Trouvez le job de ses rêves et être confinée

Trouvez le job de ses rêves et être confinée

Pour Suzon, 23 ans, l’année 2020 allait être son année, fraîchement diplômée, elle avait envie de croquer la pomme, de réaliser ses objectifs qu’elle s’était fixés, de vivre tout simplement. Les objectifs ont été atteints mais … L’animatrice de la Maison des Jeunes (MJ) de la ville de Soignies, nous explique …

Ça commençait bien !

2020 commence. Nouvelle année, nouveau départ. Fraîchement diplômée en communication, je me fixe trois objectifs : trouver du travail dans le secteur de l’animation socioculturelle, passer mon permis, trouver un chez moi. 25 janvier : j’ai le permis en poche, 28 janvier : je signe mon contrat à la MJ de Soignies en tant qu’animatrice. Je ne pouvais pas rêver mieux. L’année commence très bien. Le 16 mars, comme tous les jours depuis plus d’un mois, je me rends au travail dans la joie et la bonne humeur, je suis tellement heureuse d’avoir décroché ce poste, je me sens si bien dans ce milieu. Mais on me dit que je dois rentrer chez moi et faire du télétravail. Déception. Je rentre chez moi, et je ne vois plus mes collègues ni les jeunes pendant plus d’un mois.

Ça recommençait pas mal !

Le confinement se termine, je peux retourner travailler sur place. C’est l’été, il fait beau, je suis de nouveau la plus heureuse du monde. Trois gros mois se passent très bien, nous mettons des projets en place avec les jeunes, organisons des stages, passons d’agréables moments tou·te·s ensemble et nous essayons de faire abstraction de la crise sanitaire même si nous respectons les gestes barrières. En plus, je réalise mon troisième et dernier objectif … Je trouve mon chez moi ; le 1er octobre, je déménage. Je me dis que c’était un mal pour un bien, et que je l’ai très bien surpassé. Cependant, quand j’écoute les infos, mes espoirs n’arrivent pas à garder la tête haute. Je le sens, un deuxième confinement ne saurait plus tarder. Comme de juste, le voilà qui arrive à grands pas. Le 26 octobre ; on est reparti. Je me retrouve à nouveau chez moi. Vraiment chez moi. Seule. L’été est parti, il a laissé la place au froid, aux feuilles mortes, à des couleurs plus sombres. Ce n’est pas le moment de baisser les bras, ça va aller. Je peux y arriver.

Un vrai nouveau départ, c’est pour quand ?

Le temps passe, mais la situation ne change pas. Je ne sais pas quand je pourrai, de nouveau, travailler en “présentiel”, ce mot qui n’était auparavant pas dans mon vocabulaire et qui maintenant a trouvé sa place. Je me dis que cela ne doit vraiment pas être évident pour les jeunes et puis je me rappelle, je me rappelle que, moi aussi, je suis jeune. Même si cette année est particulière, j’ai quand même réussi à valider mes objectifs. Mais dans le fond, je n’imaginais pas ça comme ça. Je pensais faire plein d’activités avec les jeunes, passer des moments avec eux à rire et discuter, ou même fêter avec mes ami·e·s la signature de mon boulot tant rêvé, ou encore fêter mes 23 ans … Profiter de la vie, tout simplement. Au lieu de ça, je mets des projets en place en sachant que ceux-ci seront sûrement annulés, j’essaie de proposer des activités aux jeunes qui sont surchargés de travail scolaire et qui me lâchent des “vus”, je fais de mon mieux pour leur insuffler du courage, courage que je reçois de mes collègues au quotidien.

