Les invisibles de Liège : entre souffrance et oubli

Les invisibles de Liège : entre souffrance et oubli

En juin 2025, la Ville de Liège a mandaté Scan-R pour organiser plusieurs ateliers avec des jeunes Liégeois·es. L’objectif ? Récolter leur avis sur les actions et politiques mises et à mettre en place pour définir son Projet de Ville « Liège 2030 ».

À Liège, je déprime toujours face aux SDF (sans domicile fixe) que je croise. Leur présence me touche, me fait réfléchir. C’est un sujet qu’on évite, qu’on banalise, ou qu’on résume à quelques reportages à la télé. Pourtant, en Wallonie, on compte près de 20 000 personnes sans-abries. Un chiffre énorme, qu’on ne devrait pas accepter comme une simple statistique. 

Dans le centre-ville de Liège, il suffit de marcher quelques minutes pour voir une personne dormir dehors, sur des cartons, ou parfois même, sans rien du tout. Ces gens vivent dans des conditions que personne ne mérite : le froid, l’humidité, l’insécurité, la faim, la solitude. Oui, certains disent que ça “enlaidit la ville”. Mais ce qui fait vraiment mal, c’est de voir des êtres humains totalement exclus, rejetés par une société qui les ignore. 

Il existe des dispositifs pour les aider : centres d’accueil, associations… mais c’est loin d’être suffisant. Le nombre de personnes en détresse augmente, les ressources manquent, et les solutions mises en place ne suivent pas. 

Ce qui me touche encore plus profondément, c’est le regard que certains posent sur eux. J’entends souvent des remarques comme : “Si je lui donne de l’argent, il va aller s’acheter de la drogue ou une Jupiler”. Peut-être. Mais est-ce qu’on prend le temps de se demander pourquoi ? Ces consommations, aussi destructrices soient-elles, sont parfois leur seul moyen d’oublier, de tenir le coup dans une vie qui ne leur offre aucun répit. Ce n’est pas une solution, c’est vrai. Mais c’est souvent leur seule échappatoire à la souffrance. 

Je ne dis pas qu’il faut tout cautionner. Mais il faut apprendre à regarder autrement, avec un peu plus d’empathie, un peu plus d’humanité. On ne sait jamais ce que la vie nous réserve. Aidez votre prochain, car demain, ça pourrait être vous. 

Auteure : Helin, 17 ans, Liège

Cet article a été écrit produit lors d’un atelier Scan-R.

Et d’autres décryptages

Amis

Les amis font parties intégrantes de nos vies. L’amitié chez les jeunes, comment influence-il notre quotidien et notre personnalité ? L’amitié joue un rôle essentiel, surtout à notre âge, car elle...

Rien n’est figé

Scan-R mène parfois des ateliers d’expression dans le cadre de projets spécifiques, comme le projet « Argent en mots » consacré à l’éducation financière. L’objectif du projet : permettre aux jeunes...

Le vol qui a duré 10 minutes

Durant nos ateliers, nous proposons aux jeunes d’écrire un texte en partant de cette phrase au sens ambigu : « Le vol avait duré 10 minutes ». L’objectif : leur montrer que la créativité peut être...

L’auto-pression !

La jeunesse d’aujourd’hui c’est la pression que l’on s’inflige pour notre avenir et que les profs nous inflige également. Les profs souvent ne prêtent pas attention à notre mal être. Ils ne se...

Raconte un bout de ton histoire

Des MENA (= Mineur·e étranger·e non accompagné·e) et leurs encadrant·es ont été invité·es à s'exprimer sur leur histoire migratoire, dans un atelier PCI chez Interra. Noura, 16 ans, Liège Le plus...

Le silence après toutes les réponses

Et si tout devenait trop facile ? Et si plus rien ne pouvait vraiment me surprendre ? A première vue, être la personne la plus intelligente au monde semble être un rêve. Pourtant, je pense que je...

Après l’info

Scan-R part à la rencontre des adolescent·es. Cette fois, l'objectif est de se concentrer sur le journalisme actuel. Après l'exposé, les jeunes font part de leurs réflexions.  TV dégoût, Ella, 17...

L’agénésie du corps calleux

Le plus fou dans ma vie est de ne pas trouver de remède à l’agénésie du corps calleux. Pourquoi j’écris ça ? De un, j’ai cette malformation. De deux, cette maladie est rare (exemple : il manque une...

