Au début, je ne prenais pas cette histoire trop au sérieux

Au début, je ne prenais pas cette histoire trop au sérieux

Mon confinement se passe plutôt bien… Au début, un peu comme tous les jeunes, je ne prenais pas trop au sérieux cette histoire de corona, je pensais que ce n’était qu’une grippe saisonnière peut-être juste plus contagieuse mais pas forcément plus dangereuse.

Je trouvais que mes parents stressaient pour rien et j’attendais que l’on me dise que les écoles allaient fermer … Mais plus les jours passaient, plus je me rendais compte de l’impact de ce virus, l’augmentation des morts , les hôpitaux qui pouvaient être saturés, qui devraient faire des choix : sauver qui ? … Le déclic,  c’est au supermarché avec ma maman. Je suis à peine arrivée que l’on a vu une grande file en dehors du magasin. Nous n’étions que 30 personnes mais nous nous tenions à plus de 2 mètres de distance, ca faisait très long… Et c’était deux jours avant le discours de la première ministre.

Devant moi, une dame portait masque et gants. Elle n’avait pas compris le but de ces protections : elle touchait son visage avec ses gants et enlevait son masque pour parler. On croisait des gens avec des chariots remplis, à croire qu’ils allaient hiberner. On se sentait seules dans le magasin, quelques rayons étaient complètement vides. Auparvant, je n’ai jamais, jamais vu ça. Le fameux papier de toilette en plein milieu du magasin, j’imagine que c’était pour montrer qu’il y en avait encore … Aux caisses, personne, juste la caissière avec un masque, des gants et du gel anti bactérie …

Il y a aussi les réseaux sociaux , des rumeurs ou des images choqucantes de personnes à l’hôpital qui nous font réfléchir sur nos actes : sortir alors que l’on peut pas, comment – tout simplement – se protèger plus encore…

Depuis le début du confinement, je m’occupe comme je peux. Je regarde la télé surtout des séries Elite , Big Bang Theory , Casa del Papel, Riverdale,… Je joue à des jeux de société comme Catan qui est super, se joue à 3 ou 4 joueurs et dure 1 heure minimum … En quelque mots, dans ce jeu, il faut construire des colonies avec des ressources qu’on gagne … Sinon on joue à Cluedo. Je travaille pour l’école, j’appelle mes amies. Tout cela fait passer le temps dans ce moment de confinement. 

Mais bon… Ca devient compliqué de s’occuper, l’école à la maison, ce n’est pas toujours facile. Mon m’embête et me court après, fait du bruit alors que tu dois étudier. Nos parents qu’on entend travailler, ou passer l’aspirateur. Après il faut rester positif !

Positif aussi : on redécouvre nos familles aussi, même si des fois j’ai une fameuse envie de tuer mon frère… (un peu moins positif ?) Quand je sors prendre l’air, j’ai l’impression que tout le monde dit bonjour. Il y a une autre ambiance dans les rues, des gens se méfient et se mettent à 50 mètres de nous, certains mettent leur masque dès que l’on se croise, puis il y a des gens qui nous sourient et qui nous disent bonjours et ça, ça fait du bien … Attention, la police n’est pas très loin et nous surveille. Ca fait bizarre… Je pense que tout le monde va avoir du mal les semaines à venir, du coup, on doit se soutenir et je pense aux personnes plus âgées qui sont seules. Ou même si elles ne le sont pas ça fait du bien d’avoir des nouvelles de sa famille. Malheureusement, maintenant on n’a plus nos fameuses excuses : « je n’ai pas le temps de travailler », « j’ai oublié mon travail à la maison », plus d’excuse non plus pour ne pas ranger nos chambres, faire la vaisselle …!. Je pense que tout le monde attend avec impatience que le confinement soit fini pour tous se revoir, reprendre notre vie d’étudiant.

En attendant, il faut prendre soin de nos proches, continuer à travailler ce qui n’est pas la partie la plus chouette, mais bon ça nous occupe. J’ai hâte de pouvoir retrouver mes ami(e)s en espérant que l’on se reconnaisse avec nos 20 kilos en plus à force de manger et nos coiffures de hippies … 

Auteure : Sarah, 14 ans, Braine l’Alleud.

