Les petits avis, épisode 10

Les petits avis, épisode 10

Scan-R, dès le départ, essaye de donner la parole à chacune, à chacun, à tout le monde ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un témoignage. On a donc décidé d’en rassembler plusieurs. Voici donc les témoignages de Noémie, Georges, Najlaa et Izak.

Jugée parce qu’en échec par Noémie, 16 ans, Liège

Les jugements par rapport aux personnes qui doublent une année scolaire peuvent avoir un impact sur la confiance en soi. J’en ai fait les frais. L’année scolaire 2018-19 s’est mal terminée : je n’avais que deux échecs et j’ai, de peu, redoublé. Depuis, j’ai la sensation d’avoir perdu un an de ma vie. J’ai dû recommencer mon année avec des personnes que je ne connaissais pas et surtout, sous les regards de pitié et de dédain de la part de mes proches, de mes professeurs, des autres élèves… Tout au long de l’année, j’ai reçu des remarques désobligeantes sur mon niveau intellectuel. On me disait, par exemple, que j’avais 2 de QI, que les personnes qui doublent, c’est parce qu’elles sont connes… Petit à petit, j’ai eu un complexe par rapport à mon niveau d’intelligence. Je sais au fond de moi que je ne suis pas bête, mais toutes ces remarques et ces regards m’ont fait croire que je l’étais. Je n’osais plus dire, faire des choses qui auraient pu inviter à penser que j’étais bête. Je me suis éloignée alors de certaines amies de mon école, elles me jugeaient en permanence sur mon échec scolaire. Avec le temps, j’ai réussi à me reconstruire, à savoir qui je suis et ce que je vaux. L’année 2019-20 s’est terminée avec les félicitations de l’école ! En fin de compte, je suis heureuse surtout grâce à l’aide de mes amies d’enfance qui m’ont soutenue tout au long de l’année.

Mes parents divorcent, par Georges, 16 ans, Jupille

Lors d’une séparation ou d’un divorce, j’ai l’impression qu’on ne pense pas à nous, les enfants. Je suis dans cette situation et je peux vous dire que ce sont nous, mes frères et soeurs et moi, qui en souffrons le plus. Ce qui me touche, ce sont les raisons de ce divorce. Pour le moment, je suis en colère contre mon père. Ce qu’il a fait est impardonnable. Je n’ai plus du tout envie de le voir ou de lui parler. Je le déteste ! Pourquoi cette situation ? Parce que, plusieurs fois, il a trompé ma mère. Après de longues années de souffrances, elle a demandé le divorce. Grâce à sa psy, elle s’est sentie mieux et a trouvé la force de le quitter. Au début du confinement, iIs nous ont annoncé le divorce. En tant qu’enfant, je ne peux rien y faire, à part subir et c’est difficile à vivre. Dans ces moments-là, nous avons besoin de personnes de confiance pour nous aider à nous sentir mieux alors on en parle beaucoup entre nous, avec ma soeur et mes frères. Quand j’étais petit, comme c’est le cas pour beaucoup d’enfants, mon père était un héros. Après avoir appris la raison du divorce, je suis tombé de haut, de très très haut. Mon père est passé de héros à la personne que je méprise le plus pour le moment. C’est pourquoi je ne compte pas lui pardonner. Je n’ai même plus envie de le voir, de lui parler. Ce que je ressens dans cette situation, c’est déception, trahison et mépris.

Le théâtre m’a aidée, par Najlaa, 14 ans, Bruxelles

Petite, je me faisais harceler. On me disait que “j’étais différente” des autres : j’étais très petite, j’étais très timide. Je portais des lunettes… J’étais donc traitée de “singe à lunettes.” À ce moment-là, j’étais rouge comme une tomate, c’était la honte totale. J’étais vraiment seule, je n’avais pas vraiment d’ami·es. On disait que j’étais différente des autres… Ce qui m’a aidé ? C’est le théâtre. Un jour, je suis allée à un cours de théâtre que suivait ma mère. On m’a alors proposé un tout petit rôle dans une des pièces et j’ai accepté. Quand le jour de la représentation arriva, j’étais sur la scène, morte de peur mais j’ai aimé monter sur scène et m’exprimer. Le théâtre m’a beaucoup aidée. Depuis que j’ai joué cette pièce, j’ai continué à en faire et ça m’aide à m’exprimer devant un public. Sur la scène, je me sentais libre, comme si je pouvais tout faire. C’était comme ma deuxième maison. J’étais libre de danser, crier, chanter, faire n’importe quoi sans que personne ne me juge. J’étais moi-même. Je me dis que si je devais retourner dans le passé et dire une chose aux personnes qui m’ont harcelée, je leur dirais que ce qu’elles ont fait n’était pas du tout normal et je me moquerais pas mal de leurs jugements sur le physique… Nous sommes toutes et tous pareil·le·s. Je souhaite que chaque personne trouve une passion qui l’aidera à surmonter le harcèlement.