Le revoir

Ce qui me manque le plus c’est mon père car ça fait 5 ans qu’il est décédé. Et ça fait 6 ans que je ne l’ai pas vu. La dernière fois que je l’ai vu, c’était quand j’ai dû quitter mon pays en 2020....

La critique, toujours ?

Scan-R rencontre des adolescent·es dans une école verviétoise. Ces jeunes s'expriment alors au sujet du regard des autres.  La critique, toujours ?, Florian, 16 ans, Verviers Il y aura toujours des...

Un corbeau dans la cour

Un corbeau dans la cour

Est-ce qu’un éducateur n’est pas une triste vision ? Après tout, quand tout va bien, on ne les voit pas. Et je parle de chaque travailleur social. Ce sont des oiseaux de mauvais augure, leur présence signifie le passage de malheur.

En fait, peut-être que pour le privilège et le pouvoir, qui ne connaissent pas les difficultés, l’éducateur est invisible.

L’empathie de l’homme est liée à son vécu. Il ne reconnait souvent que les besoins qu’il a déjà ressentis. Ceux qui n’ont jamais été en mal de repères ne se demandent pas ce qui arrive à ceux qui n’en ont pas. Peut-être ces gens pensent que travailler dans le social, c’est à la portée de chacun.

Je ne suis pas éducateur mais j’ai été chef scout. Quand une jeune fille d’une dizaine d’année passait un trajet dans les bois à me raconter le jour où elle a retrouvé le corps de sa mère… j’étais démuni. Être une oreille, une présence réconfortante, c’est déjà énorme, je le sais bien. Mais qui peut penser que chacun est prêt à accueillir ce genre de souffrance ?

J’ai été frère de suicidaire, amant de dépressive. Qui peut affirmer pouvoir aider et accompagner ceux qui ont tant besoin d’aide !? Il y a trop de souffrance dans ce pauvre monde. On ne peut la supporter qu’en se relayant la charge.

Alors, merci à tout le secteur social.

Votre présence restera toujours, non pas un signe de malheur, mais une source de répit et de soulagement.

Puisse le pouvoir se rendre compte de votre nécessité.

A écouter aussi en podcast ici

Auteur : Anonyme, 27 ans, Mons

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Et d’autres récits

Amis

Les amis font parties intégrantes de nos vies. L’amitié chez les jeunes, comment influence-il notre quotidien et notre personnalité ? L’amitié joue un rôle essentiel, surtout à notre âge, car elle...

Rien n’est figé

Scan-R mène parfois des ateliers d’expression dans le cadre de projets spécifiques, comme le projet « Argent en mots » consacré à l’éducation financière. L’objectif du projet : permettre aux jeunes...

Le vol qui a duré 10 minutes

Durant nos ateliers, nous proposons aux jeunes d’écrire un texte en partant de cette phrase au sens ambigu : « Le vol avait duré 10 minutes ». L’objectif : leur montrer que la créativité peut être...

L’auto-pression !

La jeunesse d’aujourd’hui c’est la pression que l’on s’inflige pour notre avenir et que les profs nous inflige également. Les profs souvent ne prêtent pas attention à notre mal être. Ils ne se...

Raconte un bout de ton histoire

Des MENA (= Mineur·e étranger·e non accompagné·e) et leurs encadrant·es ont été invité·es à s'exprimer sur leur histoire migratoire, dans un atelier PCI chez Interra. Noura, 16 ans, Liège Le plus...

Le silence après toutes les réponses

Et si tout devenait trop facile ? Et si plus rien ne pouvait vraiment me surprendre ? A première vue, être la personne la plus intelligente au monde semble être un rêve. Pourtant, je pense que je...

Après l’info

Scan-R part à la rencontre des adolescent·es. Cette fois, l'objectif est de se concentrer sur le journalisme actuel. Après l'exposé, les jeunes font part de leurs réflexions.  TV dégoût, Ella, 17...

L’agénésie du corps calleux

Le plus fou dans ma vie est de ne pas trouver de remède à l’agénésie du corps calleux. Pourquoi j’écris ça ? De un, j’ai cette malformation. De deux, cette maladie est rare (exemple : il manque une...

Le revoir

Ce qui me manque le plus c’est mon père car ça fait 5 ans qu’il est décédé. Et ça fait 6 ans que je ne l’ai pas vu. La dernière fois que je l’ai vu, c’était quand j’ai dû quitter mon pays en 2020....

La critique, toujours ?

Scan-R rencontre des adolescent·es dans une école verviétoise. Ces jeunes s'expriment alors au sujet du regard des autres.  La critique, toujours ?, Florian, 16 ans, Verviers Il y aura toujours des...