Affronter aujourd’hui et croire en demain

Ma motivation yoyote. Certains jours, je me lève pleine d’énergie, décidée à faire bouger les choses, puis d’autres, je suis déprimée par la situation dans laquelle nous vivons et j’ai l’impression que je ne m’en sortirai jamais. Si quelqu’un m’avait dit que ma première année de travail serait comme ça, je lui aurais surement ri au nez. Mais je ne baisse pas les bras, je reste présente pour les jeunes, et je fais mon possible pour réaliser mon travail au mieux. Finalement, être animateur-trice en 2020, c’est faire preuve de réflexion, c’est apprendre à lâcher prise et à faire face à ses angoisses, c’est découvrir de nouvelles manières de travailler, c’est prendre le temps de bien faire les choses, c’est trouver l’équilibre entre la vie privée et professionnelle et le garder, c’est s’accrocher et se prouver à soi-même de quoi on est capable, c’est un défi au quotidien qui, somme toute, nous rend plus fort, et nous prépare à affronter l’avenir.

Auteure : Suzon, 23 ans, Soignies

Cet article a été écrit lors de l’action Raconte-nous ta MJ

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Ma découverte de l’art

Ma découverte de l’art

Loïc aura eu besoin d’un peu de temps pour découvrir et aimer l’art. Aujourd’hui, musique, musées, tout y passe ! Plus encore, cela peut nous rapprocher les unes des uns et des autres et nous faire voyager dans le temps.

Pas fan à la base

Quand j’étais enfant, je détestais les musées. Je me sentais oppressé. Oppressé par un savoir qui me dépassait. Alors, au lieu de focaliser mon regard sur les peintures, j’observais minutieusement les visiteuses et visiteurs, se pavanant de tableau en tableau. Ils et elles bougeaient, parlaient, respiraient. Les tableaux, eux, restaient muets et ça ne me convenait pas.

L’art c’est le …

Durant mon adolescence, j’ai suivi une longue formation de piano classique. Comme j’étais d’un naturel studieux, mon niveau évoluait rapidement, mais cet apprentissage restait de l’ordre du simple loisir et non de la véritable passion. À la fin de mon cursus secondaire, deux évènements concomitants remirent en question ma relation avec les beaux-arts. Lors de la dernière heure de cours d’un vendredi pluvieux, une dissertation, un travail d’écriture, d’argumentation et de réflexion est à l’ordre du jour. Il s’agit de commenter en quelques lignes une citation de Malraux (1) : « L’art, c’est le chemin le plus court de l’homme à l’homme ». Sur le moment même, ce postulat, cette déclaration n’a pas retenu mon attention… Ce qui ne l’empêcha pas, les jours suivants, de résonner dans ma tête. À la même époque, je découvre par hasard que les concerts de l’Orchestre Philharmonique de Liège sont gratuits pour les jeunes (2). Suite aux recommandations d’un ami mélomane, qui me disait que « j’allais regretter toute ma vie de ne pas profiter de cette opportunité », je décide donc de m’y rendre, non sans appréhension.

Je commence à comprendre

Progressivement, mon aversion envers l’art s’est estompée. Il m’a fallu du temps pour mettre des mots sur ce mystérieux changement de paradigme, de point de vue. En réalité, je me rendais compte que l’art était profondément humain, qu’il connectait les Hommes dans le temps et dans l’espace. À l’heure de la consommation effrénée des mass-médias, du règne de l’instantanéité, quelques tableaux, quelques œuvres, ont traversé les siècles. Ces petits fragments d’éternité participent à la création d’un monde commun qui résiste au passage du temps et n’est plus soumis au rythme de la nature. Plusieurs générations qui m’ont précédé se sont également retrouvées face à cette œuvre. Elles ont éprouvé des émotions. Elles ont exercé leur faculté de jugement, de gout. Cette permanence me fascine.

L’art nous rassemble

L’art nous relie aussi dans le présent. Des femmes et des hommes des quatre coins de la planète se bousculent aux portes des musées. Notre premier réflexe, lorsque nous aimons une œuvre, est souvent de susciter un débat, d’essayer de faire naitre chez autrui l’expérience émotionnelle que nous avons ressentie. « As-tu vu le dernier film de Quentin Tarantino (3) ? Il est génial » « Écoute le dernier album de Cabrel (4), c’est incroyable » « Regarde cette peinture, elle est magnifique ». L’art est donc une expérience publique, il sert de socle au dialogue, et crée des passerelles entre les humains. Aujourd’hui, j’ai 20 ans, et quand je rentre dans un musée, les tableaux bougent, parlent et respirent.

