Paraitre n’est pas être

Paraitre n’est pas être

Sacha ne va pas très bien, pour être vrai et dire les choses avec ses mots. Elle ne va pas bien. Pourquoi ? Parce qu’elle ne se reconnait pas dans le monde tel qu’il semble fonctionner aujourd’hui.

Suis-je la seule ?

Je me sens seule et au fond de moi, je sais que je ne suis pas la seule à me sentir seule. Comment évoluer dans un monde où tout n’est que pression sociale ? Ne jamais montrer ses émotions, toujours sourire, être attentionnée, patiente, ne pas penser à soi pour ne pas paraitre égoïste. Nous traversons une période où les rapports entre les gens n’ont jamais été aussi froids. Plus de sorties et plus de nouvelles connaissances. Nous restons sans évoluer, cloisonné·e·s dans nos bulles sociales. Nous sommes contraint·e·s de nous éloigner des autres. Comment bien le vivre ? Comment évacuer notre malêtre ? Ah non, j’oubliais ! Nous devons bien paraitre aux yeux des autres, ne pas montrer que cela nous affecte. De plus, nous sommes submergé·e·s de mauvaises nouvelles et plus rien ne nous parait positif. L’école, les relations d’amitié ou d’amour, notre société qui ne daigne pas nous aider. Cette pression sociétale qui nous pousse à être les plus intelligent·e·s, les plus beaux ou les plus belles, les plus parfait·e·s ne peut pas nous rendre heureuses ou heureux.

Je ne suis pas un profil instagram

Nous sommes jeunes et l’avenir n’est qu’un large océan d’incertitudes. Alors je vais vous le dire : non je ne vais pas bien. Comment pourrais-je l’être ? Qui peut réellement affirmer que tout va bien ? Nous vivons dans une époque où tout n’est que superficiel, où tout se compte au nombre d’abonné·e·s, de relations et où tout est basé sur l’image. Notre génération n’a jamais été aussi seule et nous vivons à une époque où tout n’est que réseaux sociaux, vie parfaite et sans accroc. Parfois, j’ai l’impression que je gêne, que je n’ai pas ma place, j’ai l’impression d’être transparente. Plus je parle, plus je me montre, plus je parle de ma vie, plus j’avance et plus mes envies sont incertaines. J’ai 17 ans et je ne sais toujours pas ce que la vie va m’offrir. J’ai peur de l’avenir, de ne pas être capable de surmonter les épreuves. J’ai peur du jugement des autres.

Oser ?

J’aimerais tant pouvoir m’ouvrir à mon entourage, mais je ne sais même pas qui est “mon vrai moi”, si la personne que je suis – aujourd’hui – me définit vraiment. Il m’aura fallu cinq ans pour m’ouvrir à une personne qui ne sait pas encore tout de moi parce que j’avoue que je ne me sens pas encore capable de tout lui dire… Toutes les hontes que je traverse, je les garde pour moi. J’ai peur de gêner ou de ne pas être comprise. S’il y a bien un truc que j’ai compris au cours du laps de temps que la vie m’a donné, c’est que je ne rentre pas dans les cases, que ce soit de l’intelligence ou de la beauté. J’aimerais me démarquer, ne serait-ce qu’un peu, mais pour l’instant je ne resterai qu’une ombre. J’ai l’impression de demander trop et tout le temps aux autres, je manque de patience pour des choses futiles. D’ autre part, je n’aime pas être seule. Être entourée de personnes me permet de déstresser, je cesse de penser à ce qui me ronge.

Se libérer

J’essaye de me défaire des choses qui me font du mal mais ce n’est pas une tâche facile. J’ai récemment quitté un groupe qui me faisait plus de mal que de bien. J’avais envie d’être appréciée, alors je me suis montrée géniale et stylée, tout ça pour avoir de la reconnaissance, mais ce n’était pas moi. Je tiens là un discours bien triste et déprimant, mais je ne vais plus le cacher derrière des rires, comme à mon habitude. Serait-ce un appel à l’aide ? Je ne sais pas mais l’avenir me le dira.

Auteure : Sacha, 17 ans, Neupré

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

Et d’autres décryptages

Fleurir l’humanité

Le plus révoltant dans ce monde, c’est toutes les fois où l’on ne donne pas à l’autre ce qu’on aimerait recevoir, où l’on fait subir ce qu’on ne voudrait jamais vivre. Cette attitude a un nom. Plus...

Soufi mon Amour

Nous sommes au début des vacances et dans quelques jours, nous partons au Maroc.Pour m'accompagner durant ce périple, j'ai décidé d'acheter un livre dont une amie m'a parlé : " Soufi mon Amour "...