La pollution détruit la nature

La pollution détruit la nature

En juin 2025, la Ville de Liège a mandaté Scan-R pour organiser plusieurs ateliers avec des jeunes Liégeois·es. L’objectif ? Récolter leur avis sur les actions et politiques mises et à mettre en place pour définir son Projet de Ville « Liège 2030 ».

A Liège, j’adore plus que tous les parcs, les jardins et la verdure parce que sans cette verdure, la ville devient déprimante.

La ville n’est déjà pas très belle, sans verdure, ça va empirer.

Alors, si je devais vous donner un conseil, le voici. Si vous ne voulez pas que cette verdure parte, alors, prenez-en soin.

Il ne faut pas la faire souffrir en la polluant ou en jetant des déchets.

Auteure : Nour, 19 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Et d’autres récits

Amis

Les amis font parties intégrantes de nos vies. L’amitié chez les jeunes, comment influence-il notre quotidien et notre personnalité ? L’amitié joue un rôle essentiel, surtout à notre âge, car elle...

Rien n’est figé

Scan-R mène parfois des ateliers d’expression dans le cadre de projets spécifiques, comme le projet « Argent en mots » consacré à l’éducation financière. L’objectif du projet : permettre aux jeunes...

Le vol qui a duré 10 minutes

Durant nos ateliers, nous proposons aux jeunes d’écrire un texte en partant de cette phrase au sens ambigu : « Le vol avait duré 10 minutes ». L’objectif : leur montrer que la créativité peut être...

L’auto-pression !

La jeunesse d’aujourd’hui c’est la pression que l’on s’inflige pour notre avenir et que les profs nous inflige également. Les profs souvent ne prêtent pas attention à notre mal être. Ils ne se...

Raconte un bout de ton histoire

Des MENA (= Mineur·e étranger·e non accompagné·e) et leurs encadrant·es ont été invité·es à s'exprimer sur leur histoire migratoire, dans un atelier PCI chez Interra. Noura, 16 ans, Liège Le plus...

Le silence après toutes les réponses

Et si tout devenait trop facile ? Et si plus rien ne pouvait vraiment me surprendre ? A première vue, être la personne la plus intelligente au monde semble être un rêve. Pourtant, je pense que je...

Après l’info

Scan-R part à la rencontre des adolescent·es. Cette fois, l'objectif est de se concentrer sur le journalisme actuel. Après l'exposé, les jeunes font part de leurs réflexions.  TV dégoût, Ella, 17...

L’agénésie du corps calleux

Le plus fou dans ma vie est de ne pas trouver de remède à l’agénésie du corps calleux. Pourquoi j’écris ça ? De un, j’ai cette malformation. De deux, cette maladie est rare (exemple : il manque une...

Le revoir

Ce qui me manque le plus c’est mon père car ça fait 5 ans qu’il est décédé. Et ça fait 6 ans que je ne l’ai pas vu. La dernière fois que je l’ai vu, c’était quand j’ai dû quitter mon pays en 2020....

La critique, toujours ?

Scan-R rencontre des adolescent·es dans une école verviétoise. Ces jeunes s'expriment alors au sujet du regard des autres.  La critique, toujours ?, Florian, 16 ans, Verviers Il y aura toujours des...

LES PETITS AVIS, EPISODE 114

LES PETITS AVIS, EPISODE 114

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc dans un seul article sobrement intitulé “Les Petits Avis”.

Promenade, Anonyme, Liège

A Liège, j’adore plus que tout me promener.

Premièrement, ça ne coûte pas d’argent. Pour aller se promener, pas besoin de forcément dépenser. Deuxièmement, ça pourrait aider à sortir de chez soi et de sortir de sa zone de confiance. Troisièmement, ça pourrait aider à faire une activité sportive et être plus actif.

Un petit conseil à vous donner : sortez de votre zone de confort et allez faire de nouvelles choses.

Liberté de choisir, Anonyme, 25 ans, Theux

Si un jour j’ai des enfants, j’aimerais que même mon petit garçon puisse porter du rose s’il en a envie. La liberté de choix lui revient. En ce qui concerne les tâches, j’inviterais tout le monde à y participer telle une équipe, ils vont apprendre à s’entraider.

