Parler un peu, beaucoup, à la folie… ou pas du tout

Parler un peu, beaucoup, à la folie… ou pas du tout

Dans une société où “parler” devient un bruit parasite qu’on peut paramétrer dans ses notifications facebook, Margo préfère se taire.

Certains ratent le bus, moi je rate la conversation

J’ai beaucoup de mal à parler avec des gens que je ne connais pas. En fait, je ne me sens vraiment moi-même qu’avec cinq personnes. Quand vient le moment où je dois parler avec les autres, non seulement je repousse le moment, mais surtout je réfléchis très longtemps avant de dire quoi que ce soit. Tellement longtemps parfois que les personnes autour de moi ont complètement changé de sujet. Alors je replonge dans ma tête et je loupe la conversation suivante. 

J’ai peur de tout rater

À l’inverse, pendant mes cours d’option théâtre à l’école, je suis toujours la première à me lever pour réciter mon texte ! Quand je suis sur scène, je n’ai absolument pas peur car ce que je dis est scripté. Tous mes partenaires de jeu sont donc au courant de ce que je vais dire, faire, être. Même lors des improvisations, je suis assez à l’aise car ma relation avec la personne en face ne dépend pas de mes dires. Alors que dans la vraie vie, tout ce qui se passe dans la conversation va déterminer la relation sociale que j’aurai avec la personne en question. Si je dis un truc de travers, ou un truc qui ne l’intéresse pas, je me dis que tout est raté. Tout ce que je dis est alors calculé à l’avance et si je n’ai rien à dire, je ne parle pas. Je passe le plus clair de mon temps à écouter ce qui se passe autour de moi plutôt qu’à communiquer. D’ailleurs, pendant les périodes où je ne vois plus les personnes que j’avais l’habitude de voir tous les jours, j’ai beaucoup de mal à prendre des nouvelles. J’ai du mal également avec les rassemblements de personnes, souvent je reste seule, dans mon coin, et je regarde les autres parler.

Et si le monde appartenait à ceux qui écoutent ?

Et ça pour parler, les autres parlent! Ils parlent beaucoup. Avec les réseaux sociaux, on vit dans un monde où tout le monde a un avis sur tout. Ce qui n’est pas mal en soi, sauf quand on en arrive à des scénarios où les gens se disputent, disent n’importe quoi et ne s’écoutent plus. Ne pas beaucoup parler peut alors devenir un avantage ! En ne me mêlant pas des affaires des autres sur internet, par exemple, j’ai moins de chance de m’attirer des problèmes en disant une chose qui pourrait blesser quelqu’un sans que je ne m’en rende compte. C’est le grand drame des réseaux sociaux : le but étant de parler le plus possible de ce qui te passe par la tête, tu peux être sûr qu’il y aura toujours quelqu’un pour ne pas comprendre ce que tu viens dire. Alors moi, je fais l’inverse : j’essaie d’abord de comprendre. Je parle peu parce que j’écoute le monde autour de moi.

 

Auteur : Margo, 16 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R .

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Nous sommes belges

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Anaïs a quinze ans, elle est blanche. Abraham, 3 de moins est son petit frère et il est noir. Elle a profité d’un atelier Scan-R pour nous offrir un texte à la fois poétique et humaniste

Avec son petit air malicieux et ses yeux brillants, Abraham, mon  frère,  fait craquer beaucoup de monde  Pourtant, des centaines et centaines de personnes ont encore peur de la différence. Tellement peur, qu’ils en viennent à haïr les personnes .

Il est mon frère.
Je suis sa soeur.
Une couleur de peau peut-elle nous enlever ce lien fraternel? Non, pas à nous.
Il a les cheveux frisés.
J’ai les cheveux lisses.
Et alors?

 Quand je parle avec les gens, j’entends beaucoup de remarques telles que «  mais c’est pas ton vrai frère alors? » ou « ben non, il a pas les mêmes parents que toi! ». Mais ça ne change rien. Un lien de fraternité, c’est plus qu’un nom sur une feuille ou les mêmes parents. C’est beaucoup plus. C’est un  « lien magique », une complicité, de l’entraide. mais des disputes aussi. Nous sommes frère et soeur et rien ni personne ne pourra nous enlever ce lien si particulier.

