Injustice envers soi-même

Injustice envers soi-même

Ayoub nous emmène sur de nombreux chemins, celui de quelques grands poètes, aventuriers ; il nous emmène aussi sur les chemins de randonnée qu’il aime tant et il nous emmène, enfin, vers les chemins incroyables de ses pensées généreuses et jolies.

”Que sur son cul”

« Mais tu es trop bête » dit-il, « Franchement reste à ta place » dit-elle, « Mais qui tu es toi ? » disent-ils et elles, tous et toutes, du haut de leur arrogance et de leur orgueil. Mais comme le disait Montaigne (1) : « Sur le plus beau trône du monde, on n’est jamais assis que sur son cul ! »
Sachez chères lectrices, chers lecteurs, que je vous comprends, je vous ressens, je perçois mes chaines et les vôtres. Les chaines de ce que je pourrais appeler « l’impuissance apprise ». Depuis notre tendre enfance, notre entourage, inconscient de cette notion de « justice envers soi », nous martèle d’expressions telles que celles citées dans l’introduction. Concentrons-nous un peu sur cette notion de ce qu’on pourrait appeler l’ injustice envers soi et partons en randonnée, tou·te·s ensemble, pour découvrir de quoi il s’agit ! Je dis “randonnée” parce que c’est une de mes passions et activités préférées. Quand je suis en randonnée, je me sens libre, c’est ressourçant, sauvage, et de surcroit c’est ce qui m’a, en partie, fait arrêter l’école.

Casser le moule

Arrêter l’école en 5ème professionnelle menuiserie a été une libération. Je me suis rendu compte que les institutions, que ce soit l’école, les supérieurs hiérarchiques ou autres, posent un voile sur nos qualités, nos potentiels, notre créativité. Elles essayent de nous faire rentrer dans un moule, une case bien définie.
C’est un peu comme l’image de l’éléphant et de la corde. Jeune, pour éviter qu’il s’enfuie, l’éléphanteau est accroché à un arbre. Une fois devenu éléphant, il subit la même brimade de la part de son propriétaire et l’éléphanteau devenu éléphant ne se rend pas compte de sa force, de sa taille et de sa puissance. Il se soumet à cette corde et ne peut s’en libérer. Mentalement, il ne l’a encore jamais fait.

L’histoire de l’éléphant

L’injustice envers soi, c’est exactement comme pour l’éléphant. Ce paradoxe est à mettre en parallèle avec nos propres expériences. Une fois adulte, nous sommes conditionné·e·s, enchainé·e·s aux aspirations des autres : la recherche d’un poste, d’un diplôme… Bref du prestige qui, finalement, ne nous sera pas utile dans notre tombe. Je ne prône pas le fatalisme ou l’ascétisme mais, justement, tout le contraire. Ce que je veux mettre en avant, ici, c’est que le fait de se définir par la réussite selon la société ou se laisser définir par l’aspiration des autres, qui ne nous connaissent en fait pas, cela revient à cultiver cette « injustice envers soi ». En fin de compte, nous parvenons à acheter une maison, mais pas un foyer, de la nourriture mais pas la santé, les plaisirs matériels, mais pas le bonheur !

Jamais seul avec mes questions

Au début du texte, j’ai dit que j’aimais la randonnée. En randonnée je suis seul dans un état de solitude total, et dans cette position je me pose un tas de questions : Qui suis-je ? Où vais-je ? … Et je fais aussi tout un tour dans mon intimité. Finalement, c’est aussi libérateur. Cela me permet d’être juste envers moi-même en sondant mes qualités, mes aspirations, mon potentiel à leur juste valeur et avec humilité. Chacune, chacun a ses différentes manières de faire mais si vous devez retenir une seule chose de ce texte : ne laissez personne vous définir. Même pas l’université puisqu’un Homme peut créer une université mais jamais le contraire ! Faites de votre pensée un empire. « N’attends d’applaudissements de personne d’autre que toi-même » dit Richard Francis Burton (2). Ne vivez jamais dans les idées des autres !
Actuellement, dans la société occidentale et riche, nous avons, en tout cas pour la majorité d’entre nous, un toit sur nos têtes qui est, certes, un facteur d’émancipation majeur, mais la capacité de créer sa propre maison intellectuelle l’est encore plus !

