter le Moyen-Orient. Elles et ils arrivent en Belgique. Le voyage a été dur, long. Sur ce même chemin, certaines et certains se sont perdu·e·s en route. D’autres ont abandonné une bonne partie de leur dignité… Elle s’est noyée dans les vagues. Derrière eux, derrière elles, des paysages familiers deviendront de vagues souvenirs. Derrière eux, derrière elles, le père qui commence à se faire vieux, la petite sœur insouciante, la mère inquiète… On pose un pied sur terre, on fait un pas, puis deux. Les jours et les semaines passent. Ils attendent dans le froid. Confronté·e·s à la violence et surtout à ce regard de dégout que des gens posent sur elles et eux. Dans la rue, ils et elles se sentent désemparé·e·s, perdu·e·s, veulent se raccrocher à quelque chose, à un soutien, un sourire. Rien ne vient.

Toursite

Je suis dans l’avion. Je pars vers l’Italie. Je suis heureuse de partir en vacances. Le voyage est rapide, confortable, la vue est belle et d’en haut, la mer parait calme. À l’aéroport, nos amis nous attendent à bras ouverts, un immense aux lèvres. Arrivés au village, les gens nous saluent, nous claquent deux bises sur les joues et nous accueillent chez eux pour manger. Mes vacances étaient géniales. Et pourtant… Je suis gênée, je ne peux pas en profiter pleinement. Pourquoi est-ce facile – pour moi – de voyager et de partir ailleurs alors que d’autres n’arrivent même pas à décrocher un sourire ?

Injustice majuscule

Un peu partout, on entend : « L’immigration est un fardeau. », « On ne peut pas supporter toute la misère du monde. », « Je ne suis pas raciste, mais notre économie n’a pas besoin de ça »… Un peu partout, ces phrases sont lâchées, parfois elles sont chuchotées et parfois, elles ne se taisent plus du tout et font du bruit. Comme une maladie, elles s’incrustent dans la tête des gens et se répandent de tête en tête. Elles cultivent la colère et la frustration dans les esprits fermés. Comme une trainée de poudre, ces idées véhiculées par l’extrême droite s’accumulent partout dans le monde et confortent, un peu plus encore, les gens dans leur réalité égoïste. Moi, j’ai seulement dix-sept ans et je suis tellement triste et en colère de voir tant de monde dans cette indifférence. Je suis consciente que ce n’est pas possible d’accueillir tout le monde. Mais alors quoi ? On va rester dans nos petites vies confortables et continuer à critiquer ? J’espère un jour vivre dans un monde où nous irions tous vers les autres. Un monde où on essaierait de se comprendre, où on essaierait de trouver des solutions. Un monde où au lieu de fermer les frontières, on irait franchir celles des autres pour aider là où on a besoin de nous. Un monde où chacun pourrait découvrir, faire des rencontres, voyager et vivre où il le souhaite.

Auteure : Maya, 17 ans, Bruxelles

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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#Blacklivesmatter, la manif

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De la sortie de la bouche de métro à la place Poelaert, Maya nous emmène à la manifestation du 7 juin 2020. Ce jour-là, plus de 10 000 personnes s’étaient donné rendez-vous pour dire non à la violence faite aux Noir·e·s.

Je suis seule

Masque sur la bouche, je sors de la station de métro. Je suis déterminée, mes épaules sont en arrière, mon dos est droit. Devant moi, deux amies souriantes discutent, un baffle en main, de superbes tresses plein la tête. Je m’engage dans la rue Royale, elle nous amènera au Palais de justice de Bruxelles, sur la place Poelaert. Je sens monter l’effervescence. Je croise d’autres individus. Personne ne se connait mais toutes et tous marchent dans la même direction. Toutes et tous, nous portons le masque, on ne voit que la moitié de notre visage. Pour une fois, ce n’est pas grave, seuls les yeux comptent, ce sont eux qui pétillent, de rage et d’envie de vivre.

Nous sommes sept

On passe devant le Palais Royal. De petits groupes arrivent de partout. Nous sommes cinquante. Nous nous engageons, ensemble, dans la rue de la Régence. On s’engage, dans tous les sens du terme. Un pas, puis l’autre, on avance. Je ne connais personne pourtant on dirait que cette même cause nous unit. Toutes, tous. blanc·he, noir·e, petit·e, grand·e, arabe, asiatique, crépu·e, frisé·e, lisse, yeux ronds ou en amande, baraqué·e ou bien gringalet·te. Des frissons parcourent mon corps. Toutes et tous, nous marchons… Nous sommes cent-vingt.