Tout le monde est pareil. Nous avons une bouche, deux oreilles et un nez. Une couleurs de peau ne devrait pas provoquer rixes et guerres. Les gens ont peur. Peur de la différence. Mais quelles dissemblances avons-nous? Une couleur. Une putain de couleur qui rend les hommes si détestables.

Mais réfléchissons…Quand nous avons chaud, nous devenons rouges, quand nous avons froid, nous devenons bleus; quand nous avons peur, nous devenons vert, quand nous serons morts, nous serons gris. Alors qui sont les hommes de couleur ? Les Chinois ? Les  Éthiopiens ? Les Brésiliens ? Nous ?

 

Auteure : AnaIs, 15 ans, Jalhay

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance

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Mode C·O·N

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On est tous en mode confiné, en mode complètement déboussolé à se demander combien de temps encore cela va durer. Longtemps tout seul et isolé, c’est dur de ne pas se lamenter. Tant de choses qu’on a ratées ; voyage scolaire, anniversaire et tous ces concerts annulés. On est conscient que rester chez soi c’est important mais c’est compressant et un peu chiant. 

Typologie des confinés

En cette période de confinement, y’a pleins de types de comportements… Ceux qui s’inventent un avenir, mais au mode conditionnel et ceux qui rêvent dans le présent mais qui ne sont pas vraiment conscients. Ceux qui comptent les jours de confinement ou ceux qui simplement décomptent le temps. Ceux qui regardent les infos aux JT, infos constamment répétées, infos confuses et compliquées. En fait, c’est la réalité. Tout le monde parle, personne ne sait. Ceux qui ont peur d’être contaminé par ceux qu’ils nomment « les contagieux ». Ceux qui écrivent pour décompresser ou qui composent leurs pensées. Y’a ceux qui applaudissent les infirmières jamais assez complimentées. Ceux qui ont compris qu’on pouvait gagner si chacun sait bien se comporter, qu’on a des médecins compétents, combattants et épatants dans cette crise sans précédent qu’il fallait leur faire confiance et considérer leur vaillance. Nous on est chez nous confinés, eux, ils sauvent les cas confirmés.

Encore un effort 

Si on fait tous un petit effort, on sera bientôt récompensé. Ce qu’on nous demande, c’est pas la mort,… Juste un petit peu de résignation. Alors vas-y, prends le temps de faire toutes tes réflexions mais attention, si tu ne veux pas de contravention, un bon conseil, joues pas au con. Il faut juste combler nos journées et surtout ne pas se rassembler. Faut se contacter, converser et si on peut se réconcilier. Prendre le temps de se rendre compte qu’on a le temps de décompresser. De se consacrer à toutes sortes d’activités qu’on aurait jamais commencées. Comprendre que même confinés, on a la droit d’être constructif et de voir les côtés positifs : moins d’inutiles consommations, moins de pollution et même, premier ciel bleu pour certaines civilisations. 

Prendre le temps

Prendre le temps de comprendre la situation. Que c’est un combat contemporain qui se passe sur tous les continents mais que c’est pas la guerre, nan, car le contexte est différent. Prendre le temps de constater qu’on est tous unis et liés dans cette course contre la montre. Que si on se comporte en concitoyens responsables, on ne parlera bientôt plus de cons…finis. Mais bien du confinement qui sera fini. La crise alors sera finie et on lancera des confettis.

Auteure : Avril, Bruxelles, 18 ans

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Pourquoi juger ?

Pourquoi juger ?

Quand une situation de harcèlement survient, c’est intolérable. Aujourd’hui, c’est Lucile qui nous en parle. Elle nous invite à nous interroger sur les jugements, sur le poids qu’ils font irrémédiablement peser sur celles et ceux qui les subissent. 

