Irrémédiablement attirée par les arts !

Irrémédiablement attirée par les arts !

Comme un papillon est attiré par la lumière, Rebecca est attirée par la création artistique et les arts : sculpture, danse, … Elle aime tout ! Aujourd’hui, elle a décidé, contrairement à l’avis de ses parents, elle en fera son métier.

Ma découverte !

À la base, je ne savais pas que j’aimais tout ce qui touchait à l’art. Un jour, j’ai été invitée aux portes ouvertes de la Haute école des Beaux-Arts de Bruxelles. À peine rentrée, je vois un jeu de lumières projeté sur un tableau et je trouve cela déjà très beau. Ensuite, je parcours toute l’école avec mes ami·e·s, je passe par différents types d’ateliers arts. Il y en a un qui m’a particulièrement marquée, c’est lorsque j’ai assisté à un spectacle de danse. Voyant la fille danser, je sentais qu’elle voulait exprimer quelque chose, sans dire un mot, juste avec son corps et son visage. Cela a attiré mon attention, je suis quelqu’une qui a du mal à s’exprimer verbalement. En voyant cette jeune fille s’exprimer uniquement avec des mouvements et des expressions cela a éclairci ma vision des choses : je n’étais plus obligée de garder mes sentiments en moi et uniquement dans mes pensées. Maintenant je pouvais parler sans vraiment le faire car mon œuvre d’art parlerait à ma place.

Je participe

L’année suivante, je me suis inscrite à l’Académie des Beaux-Arts et je me suis éclatée comme jamais parce que tout le monde était ouvert d’esprit et j’ai pu m’ouvrir plus facilement. J’aimais me lever tôt le matin car je savais que j’allais plus m’amuser que travailler. J’adorais découvrir plusieurs matières telles que la terre, la plasticine, le sable, la pierre et plein d’autres textures. Les mélanges des couleurs également, l’utilisation du fil de fer, créer des maquettes … D’un simple objet on pouvait créer l’impossible !

Je serai décoratrice !

Par la suite, j’ai eu quelques soucis personnels car mes parents voulaient que je suive leurs pas en étudiant dans un domaine médical … Du coup, en me disant que l’art n’était qu’un hobby et pour leur faire plaisir, je me suis lancée dans des études de puéricultrice. Je me suis vite lassée et j’ai perdu toute motivation alors j’ai recommencé à zéro en pensant à ce que je pourrais faire de ma vie. J’ai réfléchi longuement et je me suis alors rappelée que, petite, j’adorais décorer les maisons que ce soit dans la vraie vie ou dans les jeux. Aujourd’hui, j’ai 21 ans et j’aime toujours autant décorer qu’avant. C’est pour cela que j’ai pris la ferme décision de me lancer dans ce domaine de décoratrice d’intérieur et d’approfondir mes recherches dans ce métier ! Car finalement, la déco fait aussi partie de l’art.

Auteure : Rebecca, 21 ans, Ixelles

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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Être ou que paraitre ? Telle est ma question

Être ou que paraitre ? Telle est ma question

Barek se et nous pose bien des questions … Qui est-il ? Qu’est-ce qu’il souhaite ? À toutes ces questions, on pourrait tenter de donner une seule réponse : une construction perpétuelle !

Je suis en-vie

Être, je le suis à chaque moment de ma vie, peu importe l’état dans lequel je me trouve. Paraitre, je le suis assurément. Paraitre, c’est parfois nécessaire ou obligatoire. Pourtant, à force de paraitre, nous risquons le piège d’être quelqu’un aux yeux des autres, mais pas le quelqu’un que nous sommes à l’intérieur : un par-être en somme, c’est à dire une création de substitution coupée des aspirations de notre être, une sorte d’imperméable sur lequel passe le temps de notre vie. Car oui, si je suis en vie, l’important n’est-il pas le degré de résonance entre ma vie intime et mes envies ? Est-ce que le paraitre n’entraine pas des envies périphériques ? Est-ce que s’y fier, ce n’est pas passer à côté de sa vie ? Si je ne fie pas à ce paraitre, mes envies me procurent une vie pleine et riche.

