La vie du bon côté même si …

La vie du bon côté même si …

Après une longue et foutue maladie contre laquelle elle s’est battue, la maman d’Elea est morte. Malgré tout, c’est dans ses familles que la jeune fille trouve des ressources et de la force pour aller plus loin. Attention, elle compte aller bien plus encore !

Cocon

Perdre sa maman à 13 ans n’est pas un fait anodin. C’est forcément dur, mais ça l’est beaucoup moins quand on est cinq et qu’on se tire vers le haut. Personne ne peut être triste lorsqu’on est tous rassemblé·e·s. La force du groupe, c’est que cela fait comme un petit cocon qui se forme autour de nous et qui protège un peu. Lorsque quelque chose nous arrive et que la joie de vivre se fait moins forte, ce petit cocon fait du bien.

« La vie du bon côté »

Ma maman comptait beaucoup pour moi et rien ne peut la remplacer. Au fur et à mesure que les années passaient avec cette foutue maladie, elle reprenait, petit à petit, du poil de la bête et elle se battait comme une maman girafe qui veut protéger son petit girafon. Eh oui en effet, ça non plus, elle n’a pas eu la chance de le connaitre. Mon totem scout ainsi que mon beau quali sont en partie à son effigie : « La vie du bon côté »… J’espère qu’elle trouve ça bien !

Mes familles

Bon continuons. Je grandis, et même trop vite à mon gout. Après son décès, avec tou·te·s mes frères et sœurs, nous nous sommes soutenu·e·s et entraidé·e·s pour franchir cette étape compliquée. Dans ma vie, j’ai de la chance, j’ai deux familles. Ma famille de sang ainsi que ma famille de cœur. Ma famille de cœur, ce sont les scouts. Ces deux familles m’ont aidée à franchir cette étape. J’ai appris que rien ne m’était dû et que tout ce que je possédais, aussi bien matériel que mental, n’était probablement qu’un passage dans ma vie et qu’un jour tout s’en irait. Mais ça nous fait grandir et évoluer.

Le mal pas si mal ?

Au fond, tout se termine un jour, et pas forcément au moment que l’on souhaiterait. J’ai remarqué que toutes les histoires ne se terminaient pas forcément comme dans les films de princesses où le prince charmant fait son entrée et tout est résolu. Si cela se passait ainsi, on aurait tendance à dire que c’est bien mieux. Mais moi je dis que non, car si tout se terminait à chaque fois merveilleusement bien, nous aurions d’énormes faiblesses lorsqu’une nouvelle bouleversante arriverait. Et puis la souffrance, je trouve que c’est beau car plus on souffre, plus on se rend compte de la valeur des choses qui nous entourent. Et c’est après avoir souffert encore et encore que l’on commence à découvrir que le monde est beau. Le monde est beau avec ses imperfections. Je regarde par la fenêtre de ma chambre et je vois le soleil briller, la chaleur me réchauffe le visage et j’ai la sensation que les oiseaux posés sur l’arbre qui commence à fleurir au printemps arrivant sont libres de voler comme bon leur semble. D’autres sont au sol et trifouillent la terre pour espérer trouver un petit ver pour se nourrir. Tout est beau dans la vie, la mort est belle. Un repos éternel pour l’âme, la liberté complète. Enfin c’est ce que je crois. Je sens encore cette douce odeur qui me caresse les narines comme quand elle cuisinait ses succulents pancakes.

Partager sans s’arrêter

D’autres choses peuvent rendre nos vies plus belles, le monde plus beau. Une chose qui me semble primordiale pour œuvrer pour une vie plus belle, c’est de s’entourer de belles personnes qui, au fil du temps, deviendront des ami·e·s. On a des personnes avec qui on peut partir dans des folies. Certes ces folies n’ont probablement aucun sens, mais pendant quelques instants, cela permet le repos de l’âme. S’entourer de belles personnes, c’est également apporter du bonheur à d’autres personnes et lorsque ce bonheur est partagé, il est multiplié. Car si on entre dans une pièce et que l’on donne 20€ à la première personne que l’on croise, jamais nous ne récupèrerons ces 20€. Mais si on entre dans une pièce et qu’on offre soit du bonheur, soit du savoir, on ne perdra en aucun cas ce que l’on a offert à cette personne. Surtout, lorsqu’on offre du bonheur ou un savoir, on est fière de soi, fière d’avoir offert notre savoir aux autres. Donc en répandant notre savoir, on créera de plus en plus de gens qui peuvent aussi à leur tour partager ce savoir. Et si ça se trouve, un jour, ce savoir aura fait le tour du monde et il nous reviendra et on se dira : « Waouh j’ai partagé ce savoir avec une personne il y a 40 ans et maintenant il me revient ».