”Le monde nous attend”

Alors chers lecteurs et chères lectrices, le monde nous attend, l’injustice commise contre soi-même est parfois bien plus violente que l’injustice sociale alors comme le disait Gandhi (3) « Le plus grand voyageur n’est pas celui qui fait dix fois le tour du monde mais, une fois, le tour de soi-même ». Freinez cette violence qu’on vous inflige par l’émancipation, permettez-vous d’être en colère parce que (allez encore une dernière) comme le disait Malcolm X (4) : « Quand un homme est triste, il ne fait rien pour changer sa condition. Quand un homme est en colère, il agit pour le changement ». J’ai été trop souvent injuste envers moi-même, mais arrêter l’école et commencer la randonnée m’ont sauvé. Je vous partage mon vécu, qui est celui de beaucoup d’autres personnes, en espérant que cela vous sera utile. Mais sachez que vous méritez plus de compréhension malgré ces jours difficiles de confinement. Les beaux jours sont encore à venir !
Que la paix vous accompagne !

Notes de la rédaction

Michel de Montaigne (France 1533 – 1592) est auteur, philosophe et bien plus. Pour en savoir plus, en moins de quatre minutes et en vidéo, voici un lien lien.

Richard Francis Burton (1821 Angleterre – 1890 Italie) est un voyageur infatigable et un polyglotte hallucinant. Mauvais étudiant, il a été un des premiers Européens à faire un voyage jusqu’à la Mecque ; il était aussi anthropologue, escrimeur, diplomate, poète… Pour en savoir plus, voici un lien.

Mohandas Karamchand Gandhi dit Gandhi (1869 Empire britannique – 1948 Inde), est un homme politique indien et instigateur du mouvement d’indépendance indienne. Militant pour la désobéissance civile, il a œuvré et plaidé pour la rébellion non-violente. Le lien pour en savoir plus.

Malcom X (USA 1925 – 1965), est une des figures de proue du mouvement américain des droits civiques qui visait à instaurer une égalité des droits entres Noir·e·s et Blanc·he·s. Un lien pour aller plus loin.

Auteur : Ayoub, 21 ans, Bruxelles

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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L’original

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Pour écrire lors d’un atelier Scan-R ou à n’importe quel autre moment, il faut une idée mais, qu’est-ce qui se passe quand il n’y a pas la moindre idée ? À l’inverse, qu’est-ce qui se passe quand il y a trop d’idées ? Voici la piste, singulière et originale, de Martin.

Écrire

Je mordille mon bic de manière pensive. Ça devrait aller non ? Si c’est tout ce qu’on me demande, je finirai ce bout de texte en moins d’une heure. La consigne n’impose ni sujet ni autre contrainte. Juste ce qui me passe par la tête. C’est bien le problème. Quel sujet choisir quand on peut tout choisir ?

Trouver le sujet

Je regarde autour de moi. Les autres se sont déjà lancé·e·s. Têtes baissées, gribouillant frénétiquement dans leur carnet. Je retourne dans mes pensées. Bon, me dis-je, abordons le problème de manière systématique. Qu’est-ce qui me passionne ? La musique ? D’autres le font déjà. L’histoire ? D’accord, mais laquelle ? Bref, comment s’y prendre?

Plus le temps passe, plus ça m’embarrasse. Toujours vierge, cette feuille me nargue. Peut-être quelque chose de plus personnel ? J’explore l’idée mais très vite, je tombe dans une impasse. Déjà, je n’arrive pas à m’expliquer à moi-même, alors m’expliquer aux autres …

Trouver le sujet, épisode 2

Je n’ose pas regarder l’heure pour confirmer, mais j’estime que j’ai perdu une bonne demi-heure. Un sentiment de panique s’empare doucement de moi. Il me faut absolument une idée, sinon je risque de ne plus avoir le temps de finir un texte, sujet original ou non.
Mais vaut-il même la peine d’écrire quoi que ce soit, si c’est pour écrire des choses banales, ou pire, mauvaises ? Non, il me faut quelque chose d’original. Notre insignifiance dans l’étendue de l’univers ? La relativité de nos codes moraux ? Ça a le mérite d’être original, mais c’est prétentieux à en mourir.

Eurêka

Je sature. Je sue. Trop d’idées tuent l’idée. Je ne vois plus que le temps qui passe, et pas l’ombre d’une bonne idée. Je décide de faire un tour en rue… Une bouffée d’air froid m’accueille dehors. Immédiatement, ça va mieux. Mon cerveau oxygéné se remet en route. Qu’est-ce qu’une bonne idée ? Doit-elle impérativement être originale ? La quête vers l’originalité n’est-elle pas aussi futile qu’elle est prétentieuse ? Peut-être, mais j’ai ma fierté. S’il y a bien une chose que je ne ferai jamais, c’est écrire quelque chose qui n’est pas inutilement surrefléchi. Et là, je me dis que j’ai trouvé mon idée. Je me mets au travail.