La descente en enfer

            Lorsque mes parents partent, il y a toujours une certaine excitation. Je fais les courses avec mon papa, pour tenir une semaine sans manquer de rien. J'aide à charger la voiture pour que...

Ne pas se faire du mal

J'ai envie de faire passer un message. Faites bien attention à vous. Ne vous faites pas du mal, cela ne va servir à rien, je vous le promets. Rien ne change, ça va juste vous faire du mal, et faire...

Coeur sombre

Coeur sombre, sombre de conneries, conneries de jeunesse, jeunesse de délinquant,  délinquance de plusieurs années, plusieurs années noires, noires de fréquentation, fréquentation de cité, cité en...

Liberté et solitude

Je vais vous parler de mon histoire par rapport à la solitude. Je suis une personne très timide. Je ne fais pas facilement confiance. J'ai toujours eu peur du regard des autres, des critiques,...

L’abus sexuel

J'ai décidé de parler de l'abus sexuel car j'espère que cela pourra aider des gens ayant vécu une situation similaire que moi... J'ai subi des attouchements vers l'âge de 7 ou 8 ans, je ne sais plus...

L’adolescence

Il y a cinq ans, je changeais d’école pour la première fois. J’entrais en cinquième primaire. C’était donc une petite école. Je me suis directement intégré. Après un mois plus ou moins, je me suis...

Á toi, qui lis ceci.

A toi qui lis ceci, Qui cache derrière son sourire ses soucis, Qui aire rire de tout et de rien, Qui n'expose jamais son chagrin. Qui souhaite tellement faire le bien autour de toi, Qui finit par...

Le regard des autres

J'ai toujours eu peur de l'avis des autres. Depuis toute petite, je suis conditionnée à leur plaire. Je suis une femme. La société nous contraint de respecter certains codes, styles vestimentaires,...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R

Méfiez-vous des apparences

Méfiez-vous des apparences

Aujourd’hui, quand elle croise une nouvelle tête, Afghana s’abstient de lui coller trop vite une étiquette, de la classer dans un tiroir. Plutôt que mal penser et trop vite, elle prend le temps de la connaître et de la découvrir.

Vivre dans un corps parfait ?

Qui n’a jamais rêvé de vivre, le temps d’une journée, dans le corps de quelqu’un·e de parfait·e ? Juste pour savoir ce que ça ferait. Moi j’en ai déjà eu envie. Je me suis demandé si, en ayant une belle physionomie, je serais plus appréciée et écoutée. Quand je cherche la définition du mot apparence ce que je trouve c’est : aspect extérieur, considéré comme différent de la réalité. Pour moi, c’est tout à fait ça. L’apparence c’est superficiel, ce n’est que l’image que tu renvoies de toi aux autres.

Souffrir des apparences ?

Que tu sois grand·e ou petit·e, âgé·e ou jeune, tu as déjà forcément souffert de ton apparence. Et je parle d’une vraie souffrance qui t’empêche de te sentir à ta place, qui te fait pleurer chaque soir, qui te dit tous les jours « Peu importe ce que tu fais tu ne seras jamais entièrement comblé·e. » J’ai toujours envié les personnes dotées d’un physique avantageux. Leur vie a l’air si facile, elles et ils sont aimé·e·s et désiré·e·s, ont plein d’ami·e·s qui les couvrent d’attention. C’est assez déloyal parce que, dès le début de ta vie, tu pars avec un handicap et tu crois mériter moins que lui ou elle parce que tu n’es pas aussi beau, aussi belle.

Sois belle et tais-toi

Le plus triste c’est que personne ne fait attention à qui tu es, à ta personnalité, aux idées que tu défends. La première chose que l’on remarque c’est ton aspect extérieur. Directement on se crée une opinion sur une personne sans la connaître. J’ai honte de l’avouer mais, moi aussi, il m’arrive d’avoir des idées préconçues sur une personne. Par exemple, quand je suis rentrée en deuxième secondaire et que j’ai eu une nouvelle classe, il y avait une fille qui s’habillait toujours super bien et qui se maquillait. Je pensais qu’elle était superficielle. Heureusement plus tard en faisant sa connaissance je me suis rendue compte que je m’étais trompée et qu’elle ne se résumait pas seulement à son apparence. Cette fille est devenue une de mes meilleures amies et elle est loin de ne penser qu’à son physique. Aujourd’hui j’essaye de ne pas définir une personne trop vite, j’apprends à la connaître. C’est loin d’être aisé, il faut prendre du recul et arriver à voir qu’on ne fonctionne pas toutes et tous de la même manière.