On avance ensemble

Je veux changer l’esprit des gens pessimistes, les rendre optimistes. Vivre c’est ce qu’il y a de plus beau non ? Alors on va partager cette joie de vivre jusqu’à en mourir et s’il y a quelque chose après, on continuera de la partager là-bas. Vivre : la plus belle chose de l’univers. J’ai comme conviction de transmettre la joie et le bonheur pour que tout le monde entier soit HEUREUX. Lors de mon enfance, je me suis toujours posé la question du pourquoi il y avait un X à heureux, un X à joyeux et un T à rayonnant. Eh bien maintenant j’ai ma réponse car ces petites lettres qu’on pourrait croire inutiles servent à quelque chose. Elles servent à démontrer qu’on a besoin du groupe pour être joyeux, heureux, rayonnant. C’est grâce à mes amis, à toutes les personnes qui m’entourent. Qu’elles soient pessimistes ou optimistes, elles m’apportent sans vraiment le savoir la joie de vivre et ma paix intérieure. Quand je suis seule, je ne suis pas la personne que je suis réellement. Car le groupe c’est ma personnalité, car sans mon entourage, plus rien ne m’anime. Donc avec le groupe, je me sens comme une warrior qui doit faire le clown pour rendre les autres heureux. Je dois partager toutes les informations que j’ai apprises durant la journée pour que les autres connaissent tous ce que je sais. Car le groupe, c’est ma force pour avancer tous les jours.

Auteure : Elea (Girafon), 15 ans, Aiseau-Presles

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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En manque …

Voici ma drogue : les stades de football. J’ai des souvenirs vivaces de chacune des fois où je suis allé dans un stade. Vous voyez les flashbacks dans les films ? Eh bien les escapades au stade, c’est exactement ça. Ce sont mes bons flashbacks à moi. Quand j’y pense, je ressens un sentiment de nostalgie. Surtout maintenant, dans cette période à durée indéterminée qui empêche tout regroupement pour ne pas répandre un tout nouveau virus. Je suis en carence des « Tous ensemble, tous ensemble, EH ! EH ! ». Va-t-on un jour être autorisés à refaire ce genre d’activités ?

Olé, olé, olé, olééééé

Je me souviens avoir été un jour à Gelsenkirchen, en Allemagne, pour y voir un club assez populaire du pays, le Schalke 04. J’y suis allé avec mon père, car c’était son cadeau de ma part pour son anniversaire. Ce qui est marrant, c’est qu’en achetant les billets pour le match, je ne savais pas encore que cela deviendrait ma passion. J’aimais déjà bien le foot, mais sans plus. Depuis, je m’intéresse beaucoup à la culture du groundhopping : l’amour de la visite des stades. Cette culture consiste en fait à découvrir plein d’autres stades. Quand tu te rends dans un stade, tu ne vas pas uniquement dans le stade, tu te balades dans le quartier autour, dans la ville d’à côté ou encore dans le village du stade. Tu manges un snack sur le pouce. Par exemple, au Heysel, tu mangeras une fricadelle avec de bonnes frites, à Hoffenhein, ce sera un wurst brotchen avec une radler, autrement dit une espèce de hot-dog et un panaché.