Nous sommes des milliers

Arrivée place Poelaert, je suis percutée par la vue qui s’offre à moi : une masse de monde. J’entends des cris au loin. Je n’en discerne pas encore le sens mais je me les imagine. Des « I can’t breathe (1)» et des « black lives matter (2) » doivent sortir des 8 000 bouches présentes, avec une conviction folle. 8 000 personnes. La colère, pour ne pas dire la rage, accumulée en moi, en nous, depuis ces derniers jours, semaines, mois et années se disperse de plus en plus vite dans mon corps. J’avance de plus en plus vite. Je me sens portée. Je tente de trouver une place. Pas trop centrale par sécurité, mais entourée, juste pour ressentir cette satisfaction d’être ensemble. La manifestation n’a pas encore commencé que la foule se soulève, qu’elle parle fort, qu’elle crie , qu’elle se fait entendre.

Nous sommes incalculables

Une petite tête bouclée sort de la foule, je suis heureuse de voir mon amie me rejoindre, de partager ce moment avec elle, de voir que je ne suis pas la seule de mes amis à vouloir m’investir. Les gens continuent d’arriver et de s’ajouter à cette immensité de gens masqués. Il y a quelques personnes du troisième âge, des parents avec leurs enfants, des jeunes avec leurs amis, un petit garçon sur les épaules de son père, s’émerveillant devant la quantité de monde.

Justice en travaux

J’observe un moment le palais de justice en travaux devant lequel nous sommes. Je trouve ça tellement symbolique : cette justice cassée qu’on a voulu un jour tenter de réparer avant de se décourager. Cette justice que nous voulons ressusciter à coup de cris et de slogans. Des panneaux de toutes tailles se dressent les uns après les autres. Des phrases portées par un courage fou se font entendre dans un mégaphone. Les gens se réveillent encore un peu plus, applaudissent, crient, se révoltent… La tension monte, une bonne tension, une tension contagieuse qui s’élève durant une heure et demie de manifestation.

Le poing levé

Mais le moment dont je me souviendrai, c’est une minute où nous sommes 10 000 personnes, le genou à terre, le poing levé dans un silence complet, face aux caméras, face à ce monde qui se détruit de jour en jour. 10 000 personnes, avec les millions d’autres manifestants dans les autres pays. Des millions de personnes qui ont comme rêve fou que 7 milliards d’individus soient, un jour, toutes et tous accepté·es comme elles et ils sont.

(1) « I can’t breathe » ou, en français, « Je ne peux pas respirer » est la phrase que George Floyd (USA, 1973 – 2020), a prononcée plus de vingt fois durant les huit minutes pendant lesquelles l’agent de police Derek Chauvin (USA, 1976) lui écrasait le cou.
(2) « Black lives matter », le 13 juillet 2013 à Sanford, aux USA, Travyon Martin (USA 1995-2012) , un adolescent noir de 17 ans, est abattu par le vigile George Zimmerman (USA, 1983). Suite à ce meurtre, l’homme est pourtant acquitté par la justice ; pour elle, il est innocent. Choquée par ce jugement, une journaliste et militante pour les droits des Noir·es écrit et publie un texte qui se termine par « Black People. I love you. I love us. Our lives matter. » Une de ses amies republie ce texte sur Twitter et crée le hashtag #BlackLivesMatter.

Auteure : Maya, 17 ans, Bruxelles

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Les coups

Les coups

Anila avait une amie et puis, pour une bêtise, tout s’est compliqué. Plutôt que la situation se calme, revienne à la normale, tout a empiré. Après l’agressivité des mots arriva celle des gestes. Anila a choisi de se défendre avec le taekwondo. Rappelons tout de même, qu’on ne peut pas utiliser les arts martiaux n’importe quand, n’importe comment même si c’est pour se défendre…

Ce n’est plus mon amie

Tout a commencé à cause d’une dispute. Pas très grave, mais après, elle a commencé à dire du mal des gens, à être méchante. Je lui ai dit que c’était mal, qu’il fallait arrêter… Elle s’est retournée et j’ai vu son visage s’assombrir. Elle m’a regardée dans les yeux et m’a crié dessus : « Et mais… tu n’es pas mon amie ? » Je lui ai répondu que, bien sûr, j’étais son amie, mais qu’il y a des choses qui ne se faisaient pas. Ça ne l’a pas calmée. Elle a continué à me crier dessus en me disant que je ne serai plus son amie. Elle m’a laissée au milieu de la cour… Tout le monde me regardait. J’ai commencé à pleurer et je me suis cachée dans les toilettes.

