En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une revue.
L’adoption est une deuxième naissance. L’adoption est une rencontre qui mène à un lien intemporel.
Un jour, un couple choisit d’être parents. En général, on entend que les parents adoptant n’ont pas pu avoir d’enfants et donc optent pour cette option pour accomplir leur souhait. J’ai toujours trouvé ça violent que l’adoption soit au rang des options et non des 1ers souhaits. On peut adopter parce que c’est un appel du cœur et non juste un rêve à accomplir. Adopter est l’un des plus beaux actes humanistes car le parcours est terrible. Je suppose que cela demande une force mentale sans mesure car les défis sont nombreux ; de l’orphelinat, au transfert, à la sécurité sociale, les AS, la législation, les regards, les jugements, les questions… il n’est pas question de douter ou de se montrer vulnérable car il y a un enfant à sauver.
D’ailleurs est-ce que l’adoption sauve toujours les enfants ? Ne vaudrait-il mieux pas agir sur la situation du pays, en investissant sur les institutions, pour aider la population à avoir de meilleures conditions de vie ? Je trouve ça aberrant qu’il existe des statistiques, des chiffres, des graphiques sur la répartition du nombre d’enfants adoptés dans un pays.
Et à la fois, l’adoption est nécessaire quand la violence est trop grande. Elle permet de redonner vie à un avenir qui aurait pu ne jamais exister. Alors oui pour l’adoption. Et merci aux personnes qui choisissent de sauver la vie plutôt que la donner.
Auteure : Soha, 26 ans, Liège
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

