Le scoutisme, une école de la vie

Le scoutisme, une école de la vie

Le scoutisme est-il réellement une école de la vie pour les ados en Belgique en 2023 ?

Je dirais oui, mais pas que pour les ados, c’est également le cas pour les enfants dès 6 ans (au baladin) et pour les jeunes adultes animateurs. Aller chez les scouts, c’est vivre plein d’expériences enrichissantes, que ce soit le samedi aux réunions ou en été durant les camps.

On apprend à vivre en groupe avec des personnes très diversifiées que ce soit par l’âge, l’origine, la culture,… C’est un lieu de rencontre. Le scoutisme nous sort de notre zone de confort en nous apprenant la débrouillardise, l’autonomie, le dépassement de soi, la confiance en soi et aux autres. On apprend à se découvrir et à découvrir le monde qui nous entoure.

Je trouve le scoutisme ou les mouvements de jeunesse aussi importants que l’école, pour les jeunes, car c’est un apprentissage d’un autre aspect de la vie mais qui a toute son importance.

Auteur : Anonyme, 17 ans, Louvain-la-Neuve

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Retrouvez ce récit et d’autres dans notre dossier thématique

Le scoutisme, en général

Le scoutisme, en général

Pour beaucoup, le scoutisme représente juste les ventes que l’on fait durant l’année et ça ne va pas plus loin. Pourtant aux guides tous les samedis, on se réunit tous ensemble pour faire des jeux, en apprenant sur l’actualité, parler des problèmes dans le monde, etc. Puis il y a les camps en juillet de 15 jours où on est complètement déconnecté du monde et ça nous permet de faire un point sur notre vie durant l’année, se recentrer sur nous-même et apprendre à se connaître. Les guides nous apprennent les vraies valeurs de la vie comme le partage, le savoir vivre en communauté et on fait nos plus belles rencontres. Moi, c’est là-bas que j’ai mes meilleures amies et je sais qu’elles ne me lâcheront pas.

Pour moi, on peut pas juger ou porter un avis sur le scoutisme sans avoir vraiment essayé et fait un camp. Je trouve que c’est au camp qu’on apprend le plus et on découvre de nouvelles facettes de nous-même. Déjà, on apprend à faire un feu nous-même avec des allumettes, on apprend à faire des pilotis et à se débrouiller par nous-même.

Depuis mes 5 ans, je fais les mouvements de jeunesse et c’est une vraie passion. On fait des rencontres que nulle part ailleurs, on aurait faites. On apprend aussi à ne pas faire de différence vis-à-vis des autres personnes et à accepter tout le monde. Et c’est ça qui est bien au guide (dans mon unité en tout cas). On apprend beaucoup de valeurs qu’on apprendrait pas forcément comme ça autre part. Je pense que si on est ouvert d’esprit et pas fermé, on serait plus aux guides.

Auteur : Anonyme

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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La connaissance, une beauté de la vie

La connaissance, une beauté de la vie

Pour moi, la beauté de la vie, c’est la connaissance, le savoir.

Alors vous allez sûrement me demander « Mais pourquoi ? » et je commencerai par vous dire que la connaissance est la chose la plus importante sur Terre pour l’humain. En effet, la connaissance est ce qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui, ce que nous étions hier et ce que nous serons demain.

La connaissance est illimitée tout comme elle est limitée ; il y a toujours des nouvelles choses à découvrir, à connaître. Malheureusement, à l’échelle de la vie humaine, il est impossible de tout découvrir, découvrir toutes les merveilles de l’univers. Nous sommes en droit de nous poser toutes les questions possibles et inimaginables dont nous n’aurons probablement jamais la réponse.

Prenons l’exemple des extraterrestres, il y a plusieurs théories possibles dont nous n’aurons probablement jamais la réponse. Personnellement, je pense que c’est impossible statistiquement que nous soyons sur la seule planète de l’univers à abriter la vie, c’est impossible, mais cela nous n’en serons jamais certains. C’est là qu’est toute la beauté de la connaissance et du savoir, c’est également l’ignorance qui fait toute cette beauté, le fait que l’on ait probablement jamais de réponse à nos questions fait de cela la plus belle chose qui soit.

Le message que j’essaie de vous transmettre est qu’il ne faut jamais s’arrêter d’apprendre, se poser des questions est ce qui nous a permis d’arriver là où nous sommes.

Auteur : Niels, 15 ans, Liège

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Dyslexique, je me sens différente

Dyslexique, je me sens différente

Depuis qu’elle est toute petite, Sakura a des difficultés à s’exprimer, à lire, à parler. À 14 ans, elle a pu mettre un mot sur sa difficulté… La dyslexie, ce n’est pas une maladie, une maladie on la soigne. C’est un trouble, plus ou moins grave de la lecture et souvent de l’orthographe, qui handicape celles et ceux qui en souffrent à l’école mais aussi ailleurs (1).