1. André Malraux (France, 1901-1976) avait plus d’un chapeau sur la tête. À 18 ans, il publie un premier livre Lunes en papier; à 20 ans, après s’être marié, il est arrêté et emprisonné au Cambodge, un pays d’Asie du Sud-Est pour trafic d’art. Après avoir été libéré grâce aux soutiens du monde littéraire français, il s’engage dans un premier contre la colonisation, de nombreux autres suivront, notamment contre le fascisme. En 1933, il gagne le prix Goncourt pour son roman La condition humaine. Soldat pendant la seconde guerre, il est fait prisonnier, s’évade et rejoint la résistance. Après guerre, il écrit encore et toujours et s’engage en politique. Durant neuf ans, il sera ministre des Affaires culturelles. .
2. On espère que ce sera toujours le cas pour les moins de 16 ans quand se terminera cette drôle de période.
3. Quentin Tarantino (USA, 1963) est un cinéaste américain. Dans ses films, souvent très violents, comme Pulp Fiction, ou Django Unchained, il apporte un grand soin aux dialogues, aux choix musicaux. Plutôt présentés comme des livres, ils sont découpés en chapitres et non en parties.
4. Francis Cabrel, (France, 1953), est un auteur-compositeur-interprète très populaire. On lui doit, par exemple, le morceau La Corrida, titre contre cette lutte, assez particulière, entre l’homme et le taureau. 

Auteur : Loïc, 20 ans, Flémalle

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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L’humanité cette belle immunité

L’humanité cette belle immunité

Le parcours de Célia (le prénom a été changé) est compliqué, très compliqué. Aujourd’hui, c’est en prison qu’elle se trouve. Malgré tout, malgré ce parcours qu’elle ne conteste pas, malgré les conditions déshumanisées de son actuelle existence, elle garde une envie d’avenir, un truc qui brille dans les mots qu’elle partage.

Neuf mètres carrés.

Dans ma vie, en 27 ans, j’ai dû faire face à une succession d’évènements pas évidents. Quand j’y repense, ce qui m’a permis de garder la tête hors de l’eau, c’est l’espoir. Cette part d’humanité, de vie qui résonne en moi et m’a aidée à surmonter divers moments tragiques. Face aux horreurs dans le monde, aux maladies, je me pensais immunisée. Pour moi, ce qui se passait ailleurs ne m’atteindrait pas. Jusqu’à ce que les “autres”, ce soit moi, je pensais que ce qui arrivait aux autres ne me concernait pas. Je me suis tellement oubliée que j’en ai perdu pied, perdu la raison et ai fini en prison. L’éternelle passionnée a basculé dans la criminalité, réduite au statut de danger. J’erre dans le monde comme une morte vivante, les 9 mètres carrés de ma cellule représentant mon cercueil. Ma personne, mon identité propre est oubliée, au point que le prénom que mes parents m’ont octroyé, par moment, s’est effacé, comme un bref souvenir du passé. Parfois je me dis que je ne suis plus qu’un numéro. Mon sourire a laissé place aux larmes. Avant j’espérais encore de la vie. D’une ode à la vie, je suis passée à une ode à l’ennui. Mes forces s’amenuisent, mes rêves se brisent, un peu comme ce qui bat en moi.

Continuer de croire qu’un beau jour ça ira ?