Auteur : Martin, 22 ans, Ixelles

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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Comme un papillon est attiré par la lumière, Rebecca est attirée par la création artistique et les arts : sculpture, danse, … Elle aime tout ! Aujourd’hui, elle a décidé, contrairement à l’avis de ses parents, elle en fera son métier.

Ma découverte !

À la base, je ne savais pas que j’aimais tout ce qui touchait à l’art. Un jour, j’ai été invitée aux portes ouvertes de la Haute école des Beaux-Arts de Bruxelles. À peine rentrée, je vois un jeu de lumières projeté sur un tableau et je trouve cela déjà très beau. Ensuite, je parcours toute l’école avec mes ami·e·s, je passe par différents types d’ateliers arts. Il y en a un qui m’a particulièrement marquée, c’est lorsque j’ai assisté à un spectacle de danse. Voyant la fille danser, je sentais qu’elle voulait exprimer quelque chose, sans dire un mot, juste avec son corps et son visage. Cela a attiré mon attention, je suis quelqu’une qui a du mal à s’exprimer verbalement. En voyant cette jeune fille s’exprimer uniquement avec des mouvements et des expressions cela a éclairci ma vision des choses : je n’étais plus obligée de garder mes sentiments en moi et uniquement dans mes pensées. Maintenant je pouvais parler sans vraiment le faire car mon œuvre d’art parlerait à ma place.

Je participe

L’année suivante, je me suis inscrite à l’Académie des Beaux-Arts et je me suis éclatée comme jamais parce que tout le monde était ouvert d’esprit et j’ai pu m’ouvrir plus facilement. J’aimais me lever tôt le matin car je savais que j’allais plus m’amuser que travailler. J’adorais découvrir plusieurs matières telles que la terre, la plasticine, le sable, la pierre et plein d’autres textures. Les mélanges des couleurs également, l’utilisation du fil de fer, créer des maquettes … D’un simple objet on pouvait créer l’impossible !

Je serai décoratrice !

Par la suite, j’ai eu quelques soucis personnels car mes parents voulaient que je suive leurs pas en étudiant dans un domaine médical … Du coup, en me disant que l’art n’était qu’un hobby et pour leur faire plaisir, je me suis lancée dans des études de puéricultrice. Je me suis vite lassée et j’ai perdu toute motivation alors j’ai recommencé à zéro en pensant à ce que je pourrais faire de ma vie. J’ai réfléchi longuement et je me suis alors rappelée que, petite, j’adorais décorer les maisons que ce soit dans la vraie vie ou dans les jeux. Aujourd’hui, j’ai 21 ans et j’aime toujours autant décorer qu’avant. C’est pour cela que j’ai pris la ferme décision de me lancer dans ce domaine de décoratrice d’intérieur et d’approfondir mes recherches dans ce métier ! Car finalement, la déco fait aussi partie de l’art.

Auteure : Rebecca, 21 ans, Ixelles

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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La quintessence au-delà des abysses de l’esprit

La quintessence au-delà des abysses de l’esprit

Oser se poser de grandes questions, oser dire que c’est parfois compliqué ou bien pire, prendre le temps de se poser pour essayer de mieux avancer après, c’est l’histoire que Félix nous confie.

Le top de la pyramide

L’esprit de l’être humain fait de l’homme la forme de vie la plus conquérante et la plus intelligente de l’Histoire de la terre. La pensée et la réflexion lui ont permis de fonder des empires, de créer toutes sortes d’architectures, des technologies mais aussi de provoquer des atrocités, comme les guerres, massacres, vols et bien d’autres. C’est ce qui fait de nous ce que nous sommes, ce qui nous définit avec nos choix, nos actes. Ce qui nous définit aussi, c’est ce que l’on ne fait pas. Bien que le concept de psychologie et l’étude des processus de l’esprit humain soient apparus comme une science à part entière, assez tardivement dans l’histoire de l’humanité, j’ai la conviction que trop peu d’esprits sont relativement éveillés sur l’impact et l’importance de la santé mentale.

Consulter ?

Nous vivons dans une société où consulter un psy et souffrir de troubles mentaux est souvent considéré comme tabou, comme un signe de faiblesse. En particulier pour un homme, qui se doit d’être en quelque sorte fort et infroissable par tout ce qui lui arrive. Et cela, dans une société érigée par l’image de soi, dans laquelle tout le monde utilise les réseaux sociaux qui cachent une illusion de vérité derrière quelques images parfaitement cadrées. Alors qu’en réalité, personne n’est à l’abri de l’anxiété, de complexes, frustrations, troubles mentaux, dépressions, de “dépersonnalisations” dues aux moultes pressions de la vie quotidienne.