Ils pourront découvrir tout ce qu’ils veulent pour leur faciliter un choix plus tard…

Il n’y a pas des choses que seules les filles ou seuls les garçons peuvent faire uniquement. C’est une équipe…

La lumière percera le brouillard, Willy, 58 ans, Charleroi

Toute notre vie, on sera jugé, critiqué, mis en doute sur ce que l’on fait. Beaucoup oublient que tous ces mots font très mal. Pourtant, on ne demande qu’une seule chose : vivre sans critique, sans jugement, et que cessent vos doutes sur nous. Je suis déçu de devoir toujours rendre compte de ce que je fais, de devoir supporter ces mots qui blessent. Je n’ai pas besoin de vos remarques qui me font mal, car je suis déjà prisonnier de mon passé, prisonnier de la rue.

Chaque jour, je ressens ce poids sur ma poitrine, cette douleur qui ne me quitte pas. Je vois tant de personnes qui vivent dehors, qui dorment sur un carton, avec, pour seule protection, une couverture. Ce qui me fait le plus mal, c’est de voir arriver des enfants, chassés par leurs propres parents, comme mes amis et amies, expulsés des villes et des squats. Depuis un moment, je le dis : il n’y a plus de dignité humaine.

Chaque nuit, avant de dormir, j’écoute de la musique, j’entends les hommages aux morts de la rue, les chansons pour ces femmes qui sont décédées dehors. L’indifférence détruit notre cœur et notre corps brûle à petit feu, lentement, dans un brouillard de tristesse et de solitude. Je crois que notre image de SDF va nous suivre toute notre vie, que cela restera gravé dans notre mémoire d’humain. Quelle douleur dans la tête, dans la poitrine ! Les mots « deuil », « drame », « souffrance », « doute », « blessure » et « peur » envahissent mes pensées, jusqu’à préférer le silence.

Ce qui fait encore plus mal, c’est d’être trahi par une personne en qui j’avais confiance. Maintenant, je garde en moi une déception profonde et un chagrin qui ne cicatrise pas. Je suis épuisé, fatigué de cette bataille quotidienne. Parfois, je sens ma force flancher, je vacille sous le poids de tout ce que j’ai vécu. Quand pourrais-je enfin trouver une guérison ? Je ne sais pas si je serai un jour heureux, ou si j’aurai droit à un peu de bonheur dans ma vie et dans mon logement. Oui, bien sûr, je ne cherche plus un abri ou un squat, où dormir ou me reposer, puisque maintenant j’ai un appartement. Mais la bataille n’est pas terminée. Il faut du courage et de la force pour continuer, pour avancer dans ce brouillard, pour espérer que, petit à petit, mes blessures cicatrisent. Peut-être qu’un jour, la lumière percera ce brouillard et que je pourrai enfin respirer, le cœur un peu plus léger.

NDLR : Parfois, Scan-R partage la parole des personnes ayant plus de 30 ans. Elles écrivent au sein d’institutions en lutte contre la précarité.

Auteurs/es : Anonymes, Willy

CES PETITS AVIS ONT ÉTÉ PRODUITS LORS DE DIFFERENTS ATELIERS SCAN-R.

Et d’autres récits

Amis

Les amis font parties intégrantes de nos vies. L’amitié chez les jeunes, comment influence-il notre quotidien et notre personnalité ? L’amitié joue un rôle essentiel, surtout à notre âge, car elle...

Rien n’est figé

Scan-R mène parfois des ateliers d’expression dans le cadre de projets spécifiques, comme le projet « Argent en mots » consacré à l’éducation financière. L’objectif du projet : permettre aux jeunes...

Le vol qui a duré 10 minutes

Durant nos ateliers, nous proposons aux jeunes d’écrire un texte en partant de cette phrase au sens ambigu : « Le vol avait duré 10 minutes ». L’objectif : leur montrer que la créativité peut être...

L’auto-pression !

La jeunesse d’aujourd’hui c’est la pression que l’on s’inflige pour notre avenir et que les profs nous inflige également. Les profs souvent ne prêtent pas attention à notre mal être. Ils ne se...

Raconte un bout de ton histoire

Des MENA (= Mineur·e étranger·e non accompagné·e) et leurs encadrant·es ont été invité·es à s'exprimer sur leur histoire migratoire, dans un atelier PCI chez Interra. Noura, 16 ans, Liège Le plus...

Le silence après toutes les réponses

Et si tout devenait trop facile ? Et si plus rien ne pouvait vraiment me surprendre ? A première vue, être la personne la plus intelligente au monde semble être un rêve. Pourtant, je pense que je...

Après l’info

Scan-R part à la rencontre des adolescent·es. Cette fois, l'objectif est de se concentrer sur le journalisme actuel. Après l'exposé, les jeunes font part de leurs réflexions.  TV dégoût, Ella, 17...