Le temps d’une question

Adolescent, j’ai eu la chance de m’arrêter sur quelques questions : qui suis-je, que veux-je, comment mettre en place ce que je veux ? Qui suis-je ? Les expériences de la vie donnent une multitude de réponses ; si je n’aime pas ces réponses, je change et voilà tout même si changer une habitude prend parfois plusieurs années. Que veux-je ? Difficile de le savoir… J’ai décidé de garder ce qui m’anime le plus : la beauté d’un nuage, comprendre la condition humaine, le plaisir du temps qui passe goutte après goutte, les relations humaines. Est-ce que ça donne un métier ? Oui, souvent. Est-ce que ça donne une vie ? Sans conteste !

Comment mettre en place ce que je veux ? Je me donne les moyens d’atteindre mes objectifs, méthodiquement. Une étape après l’autre en prenant soin qu’elles soient toujours à la limite de mes capacités. Les erreurs sont les jalons. Les lâchers-prises, les joies et la contemplation sont la persistance qui me permet d’atteindre mon but.

Dix années ont été nécessaires pour terminer certains de mes objectifs essentiels et puis ? Le vide, le néant, le silence. Heure fatidique où j’ai dû me réinventer, choisir de nouveaux objectifs à court, moyen et long terme. Somme toute le cycle de la vie intérieure composé de naissances, croissances, petites morts et d’attente.

Pour l’éternité

Ces questions ont-elles été nécessaires ? Oui, grâce à elles je ne suis pas resté statique et j’ai pu agrandir mon territoire intérieur. Sans but, la vie passe malgré nous. Vivre l’instant présent, c’est vivre éternellement ce moment. Selon moi, la vie est faite d’une multitude de moments assemblés. Vivre personnellement chacun d’eux donne du sens à l’ensemble, une esthétique de ce que le monde et moi devenons.

À la recherche d’authenticité

Et sinon quoi ? Sans cette authenticité, ma vie vaudrait-elle la peine d’être vécue ? Je ne sais pas, je sens que c’est comme mourir à petit feu, c’est me détester moi-même, ça me rend triste. L’authenticité est liée à l’instant, je reste cohérent, mais aussi libre d’être ce que je suis à chaque moment différent. À quoi bon donner l’image que les autres auraient voulu recevoir ? Offrons-nous nos authenticités comme un cadeau à partager, précieux, délicat et dans le respect de soi-même et des autres. La vie prend une saveur nouvelle et insoupçonnée. Je suis en-vie, le temps d’une question, pour l’éternité, à la recherche d’authenticité. Grâce au questionnement, je peux être sans par-être, connecté à mes aspirations.

Auteur : Barek, 34 ans, Tournai

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R 

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Je suis dépendante affective

Je suis dépendante affective

Quand Louisa aime, c’est fort, très fort, très très fort. Même si elle a appris à se méfier d’elle-même, elle souffre parfois de ce qui pourrait se passer bien plus tard …

Une définition, ma définition

J’ai décidé de parler de dépendance affective, chose qui me touche. Avant d’aller plus loin, voici une définition issue du Journal des femmes : “La dépendance affective désigne un phénomène d’incapacité psychologique à vivre par et pour soi-même. Dotés de peu de confiance en eux, les dépendants affectifs souffrent de ce manque dans tous les domaines de leur vie, et notamment dans le domaine amoureux.” De mon point de vue, la dépendance affective c’est être très attachée à des personnes, les aimer du plus profond de notre cœur, ne pas pouvoir vivre sans elles et ça peut même aller jusqu’à pouvoir mourir pour elles. Tellement on les aime, on les ferait passer avant nous-mêmes. On dit que ce comportement peut être dû au manque d’amour et d’attention durant l’enfance ou à un traumatisme. Cela peut exister en amitié comme en amour. Pour l’instant, je n’ai connu ça qu’en amitié. Cela peut être une grande souffrance pour les dépendants, par exemple, lorsque les gens dont ils dépendent s’éloignent, se disputent avec eux, lorsqu’ils les « remplacent », lorsqu’ils les quittent… Rien que d’imaginer la séparation peut faire souffrir. Plus le temps passe, plus la relation se renforce, et plus la dépendance est forte et donc, plus la séparation va être compliquée. Au moindre petit problème, on panique, se remet en question, s’imagine plein de scénarios dans lesquels on est fautif et où on se fait abandonner. On n’est jamais sûr de ce qu’on est aux yeux de l’autre, on pense toujours être moins que ce que l’autre est pour nous, beaucoup moins. On a toujours des doutes, on se demande si c’est vraiment sincère, s’ils ne sont pas en train de se moquer de nous, si on peut vraiment leur faire confiance… C’est dû à un manque de confiance en soi. Et ça aussi, ça fait beaucoup souffrir les dépendants.