Je veux qu’on nous écoute, par Izak, 16 ans, Laeken

J’ai eu une enfance difficile… On m’a toujours dit : “Les jeunes, vous ne servez à rien… Juste à foutre la merde”. Nous, on se fait arrêter par la police si on ne porte pas de masque mais j’ai vu de mes propres yeux que ce n’était pas la même chose pour les adultes. Nous, pour ça, nous sommes arrêtés et menottés. Je trouve que les adultes devraient se regarder avant de parler. Tout le temps, on se prend des commentaires mais quand on veut dire quelque chose, nous ne sommes pas écoutés. J’ai l’impression qu’avec les adultes, comme mes parents, on ne parle pas la même langue. Je ne comprends pas. On nous dit qu’on n’écoute pas mais mon père, par exemple, est le dernier à m’écouter. Ce qu’il écoute, ce sont les adultes qui parlent à la télé. Nous, on devrait faire comme si on était des adultes mais nous sommes des jeunes et personne ne veut le comprendre. Moi, je veux qu’ils fassent attention à ce qu’ils disent, à la manière dont ils font les choses avec nous, je veux qu’ils arrêtent de parler de nous, à notre place.

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Mon pote est mort dans un accident

Mon pote est mort dans un accident

Il y a un mois et demi, à la sortie du confinement, le meilleur ami de Mathys est mort dans un accident de voiture. Aujourd’hui, il est dégouté, en colère, habité par un énorme sentiment d’injustice…

Le mur

En juin dernier, mon meilleur pote a eu un accident de voiture et il a perdu la vie. Le conducteur n’avait que 17 ans. Il n’avait pas le permis et la voiture avait été “empruntée” à son père. Mon ami ne le connaissait pas plus que ça, mais, va savoir pourquoi, il avait décidé de rentrer d’une soirée avec lui. Pas de bol, ils ont fini dans un mur. Un autre passager est également décédé.

Il ne reste rien

Mon ami était un gros malade avec qui je me tapais des barres qui pouvaient durer des heures. C’était un cuistot plein d’avenir. Il nous préparait de ces petits plats ! Pas des bêtes omelettes hein, de vrais plats ! C’était un mec en or. La vie c’est parfois injuste. Il me manque énormément. Je pense à lui tout le temps, surtout en ce moment, surtout pendant ces vacances. En principe, je devais partir en voyage avec lui, aller aux Ardentes… Tout cela sans parler des soirées qui s’annonçaient nombreuses et arrosées. Face à ce drame, je me sens bloqué, triste, je le garde pour moi.

Perdu

Quand c’est arrivé, j’étais ailleurs et ma mère n’a pas voulu rentrer plus tôt. Je ne suis rentré que pour l’enterrement. Sa famille, c’était comme la mienne. Ne pas être présent m’a fait me sentir comme une merde. Quand je l’ai vu enfin, le jour de son enterrement, j’étais dégouté de le voir dans une bête et laide boîte. Il méritait quand même quelque chose de mieux que ça … Depuis que ça c’est passé, je suis en colère sur ce conducteur. Mais je sais que quoique je fasse, cela ne servira à rien. Je suis dégouté par l’absence de justice envers ce chauffard. Il sera jugé comme un mineur, inconscient de ses actes … il avait trop bu. Je m’en veux de ne pas avoir prévenu mon ami qu’il trainait avec de mauvaises personnes. Je le savais… Mais bon, je continuerai d’avancer, pour lui. Mon frérot sera toujours avec moi.