L’agénésie du corps calleux

Le plus fou dans ma vie est de ne pas trouver de remède à l’agénésie du corps calleux. Pourquoi j’écris ça ? De un, j’ai cette malformation. De deux, cette maladie est rare (exemple : il manque une...

Le revoir

Ce qui me manque le plus c’est mon père car ça fait 5 ans qu’il est décédé. Et ça fait 6 ans que je ne l’ai pas vu. La dernière fois que je l’ai vu, c’était quand j’ai dû quitter mon pays en 2020....

La critique, toujours ?

Scan-R rencontre des adolescent·es dans une école verviétoise. Ces jeunes s'expriment alors au sujet du regard des autres.  La critique, toujours ?, Florian, 16 ans, Verviers Il y aura toujours des...

Liège, en toute sécurité ?

Liège, en toute sécurité ?

En juin 2025, la Ville de Liège a mandaté Scan-R pour organiser plusieurs ateliers avec des jeunes Liégeois·es. L’objectif ? Récolter leur avis sur les actions et politiques à mettre en place pour définir son Projet de Ville « Liège 2030 ».

On dit souvent qu’à Liège, il y a beaucoup d’insécurité. Est-ce que cette ville est vraiment dangereuse ?

Pour moi, la ville est vraiment dangereuse parce que oui, il y a beaucoup trop de drogués et ça me fait très peur de me balader en ville ou même dans certaines rues. Alors, oui, pour moi, Liège est une ville d’insécurité et la majorité des Liégeois ne sentent pas trop en sécurité dans leur ville.

A peine 57% d’entre nous se sentent toujours en sécurité, dans son domicile, en journée. La nuit, seulement 39% (source chiffrée : Moustique).

Ce qui signifie que même chez soi, on n’est plus en sécurité.

Auteure : Nour, 13 ans, Liège

CES PETITS AVIS ONT ÉTÉ PRODUITS LORS DE DIFFERENTS ATELIERS SCAN-R.

Et d’autres récits

Amis

Les amis font parties intégrantes de nos vies. L’amitié chez les jeunes, comment influence-il notre quotidien et notre personnalité ? L’amitié joue un rôle essentiel, surtout à notre âge, car elle...

Rien n’est figé

Scan-R mène parfois des ateliers d’expression dans le cadre de projets spécifiques, comme le projet « Argent en mots » consacré à l’éducation financière. L’objectif du projet : permettre aux jeunes...

Le vol qui a duré 10 minutes

Durant nos ateliers, nous proposons aux jeunes d’écrire un texte en partant de cette phrase au sens ambigu : « Le vol avait duré 10 minutes ». L’objectif : leur montrer que la créativité peut être...

L’auto-pression !

La jeunesse d’aujourd’hui c’est la pression que l’on s’inflige pour notre avenir et que les profs nous inflige également. Les profs souvent ne prêtent pas attention à notre mal être. Ils ne se...

Raconte un bout de ton histoire

Des MENA (= Mineur·e étranger·e non accompagné·e) et leurs encadrant·es ont été invité·es à s'exprimer sur leur histoire migratoire, dans un atelier PCI chez Interra. Noura, 16 ans, Liège Le plus...

Le silence après toutes les réponses

Et si tout devenait trop facile ? Et si plus rien ne pouvait vraiment me surprendre ? A première vue, être la personne la plus intelligente au monde semble être un rêve. Pourtant, je pense que je...

Après l’info

Scan-R part à la rencontre des adolescent·es. Cette fois, l'objectif est de se concentrer sur le journalisme actuel. Après l'exposé, les jeunes font part de leurs réflexions.  TV dégoût, Ella, 17...

L’agénésie du corps calleux

Le plus fou dans ma vie est de ne pas trouver de remède à l’agénésie du corps calleux. Pourquoi j’écris ça ? De un, j’ai cette malformation. De deux, cette maladie est rare (exemple : il manque une...

Le revoir

Ce qui me manque le plus c’est mon père car ça fait 5 ans qu’il est décédé. Et ça fait 6 ans que je ne l’ai pas vu. La dernière fois que je l’ai vu, c’était quand j’ai dû quitter mon pays en 2020....

La critique, toujours ?

Scan-R rencontre des adolescent·es dans une école verviétoise. Ces jeunes s'expriment alors au sujet du regard des autres.  La critique, toujours ?, Florian, 16 ans, Verviers Il y aura toujours des...