Aujourd’hui, je vais vous parler du jugement à l’adolescence. Vous allez me dire que c’est un sujet abordé des milliers de fois, que le harcèlement ce n’est pas bien,… On le sait et voilà. Mais les questions que je vous poserais plutôt c’est, comment se fait-il qu’on en soit arrivé là, pourquoi tant de personnes parlent de ces jugements entre adolescents ? Je répondrais à ces questions par d’autres questions comme : à votre avis, sur quels sujets les jeunes entre 12 et 18 ans se jugent ? Imaginez-vous les conséquences désastreuses que peuvent avoir ce genre de critiques sur une personne qui est déjà, dans une période difficile de sa vie ? Il y a toutes sortes de mauvaises façons et de mauvaises raisons de juger quelqu’un. 

Des exemples…

À la fin du primaire, certaines personnes avaient tendance à rire lorsqu’elles me voyaient en maillot à la piscine, il est vrai que j’étais plus enveloppée qu’elles, mais est-ce vraiment une raison valable pour se moquer de quelqu’un ? D’autre part, j’ai déjà entendu des remarques sur les amis que je fréquentais car ils n’étaient pas assez ceci, trop cela. Encore une fois, pourquoi les autres devraient nous dire qui l’on doit côtoyer ou non ? Mon comportement et mes points à l’école ont déjà entraîné certaines idées, totalement fausses, de moi dans l’esprit de mes camarades de classe. Parce que je travaillais énormément pour mes cours et obtenais de beaux points, certains disaient que j’étais trop « intello » pour m’amuser, pour sortir ou pour avoir le même point de vue qu’eux. 

Lorsqu’on est jugé par des personnes, qu’on ne connaît pas, qu’on a déjà vues, voire qu’on apprécie, c’est, dans tous les cas de figures, une douleur immense. On a honte, on s’en veut alors que parfois, nous n’avons rien fait. Alors, on souhaite juste que ça s’arrête, que l’histoire soit oubliée… C’est pour ça que certains ados mettent fin à leurs jours suite à du harcèlement : peut-être que déjà, ils ne se sentent déjà pas bien dans leur peau et on leur ajoute ce poids sur les épaules. 

On s’attaque à tout…

Les jugements émis peuvent être fondés sur tellement de bases. C’est ce qui fait qu’ils sont très (trop selon moi) présents dans notre société et particulièrement en cette période de développement qu’est l’adolescence. On s’attaque à tout : le physique, le comportement, les habitudes, les fréquentations, la sexualité, les photos qu’on envoie, celles qu’on poste sur les réseaux sociaux, le style vestimentaire, … Je trouve cela dommage. Bien souvent, on critique sans savoir les raisons pour lesquelles la personne fait telle ou telle chose, sans connaître véritablement la cible de nos commérages, sans faire attention aux conséquences. Un simple regard méchant, insultant ou moqueur peut faire mal, un bête mot peut blesser, même une bousculade intentionnée peut en dire long. 

Petit message

Alors, de ma part mais aussi de celle de plein d’autres jeunes, j’invite à ce qu’on réfléchisse à ce que chacun et chacune fait et dit. Pourquoi dire du négatif alors que l’on pourrait, au contraire, relever le positif ? Si quelqu’un est heureux, pourquoi le rendre mal dans sa peau ou triste en le rabaissant ? De mon point de vue, le système de conformité à un groupe, à une classe sociale ne devrait pas amener à de la discrimination, à des insultes ou à un rejet brutal. Soyons attentifs, il y a des différences entre ce qu’on est et ce que les autres pensent voir, entre ce que l’on paraît être et ce que les autres veulent croire.  

 

Auteur : Lucile, 15 ans, Stoumont

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Confiné, saison 2, épisode 2

Confiné, saison 2, épisode 2

Quand nous avons rencontré Jonas à la mi-avril, il nous a expliqué que ce confinement n’était pas une première pour lui. Il y a deux ans, il était déjà confiné. 

Cours en ligne

Je me lève, la maison est calme, j’essaie d’éviter les grasses mat’ mais il est déjà tard. Je descends dans la cuisine, allume la cafetière et ouvre mes boîtes de médicaments. Je déjeune seul en regardant par la fenêtre. Merde ! Il va être 11 heures et mon cours par vidéoconférence va commencer ! J’avale mes derniers médicaments du matin et m’installe derrière mon ordinateur. Depuis mon écran, je vois ma classe et mon professeur, c’est un semblant de vie « normale » qui n’a lieu que trois heures par semaine mais c’est déjà mieux que rien.