Cet été, Bruxelles-Mobilité, l’administration de la Région de Bruxelles-Capitale chargée des équipements, des infrastructures et des déplacements a réalisé une campagne intitulée Barlos. Différentes personnalités (Kody, Martha Da’ro, SilentJill et Mourade Zeguendi) y ont participé. Leur but : faire en sorte que les jeunes prennent conscience des dangers de prendre le volant sous influence.

Auteur : Mathys, 16 ans, Grivegnée

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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Flemmarde pendant le confinement ?

Flemmarde pendant le confinement ?

Paraît que les jeunes sont des flemmards qui ne veulent pas retourner à l’école et ne pensent qu’à geeker à longueur de journée. Pour Amal, médias et enseignant·es insistent, trop, sur le fait que ce ne sont pas les vacances, qu’il faut garder, à tout prix, un contact scolaire. Amal n’aime pas ces lourdes étiquettes collées sur la tête des jeunes. Elle invite, le temps d’une lecture, à voir ce qu’il se passe, réellement, à l’intérieur d’une tête de jeune confinée.

Découvrir l’essentiel

Avant, j’étais une acheteuse compulsive. Être confinée m’a donné l’opportunité de me retrouver moi-même, de méditer et de me repositionner par rapport à mes valeurs. J’avais tendance à sous-estimer les choses habituelles, celles qui ne s’achètent pas : rester chez soi, tourner en rond, être privée de la liberté… inimaginables. La mise en quarantaine fait de moi une personne moins distraite par les superflus de la vie. La fermeture des magasins et l’obligation de ne sortir qu’en cas de nécessité m’ont fait prendre conscience que je n’ai pas besoin de gaspiller mon argent pour vivre. J’apprends à être plus reconnaissante que ce que je ne l’étais pour tout ce que je possède et que d’autres n’ont pas forcément, comme un toit, de quoi manger et se vêtir, de quoi faire passer mon temps avec un simple smartphone.

Peu à plaindre

Je sais qu’il y a des personnes opprimées confinées qui ont vécu et continuent de vivre dans de moins bonnes conditions, entre des femmes qui subissent des violences conjugales, des enfants qui se font maltraiter ou des familles entières qui vivent dans un espace restreint. Mes pensées vont plus particulièrement pour ces gens-là. Alors oui, la “flemmarde” que je suis ne veut plus d’une société de consommation qui profite aux riches et délaisse les plus faibles.

Ça change

En confinement, j’ai vu ma routine changer du jour au lendemain. Je prends conscience que vivre le moment présent est très important, on ne sait jamais de quoi sera fait demain. Je découvre les choses simples de la vie auxquelles je ne prêtais pas attention avant. Sortir, pour moi, n’avait jamais été un problème, car je sortais lorsque j’en avais envie ou par obligation, comme pour l’aller à l’école ou à un rendez-vous. “Sortir”, par l’effet de manque, prend aujourd’hui un sens nouveau. Avoir les cheveux collants à cause du gloss après s’être ramassé un courant d’air est une routine qui ne s’est plus présentée pendant des jours, des semaines, voire des mois. Sortir me manque, simplement. M’évader. Respirer un autre oxygène que celui de ma chambre. La “flemmarde” que je suis reconnaît la valeur des choses simples et essentielles du quotidien.

Loin des ami·es, proche de la famille

Être loin de mes amis est frustrant, mais d’un côté, c’est une bonne occasion pour moi de me rapprocher de ma famille et de forger des liens. Bien sûr, on a la chance d’avoir toutes ces technologies qui nous permettent de rester en contact, virtuellement, mais ce n’est pas pareil. Quand on voit la personne en face-à-face, la conversation est plus fluide, avec certaines personnes on peut faire passer le message simplement par des regards ou des gestes. Les rassemblements en famille sont aussi très importants pour moi, se retrouver tous dans une maison autour d’une table en partageant tous la même assiette est essentiel, car j’ai besoin de sentir que j’appartiens à une communauté. La “flemmarde” que je suis a le sens de la famille et apprend à forger des liens forts avec celle-ci.

Je me découvre

Je me suis aussi trouvé une nouvel aspect de ma personnalité : la patience. Ça n’a pas toujours été facile, je suis passée par plusieurs émotions qui étaient le stress, l’anxiété et la peur. Étant étudiante en cinquième année secondaire, je me suis d’abord sentie abandonnée par certains de mes professeurs qui ne donnaient plus de matière, alors que j’ai encore une année diplômante devant moi qui est principalement basée sur les deux dernières du secondaire. Finalement, avec ce confinement, je réfléchis beaucoup à ce que je veux faire plus tard de ma vie, mes études, mes projets. J’y prête beaucoup plus d’attention car le temps passe vite, et là, j’ai beaucoup de temps libre devant moi pour me poser les bonnes questions sur les études que je voudrais entreprendre.