Classer dans des cases

En fait l’Homme a besoin de classer ce qui l’entoure car il a besoin d’ordre. C’est plus simple de se dire « cette personne est bizarre » ou encore « celle-là, elle est timide ». C’est plus rassurant et plus facile, mais je crois tout de même que c’est un problème majeur aujourd’hui : ne pas prendre le temps de découvrir, de rencontrer. Il me semble que c’est dommage de ne pas s’ouvrir à d’autres idées, de rester dans sa petite bulle, son petit monde de confort. L’être humain est tellement complexe qu’on ne peut pas le définir avec un seul mot !

Parler sans savoir

Je ne saurais même pas compter le nombre de fois qu’on m’a dit que j’étais une intello. Je le vois dans le regard des gens que je ne suis que ça pour eux ou elles, une intello. Et moi ça me blesse, simplement parce que toutes ces personnes n’ont jamais cherché à savoir qui j’étais. Je sais que je suis bien plus que ça. Je suis une fille qui adore le théâtre, la musique et qui joue du piano. Je suis une fille qui aime s’amuser, voir ses ami·e·s. Je suis une fille qui rêve et qui se pose des questions.

Oublier les normes

En réfléchissant j’ai compris qu’à force de vouloir rentrer dans les normes, on finit par se perdre et ne plus savoir qui nous sommes. Je l’ai déjà vécu au début de mon adolescence. J’avais peur de m’affirmer, je ne voulais pas être en marge alors j’ai imité mes amies et ça ne m’a jamais rendue heureuse. Au contraire, c’est en étant moi-même que j’ai pu réellement me sentir bien même si je n’étais pas la copie conforme de tou·et un·e chacun·e, ce qui est tout à fait normal d’ailleurs. Chacun·e de nous est différent·e et la vraie beauté humaine se trouve dans les choix que nous faisons et les actions que nous entreprenons. Alors je n’ai qu’un seul conseil à donner : soyez vous-même et soyez heureux comme ça. Ça fait peur, c’est normal car on n’est plus comme tout le monde mais il n’y que de cette manière qu’on peut vraiment s’aimer.

Auteure : Afghana, 15 ans, My

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

Et d’autres décryptages

Fleurir l’humanité

Le plus révoltant dans ce monde, c’est toutes les fois où l’on ne donne pas à l’autre ce qu’on aimerait recevoir, où l’on fait subir ce qu’on ne voudrait jamais vivre. Cette attitude a un nom. Plus...

Soufi mon Amour

Nous sommes au début des vacances et dans quelques jours, nous partons au Maroc.Pour m'accompagner durant ce périple, j'ai décidé d'acheter un livre dont une amie m'a parlé : " Soufi mon Amour "...

La descente en enfer

            Lorsque mes parents partent, il y a toujours une certaine excitation. Je fais les courses avec mon papa, pour tenir une semaine sans manquer de rien. J'aide à charger la voiture pour que...

Ne pas se faire du mal

J'ai envie de faire passer un message. Faites bien attention à vous. Ne vous faites pas du mal, cela ne va servir à rien, je vous le promets. Rien ne change, ça va juste vous faire du mal, et faire...

Coeur sombre

Coeur sombre, sombre de conneries, conneries de jeunesse, jeunesse de délinquant,  délinquance de plusieurs années, plusieurs années noires, noires de fréquentation, fréquentation de cité, cité en...

Liberté et solitude

Je vais vous parler de mon histoire par rapport à la solitude. Je suis une personne très timide. Je ne fais pas facilement confiance. J'ai toujours eu peur du regard des autres, des critiques,...

L’abus sexuel

J'ai décidé de parler de l'abus sexuel car j'espère que cela pourra aider des gens ayant vécu une situation similaire que moi... J'ai subi des attouchements vers l'âge de 7 ou 8 ans, je ne sais plus...

L’adolescence

Il y a cinq ans, je changeais d’école pour la première fois. J’entrais en cinquième primaire. C’était donc une petite école. Je me suis directement intégré. Après un mois plus ou moins, je me suis...

Á toi, qui lis ceci.

A toi qui lis ceci, Qui cache derrière son sourire ses soucis, Qui aire rire de tout et de rien, Qui n'expose jamais son chagrin. Qui souhaite tellement faire le bien autour de toi, Qui finit par...

Le regard des autres

J'ai toujours eu peur de l'avis des autres. Depuis toute petite, je suis conditionnée à leur plaire. Je suis une femme. La société nous contraint de respecter certains codes, styles vestimentaires,...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R

La danse réservée aux filles ?

La danse réservée aux filles ?

Entre Mathéo et la danse, c’est une relation qui dure ! Il en est à sa sixième année de danse classique et veut apporter quelques précisions, quelques éclairages sur ce sport qui est, trop souvent, considéré comme réservé aux filles !