Mathéo

Comme je le disais, j’ai vécu ça dans une de mes relations amicales. Cela s’est passé avec Mathéo (prénom modifié) et c’est la première personne avec qui j’ai eu une dépendance affective. J’avais 12 ans, je jouais à un jeu en ligne avec un ami et il a invité un ami à lui pour jouer avec nous. Il s’agissait de Mathéo. On a joué tous les trois jusqu’à la fin de l’après-midi, puis notre ami commun est parti, il ne restait plus que nous deux. Même si on ne se connaissait pas, on a continué à jouer et on a donc été “obligés” de faire connaissance, parce que jusqu’à présent, les seuls mots qu’on avait échangés étaient les communications pour le jeu. De là, on est devenus amis, on se retrouvait – tous les jours – pour jouer en ligne. Le temps passa, nous sommes devenus meilleurs amis, jusqu’à se considérer comme frère et sœur. J’étais très attachée à lui, c’était la première fois que j’avais une amitié si forte. On se disait des trucs que je n’avais dits à personne auparavant. On s’était promis de toujours être là l’un pour l’autre. On était très fusionnels, comme un grand frère et sa petite sœur. Il était mon numéro un, j’étais sa numéro un.

On se pardonne tout

La particularité de cette relation, c’est qu’elle était à distance. Il habitait en France à 400 km de chez moi. Cela ne nous empêchait pas d’être les meilleurs amis. Je l’aimais comme je n’ai jamais aimé personne, je ne pouvais pas voir ma vie sans lui. Je pouvais me mettre dans des états démesurés rien que pour une dispute, je pouvais pleurer jusqu’à ne plus savoir respirer, en me disant que c‘était la fin, que j’avais perdu la personne la plus importante de ma vie. Parce que oui, c’était vrai, c’était ce qu’il était. On finissait toujours par se réconcilier, s’excuser, se rappeler à quel point on s’aimait et se dire que nous n’allions pas recommencer. Même si c’était sa faute, que j’avais toutes les raisons de lui en vouloir, qu’il me faisait du mal, etc, je lui pardonnais toujours tout. Je l’aimais trop pour lui en vouloir. Après environ un an, j’ai compris que c’était mieux pour moi de me séparer de lui, de m’en éloigner. Mais, malgré ça, je restais quand même en contact avec lui.

C’est la fin

Ça arrivait qu’on se dispute et puis qu’on arrête de se parler pendant quelques jours, puis quelques semaines, et même plusieurs mois. Mais je revenais toujours vers lui pour lui dire à quel point il me manquait. Pour lui rappeler à quel point je l’aimais, à quel point je voulais que ça redevienne comme avant. En général, c’était juste une conversation sans grand intérêt, pour prendre des nouvelles, mais plus on passait de temps sans se parler, plus notre relation se dégradait. Cinq mois plus tard, je lui ai reparlé pour lui souhaiter un bon anniversaire, il m’a simplement remerciée, rien de plus. Ce fut notre dernier échange. J’ai eu beaucoup de mal à me séparer de lui, c’était mon meilleur ami, mon frère, celui qui avait toujours été là pour moi. Au fond, je savais très bien qu’il était toxique pour moi, mais j’étais incapable de vivre sans lui. J’étais littéralement dépendante de lui. J’aurais pu mourir pour lui, donc ça allait vraiment loin.