Soins

L’après-midi j’ai rendez-vous chez le kiné, mes seules sorties autorisées. J’enfile mon masque et mon bonnet avant de quitter la maison. Dans la rue les passants me regardent d’un air surpris, certains sont mal à l’aise. Dans la salle d’attente, avant la consultation, les autres patients me jettent des yeux curieux ou légèrement apitoyés. Dans le cabinet du kiné, je peux, enfin, retirer ce foutu masque et discuter avec quelqu’un d’autre que ma famille sans jugement, ni curiosité. Je quitte le cabinet l’esprit moins encombré et moins anxieux. Ces trois séances de remise en forme par semaine me permettent de garder un lien social, me permettent de penser à autre chose que cet isolement et cette fichue maladie.

Vie en ligne

De retour à la maison, j’appelle des amis pour jouer en ligne, on parle de tout et de rien, comme avant, ce qui me permet d’oublier un peu ce confinement dans lequel je me trouve depuis plusieurs mois.

Routine … 

Ce genre de journée se répète et créée une routine d’isolation, de stress où je dois faire attention à tout : ce que je mange, ce que je bois, ce que je touche, qui je suis autorisé à voir,…Une routine calme, parfois trop, à laquelle je n’étais pas habitué, mais mon corps a du mal à faire plus. Même si la date de fin de traitement se rapproche, mon corps lui, s’affaiblit et j’ai peur et je me réjouis, tellement, de revoir mes amis, d’aller me balader, de faire la fête, de me retrouver au milieu d’une foule, de retourner en cours,… bref, de retrouver ma vie d’avant.

Positif

Ce confinement que j’ai du faire il y a deux ans m’a permis, à l’âge de 19 ans, de vaincre un cancer des ganglions. Ce fut long et éprouvant, autant mentalement que physiquement, mais, grâce aux soins médicaux et au soutien de mon entourage, j’ai pu guérir et sortir de cette forme d’isolement qui m’a permis de réfléchir sur qui j’étais, quelles étaient mes priorités et quel impact positif j’aimerais avoir autour de moi.

Auteur : Jonas, liège, 21 ans

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Le retour de karma

Le retour de karma

On était loin d’imaginer que ce Covid 19 aurait pris autant d’ampleur dans nos vies. Tout d’abord, on pense que ce virus est la réponse de notre planète à ce qu’on lui fait subir : les déchets, les usines le gaspillage… 

Des animaux

Depuis longtemps, les hommes sont la cause de cette pollution. Elle débouche sur un réchauffement climatique, qui menace la pérennité de l’espèce, des espèces. Suites aux mesures prises par le gouvernement, on se rend davantage compte, avec ce confinement, ce qu’endurent les animaux enfermés dans des zoos. Ils n’ont pas droit à la liberté. Aujourd’hui, nous sommes ces animaux, cloîtrés dans notre habitat à longueur de journée.

Quel retournement de situation, on s’est pris un retour de karma. Seuls les humains sont touchés étant donné que le virus ne touche pas les animaux. Le confinement n’a fait que de révéler davantage l’égocentrisme de certaines personnes. Celles qui ne respectent pas les mesures de sécurité, qui décident de nuire à la vie d’autrui sans se préoccuper de l’impact que cela aura.

Pas tous dans le même sac

Cependant, il existe encore des personnes qui ont le courage d’aller travailler et d’affronter cette pandémie, en permanence. Elles se surpassent pour sauver des vies en mettant la leur en danger. On remercie tout le personnel médical pour les efforts qu’ils fournissent au quotidien. Il n’y a pas que le personnel médical. Les chauffeurs de bus, se font un sang d’encre en allant travailler, ils doivent charger certains jeunes irresponsables et doivent faire respecter la loi dans leur véhicule. À contre coeur, en raison de la distanciation sociale instaurée dans les bus, ils ont à refuser un déplacement essentiel pour une personne qui est dans l’obligation d’aller travailler. Il y a aussi les caissières avec des  protections de plastique… Certaines caissières ont peur et sont à bout de force. 