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance.

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Voir le positif alors que le monde va mal

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Le coronavirus, prend de la place, de plus en plus de place et ça fait réfléchir.  Les mesures qui sont prises vont vers un confinement de plus en plus strict. Voici les idées et les inquiétudes de Delphine, 20 ans.

Le contact avec l’extérieur devient difficile, mon contact familial s’arrête à mes proches.  Mon compagnon étant chauffeur de bus au TEC, a de gros horaires et l’équipe se réduit, il y a  beaucoup de « malades ». Mon papa, travaillant dans la restauration, est actuellement en chômage économique(1), comme beaucoup d’autres travailleurs (2).  

La question que je pose est la suivante « Comment la société va-t-elle tenir le coup avec un monde économique qui s’arrête ? ».  Les aides sociales sont dans une impasse, les personnes en difficultés sont livrées à elles-mêmes et les associations ne peuvent plus répondent correctement à leurs missions.  Les personnes âgées s’isolent, la solitude se fait sentir, les contacts avec l’extérieur sont compliqués. Mon frère aîné étant malade, nous ne le voyons plus. La vie s’arrête, ce sentiment bizarre, tout est fermé, mais … tout le monde sort.  

Je n’ai jamais vu autant de gens se promener et profiter de la nature qu’en ce moment. Les relations sociales sont coupées et nous évitons, le plus possible, de bouger. Ce confinement nous fait prendre conscience des nombreuses activités que l’on peut avoir sur une semaine dans notre vie actuelle, je remarque que mon agenda surbooké devient vide et que mes activités de loisirs prennaient une place très importante.  

Etudiante en dernière année, je ressens une certaine impuissance face à l’avenir.  Tout était clair dans ma tête et tout devient flou, si flou. Les cours sont suspendus, mais pas les travaux. Je profite pour travailler mais ce n’est pas évident, la question du TFE devient préoccupante, les bibliothèques sont fermées et cela provoque une difficulté supplémentaire. Pour le moment, j’en profite pour faire des choses que je devais faire depuis longtemps et que j’ai reportées, car la vie habituelle est chargée d’imprévus.

Aujourd’hui, des imprévus, je n’en ai plus. Nous devons apprendre à vivre avec notre entourage, nous vivons au jour le jour, nous redécouvrons les bienfaits du contact familial. Prendre plaisir avec ses proches, voir le positif alors que le monde va mal, ce n’est que la seule chose à faire. La technologie actuelle fait en sorte que nous ne nous sentons pas si seuls, même s’il est difficile de ne plus voir les personnes qui nous entourent, le contact reste présent. Nous devons être responsables de nos actes, mais également pour autrui, protégeons-nous pour mieux protéger les autres, voilà comment je conclurais. Prenez soin de vous !

(1) Le chômage économique – plus souvent appelé chômage temporaire – est un revenu que reçoivent les personnes lorsque la possibilité de travailler est réduite ou suspendue ce qui est précisément le cas pour le moment. Ce revenu est – le plus souvent – plus faible que le revenu normal. Il n’est pas versé par l’entreprise du travailleur mais par l’Etat. 

(2) Au soir du samedi 28 mars 2020, on serait autour d’un million de personnes placées en chômage temporaire en Belgique. 

 

Auteure : Delphine, Buzet, 20 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance.

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Même l’école me manque

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Tout est devenu bizarre, même l’école me manque ! Je ne pensais pas qu’un jour, je dirai cela : « L’école me manque ! ». À peine une semaine de “congés forcés” et déjà j’ai envie de ce que je ne peux pas, plus avoir …  Une évasion. 

Pourtant, je ne peux pas trop me plaindre, j’ai de quoi m’occuper.  Des jeux pleins mon ordi – et même un tout nouveau pas mal du tout – un livre d’Harlan Coben(1) à lire pour le cours de français, bien d’autres devoirs qui arrivent via mon smartphone. Malgré tout, l’école me manque ! C’est sûr, je deviens fou. 

Comment se lasser de la grasse matinée, du temps à volonté pour jouer avec mon chien avant de regarder jusqu’à en avoir mal aux yeux des séries policières … Oui, d’accord je suis fou mais l’école me manque ! Ce doit être l’interdit, une envie de défendu. Pouvoir sortir, descendre en ville, taper sur l’épaule des copains. Ah,…  l’école me manque !