Naomi, Lisa, Alexandre, Maxence

Aujourd’hui, j’ai toujours l’impression d’être dans cette dépendance affective dans mes relations. Les personnes principalement concernées sont Naomi, Lisa, Alexandre, Maxence… (ces prénoms ont été modifiés) et il y en a d’autres. Au départ, elles et ils ont été ou sont dans ma classe, à l’arrivée ce sont mes meilleur·e·s ami·e·s que je vois presque tous les jours et auprès desquels, une fois de plus, je développe cette dépendance.

Les filles

Naomi et Lisa, je les aime vraiment beaucoup, j’y suis très attachée. Je les connais depuis presque trois ans, on s’est rencontrées à l’école, en première. Au début, nous étions juste camarades de classe, on restait ensemble pendant les récrés, on parlait et rigolait un peu, mais sans plus. En seconde année, il n’a fallu qu’un ou deux mois avant qu’on se rapproche. On était tout le temps collées à l’école, pendant les cours, en ville après les cours, on rigolait tout le temps, on se parlait beaucoup par message, on passait des heures au téléphone. On a appris à vraiment bien se connaitre, on se parlait de nos problèmes… Tout cela nous a beaucoup rapprochées et ça nous a fait nous voir différemment. Bref, on est devenues vraiment amies. Cette année, malgré des classes différentes, on continue à se voir. Au fil du temps, la relation a évolué, jusqu’à ce qu’elles fassent partie des personnes les plus importantes de ma vie. Le temps a fait que je me suis vraiment attachée à elles. Je ne sais pas comment je pourrais vivre sans elles, c’est comme si j’avais vraiment besoin d’elles. Je pourrais tout faire pour elles, pour qu’elles soient heureuses au point qu’elles me rendent heureuse.

Les garçons

Pour Alexandre, ce n’est pas aussi particulier, mais il y a quand même cette dépendance affective. Je l’ai rencontré cette année, il était nouveau à l’école et nous étions dans la même classe. Après quelques semaines, on était déjà très ami·e·s, après quelques mois, il faisait déjà partie des meilleur·e·s. Même si on ne se connait pas depuis longtemps, on se parle de nos problèmes, nous sommes proches. Maxence, je l’ai aussi rencontré dans la classe de première et, cette année, on est toujours dans la même. Au fil du temps, un lien s’est créé. On s’appelait, on parlait beaucoup et on rigolait énormément. Il est lui aussi devenu l’un de mes meilleur·e·s ami·e·s. Maintenant, on se rencontre moins parce qu’il ne vient plus à l’école mais on s’arrange quand même pour se voir, il vient le vendredi après-midi devant l’école pour nous voir et il vient aux sorties qu’on organise. Avec lui la relation est assez particulière, on ne se parle pas trop de nos problèmes personnels ou de sujets très sérieux. Lui, il est plutôt du genre renfermé mais malgré ça, on est toujours dans la rigolade et l’humour. Un lien assez fort nous unit. C’est comme s’il n’y avait pas besoin de parler de ce qui ne va pas, rire ensemble suffit.

Se séparer ?

Pour l’instant, être autant attachée à eux ne me dérange pas, sauf si on se “dispute”, parce que ça peut me rendre très triste. Le gros problème, c’est qu’un jour, à cause du choix des études ou d’un déménagement, on va forcément être amené·e·s à se séparer. Je sais que cette séparation va me faire très très mal, je vais surement beaucoup en souffrir. Ça m’arrive parfois de m’imaginer le moment où cette séparation aura lieu, et à chaque fois, je finis en pleurs, rien que de l’imaginer. J’essaie d’y penser le moins possible, je préfère profiter au maximum tant qu’elles et ils sont avec moi.