L’espoir que j’ai toujours eu en moi commence à s’évaporer. Ma réalité est trop dure à surmonter et l’envie d’accomplir mes rêves s’est éloignée. C’est au travers de ceux qui croient en moi que je puise la force d’avancer, les miennes sont épuisées. De ma naissance à ce jour sous les verrous, je n’ai cessé d’y croire. Croire que tout finirait par passer. Mais face à mon miroir, face à l’univers carcéral dans lequel je vis, ce n’est pas facile de ne miser que sur l’espoir quand tout mon être va mal. Avant que ma vie ne prenne une tournure dramatique, je menais une routine au service d’autrui. J’ai grandi ainsi, je n’aurais pu faire autrement, vivre en pensant à moi, ça, je n’ai pas appris. Avec le temps et les années qui ont défilé, j’ai réalisé que je me suis mise à côté de ce monde, de son décor. Aurais-je pu, plus tôt, en prendre conscience ? Je ne pense pas. Plus jeune, je ne posais pas ces questions.

Entre quatre murs.

Parler de soi, penser à soi, entre mes quatre murs, ce temps s’est offert à moi pour me permettre de mettre des mots sur des blessures que j’aurais préféré laisser au passé. Tel un vague souvenir de ce que j’aurais aimé ne pas avoir à vivre. M’ouvrir est un périple qui m’a sauvé, mais qui à présent me détruit, mon corps tombe en ruine. Sa vie, on ne la choisit pas, par contre, il appartient à tout un chacun d’imaginer son avenir, le rêver et façonner ses envies pour parvenir à leur donner vie. Pourvu que cela arrive. Sentiment particulier de voir ceux qui, depuis le début, ne font que me soutenir et m’aider. Trop pudique pour leur partager qu’ils représentent mon oxygène, mais à ma façon je leur livre les tréfonds de mon cœur, endroit dans lequel moi-même je ne m’étais jamais aventurée. Ce geste pour leur signifier que je les aime. En eux, je me revois moi, Célia. Avec eux, je suis entièrement redevenue moi. À travers leurs espoirs, je parviendrai à être la meilleure version de moi-même.

Entre attente et espoir

Désespérément, j’attends ce moment, cet instant où l’on m’annoncera qu’il est temps de rentrer chez moi. Mais ce moment n’arrive pas. Ma santé me lâche, que restera-t-il de moi quand cette réalité arrivera ? Du plus profond de mon âme, je garde espoir que ça ira. En dépression par un excès de répression. “On” te demande de t’en sortir mais dans un environnement sous tension, c’est pas top niveau pour mon évolution. Je suis en détention, l’humanité est négligée, simplement oubliée, pourtant elle fait partie intégrante de ma propre raison de croire à un avenir qui n’attend que moi pour enfin exister. Oui, cette espérance est ma plus noble immunité.

Auteure : Célia

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Média(scep)tique

Média(scep)tique

Guilherme nous le dit très clairement, il ne s’intéresse pas aux médias. Même si on peut se demander ce qu’il met exactement derrière ce mot, il nous écrit quand même qu’il ne lit pas le journal, ne regarde pas le JT et n’écoute pas la radio. Voici donc, après les échos de LauraLaura, de Clémence et de Bastien, celui d’un autre jeune Bruxellois de 22 ans.

 

Déconnecté de l’actualité

Les nouvelles abordées sont souvent sans impacts directs sur ma vie quotidienne ou du moins, je n’arrive pas à percevoir leur influence sur celle-ci. Je ne suis pas libre de choisir les articles qui me sont proposés. Certes, je peux choisir le média que je souhaite consulter mais le contenu qu’il propose ne répond pas à mes attentes concernant l’actualité. Il vise un public cible mais ce qu’il propose n’est pas propre à chacun.

Toujours des mauvaises nouvelles !

De plus, je ressens que le choix des médias se porte sur un contenu pessimiste. Ils se tournent plus vers ce qui va mal et ce qui fait du « drama » plutôt que d’être neutres dans le choix du sujet. Ils privilégient le choquant pour générer de l’audience, pour gagner plus, plutôt que de se concentrer exclusivement à transmettre des faits.

Une piste, une solution ?