Dans ma chambre, le nez au plafond, au début, je comptais les heures, puis je suis passé aux minutes et maintenant, qu’une seconde… C’est long. À la télé, on nous dit que le monde que nous connaissions s’est arrêté. Pour moi, j’ai l’impression que c’est carrément le temps qui s’est mis en « lock down ». On nous dit aussi qu’il faut tenir quelques semaines et ensuite, tout sera derrière nous. Mais comment penser en semaines quand je goûte à chaque seconde comme un bonbon qu’on laisserait fondre en bouche longuement … vraiment longuement.

Dehors il fait beau, le soleil brille, les arbres se couvrent de vert, les oiseaux chantent l’amour printanier et puis, cette idée qui gâche tout, une menace pèse sur moi, ma famille, l’espèce humaine toute entière. Je regarde ma mappemonde. Jusqu’alors, j’y voyais une minuscule représentation d’une immensité. Aujourd’hui, je me dis qu’il est tout, vraiment tout, tout petit ce monde. Ma main recouvre facilement un continent sur lequel se propage à toute vitesse cette « nano chose » qui fait peur et qui tue.

C’est vrai, j’ai peur aussi. Pas vraiment pour moi, pour les jeunes, il parait que c’est comme une grosse grippe, une histoire de deux jours maximum mais pour mes grands-parents, mes parents peut-être, pour les autres personnes que je connais aussi. Heureusement, à cet instant, je ne connais pas encore de gens qui sont malades ou même qui connaissent d’autres qui le sont mais… 

J’ai hâte que le temps reprenne son cours. Oublier ces secondes et ces minutes, recommencer à râler parce qu’il faut se lever tôt, entendre maman qui me crie « dépêche-toi, dépêche-toi donc. Il est sept heures et nous sommes en retard! » et puis partir pour l’école et la vie normale.

Je sais, je suis égoïste. En partant à l’école, je laisserai derrière moi tant de morts devenir des statistiques. Mais J’ai dix-sept ans et je voudrais encore être insouciant même s’il est trop tard. Maintenant, je sais qu’on peut tout perdre en un instant. Qu’une fois que ce mal, cette crise seront passés, autre chose surgira bien trop tôt, trop vite accompagné par d’autres calamités dues au réchauffement climatique qui aura cessé d’exister durant ces quelques semaines de confinement.

J’ai dix-sept ans et quand je me tourne vers mon avenir, je ne vois rien qui puisse inviter à l’optimisme. Quand j’y pense, j’ai peur. Je voudrais ne plus penser, me lever, sortir et aller à l’école … Oh oui, l’école me manque !

(1) Harlan Coben (1962, USA) est un auteur de romans policiers où se mêlent, souvent, humour un petit peu noir et intrigue un tout petit peu flippante.  

Auteur : Bartholomé, ferrière, 17 ans

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Accepter l’isolement pour avoir une chance de guérir

Accepter l’isolement pour avoir une chance de guérir

Il y a un mois je rigolais de tout ça ! Je ne croyais pas, une seule seconde, que notre pays allait être touché. Je ne croyais pas qu’il y allait avoir autant de morts … Pourtant la réalité est là et notre pays est bel et bien touché.

L’histoire du confinement je trouve ça utile, même si je n’y arrive pas à m’y faire de rester. Sept jours sur sept, enfermée chez moi… Sans aller voir mes copains ou mes copines tout cela sous un soleil magnifique… Va falloir respecter tout cela si on veut que notre pays guérisse, si on veut que les rues de chacune de nos villes se remplissent à nouveau de gens heureux, de personnes qui ne craignent pas de sortir  de chez elles.

Pour moi c’est dur, c’est difficile de rester à la maison. J’ai un copain, j’ai une nièce, mais je ne sors plus de peur d’attraper le virus et de le refiler à ma grand-mère de 86 ans. Quand je vois tous ces gens inconscients qui sortent en groupe !!! Je crois qu’ils ne réfléchissent pas une seule seconde, qu’ils sont entrain de propager le virus encore plus vite. Ils sont égoïstes et ne pensent qu’à eux.