Dans la dépendance affective, on illustre souvent le fait d’être attaché de façon fusionnelle à des personnes, mais, et c’est mon cas, à un groupe. Je suis très attachée à chacun·e de nous et surtout au groupe lui-même. Je me rends vraiment compte de cette notion de dépendance quand je vois à quel point je suis attachée à elles et eux, à quel point ces personnes comptent pour moi, à quel point je les aime… Ensemble, elles et ils sont vraiment ma raison de vivre. Impossible d’être si “heureuse” si je ne les avais pas pour rire, avoir autant de “délires”, de fous-rires…

Le problème

Mon problème, c’est que cette dépendance me fait plus de mal que de bien. À dire vrai, je pense que ça ne me fait aucun bien, je pourrais très bien avoir des ami·e·s magnifiques et être heureuse sans elle. Ce que cela m’apporte, ce sont des inquiétudes, de l’anxiété, des problèmes, … Je sais, mais je ne fais rien, qu’en allant consulter un psychologue ou juste en travaillant sur moi, il est possible de mettre fin à ça. Aujourd’hui, j’essaye juste de vivre avec. Je souhaite m’en libérer, et si possible avant de devoir me séparer de mes amis, pour éviter les dégâts que la séparation causera. Même si je n’ai pas peur de revivre d’autres épisodes, comme celui avec Mathéo, je n’écarte pas la possibilité de vivre encore pas mal d’expériences par rapport à la dépendance affective, mais plus au point que ça l’était avec lui. Je l’espère en tout cas.

Auteure : Louisa, 14 ans, Spa

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La quintessence au-delà des abysses de l’esprit

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Oser se poser de grandes questions, oser dire que c’est parfois compliqué ou bien pire, prendre le temps de se poser pour essayer de mieux avancer après, c’est l’histoire que Félix nous confie.

Le top de la pyramide

L’esprit de l’être humain fait de l’homme la forme de vie la plus conquérante et la plus intelligente de l’Histoire de la terre. La pensée et la réflexion lui ont permis de fonder des empires, de créer toutes sortes d’architectures, des technologies mais aussi de provoquer des atrocités, comme les guerres, massacres, vols et bien d’autres. C’est ce qui fait de nous ce que nous sommes, ce qui nous définit avec nos choix, nos actes. Ce qui nous définit aussi, c’est ce que l’on ne fait pas. Bien que le concept de psychologie et l’étude des processus de l’esprit humain soient apparus comme une science à part entière, assez tardivement dans l’histoire de l’humanité, j’ai la conviction que trop peu d’esprits sont relativement éveillés sur l’impact et l’importance de la santé mentale.

Consulter ?

Nous vivons dans une société où consulter un psy et souffrir de troubles mentaux est souvent considéré comme tabou, comme un signe de faiblesse. En particulier pour un homme, qui se doit d’être en quelque sorte fort et infroissable par tout ce qui lui arrive. Et cela, dans une société érigée par l’image de soi, dans laquelle tout le monde utilise les réseaux sociaux qui cachent une illusion de vérité derrière quelques images parfaitement cadrées. Alors qu’en réalité, personne n’est à l’abri de l’anxiété, de complexes, frustrations, troubles mentaux, dépressions, de “dépersonnalisations” dues aux moultes pressions de la vie quotidienne.

Se connaitre

Il semblerait évident d’affirmer que prendre soin de ses pensées afin, notamment, d’apprendre à les dompter est nécessaire mais aussi primordial pour le bienêtre de tout individu. Si les dialogues intérieurs d’une âme venaient à être négatifs puis réellement malsains au quotidien, en venir à les refouler, ne pas les combattre sans non plus essayer de les comprendre, pourrait certainement aboutir à de sombres séquelles dans sa propre vie. En lisant ces quelques paragraphes, vous pourriez indubitablement ressentir la lourdeur des concepts que j’ai pu vous évoquer, mais aussi vous questionner sur les intentions qui m’ont poussés à énoncer de telles évidences. En tout cas, pour des raisons qui me sont obscures, peut-être de l’égocentrisme dramatique, de la fierté exacerbée, voire même de la honte, ceci était mon histoire.