Comment résoudre tout cela ? Je n’ai pas de réponse magique, mais je peux vous présenter ce qui serait, pour moi, le média idéal. Je voudrais que les infos offertes me soient propres. Elles seraient classées par thème et je choisirais celle(s) que je souhaite consulter. Il devrait être disponible sous application mobile, en format vidéo, audio et écrit. Je vois ce média idéal comme une plateforme qui regrouperait les contenus de divers médias pour obtenir un contenu neutre et véridique. Via la collecte de données anonymes des utilisateurs, il pourrait apprendre au fur et à mesure ce qui est le plus pertinent pour chacune ou chacun. Ensuite, il faudrait qu’il me confronte également à des idées que je n’approuve pas. J’estime qu’un média doit aussi avoir le rôle de m’ouvrir l’esprit. Enfin, il ne devrait exister que dans le seul but de m’informer car tout autre objectif biaiserait les infos offertes.

La forêt est-elle si épaisse ?

Je ne m’intéresse pas à l’actualité mais peut-être que je pourrais m’y intéresser. Le mécontentement face aux médias actuels va peut-être pousser les gens à se tourner vers autre chose. La démocratisation d’internet offre aujourd’hui plus que jamais la possibilité de s’exprimer et d’offrir des alternatives. Mon média idéal n’est peut-être pas si compliqué à réaliser tout compte fait.

Auteur : Guilherme, 22 ans, Auderghem

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

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Plaidoyer pour le jeu vidéo

Plaidoyer pour le jeu vidéo

Basile aime les jeux vidéo dans son texte, pour lui, en période de Covid, plus encore qu’en tant normal, c’est un lien avec les autres, un moyen de s’évader de la morosité ambiante.

Souvent décriés, considérés par une partie plus âgée de la population comme “abrutissants et sans intérêt”, les jeux vidéo sont un point de divergence entre les générations. En janvier 2018, l’Organisation mondiale de la santé, reconnaît même l’addiction aux jeux vidéo comme étant un trouble mental au même titre que la dépendance à la cocaïne. Il convient cependant de voir ce qu’il en est suite à l’explosion de l’industrie susnommée en période de confinement. Pour vous donner une idée, la croissance du secteur est passée de 142 à 180 % par rapport à l’année dernière.

Avant 2020

Combien de fois ai je entendu ma famille dire que les jeux vidéos m’apporteront rien, qu’ils ramollissent mon cerveau ou encore que les mondes virtuels ne valent en rien le monde réel. Cependant chaque année, de plus en plus de personnes jouent, occasionnellement ou quotidiennement, et ce malgré les avis négatifs que cela peut susciter dans leur entourage.(1)

Covid Time

Force est cependant de remarquer l’explosion qu’a subi le milieu vidéoludique au cours de l’année 2020 ; les étudiants, une partie des travailleurs, autant de personnes coincées chez elles sans pouvoir voir qui que ce soit ni aller au cinéma, au théâtre ou n’importe où ailleurs afin de se changer les idées. Je crois que le jeu vidéo a permis, durant le confinement, à une importante part de la population de tenir le coup, de maintenir le lien avec les proches tout en s’amusant avec eux. Ce qu’une simple visioconférence ne permet pas toujours. Il existe en effet une telle offre de jeux que n’importe qui y trouve son compte.

Pourquoi le jeu vidéo ?

Pendant bien des années, il a été un loisir plus ou moins bien vu par le commun des mortels. À mon sens, il sert de défouloir après une dure journée, d’échappatoire à notre monde parfois si gris et triste. En effet, si les jeux peuvent être violents (comme le sont Grand Theft Auto, Call of Duty ou le très récent Cyberpunk 2077 (2)), notre monde parsemé de guerres inutiles, de famine et de misère l’est bien plus. De plus, comme les livres, ils permettent de se vider la tête en plongeant dans un monde fictif, mais à la différence des livres ou des films, les jeux vidéos nous rendent acteurs à part entière de ce que nous voyons, chaque joueur aura sa propre version du jeu.