On a une pensée particulière, de la tristesse, pour les personnes âgées dans les homes qui ne peuvent pas recevoir de visites, et qui sont confrontées à la solitude permanente, enfermée entre quatre murs.

Pour les écoles, les professeurs et évidemment les étudiants, c’est aussi un choc. Tout ce petit monde se voyait terminer l’année, continuer les études ou obtenir un diplôme. Les ignorances sont encore grandes par rapport à la fin de l’année scolaire. Les équipes éducatives mettent en place des vidéos conférences, des devoirs par mails, pour veiller à ce que les élèves continuent d’apprendre. Ça nous permet donc de travailler en autodidacte et à son rythme. Heureusement que ces technologies existent, elles nous permettent d’entretenir des liens avec nos professeurs.

Le bon côté des choses ?

Cette situation nous empêche de procrastiner et nous laisse du temps  pour nous, du temps pour nous recentrer, pour nous ressourcer dans la nature, pour découvrir de nouvelles activités intérieures, pour repérer des talents cachés. Cela peut aussi renforcer les liens familiaux grâce, par exemple, aux jeux de société. Cette situation nous semble horrible, on est d’autant plus susceptibles d’être sujettes à des tensions avec notre famille puisqu’on est ensemble du matin au soir. On ne peut plus se confier, yeux dans les yeux, avec un ami, une amie, pour nous changer les idées… Ensuite, on a beaucoup plus de mal à être la meilleure version de nous sans les amis, qui nous manquent énormément. Elles et ils nous soutiennent à devenir meilleures de jour en jour, nous stimule dans la vie… Il nous manque une partie de nous.

On garde la tête haute

Sans nos études, nos passions, nos sorties, notre job étudiant, nous sommes amenées à improviser, à trouver une façon de nous occuper dans la bonne humeur et sans devenir aliénées. On a cette impression d’avoir vécu une journée incomplète, de n’avoir pas réalisé grand chose d’extraordinaire a contrario de d’habitude. On n’a plus droit à cette vie sociale, qui sans que nous le sachions, animait et égayait nos journées. On se rend compte, maintenant, qu’on était chanceuces de pouvoir partager des moments simples, ne serait-ce que pour discuter ou rigoler avec nos proches, en être privées nous heurte.

L’humain a tendance à se plaindre au quotidien, parfois inutilement, des futilités. Une fois confronté à cette privation de liberté, il prend conscience de la valeur de certaines choses. Lorsqu’on est de nature ambitieuse, à aimer partir à l’aventure, à aimer le contact relationnel, il est dur de s’en détacher, de se voir refuser toute activité qui nous motive, nous inspire. Cette expérience nous a donné une leçon de moral qui est la suivante : profiter un maximum du moment présent, ne négligeons pas les proches laissons au loin nos téléphones.

Auteures : Nohayla, 18 ans, EVA, 17 ans, Huy

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Coeur sombre

Coeur sombre, sombre de conneries, conneries de jeunesse, jeunesse de délinquant,  délinquance de plusieurs années, plusieurs années noires, noires de fréquentation, fréquentation de cité, cité en...

Liberté et solitude

Je vais vous parler de mon histoire par rapport à la solitude. Je suis une personne très timide. Je ne fais pas facilement confiance. J'ai toujours eu peur du regard des autres, des critiques,...

L’abus sexuel

J'ai décidé de parler de l'abus sexuel car j'espère que cela pourra aider des gens ayant vécu une situation similaire que moi... J'ai subi des attouchements vers l'âge de 7 ou 8 ans, je ne sais plus...

L’adolescence

Il y a cinq ans, je changeais d’école pour la première fois. J’entrais en cinquième primaire. C’était donc une petite école. Je me suis directement intégré. Après un mois plus ou moins, je me suis...

Á toi, qui lis ceci.

A toi qui lis ceci, Qui cache derrière son sourire ses soucis, Qui aire rire de tout et de rien, Qui n'expose jamais son chagrin. Qui souhaite tellement faire le bien autour de toi, Qui finit par...

Le regard des autres

J'ai toujours eu peur de l'avis des autres. Depuis toute petite, je suis conditionnée à leur plaire. Je suis une femme. La société nous contraint de respecter certains codes, styles vestimentaires,...

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