Flemmarde ? Vraiment ?

Alors, c’est ça pour vous, une flemmarde ? C’est une jeune qui apprend à se recentrer sur elle-même? C’est celle qui refuse une société capitaliste et inégalitaire ? Celle qui s’inquiète de son avenir ? Qui se bat pour obtenir le meilleur d’elle-même ? Celle qui sait se poser les bonnes questions ? Nous, jeunes, sommes remplis d’ambition. Nous aussi, nous voulons réussir notre vie, obtenir le meilleur des diplômes. Nous pensons à notre avenir et quand je vois le monde dans lequel nous vivons, je m’inquiète. Pourquoi dénigrer vos jeunes au lieu de les encourager ? Les jeunes d’aujourd’hui, ceux-là même qui sont traités de flemmards ou réprimés par un policier, seront peut-être, demain, les médecins qui vous soigneront, les avocats qui vous défendront dans quinze ans. Nous sommes la future génération. Nous sommes les docteur·es, les professeur·es, les juges, les pompiers et pompières, les policières et policiers de demain.

Auteure : Amal, 18 ans, Bruxelles

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Divergences entre générations ?

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Brassens chantait… Quand ils sont tout neufs qu’ils sortent de l’œuf du cocon, tous les jeunes blancs-becs prennent les vieux mecs pour des cons. Quand ils sont d’venus des têtes chenues des grisons, tous les vieux fourneaux prennent les jeunots pour des cons. Moi, qui balance entre deux âges j’leur adresse à tous un message… (1). Hugo, sans attendre cette balance entre deux âges, en fait de même. 

Les temps changent

Depuis toujours une incompréhension entre les jeunes et les âgés se fait ressentir. Il y a toujours eu beaucoup de différences, beaucoup de changements. L’éducation d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui, les pratiques se font moins strictes, change aussi la place de l’enfant au sein de la famille, changent encore les valeurs transmises par les parents. Bien sûr, la différence d’âge joue. Les expériences vécues ne sont pas les mêmes et, évidemment, les adultes en ont naturellement vécues de plus nombreuses. Le monde dans lequel les jeunes, aujourd’hui, grandissent est tout aussi différent de celui dans lequel les adultes actuels ont grandi.

Hier, aujourd’hui …

Si on regarde bien, ces différences s’expliquent. On n’a pas grandi à la même époque. En effet, à la leur, peut-être, où on ne se souciait pas encore des problèmes actuels : réchauffement climatique, mondialisation, migration, certains phénomènes de société n’existaient pas ou étaient méconnus, comme les droits LGBT, le harcèlement sur internet… 

Combien de fois, n’a-t-on pas entendu « C’était mieux avant » ou « Vous les jeunes, vous ne savez plus rien faire ». Quelque part, on peut leur donner raison. C’est plus que probable, que dans la société dans laquelle nous évoluons, entourés par la technologie, nous, jeunes du jour sommes, en majorité, moins manuel que l’ont été nos parents. Mais est-ce réellement un défaut si nous vivons dans une aire de progrès technologique constant ? Ce n’est au fond qu’une adaptation à notre milieu de vie. 

Des vieux cons ?

Un jour, nous serons amenés à être des adultes. Nous serons d’ailleurs, peut-être, ceux qui diront à nos enfants, quand à notre tour, nous serons dépassés par l’évolution du monde, « C’était mieux avant ». À moins que,… nous parvenions à comprendre et à accepter les différences de générations et de pensées. Ne restons pas dans le passé, ne l’oublions pas non plus, mais utilisons le pour construire le monde de demain, ensemble.

Georges Brassens (1921-1981) poète et chanteur français a écrit et chanté des très nombreuses chansons populaires Chanson pour l’Auvergnat, Les Amoureux des bancs publics, Les Copains d’abord… Avec des mots parfois anciens, il parle d’amitié, d’amour, de tendresse.

Auteur : Hugo, 17 ans, Mortier

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