Plus tard, je ne pense pas devenir danseur professionnel, mais pour l’instant, la danse, je ne peux pas m’en passer. Pour la simple raison que quand je danse, mes sentiments ressortent et je ne pense plus à rien d’autre qu’à mon corps et mes mouvements. Mais avant d’aller plus loin, un petit point sur les garçons et la danse classique s’impose.

 

Un peu d’Histoire, un peu d’histoires

 

La danse classique est un sport, si si c’est un sport, qui a été répandu et énormément modifié pour ne pas dire réinventé par Louis XIV (1). En effet, à cette époque, la danse commençait à décliner. Louis XIV va donc la réintroduire dans toute la France. Il va inventer de nombreux pas, comme les cinq positions principales qui sont les bases de la danse classique, et va l’uniformiser, donner des noms aux pas afin de pouvoir les écrire. Il va même faire danser presque tous les hommes de la cour de France. D’ailleurs, dans de nombreux ballets de l’époque (qui sont toujours dansés aujourd’hui), le nombre d’hommes est aussi important que le nombre de femmes. Étonnant ? Pas tant que ça. En effet, cette danse combine prestance, souplesse et force. Comment ça force ? Eh bien oui ! Ne serait-ce que pour les sauts, le maintien et les portés. La danse classique, ce sont des sentiments, de l’esprit et du gainage (2). Beaucoup de gainage. Or un bon danseur ou une bonne danseuse a appris à ne pas montrer que c’est difficile, à ne pas bouger, à rester fixe même dans l’expression du visage. C’est pour cela que lors de ma première année de danse, j’ai surtout fait des exercices de maintien et de souplesse. Ça ne ressemblait pas à de la danse et c’est seulement plusieurs années plus tard que me suis rendu compte de l’importance de ces exercices.

 

Apprende lentement

 

En danse classique, tout se fait petit à petit. On va nous apprendre un pas simple, puis on va ajouter une petite difficulté pour arriver finalement à un geste extrêmement technique comme une pirouette. C’est pour cela qu’il faut du temps et beaucoup de travail pour avoir un beau geste, propre et net. Et puis la danse classique peut prendre de nombreuses formes différentes, et peut aussi être mélangée à du jazz, du hip-hop… Il y a des ballets modernes comme ceux de Maurice Béjart (2) qui allient danse classique et moderne. De plus, pratiquer la danse classique peut être utile dans de nombreux sports tels que le foot pour le jeu de jambes, le frisbee pour le lancer en revers où l’on exécute un pas bien connu en danse classique, la boxe toujours pour le jeu de jambes, le basket pour sauter et bien d’autres… Cela peut aussi être une aide dans le domaine du théâtre, pour la tenue sur scène. Personnellement, je fais du théâtre et cela m’a beaucoup aidé. Mais aussi et surtout, c’est une aide dans le chant. Moi qui prends des cours de chant lyrique, je sais que la position dans laquelle je dois être quand je chante doit être la même que quand je danse. Savoir cela a été un avantage considérable pour moi parce que cette position en chant lyrique est primordiale.

 

Où sont les hommes ?

 

Très peu d’hommes font de la danse classique, et beaucoup réagissent étrangement quand j’annonce que je pratique ce sport. Et je sais de quoi je parle. Heureusement, pour ma part, ma famille m’a toujours soutenu, la plupart de mes amis ont trouvé ça bien et m’ont défendu face à certaines réflexions ou comportements. Je suis dans un petit conservatoire où il n’y a pas beaucoup de garçons, les classes de danse sont donc mixtes. Et même si je suis en minorité dans ma classe de danse, les filles sont très sympas et on s’entend bien. De plus, comme nous ne sommes pas beaucoup d’hommes dans mon conservatoire, nous sommes un peu chouchoutés. Nous avons les meilleurs rôles et les meilleures loges. Même si je sais que certaines personnes voient encore la danse classique comme un sport uniquement pour les filles, d’autres ont un esprit plus ouvert et critiquent même ce genre de comportements machistes. Les mentalités commencent à changer. Et il est temps !

 

Fille ou gars, on ne danse pas la même chose

 

D’autres préjugés que j’ai déjà entendus concernent aussi la tenue. Mais j’aimerais préciser quelque chose : aucun homme ne met de tutu et ne s’habille en rose ! Nous portons un simple t-shirt blanc et des collants noirs (comme les collants de foot ou de course). On ne leur demande pas de faire comme les filles, ce sont des façons de danser très différentes. Et même si le but de la danse classique, que ce soit pour les hommes ou les femmes, c’est d’apporter de la prestance, on demande aux femmes d’avoir de la grâce, chose qui n’est pas demandée aux hommes qui, eux, auront un rôle plus imposant dans les ballets. Alors, si tu as envie de t’évader en te musclant et en gagnant de la prestance, si tu aimes le rythme et la musique, lance-toi. Fais comme moi. Prends des cours, fais-toi des amis et plein de magnifiques souvenirs. Et deviens toi aussi un danseur étoile !