J’aimerais aussi remercier les infirmières, les infirmiers qui, chaque jour, sauvent une vie. J’aimerais aussi remercier les caissières, les caissiers, qui n’ont pas peur alors que, chaque jour, ils ou elles rencontrent des gens. Ils et elles font leur travail qui est aussi super important.

Auteure : Antonia, liège, 16 ans

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Ma sérénité dévorée par mon angoisse

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Magda a 17 ans, elle habite à Charleroi. Son prénom a été changé à sa demande : elle ne veut que ses proches sachent qu’elle est très angoisée pour le moment. Si elle a peur, ce n’est pas pour elle mais pour sa maman, si elle a peur, c’est pour les siens.


Depuis le début du confinement, je ne suis plus sereine. Je crois que c’est à partir de l’arrêt des cours que j’ai réellement pris conscience de ce qu’engendrerait le covid19. Je sais que certains diront que je n’ai pas à me tracasser car je suis jeune, en bonne santé. Et je leur répondrai que si j’ai peur ce n’est pas pour moi, mais pour ma maman. 

Elle a une maladie auto-immune(*), une maladie qui l’oblige à avoir un traitement immunosuppresseur. Ma mère est donc une personne à risque face au virus. Je compte les jours depuis qu’on est confiné-es, depuis notre dernier contact avec les gens dehors, depuis que mon père a été faire les dernières courses. 

Tous les jours, j’angoisse à l’idée de me réveiller et de voir que l’un de nous à l’un des symptômes. J’ai vraiment peur. Je m’occupe comme je peux mais honnêtement, je crois que rien ne pourra remédier à ça. Je m’oblige à quitter les réseaux sociaux parce que les personnes victimes du covid19 commencent à parler, à expliquer ce que provoque réellement la maladie. Alors oui, aujourd’hui j’ai peur. Je n’ai pas la tête à penser aux autres, aux cours, aux amis. Je suis juste là, hyper inquiète, toujours près de mes parents qui ne se doutent probablement pas à quel point ce virus me monte à la tête. 

* Notre système immunitaire fonctionne bien… Il ne s’attaque pas à ce qui lui permet de fonctionner mais, pour une personne atteinte d’une maladie auto-immune, c’est le contraire. Les cellules de l’organisme sont attaquées par le système immunitaire. Dans les maladies auto-immunes, il y a par exemple, le diabète de type 1, le psoriasis, la sclérose en plaques, la maladie de Crohn.

Auteur : Magda, CharleRoi, 17 ans

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Certains m’appelent la Terre

Certains m’appelent la Terre

Les textes écrits lors des ateliers proposés par Scan-R, prennent parfois par des formes plus poétiques. C’est le cas avec ce texte d’Ali. Son proverbe personnel ? « Souri à Ali et Ali te sourira. »  

Certains m’appellent la Terre
D’autres mère nature
Dès vos premiers pas, j’ai été là.
Je vous ai regardé grandire, sans rien dire.
J’existe depuis plus de 4 milliards et demi d’années
Soit 22500 fois plus longtemps que vous
Je n’ai pas besoin de vous.
Mais vous avez besoin de moi.
Oui !!! Votre future dépend de moi.
Lorsque je prospère, vous prospérez.
Lorsque je faiblis, vous faiblissez… ou pire
Je suis là depuis l’éternité
J’ai soumis des espèces plus grandes que vous
Et affamé de bien plus nobles que vous.
Mes océans, ma terre, mes rivières, mes forêts
Tous peuvent vous emporter
Ou vous laissez en paix.
Vous n’êtes qu’une infinie partie de mon Histoire
Une phrase sur une centaine de pages
Les choix que vous faites chaque jour
Que vous vous préoccupiez de moi ou pas
M’importe peu.
Vos actions déterminent votre sort.
Pas le mien
Je continuerai d’exister, vous pas
Grâce à moi, vous êtes en vie.
Et cela jusqu’à aujourd’hui.
Je suis éternelle
Mais vous
Votre temps est compté 

Auteur : Ali, Bruxelles

Cet article a été réalisé lors d’un atelier Scan-R.

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