Jouons

Si je devais résumer, je dirais qu’il faut arrêter de diaboliser le jeu vidéo et réfléchir à tous les bienfaits qu’il peut accorder. Par exemple, j’ai perfectionné ma lecture et mes tables de multiplications par l’intermédiaire de jeux tels que la série des Lapin Malin et d’Adibou; les vétérans utilisent des jeux de guerres comme thérapie pour le stress post-traumatique. Certains jeux permettent de nous mettre face à des situations inédites ou dangereuses sans courir de risque, comme soigner des tigres dans un zoo. Et tout cela se vérifie tout particulièrement dans un monde où la technologie nous envahit de plus en plus. Il a déjà été démontré qu’un enfant (mais je vous l’affirme, cela s’applique tout autant à un adulte) apprend mieux lorsqu’il est intéressé et s’amuse. Enfin, une récente étude de l’Université d’Oxford a découvert une corrélation entre l’utilisation des jeux vidéo et le bien-être. Enfin, l’OMS elle-même a conseillé l’utilisation du jeu vidéo afin de préserver sa santé mentale en temps de confinement ; alors mon conseil : que vous soyez étudiant, travailleur, parent, enfant ou adulte, jouez, jouez avec vos amis, vos enfants, vos parents ou même seul mais laissez-vous absorber par la beauté et l’histoire des œuvres du Xème Art.

Basile, 22 ans, Bruxelles

(1) D’après cet article de la RTBF, du 5 novembre 2020, une personne sur deux joue. Cela signifie évidemment que le jeu n’est plus la primauté des jeunes … Certains jeux, notamment sur smartphone, attirent un public qui, jusque-là, n’y consacrait aucun temps, on peut notamment penser aux grands classiques des jeux de société comme le scrabble mais aussi à Candy Crush et autres titres du même genre.
(2) Dans Grand Theft Auto, (GTA), le joueur incarne un truand et doit mener toute une série de missions, souvent peu charitables, pour grimper l’échelle menant de la petite délinquance au crime très organisé. Le réalisme du jeu, par exemple au niveau de l’environnement traversé par le joueur, est le sujet de très nombreuses discussions. Call of Duty est une série d’une petite vingtaine de jeux dont le premier est sorti en 2003 et le dernier en 2020 ou le joueur incarne un soldat. Dans un univers pseudo-historique ou futuriste, il doit éliminer ses ennemis. Cyberpunk 2077 se passe dans un futur où les technologies ont pris le pouvoir et c’est au joueur de lutter contre tout cela.

Auteur : Basile, 22 ans, Bruxelles

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Ne pas se faire du mal

J'ai envie de faire passer un message. Faites bien attention à vous. Ne vous faites pas du mal, cela ne va servir à rien, je vous le promets. Rien ne change, ça va juste vous faire du mal, et faire...

Coeur sombre

Coeur sombre, sombre de conneries, conneries de jeunesse, jeunesse de délinquant,  délinquance de plusieurs années, plusieurs années noires, noires de fréquentation, fréquentation de cité, cité en...

Liberté et solitude

Je vais vous parler de mon histoire par rapport à la solitude. Je suis une personne très timide. Je ne fais pas facilement confiance. J'ai toujours eu peur du regard des autres, des critiques,...

L’abus sexuel

J'ai décidé de parler de l'abus sexuel car j'espère que cela pourra aider des gens ayant vécu une situation similaire que moi... J'ai subi des attouchements vers l'âge de 7 ou 8 ans, je ne sais plus...

L’adolescence

Il y a cinq ans, je changeais d’école pour la première fois. J’entrais en cinquième primaire. C’était donc une petite école. Je me suis directement intégré. Après un mois plus ou moins, je me suis...

Á toi, qui lis ceci.

A toi qui lis ceci, Qui cache derrière son sourire ses soucis, Qui aire rire de tout et de rien, Qui n'expose jamais son chagrin. Qui souhaite tellement faire le bien autour de toi, Qui finit par...

Le regard des autres

J'ai toujours eu peur de l'avis des autres. Depuis toute petite, je suis conditionnée à leur plaire. Je suis une femme. La société nous contraint de respecter certains codes, styles vestimentaires,...

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