Les jours passent

Elle revient avec d’autres amies de sa classe et me bouscule. Elle me regarde avec un regard noir, je ne comprenais pas pourquoi elle se faisait d’autres amies, j’étais plutôt jalouse. J’ai baissé les yeux, je me suis sentie trahie. J’étais seule et triste. Est-ce que c’était ma faute ? Petit à petit, les petites bousculades devenaient des gestes plus violents. Malgré tout, j’ai voulu me réconcilier avec elle. Quand je lui en ai parlé, elle m’a coupé la parole en me demandant si on se connaissait… À ce moment-là, je me suis sentie vraiment mal, mon cœur s’est déchiré. Les larmes aux yeux, je lui ai demandé de me pardonner, elle s’est retournée vers ses nouvelles amies et a dit : « Comment pouvais-je être amie avec cette débile »… Ces amies rigolaient. Je suis partie en courant. Les jours passaient, ses gestes et ceux de ses copines se faisaient de plus en plus violents. Je n’ai pas compris ce qui se passait.

Me défendre

Pendant deux ans, la situation s’est envenimée, la violence est devenue plus grande. Un jour, je n’ai plus pu supporter cette situation. J’ai demandé à ma maman de m’inscrire à un cours de taekwondo. Le but était de me permettre de me défendre contre elle. Après quelques semaines, quelques leçons, j’ai su me rebeller, j’ai su me défendre. J’étais tellement fière de moi. Un jour, une fois de trop, elle essaya de me taper, je me souvenue de ce que j’apprenais au taekwondo et j’ai répondu à la violence par la violence. Elle semblait surprise et je l’ai repoussée, elle est tombée par terre et je lui ai dit de ne plus jamais m’approcher. Elle était en colère, avait une folle envie d’en découdre avec moi. Je le voyais dans ses yeux, mais rien ne s’est passé. Par la suite, elle ne m’a plus cherchée et je me suis fait d’autres ami·e·s. De loin, je croisais encore, de temps en temps, son regard noir. Le taekwondo est devenu mon art martial, il m’a permis de me défendre et de défendre les autres personnes qui en ont besoin. Cherchez un moyen de vous défendre. J’ai choisi le taekwondo, il m’a donné de la force et le courage d’affronter des personnes horribles.

Auteure : Anila, 15 ans, Bruxelles

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Les cases

Les cases

Pour Zane, d’une part, il y a ce qu’on devrait être, aimer et faire à tel ou tel autre âge, ce à quoi on devrait correspondre à l’idée générale, dominante. D’autre part, il y a ce que l’on aime, ce que l’on est, qui on est. Cette seconde part souvent, parfois, isole des autres parce qu’on n’est pas dans la norme, dans les bonnes cases… C’est l’histoire de la vie de Zane.

Il me laisse tomber

Cinquième primaire, temps de midi, dans la cour. Je discute avec mon meilleur ami, à l’époque, le seul ami. Quelqu’un nous appelle. On se lève et on lui dit : “Que veux-tu ?”. Dans ma tête, la question était plutôt : “Mais qu’est-ce qu’il veut encore celui-là ?”. Il nous demande si on veut jouer avec lui. On acquiesce, mais il me rétorque : “Non, pas toi.” Je regarde mon meilleur ami en espérant qu’il fasse quelque chose, mais il part avec eux. Il me dit qu’il reviendra vite. Je me rassois, je les regarde jouer. De loin, j’observe la réalité des “gens populaires”. Le temps passe, je m’ennuie. Je marche d’un pas las, je fais le tour de la cour plusieurs fois, je les regarde s’amuser en me répétant inlassablement : “Pourquoi m’a-t-il recalé ?”. Je ne dois pas être assez bien, mon profil est trop loin de la case du « mec populaire”. Mon ami est le seul à être parti avec eux. Lui, il sait s’adapter. Moi ? J’en suis incapable. Essayer les dernières choses du moment, le dernier jeu qui vient de sortir, les dernières tendances dans la cour, les nouveaux gadgets… Ça ne m’intéresse pas. Vers 13h15, je marche vers eux, ils me dévisagent. Je m’apprête à parler quand mon ami me prend à l’écart et me supplie : “Ils sont sympas, s’il-te plait, ne gâche pas tout.” Il me laisse là, seul, choqué. La cloche sonne. Fin de la récréation. Début du cauchemar. Le lendemain ? Ça recommence…

À part

Sixième primaire, je vis le même genre de rejet. Certains groupes m’acceptent mais je suis fréquemment pointé du doigt. Par exemple, j’enfile – systématiquement – le rôle le moins amusant du jeu, ou le rôle “à part”. On joue aux policiers et aux voleurs… Je suis le seul policier contre cinq ou six voleurs. Je décide de ne plus jouer avec eux. Ce n’est pas marrant d’être seul dans la cour. Je pense que c’est surtout ma personnalité et mes centres d’intérêt atypiques qui m’ont éloigné de ces personnes. Les élèves jouent aux jeux de combat, d’horreur et d’armes alors que moi, je n’ai jamais trop aimé la violence.

