Projet parent

Projet parent

Lors d’une dernière conférence d’Emmanuel Macron, le président français a évoqué que le taux de natalité est en baisse, sur base d’une étude de l’INSEE. Et après ça, il a évoqué qu’il fera en sorte que le taux réaugmente les années qui viendront.

Pour moi, il faudrait réfléchir au pourquoi cela arrive. En premier lieu, parlons de l’inflation. Il devient de plus en plus difficile de finir les fins de mois, pour une partie de la population. Avoir un enfant peut en décourager beaucoup, par peur de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de ce dernier. La société dans laquelle nous vivons ne rend pas service aux futurs parents. Le prix des crèches, des activités, ou encore la charge financière peut être un frein.

Un second constat personnel que je fais, est qu’on inculque, depuis des années, le fait que c’est à nous de payer les conséquences impactant l’écologie, des décisions prises par nos aïeuls, que c’est à nous de changer cela. Je trouve que c’est une grosse charge qu’on impose aux jeunes adultes d’aujourd’hui.

C’est pour cela qu’à l’heure actuelle, je n’ai pas comme projet d’être parent dans le futur. La direction que prend le monde ne va pas pour moi dans le bon sens, d’un aspect général.
Je pense que personne ne peut obliger des personnes à être parents. Chacun fait ce dont il a envie, personne ne peut juger le choix d’être parent ou non.

Auteur : Anonyme, 20 ans, Liège

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

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Tamala, découverte d’un style musical

Tamala, découverte d’un style musical

Cela va faire cinq ans que je suis scolarisé à Liège 1. Cinq années durant lesquelles je me suis inscrit à moult activités extrascolaires. Le club d’échec, de grec, de la communauté européenne, de programmation informatique et le club OPRL. De tous ceux-ci, je ne suis resté profondément fidèle qu’au dernier.
Le club OPRL est, comme son nom l’indique (Orchestre Philarmonique Royal de Liège), un rassemblement de mélomanes qui se rendent au moins bimensuellement au conservatoire pour y écouter de la musique, classique d’ordinaire.

Oui, mais justement, une fois n’est pas coutume, il ne s’agissait pas de musique classique ce jour-là. Je vais en effet vous raconter ma rencontre avec le groupe Tamala.
Lors d’une de nos réunions hebdomadaires avec le club, nous apprîmes, mes condisciples et moi, que nous allions assister à un concert un peu spécial. Oh non, pas de musique classique, romantique ou baroque cette fois, mais bien de la musique dite « du monde ». Il s’avéra que le conservatoire se voyait accueillir le groupe Tamala pour quelques soirées et que notre professeur avait réussi à nous obtenir suffisamment de places pour nous y emmener tous. Nous eûmes donc droit à un petit cours d’introduction sur le groupe que nous allions voir. Celui-ci était composé de Bao Sissoko à la kora, accompagné de Mola Sylla aux vocalises et de Wouter Vandenabeele au violon. Les deux premiers sont des griots sénégalais, des sortes de chamans, des dépositaires de la tradition orale de leur village, qui sont, depuis la naissance, entrainés à chanter et jouer selon des pratiques antiques. Le dernier est, je l’ai dit, violoniste et flamand, comme vous l’aurez deviné. Somme toute, un mélange de musiciens un peu hétéroclite au premier coup d’œil.

Bao Sissoko jouait donc de la kora. La kora, pour ceux qui ne connaitraient pas, c’est tout bonnement incroyable ! Il s’agit là d’un mélange entre une harpe, un tam-tam et un luth, un instrument mélodieux qui accompagne et accueille les autres sonorités, mais qui ne craint pas de s’imposer et de prendre le dessus avec son harmonie enchanteresse au moment venu.
Le jour du concert arrivé, des divers extraits écoutés en classe en préparation de la représentation, il ne me restait que quelques airs tronqués, insuffisants pour appréhender l’ampleur de ce à quoi nous allions assister. Les entendre c’est une chose, les voir, c’en est une autre !
Une fois que nous fûmes confortablement installés à nos sièges, une certaine Hélène Sechehaye, musicologue, nous présenta le spectacle. Elle nous expliqua en quoi consiste la fonction de griot, nous décrivit les instruments que nous devinions à grand-peine du fait de la pénombre et introduisit les artistes avec difficulté. Effectivement, ça n’était pas gagné… expliquer comment un violoniste de formation classique, mais reconverti au folk allait accompagner nos musiciens griots, ça n’était guère évident. Néanmoins, elle y parvint et nous eûmes une idée, certes floue, mais une idée tout de même de ce qui nous attendait.

La présentation terminée, le concert commença. L’on nous plongea dans l’obscurité en nous rappelant d’éteindre nos téléphones et de ne pas prendre de photos la séance durant. Soudain, la scène s’illumina. Nos quatre esthètes s’avancèrent, prirent places et instruments et commencèrent à jouer. Dès les premières notes, le public se transforma en véritable métronome, hochant la tête ou le buste de droite à gauche ou frappant silencieusement du pied au rythme de la musique. Dur de rester immobile face à ces sonorités entraînantes ! Alors on s’abandonne à la mesure, en ayant soin de ne pas gêner nos voisins, évidemment.
Chaque fin de morceau laissait place à Wouter Vandenabeele pour présenter un des interprètes ainsi que l’extrait suivant.
Bao Sissoko abandonna sa kora au profit d’une calebasse située à l’arrière, marquant la cadence au moyen de cette gigantesque caisse de résonance.
Mola Sylla, lorsqu’il avait les mains libres de son xalam (un luth traditionnel africain) et les poumons de ses chants, attrapait un de ses instruments « faits-main », et y soufflait, l’agitait ou le frappait suivant l’utilisation qu’il lui avait attribuée. Parmi ceux-ci, une calebasse montée sur un bâton portant une corde solitaire. C’est un violon, nous explique Wouter Vandenabeele. Mola aurait dénigré celui de Wouter en prétendant qu’il ne s’agissait que de quelques vulgaires cordes reliées à du bois creux, il aurait ensuite contrefait l’instrument avec les moyens du bord et se serait arrêté à une unique corde.