Se connaitre

Il semblerait évident d’affirmer que prendre soin de ses pensées afin, notamment, d’apprendre à les dompter est nécessaire mais aussi primordial pour le bienêtre de tout individu. Si les dialogues intérieurs d’une âme venaient à être négatifs puis réellement malsains au quotidien, en venir à les refouler, ne pas les combattre sans non plus essayer de les comprendre, pourrait certainement aboutir à de sombres séquelles dans sa propre vie. En lisant ces quelques paragraphes, vous pourriez indubitablement ressentir la lourdeur des concepts que j’ai pu vous évoquer, mais aussi vous questionner sur les intentions qui m’ont poussés à énoncer de telles évidences. En tout cas, pour des raisons qui me sont obscures, peut-être de l’égocentrisme dramatique, de la fierté exacerbée, voire même de la honte, ceci était mon histoire.

Auteur : Félix, 20 ans, Forest

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Confiné, … Un an après

Confiné, … Un an après

Le 26 février, Luca a participé à un atelier Scan-R avec la Maison des Jeunes de Banneux. Entre le moment de l’atelier et la publication de l’article, un bon mois s’est écoulé. Durant ce mois, le 24 mars dernier, a été annoncé un nouveau confinement mais cela ne change rien à la pertinence de son texte, la pandémie est encore et toujours d’actualité. Ce moment qui commence – légèrement à durer, c’est aussi le moment où des droits élémentaires s’opposent : le droit à la liberté de mouvement individuelle contre le droit à la santé de toutes et tous.

Il y a un an

Le confinement a apporté énormément de négativité dans nos vies, énormément de tristesse. Rappelez-vous, tout a commencé il y a un peu plus d’un an, le 13 mars 2020. Au début, c’était drôle, mais à partir d’un mois, cela a commencé à être lassant de rester chez soi, de voir constamment les mêmes personnes. Nous ne savions même pas quand cette pandémie allait diminuer d’intensité ou même s’arrêter. Après trois, quatre mois de confinement forcé nous avons enfin pu revenir à l’école, bien sûr cela avait un prix, celui du masque permanent et quotidien, celui du gel hydroalcoolique. Tout cela n’était pas du tout facile. Moi, le masque, j’ai du mal à le supporter, dès que j’ai une occasion de le baisser, je le fais. Ensuite, comme si ce n’était pas assez, les mesures sanitaires se sont renforcées et nous avons été obligé·e·s d’aller à l’école en hybride. C’est-à-dire que le temps passé à l’école était divisé par deux. Une moitié à l’école en « présentiel » et l’autre moitié à la maison en visioconférence. Pour ma part, l’hybride, je trouve ça très compliqué. C’est difficile de réussir à jongler entre les visioconférences et les devoirs, exercices, leçons… Il y a aussi de plus en plus d’élèves en décrochage scolaire.

Mon point de vue sur le confinement

Pour moi le confinement s’est quand même bien passé, je l’ai assez bien vécu. Mais j’ai conscience qu’il y a énormément de familles où ce n’est pas le cas : mal-logement, malnutrition, plus de quoi payer le loyer, violences familiales… Plus on avance dans cette pandémie, moins les droits de l’humain se font respecter. Par exemple, le couvre-feu et la fermeture des frontières sont une entrave à la liberté de circulation. Pareil pour l’obligation de marcher dans un sens bien précis dans la rue. Ce sont toutes des entraves à notre liberté. Ce qui veut dire que notre régime politique qui se dit démocrate tourne petit à petit vers une dictature. Il y a aussi une grosse injustice envers la Culture (les maisons des jeunes, les cinémas, les théâtres, les concerts, les opéras…) ainsi que l’HORECA (hôtels, bars, cafés, restaurants…). Par exemple, à Liège, la médiacité peut ouvrir, mais les autres structures que je viens de citer ne pourront pas ouvrir d’ici plusieurs mois. Tout ça pour dire que notre société est en train de changer considérablement et de manière très négative. Il va falloir réadapter nos comportements pour revenir dans une vraie démocratie.

Dans quelques années …

Je pense que nous porterons encore le masque pendant longtemps. Peut-être avec un peu plus de liberté, peut-être qu’on ne devra plus le porter lorsque nous marchons en rue, mais uniquement dans les magasins. Je pense, et j’espère par-dessus tout que nous allons redevenir LIBRES et revivre dans un vrai pays démocrate. J’espère aussi, par-dessus tout, que les droits de l’humain seront respectés. Je pense et j’espère encore que nous pourrons repartir en vacances avec la maison des jeunes de Banneux. Pour finir, mon souhait le plus cher serait de pouvoir retourner à l’école sans masque et sans devoir penser à toutes ces règles sanitaires tout le temps.

Auteur : Luca, 14 ans, Banneux

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

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