À chaque âge sa galère ?

Je crois que ce genre de décalage ne touche pas que les jeunes. À chaque âge, son lot de stéréotypes et sa case « populaire ». À 3 ans, on attend de l’enfant qu’il soit souriant, qu’il soit tout mignon, qu’il ne pleure pas trop … À 10 ans, “on” attend d’un petit garçon qu’il joue à la guerre, “on” attend de la petite fille qu’elle joue à la poupée. À 15 ans, si tu n’as pas déjà joué au dernier jeu tendance, t’es traité de ringard. À 18, tu as intérêt à entamer de grandes études, sinon tu es traité de “raté” par les autres, de “sans avenir”. À 30 ans, c’est bien que tu sois marié et que tu aies tes premiers enfants, parce que sinon “l’horloge biologique tourne, n’oublie pas que tu ne seras pas jeune toute ta vie!”. À 60, tu as intérêt à avoir bien profité de la vie, mais attention aux rides, ça ne doit pas trop se voir sur ton visage.
N’oublions pas que, lorsqu’on est harcelé et ce à tout âge, il ne faut pas hésiter à en parler à sa famille, à l’équipe pédagogique de son école, à la personne concernée ou à un ami (un vrai).

Ce que je voudrais

Moi, ce que j’aimerais, c’est qu’on puisse être soi-même et être accepté par les autres malgré les différences et les décalages de centres d’intérêts. Le rejet bloque et nous amène à ne pas oser explorer ce qui nous plait vraiment, or c’est précisément là que se trouvent les richesses qui nous rendent uniques.

Auteur : Zane, 15 ans, Schaerbeek

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Je suis bissexuel

Je suis bissexuel

Benjamin connait bien Scan-R. Il a été un des premiers à participer à un atelier. Dans son premier texte, il nous expliquait comment, après un passage par l’IPPJ (1), sa vie s’était transformée. Aujourd’hui, avec la même liberté de ton, il nous parle de sa sexualité.

J’aime

Récemment, je me suis découvert bisexuel. Je suis attiré par les personnes des deux sexes : hommes et femmes. Dernièrement, un peu par hasard, j’ai eu des expériences sexuelles avec des hommes et, à ma grande surprise, c’étaient de belles expériences ! Au départ, c’était soft mais très vite, cela a évolué vers du concret et ça me plaisait. Au début, je ne l’ai pas accepté, je me disais que c’était juste une phase. Je pensais que je me cherchais. Puis, avec la réflexion, j’ai réalisé que je me voilais la face. Je me suis fait à l’idée que, finalement, j’étais bisexuel. Cela ne s’est pas fait sans mal. Je me suis posé tellement de questions ! Aujourd’hui, je ne suis pas sûr d’assumer complètement. Finalement, je me suis dit que je pouvais aimer des femmes autant que des hommes. Au fond, ce n’est pas si grave. C’est naturel. C’est mon désir et ce n’est pas, pour moi, quelque chose d’anormal. Je suis humain, j’ai des sentiments, j’ai des envies, j’ai le droit de ressentir des choses pour d’autres personnes. Une vie sans plaisir n’existe pas.

Se trouver

À la base, je suis un gamin de la cité. Là-bas, il me semble que la logique ou ce qu’il me semble être de l’ordre du mode d’emploi, c’est qu’un homme est avec une femme. Cette représentation me semble bien ancrée. Quand il y a transgression, cela peut entrainer de graves problèmes à ces personnes : harcèlement moral, viol
… C’est ce que j’ai pu, je crois, constater dans certaines cités.
Pour le moment, je n’ai pas vécu tout cela : personne n’est au courant de mes préférences. Cela ne fait qu’un mois que je me suis découvert bisexuel. J’ai quand même peur de la rumeur des quartiers, j’ai peur qu’on l’apprenne. Une moquerie, je m’en tape, ce n’est pas grave, mais si on en vient à me frapper parce que je suis pédé, je me battrai aussi. Vu mon parcours, je sais que la justice est toujours à privilégier et j’y crois mais… parfois…

Coming out ? (2)

Un moment important, ce sera d’en parler à ma mère. Je crois qu’elle me soutiendra : elle m’a toujours dit qu’elle m’acceptait tel que j’étais. Elle respectera aussi mon orientation sexuelle. Je la sais, toutefois, sensible. Lorsque j’étais en IPPJ, je l’ai vue pleurer pour la première fois. C’est d’ailleurs ça qui a été le déclic pour me calmer et arrêter les plus ou moins grosses conneries.
C’est important pour moi de me dire que je suis bisexuel. J’ai besoin de me sentir moi, tel que je suis. J’ai besoin que les gens que j’aime le sachent aussi, je ne veux pas me cacher… Ceci dit, pour savoir qui je suis vraiment, j’ai encore à apprendre sur moi.