 

 

Notes de la rédaction

(1) Louis XIV, (France 1638-1715) dit aussi Le Roi Soleil, a régné sur la France pendant 72 ans. Pendant son règne, un des plus longs à ce jour, il souhaite faire de la France le premier pays d’Europe dans tous les domaines : commercial, politique et donc artistique … Cet article vous permettra d’en savoir plus.(2) Le gainage est un exercice musculaire qui permet de renforcer les muscles abdominaux et ceux des fesses.(3) Maurice Béjart (France 1927 – Suisse 2007) est un chorégraphe franco-suisse qui a, durant une vingtaine d’années, travaillé en Belgique. Une de ses chorégraphies les plus célèbres est celle du Sacre du printemps.

Auteur : Mathéo, 14ans, Havelange

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

Et d’autres décryptages

Fleurir l’humanité

Le plus révoltant dans ce monde, c’est toutes les fois où l’on ne donne pas à l’autre ce qu’on aimerait recevoir, où l’on fait subir ce qu’on ne voudrait jamais vivre. Cette attitude a un nom. Plus...

Soufi mon Amour

Nous sommes au début des vacances et dans quelques jours, nous partons au Maroc.Pour m'accompagner durant ce périple, j'ai décidé d'acheter un livre dont une amie m'a parlé : " Soufi mon Amour "...

La descente en enfer

            Lorsque mes parents partent, il y a toujours une certaine excitation. Je fais les courses avec mon papa, pour tenir une semaine sans manquer de rien. J'aide à charger la voiture pour que...

Ne pas se faire du mal

J'ai envie de faire passer un message. Faites bien attention à vous. Ne vous faites pas du mal, cela ne va servir à rien, je vous le promets. Rien ne change, ça va juste vous faire du mal, et faire...

Coeur sombre

Coeur sombre, sombre de conneries, conneries de jeunesse, jeunesse de délinquant,  délinquance de plusieurs années, plusieurs années noires, noires de fréquentation, fréquentation de cité, cité en...

Liberté et solitude

Je vais vous parler de mon histoire par rapport à la solitude. Je suis une personne très timide. Je ne fais pas facilement confiance. J'ai toujours eu peur du regard des autres, des critiques,...

L’abus sexuel

J'ai décidé de parler de l'abus sexuel car j'espère que cela pourra aider des gens ayant vécu une situation similaire que moi... J'ai subi des attouchements vers l'âge de 7 ou 8 ans, je ne sais plus...

L’adolescence

Il y a cinq ans, je changeais d’école pour la première fois. J’entrais en cinquième primaire. C’était donc une petite école. Je me suis directement intégré. Après un mois plus ou moins, je me suis...

Á toi, qui lis ceci.

A toi qui lis ceci, Qui cache derrière son sourire ses soucis, Qui aire rire de tout et de rien, Qui n'expose jamais son chagrin. Qui souhaite tellement faire le bien autour de toi, Qui finit par...

Le regard des autres

J'ai toujours eu peur de l'avis des autres. Depuis toute petite, je suis conditionnée à leur plaire. Je suis une femme. La société nous contraint de respecter certains codes, styles vestimentaires,...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R

Démêler le vrai du fake, le laid du beau

Démêler le vrai du fake, le laid du beau

Entre les dates, les propos, les avis d’experts, les volées de bois verts, les chiffres, les vaccins et tout ce qui se dit dans les médias à propos de tout cela, Clémentine est un confuse. Voici sa réflexion sur les médias !

Une expérience

Peut-être l’avez-vous vu passer sur la toile en novembre dernier, peut-être qu’un membre de votre famille ou même votre voisin·e vous l’a envoyé. Réalisé en dix minutes et de manière grossière selon les propres termes de l’auteur, ce document dévoilait que le 12 mars 2021 serait la date potentielle d’un troisième confinement. Durant plusieurs jours, cette annonce a fait tanguer la toile. L’auteur, un trentenaire français, ancien étudiant en sciences humaines, révélera plusieurs jours plus tard dans une vidéo postée sur Youtube la visée de son canular : « L’idée était de révéler très vite qu’il s’agissait d’un canular au travers d’une vidéo, pour montrer que quelques personnes peuvent prendre au sérieux et partager des documents créés en quelques minutes.» En falsifiant un document officiel, à en-tête du ministère de l’Intérieur, laissant entrevoir une série de points et de tirets signifiant “faux” en code morse, celui-ci souhaitait avant tout attirer l’attention de la population sur la viralité d’une « information ». Le tout sans que quiconque ne prenne le temps de vérifier la véracité du propos.