Ces trois amis sont liés comme les doigts de la main, et ça se voit ! Enfin… cela s’entend plutôt.
Il n’est pas rare que le groupe s’adonne à des improvisations, nous avait-on dit. Effectivement, une certaine sincérité primesautière, un naturel spontané émanait de leurs gestes, leurs mouvements, leur musique. Des associations de mots fort poétiques et abstraites, me direz-vous, mais qui témoignent de la difficulté d’exprimer cette liberté instinctive, liberté qui n’est pas présente dans nos mœurs musicales.
Il s’agit là du point fort de Tamala et de la musique du monde en général. Ce dépaysement tant auditif que visuel, cette ouverture culturelle, qui, à n’en point douter, nous change des symphonies et concerti auxquels nous sommes habitués.
Ces quelques notes exotiques auront égayé le répertoire traditionnel, mais non moins charmant, de cette année. Ce fut un très beau spectacle pour entamer ce programme !

Auteur : Gilles, 16 ans, Liège

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

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Souvenir

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Il pleuvait des cordes. On mangeait à la cantine. Quand on est sorti, on s’est dit que c’était cool la pluie. On a commencé à chanter « Singin’ in the rain » en dansant n’importe comment. Il y avait du monde, il était peut-être 13h. On s’en foutait, on était juste entre copines et on riait.

T’avais cette capacité-là Marie, à voir les gens pour ce qu’ils étaient, pas de faux-semblant. Tu rayonnais et faisais briller tout autour de toi. Ce souvenir m’est précieux, car maintenant il ne me reste que ça de toi.

Auteure : Jeanne, 24 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc dans un seul article sobrement intitulé “Les Petits Avis”.

Être femme en 2024, Anonyme, 16 ans, Bruxelles

Être une femme en 2024, c’est toujours dur. Je trouve qu’on ne nous protège pas assez aux yeux de la loi. Les femmes sont toujours minimisées et on ne leur donne pas assez raison même dans le milieu du travail, ce n’est toujours pas clair, pour quelle raison leur salaire est inférieur à celui des hommes ? Les femmes sont minimisées en 2024, l’égalité ne sera jamais aboutie.

Découvrez d’autres réalités, Vincent, 47 ans, Bruxelles

Vivre en Belgique, c’est une chance et un privilège. Il y fait bon vivre, on peut connaître toutes les saisons (en une journée…). En 2 heures de route (train, voiture), on peut être à la fois sur la côte et profiter des plages belges, ou dans les bois ardennais. On peut profiter d’un pays très bien développé et outillé : des hôpitaux, des routes, des gares, des écoles, …

Mais il faut parfois aller voir ailleurs pour se rendre compte de la chance qu’on a, et pour découvrir d’autres réalités. Alors, pour tous les jeunes mais aussi pour tous les décideurs politiques : bougez, voyagez, allez découvrir ce qui se fait dans d’autres pays/villes, inspirez-vous !

Faire le choix, Anonyme, 28 ans, Verviers

Fais de ta vie un rêve et de tes rêves une réalité. La vie nous met à genoux. C’est à ce moment-là qu’il fait faire un choix. Soit, se laisser aller et sombrer peu à peu. Soit, se relever et se battre de toutes ses forces parce que malgré les apparences la vie vaut la peine d’être vécue.

Auteurs/es : Anonymes, Vincent

Ces petits avis ont été produits lors de différents ateliers Scan-R.

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J’ai besoin d’aller aux toilettes

J’ai besoin d’aller aux toilettes

Oui, les femmes et les hommes ont des réalités biologiques différentes. Cela ne veut pas dire que c’est inégal. Juste c’est comme ça, y a rien à faire. Par contre, la société fait de ces différences un handicap… Surtout quand il s’agit de pipi !

SVP QUOI DES TOILETTES PUBLIQUES GRATUITES DECENTES ! A Liège, après le tram et la ligne 4, ce sont nos chères amies toilettes qui sont en voie de disparition (à voir si elles ont déjà existé un jour). Je dois faire pipi 6 fois par heure, comment je fais ? Sortir devient parfois un vrai casse-tête : « Non, je ne peux pas trop boire parce que si je reste longtemps dehors cela en est fini pour ma vessie », « Mais oui, si je vais là, je pourrais peut-être aller dans mon ancienne école sup’ pour squatter le pot. Génial ! ». Ou bien, il y aussi l’option de payer entre 0,5 euros et 1 euros dans des restos ou autres galeries marchandes. C’est quand même cher payer pour de l’eau dans l’eau…

Merci pour nous, les femmes, ne pouvant pas faire nos besoins dans un pissoir, au risque de vite finir dans une situation gênante, de prévoir ici et là des trônes pour nos jolies derrières.

Auteure : Anonyme, 26 ans, Bruxelles

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R.

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