(1)Selon la loi, une IPPJ est un centre fermé pour personne délinquante de moins de 18 ans. Tout en protégeant la population de ces jeunes, ces centres doivent permettre à leurs pensionnaires de se reconstruire, de se réinsérer dans la société, dans leur famille, dans leur école. La vision des jeunes qui y passent – et parfois plusieurs mois et parfois plusieurs fois – n’est pas celle-là. Elles et ils y voient plutôt une prison. (2) On parle de coming out lorsqu’une personne décide d’annoncer à d’autres son homosexualité.

Auteur : Benjamin, 20 ans, Herstal

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TDA : trouble de déficit de l’attention

TDA : trouble de déficit de l’attention

Souvent, Elypse – c’est un pseudo – se prend des mots plein la figure : “Tu es hyperactive, hypersensible, bipolaire, tout le temps dans la lune…” Ces qualificatifs pourraient passer pour des traits de caractère s’ils n’étaient pas aussi ceux d’une maladie.

Malade ?

Il y a six mois, j’ai appris que j’étais atteinte d’un trouble de déficit de l’attention avec (ou sans) hyperactivité autrement dit par le TDA(H) (1). Un trouble que je trouve encore méconnu et dont j’ai décidé de vous parler. Mon but n’est pas de changer le regard des gens ou de donner une ligne de conduite pour savoir comment se comporter avec nous, mais plutôt de partager mon expérience… Je me dis que cela pourrait sensibiliser quelque peu aux difficultés que nous rencontrons. Le TDA(H) est une maladie et, d’après mes connaissances, elle est peu prise au sérieux. Pour faire simple et très résumé, la concentration est notre point faible. Concrètement, si je dois me concentrer, cela me vide, m’épuise.

Conne ?

Mais ce qui m’est le plus difficile à vivre, c’est d’être prise pour une conne car je ne comprendrais pas tout comme tout le monde. En réalité, ce n’est pas une question d’intelligence mais bien d’attention. Si je ne comprends pas les consignes, c’est juste parce qu’en réalité mon cerveau n’a pas pu être totalement allumé ou même pas du tout pendant la présentation des informations. Il n’y a que six mois que j’ai été diagnostiquée. Ça ne me plait pas forcément de le savoir même si ça m’apporte des réponses et surtout me confirme que je ne suis pas plus stupide qu’une autre.

Se soigner seule, pour le moment…

Le souci c’est qu’à présent, j’ai tendance à évoquer la maladie comme excuse. C’est vrai que c’est handicapant mais j’ai peur de trop en abuser. Pour le moment, je n’accepte pas les solutions médicamenteuses, j’ai envie de pouvoir me débrouiller seule face à ça. De toute façon, je sais qu’un jour ou l’autre, je devrai le faire. Par exemple, lorsque je serai à l’université, les professeurs ne vérifieront plus si je suis concentrée ou non. Il vaut donc mieux que je sois habituée et que je sache vivre avec. En conclusion, je ne cherche pas à changer la société ou n’importe quoi d’autre, mais c’est toujours bien d’en apprendre tous les jours.

(1) C’est à l’enfance qu’apparait souvent le TDA(H). Il y a différentes manifestations, différents symptômes au TDA(H) et particulièrement, la difficulté à se concentrer. Les personnes qui en sont atteintes peuvent, à cause de lui, souffrir d’une faible estime personnelle, de relations difficiles, de difficultés scolaires ou professionnelles. Il est possible d’être seulement TDA(H) ou d’être, en plus, hyperactif donc TDA(H). Ces personnes font alors beaucoup plus de choses que les autres, ont un grand besoin de se dépenser… On ne guérit pas du TDA(H), on apprend à vivre avec lui, à le gérer. Certaines personnes passent par la prise de médicaments ; différentes thérapies peuvent aussi apporter une aide. Infos : tdah.be

Auteure : Elypse, 17 ans, Rocourt

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R 

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