Au-delà de cette expérience, l’auteur défend la visée pédagogique de son faux document. Bien entendu, conscient que celui-ci ne révolutionnera pas le monde, il espère pouvoir laisser une graine de doute, d’esprit critique dans la tête des gens qui ont suivi l’affaire : “Peut-être que cela fera réfléchir certains la prochaine fois qu’ils tomberont sur un document qui traîne sur les réseaux et qui vient conforter leurs propres angoisses”.

Fake news, un symptôme du Covid 19 ?

Face à ce canular, on peut – bien entendu – se questionner sur l’éthique ou la morale de cette expérience, sur sa portée, sa signification. Le Covid a-t-il aussi entraîné une propension aux fakes news ? Est-ce qu’une partie de la population ne croit véritablement plus en rien ? Peut-on encore se fier aux médias traditionnels ? Ou est-ce plutôt un symptôme d’une problématique bien plus grande ? L’accessibilité de l’information et sa légitimité sont une gageure de la démocratie (1).

Pourtant, depuis quelques années, les informations relayées par les médias classiques entraine – selon moi – un désintérêt et une méfiance de plus en plus accrue d’une partie de la population. Changement climatique invisibilisé, lois votées sans consultation populaire, violences policières niées et démenties sont tant d’exemples qui montrent – selon moi – une démission du politique et surtout une défiance prononcée à l’égard des élites pour une partie de la population qui ne semblent pas partager le “même monde” qu’elle. Le contexte du covid 19 a vu émerger un océan de fakes news et un flot continu d’informations qui se contredisent, se mélangent. Est-ce un phénomène nouveau ? Non, selon moi toujours, celui-ci n’a fait que croitre face à l’augmentation de personnes confrontées au numérique en phase de confinement mais aussi face au climat anxiogène diffusé à coup de statistiques morbides et aux informations incertaines relayées par les médias.

“Que demande le peuple ?”

Face à une crise sanitaire et sociale de cette ampleur, nous nous retrouvons confrontés à des situations extrêmes : isolement, interdiction de voir nos proches, de les toucher, de les serrer contre nous, perte d’emploi, maladie, décès, précarité, et j’en passe … Isolés des autres et confrontés à nous-mêmes, nous interagissons dès lors à distance : nous relayons les dernières informations sur nos droits ou sur les nouvelles privations de liberté, sur ce qui se déroule à l’autre bout le monde mais aussi à côté de chez nous. Nous nous retrouvons face à des informations qui pullulent sans trop savoir où donner de la tête. Tantôt nous sommes confrontés à une information, tantôt nous à son contraire. Le doute s’installe, ne sachant plus très bien que ou qui suivre, que ou qui croire, comment et pourquoi …

Face à ces bouleversements, une grande partie de la population aurait, d’après moi, besoin qu’on l’écoute, la rassure, lui explique clairement la situation, qu’elle se sente comprise, soutenue, qu’on décrive sa réalité à elle … De mon point de vue, cette réalité plurielle, n’est pas reflétée, dans toute sa complexité, par les différentes médias.

Vers un idéal médiatique

Au-delà d’une indépendance et de la transparence, un défi majeur pour les médias traditionnels aujourd’hui serait de permettre une plus grande variété et diversité de discours. Autrement dit une meilleure inclusivité de toutes les populations. Le contexte du covid 19 nous l’a bien montré : les mesures drastiques des gouvernements n’ont pas impacté tout le monde de la même manière. Cette diversité des vécus a été sous-représentée. C’est vrai en tant de Covid comme en temps normal.

Je crois aussi qu’une meilleure “pondération” dans la diffusion de l’information permettrait sans aucun doute de s’attarder sur des éléments moins dramatiques et anxiogènes. Selon moi, les médias doivent nous permettre, en temps de Covid, d’être informés des évolutions de la maladie, mais pas seulement. L’idéal serait qu’ils aient un rôle de soutien et nous permettent, par exemple, de continuer à se cultiver. Bref, qu’ils nous offrent des ouvertures du “politique” pour que citoyens et citoyennes aient envie de faire confiance à l’information et se sentent représenté·e·s.

(1) Les résultats du sondage de l’agence Reuters en ce qui concerne la confiance qu’accorde les Belges aux médias est intéressante. Dans l’ensemble, ils et elles sont 45% à faire confiance aux infos reçues, pour la tranche des 18-24 ans, ces chiffres chutent à 35 la méfiance est grande quant aux informations sélectionnées par les médias classiques.