Être invisible

J’ai toujours voulu faire comme si de rien n’était. Je voulais me faire remarquer le moins possible, du coup, je parlais très peu. J’essayais aussi de faire croire que je comprenais tout, et donc je répondais oui à toutes les questions. Je voulais montrer aux autres que j’étais normale, je ne voulais pas qu’ils me jugent trop sur le fait que je ne savais pas m’exprimer, que je ne savais pas vraiment lire. J’avais vraiment peur de me faire harceler, je voulais donc être la plus discrète possible.

Foutue

Même si depuis l’école primaire, je voyais des logopèdes, ce n’est qu’à 14 ans que j’ai appris que j’étais dyslexique. À 14 ans, j’ai enfin pu mettre un mot sur ce que je vivais. J’ai commencé à poser plein de questions à ma mère tellement je ne m’y attendais pas. Je me suis vraiment sentie mal quand elle m’a expliqué. Je me suis dit que ma vie était foutue, je pensais que tout le monde allait rigoler de moi et voir dans leurs propres yeux que j’avais une difficulté.
Aujourd’hui à 17 ans, je l’assume un peu plus car de plus en plus de gens le comprennent. Quand on me demande, souvent, ce que c’est, je ne sais pas trop quoi répondre parce que les autres posent trop de questions :  » ça fait quoi d’être dyslexique ? « ,  » ça fait quoi d’être bizarre ?  » Moi, on m’a simplement dit qu’être dyslexique, c’est avoir du mal à écrire et à lire, c’est tout.

Parler est compliqué

En lien avec ma dyslexie, j’ai également des difficultés à m’exprimer à l’oral. Exemple, quand je dois lire à voix haute en classe, je reçois des remarques comme « Oh le bébé, elle ne sait pas lire une phrase entière ». Depuis, je bégaye ou je perds mes mots. Je ressens alors un gros vide dans ma tête et je panique. Je me dis qu’on va me prendre pour une débile. J’ai peur que la personne en face de moi ne comprenne pas ce que je vais dire, j’ai peur de recevoir encore des réflexions du style « Pourquoi tu prends autant de temps pour dire une seule phrase?”, “Tu ne sais pas parler ou quoi ?!”. Parfois, je dis une phrase qui n’a rien à voir avec une autre et du coup, on m’insulte : “T’es handicapée ou quoi ?!”… Alors…je me tais.
Quand je dois parler, je n’aime pas qu’il fasse calme dans la pièce. Je préfère quand il y a du bruit comme cela on m’entend moins, on ne va pas entendre ce que je vais dire. Je n’ose plus rien dire, j’ai vraiment peur de parler. Au pire, si on ne me comprend pas, je dis à la personne “laisse tomber”.

Peu aidée

Mes parents ne m’ont pas beaucoup aidée pour surmonter cette situation. Lors de mes devoirs à la maison, ma mère me disait souvent de demander à mon père. Mais mon père rentrait tard du travail. Moi, je voulais qu’on m’aide à faire mon devoir et surtout qu’on m’aide à le comprendre. Fatigué de sa journée de travail, mon papa faisait mon devoir à ma place sans que je reçoive vraiment de l’aide, ce que je ne lui demandais surtout pas. Dans sa vision, cela me permettrait d’être tranquille. Évidemment, j’aurais aimé qu’il puisse m’aider dans mes cours.

L’éclaircie est pour demain

Heureusement, sur mon chemin, il y a eu des logopèdes. Elles m’ont aidée, elles m’ont comprise. Grâce à elles, j’ai pu réussir à me faire comprendre et à m’exprimer. Je me suis améliorée depuis 3 ans. C’est encore très compliqué pour moi mais je ne suis pas quelqu’un qui abandonne facilement. Dorénavant, je ne me dis plus que je ne pourrai rien faire dans la vie car je sais que je pourrai faire un jour ce que j’aime. J’ai rencontré une personne dyslexique de 50 ans qui faisait un travail qu’elle aimait. Pour moi, elle avait réussi dans la vie, cela m’a soulagée et cela m’a fait du bien. Il n’y a pas que moi dans ce monde qui a cette difficulté, d’autres personnes que moi vivent ce que je vis et ne baissent pas les bras.

(1) Dans la brochure : Le petit guide des dyslexiques, disponible gratuitement et en téléchargement sur le site de l’Association belge de Parents et Professionnels pour les Enfants en Difficulté d’Apprentissage (ADEPA), une multitude d’informations, de suggestions et de conseils permettent de comprendre et de vivre – aussi bien que possible – avec la dyslexie. Une définition du trouble est aussi proposée : “Est dyslexique celui dont les difficultés en lecture ne viennent pas de troubles intellectuels, neurologiques, sensoriels, ni d’un milieu social très défavorisé. Un enfant est dit dyslexique lorsqu’il éprouve des difficultés spécifiques et persistantes (par exemple des confusions auditives ou visuelles, des omissions, etc) lors de l’apprentissage de la lecture et, dans la plupart des cas, de l’orthographe”.

Auteure : Sakura, 17 ans, Chaudfontaine

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R 

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