Racines
En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une revue.
On devrait être mieux informé sur les institutions qui gardent les enfants en attente d’être adopté·e·s et sur les lois du pays car on se rend compte que beaucoup d’institutions/associations font partie d’un réseau de trafic d’enfants. Certains enfants placés ne sont parfois pas orphelins, ils ont été arrachés à leurs parents qui étaient ignorants ou qui se sont fait manipuler.
Il faut aussi s’informer sur les lois du pays où on décide d’adopter car parfois, il y a des conditions à prendre en compte, avant de prendre un enfant pour le ramener chez soi dans un autre pays. Je vous conseille de bien vous renseigner sur les associations.
Il faut bien se renseigner aussi sur les papiers, documents concernant l’enfant (acte de naissance, carnet médical, etc.) pour voir si ces documents sont vrais, s’ils n’ont pas été falsifiés.
L’adoption dans un autre pays peut être un traumatisme à vie pour l’enfant car on l’arrache à sa terre, sa culture, à tout ce qui touche à son pays d’origine. Pour les futurs parents, j’inviterai à apprendre la langue, les plats, à s’informer sur certains aspects culturels à transmettre à l’enfant de sorte à ce qu’il garde un bout du pays d’origine pour qu’il ait quelque chose à laquelle s’attacher.
L’adoption n’est pas seulement une mauvaise chose, si ça part d’une démarche sincère mais je pense qu’il faut s’informer et aussi ne pas faire preuve d’égoïsme, en voulant imposer sa culture ou sa langue à un enfant qui vient d’ailleurs. Mais faire preuve d’ouverture et montrer un intérêt à la culture d’origine de l’enfant. Il faut aussi faire preuve de compréhension et d’empathie en cas de crise identitaire.
Auteure : Debora, 30 ans, Liège
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