Auteure : Clémentine, Bruxelles

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

Et d’autres décryptages

Fleurir l’humanité

Le plus révoltant dans ce monde, c’est toutes les fois où l’on ne donne pas à l’autre ce qu’on aimerait recevoir, où l’on fait subir ce qu’on ne voudrait jamais vivre. Cette attitude a un nom. Plus...

Soufi mon Amour

Nous sommes au début des vacances et dans quelques jours, nous partons au Maroc.Pour m'accompagner durant ce périple, j'ai décidé d'acheter un livre dont une amie m'a parlé : " Soufi mon Amour "...

La descente en enfer

            Lorsque mes parents partent, il y a toujours une certaine excitation. Je fais les courses avec mon papa, pour tenir une semaine sans manquer de rien. J'aide à charger la voiture pour que...

Ne pas se faire du mal

J'ai envie de faire passer un message. Faites bien attention à vous. Ne vous faites pas du mal, cela ne va servir à rien, je vous le promets. Rien ne change, ça va juste vous faire du mal, et faire...

Coeur sombre

Coeur sombre, sombre de conneries, conneries de jeunesse, jeunesse de délinquant,  délinquance de plusieurs années, plusieurs années noires, noires de fréquentation, fréquentation de cité, cité en...

Liberté et solitude

Je vais vous parler de mon histoire par rapport à la solitude. Je suis une personne très timide. Je ne fais pas facilement confiance. J'ai toujours eu peur du regard des autres, des critiques,...

L’abus sexuel

J'ai décidé de parler de l'abus sexuel car j'espère que cela pourra aider des gens ayant vécu une situation similaire que moi... J'ai subi des attouchements vers l'âge de 7 ou 8 ans, je ne sais plus...

L’adolescence

Il y a cinq ans, je changeais d’école pour la première fois. J’entrais en cinquième primaire. C’était donc une petite école. Je me suis directement intégré. Après un mois plus ou moins, je me suis...

Á toi, qui lis ceci.

A toi qui lis ceci, Qui cache derrière son sourire ses soucis, Qui aire rire de tout et de rien, Qui n'expose jamais son chagrin. Qui souhaite tellement faire le bien autour de toi, Qui finit par...

Le regard des autres

J'ai toujours eu peur de l'avis des autres. Depuis toute petite, je suis conditionnée à leur plaire. Je suis une femme. La société nous contraint de respecter certains codes, styles vestimentaires,...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R

L’humanité cette belle immunité

L’humanité cette belle immunité

Le parcours de Célia (le prénom a été changé) est compliqué, très compliqué. Aujourd’hui, c’est en prison qu’elle se trouve. Malgré tout, malgré ce parcours qu’elle ne conteste pas, malgré les conditions déshumanisées de son actuelle existence, elle garde une envie d’avenir, un truc qui brille dans les mots qu’elle partage.

Neuf mètres carrés.

Dans ma vie, en 27 ans, j’ai dû faire face à une succession d’évènements pas évidents. Quand j’y repense, ce qui m’a permis de garder la tête hors de l’eau, c’est l’espoir. Cette part d’humanité, de vie qui résonne en moi et m’a aidée à surmonter divers moments tragiques. Face aux horreurs dans le monde, aux maladies, je me pensais immunisée. Pour moi, ce qui se passait ailleurs ne m’atteindrait pas. Jusqu’à ce que les “autres”, ce soit moi, je pensais que ce qui arrivait aux autres ne me concernait pas. Je me suis tellement oubliée que j’en ai perdu pied, perdu la raison et ai fini en prison. L’éternelle passionnée a basculé dans la criminalité, réduite au statut de danger. J’erre dans le monde comme une morte vivante, les 9 mètres carrés de ma cellule représentant mon cercueil. Ma personne, mon identité propre est oubliée, au point que le prénom que mes parents m’ont octroyé, par moment, s’est effacé, comme un bref souvenir du passé. Parfois je me dis que je ne suis plus qu’un numéro. Mon sourire a laissé place aux larmes. Avant j’espérais encore de la vie. D’une ode à la vie, je suis passée à une ode à l’ennui. Mes forces s’amenuisent, mes rêves se brisent, un peu comme ce qui bat en moi.

Continuer de croire qu’un beau jour ça ira ?

L’espoir que j’ai toujours eu en moi commence à s’évaporer. Ma réalité est trop dure à surmonter et l’envie d’accomplir mes rêves s’est éloignée. C’est au travers de ceux qui croient en moi que je puise la force d’avancer, les miennes sont épuisées. De ma naissance à ce jour sous les verrous, je n’ai cessé d’y croire. Croire que tout finirait par passer. Mais face à mon miroir, face à l’univers carcéral dans lequel je vis, ce n’est pas facile de ne miser que sur l’espoir quand tout mon être va mal. Avant que ma vie ne prenne une tournure dramatique, je menais une routine au service d’autrui. J’ai grandi ainsi, je n’aurais pu faire autrement, vivre en pensant à moi, ça, je n’ai pas appris. Avec le temps et les années qui ont défilé, j’ai réalisé que je me suis mise à côté de ce monde, de son décor. Aurais-je pu, plus tôt, en prendre conscience ? Je ne pense pas. Plus jeune, je ne posais pas ces questions.