Auteur : Félix, 20 ans, Forest

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Ma future chaîne youtube

Ma future chaîne youtube

Comme d’autres, Théo rêverait de percer sur Youtube. Son créneau, son credo ? L’humour ! Il veut s’en servir pour faire passer des messages importants concernant l’égalité des personnes, vaincre sa timidité et passer du temps avec son frère.

Ma future chaine et mes modèles

Cela fait quelques mois que je pense à lancer une chaine Youtube. Ce sera à but humoristique pour divertir les personnes qui regarderont, ça me permettra de m’amuser et de passer du temps avec mon frère : il a accepté d’être mon cameraman et de m’aider à écrire le scénario de la vidéo. Le contenu sera assez diversifié, mais tournera – toujours – autour de l’humour. Il y aura des caméras cachées, des micro-trottoirs ou encore des minis films, mais il me faudra un budget. Aller à la rencontre des gens et le fait de devenir célèbre me permettra d’être moins timide : mes abonné·e·s viendront me parler pour me demander des photos. Les youtubers qui m’inspirent sont Djilsi, Loris Giuliano ou encore Ludovik. Malheureusement je ne les ai jamais croisés dans la rue, ils sont Français, mais si je les croisais, malgré ma timidité, je n’hésiterais pas à demander une photo. Une autre source d’inspiration est l’instagrameur Trismaster, même s’il est de chez nous, je ne l’ai jamais croisé non plus.

Faire rire !

Faire rire les personnes, c’est génial surtout en période de Covid : le rire permet de s’évader de tout stress, de décompresser et de simplement aller mieux mentalement … C’est ce qui compte. En plus, les gens qui restent enfermés pourront se divertir directement de chez eux. J’ai découvert l’humour quand j’étais petit, mes parents adorent regarder des humoristes à la télé. Cependant, je n’ai jamais été voir un humoriste sur scène. Pour moi, l’humour est surtout un moyen d’expression et je me sens plus écouté lorsque j’utilise l’humour.

Comment ça va se passer ?

La majorité des tournages se passeront en extérieur. Je serai moins enfermé à l’intérieur à jouer aux jeux vidéo, ce qui fera plaisir à mes parents ! Exemple, les micros-trottoirs se passeront dehors dans les rues de Liège là où il y a beaucoup de passant·e·s et les caméras-cachées seront tournées dans le parc de la Boverie, là où il y a beaucoup de cachettes pour la caméra. Pour les minis films, les lieux seront toujours insolites et variés. Avant le Covid, je passais beaucoup de temps avec mon frère, maintenant qu’on reste enfermés à l’intérieur, on ne fait plus beaucoup d’activités. Cette chaîne youtube nous permettra de passer plus de temps ensemble, ce qui n’est pas mal non plus. Si la chaine est populaire, je pourrai faire passer des messages à des milliers de personnes pour dénoncer des injustices comme les inégalités raciales ou entre l’homme et la femme et tout cela, bien sûr, toujours par l’humour. Cette chaîne pourra peut-être me rapporter de l’argent mais ce ne sera pas mes revenus principaux, juste un loisir rémunéré. Plus tard, je compte bien faire des études supérieures.

C’est pour bientôt !

Pour ne pas être stressé par l’école et avoir tout le temps de faire les montages, la chaine sera lancée durant les vacances d’été. Ça me laisse du temps pour m’acheter un pc, une caméra et un micro. Je tournerai plusieurs vidéos en avance et je ne sais pas encore quand je les publierai mais ce sera surement durant les vacances aussi. Je demanderai à mon entourage et mes amis de faire une publicité. Je vais bien m’amuser pendant ces vacances d’été ! Je pense que l’humour est un bon moyen de se divertir et de se faire plus entendre pour mieux se faire comprendre. J’espère que ma chaine fera beaucoup de vues et que je deviendrai célèbre.

Auteur : Théo, 15 ans, Aywaille

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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