Entre quatre murs.

Parler de soi, penser à soi, entre mes quatre murs, ce temps s’est offert à moi pour me permettre de mettre des mots sur des blessures que j’aurais préféré laisser au passé. Tel un vague souvenir de ce que j’aurais aimé ne pas avoir à vivre. M’ouvrir est un périple qui m’a sauvé, mais qui à présent me détruit, mon corps tombe en ruine. Sa vie, on ne la choisit pas, par contre, il appartient à tout un chacun d’imaginer son avenir, le rêver et façonner ses envies pour parvenir à leur donner vie. Pourvu que cela arrive. Sentiment particulier de voir ceux qui, depuis le début, ne font que me soutenir et m’aider. Trop pudique pour leur partager qu’ils représentent mon oxygène, mais à ma façon je leur livre les tréfonds de mon cœur, endroit dans lequel moi-même je ne m’étais jamais aventurée. Ce geste pour leur signifier que je les aime. En eux, je me revois moi, Célia. Avec eux, je suis entièrement redevenue moi. À travers leurs espoirs, je parviendrai à être la meilleure version de moi-même.

Entre attente et espoir

Désespérément, j’attends ce moment, cet instant où l’on m’annoncera qu’il est temps de rentrer chez moi. Mais ce moment n’arrive pas. Ma santé me lâche, que restera-t-il de moi quand cette réalité arrivera ? Du plus profond de mon âme, je garde espoir que ça ira. En dépression par un excès de répression. “On” te demande de t’en sortir mais dans un environnement sous tension, c’est pas top niveau pour mon évolution. Je suis en détention, l’humanité est négligée, simplement oubliée, pourtant elle fait partie intégrante de ma propre raison de croire à un avenir qui n’attend que moi pour enfin exister. Oui, cette espérance est ma plus noble immunité.

Auteure : Célia

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

Et d’autres décryptages

Fleurir l’humanité

Le plus révoltant dans ce monde, c’est toutes les fois où l’on ne donne pas à l’autre ce qu’on aimerait recevoir, où l’on fait subir ce qu’on ne voudrait jamais vivre. Cette attitude a un nom. Plus...

Soufi mon Amour

Nous sommes au début des vacances et dans quelques jours, nous partons au Maroc.Pour m'accompagner durant ce périple, j'ai décidé d'acheter un livre dont une amie m'a parlé : " Soufi mon Amour "...

La descente en enfer

            Lorsque mes parents partent, il y a toujours une certaine excitation. Je fais les courses avec mon papa, pour tenir une semaine sans manquer de rien. J'aide à charger la voiture pour que...

Ne pas se faire du mal

J'ai envie de faire passer un message. Faites bien attention à vous. Ne vous faites pas du mal, cela ne va servir à rien, je vous le promets. Rien ne change, ça va juste vous faire du mal, et faire...

Coeur sombre

Coeur sombre, sombre de conneries, conneries de jeunesse, jeunesse de délinquant,  délinquance de plusieurs années, plusieurs années noires, noires de fréquentation, fréquentation de cité, cité en...

Liberté et solitude

Je vais vous parler de mon histoire par rapport à la solitude. Je suis une personne très timide. Je ne fais pas facilement confiance. J'ai toujours eu peur du regard des autres, des critiques,...

L’abus sexuel

J'ai décidé de parler de l'abus sexuel car j'espère que cela pourra aider des gens ayant vécu une situation similaire que moi... J'ai subi des attouchements vers l'âge de 7 ou 8 ans, je ne sais plus...

L’adolescence

Il y a cinq ans, je changeais d’école pour la première fois. J’entrais en cinquième primaire. C’était donc une petite école. Je me suis directement intégré. Après un mois plus ou moins, je me suis...

Á toi, qui lis ceci.

A toi qui lis ceci, Qui cache derrière son sourire ses soucis, Qui aire rire de tout et de rien, Qui n'expose jamais son chagrin. Qui souhaite tellement faire le bien autour de toi, Qui finit par...

Le regard des autres

J'ai toujours eu peur de l'avis des autres. Depuis toute petite, je suis conditionnée à leur plaire. Je suis une femme. La société nous contraint de respecter certains codes, styles vestimentaires,...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R