Un club, c’est un village

Les clubs de foot, quand on y pense, cela représente tout simplement un quartier, un village ou même parfois une ville ! Dans tous les cas, les clubs rassemblent les gens. C’est donc une fête de rassemblement de plein de personnes différentes qui ont une même passion. Chaque stade est un lieu de milliers de rencontres. Toutes ces personnes rassemblées constituent une nouvelle culture qui est celle du club. Pour moi, chaque stade est un bouillon de culture ! Et quand je suis dans un stade, n’importe lequel, tout ce que je vois, tout ce que j’entends résonne plus fort dans ma tête, c’est un moment mémorable. Je plane.

Auteur : Robin, 19 ans, Jette

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Rêver peut-être

Rêver peut-être

Rêver, un impossible rêve, comme le chantait Jacques Brel, est-ce que c’est possible ? Désolé, Grand Jacques, mais dans les rêves d’Emma, tout est permis, tout est possible !

Je suis un univers de possibilités qui s’ouvre à toi chaque nuit, une opportunité de t’évader du réel pour te plonger dans l’infini. Ici tout est possible, tu peux voyager dans le monde entier et même dans l’espace. Te rappelles-tu de la fois où tu étais sur une balançoire accrochée à la terre qui flottait dans l’univers ? Ton copain, assis à côté de toi, insistait pour que vous coupiez la corde qui vous gardait attachés à la Terre. Il disait qu’il n’y avait plus d’espoir. Avais-tu peur de tomber dans le vide? Je voulais te montrer qu’il était important d’accepter que certaines choses se finissent. Que de couper les fils, c’est aussi se permettre d’en tisser ensuite de nouveaux.

Je suis l’infini

Je suis une plaine de jeux où tu peux expérimenter la vie. Je suis la forêt où tu te perds et que tu finis par traverser pour découvrir un autre monde. J’emporte tes souvenirs, je les mélange et je les broie et parfois, je te rappelle que tu avais oublié. La frontière entre la vie et la mort devient floue, je te permets de retrouver ceux que tu as perdus, de leur parler et de leur dire au revoir. Je te permets également d’avoir de nouvelles expériences, d’entrer en contact avec tes désirs les plus profonds. Ici, il n’y a pas de temps, pas de nom, pas de genre, pas de limites géographiques. Les paysages se transforment, tu peux même voler, flotter, voir la vie d’en haut.

La vie, c’est aussi de la magie

Je te rappelle également que tu as des blessures, qu’il y a des choses en toi qui n’ont pas encore été soignées. Parfois,ça prend la forme d’une personne, d’une sensation, d’un cri ou d’une ombre qui te poursuit. Je sais que ce n’est pas toujours agréable mais je le fais pour ton bien. Prends-le comme un baume destiné à guérir tes plaies. Et puis peut-être que je provoquerai une révolte en toi, une envie d’agir et de t’exprimer. Je suis une dimension alternative, qui se superpose à ton quotidien pour te permettre de voir plus grand. En fait, je voudrais te rappeler la magie d’être vivant, d’habiter un corps et un esprit sur terre. Mais si tu en as marre d’exister, je serai ton refuge. Je serai toujours là pour toi si tu as besoin de magie. En dehors de l’espace-temps, tu finiras par me retrouver, dans tous les cas. Ta poussière se fondera avec les étoiles et tu comprendras qu’ici t’attendait le réel.

Auteure : Emma, 21 ans, Carlsbourg

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Les petits-avis, épisode 13

Les petits-avis, épisode 13

Scan-R, dès le départ, essaye de donner la parole à chacune, à chacun, à tout le monde ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post. On a donc décidé d’en rassembler plusieurs. Voici donc les témoignages de Stéphanie, Thomas et Arthur.

Arriver à la résilience par Arthur, 18 ans, Bruxelles

L’énervement peut détruire toute une vie, même plusieurs ou alors, aussi dur que cela puisse être, on peut choisir de laisser ça derrière nous. C’est important pour avancer. Ce qui a été difficile pour moi, c’est de ne pas écouter ma tête, de gérer les sentiments qui me traversaient l’esprit : la haine, l’agressivité et la violence envers certaines personnes. Ce sont des sentiments et des émotions qui compliquent la résilience. Le devoir de protection, la compréhension et l’empathie envers d’autres devraient primer pour réussir à être résilients. La résilience m’est tombée dessus, je n’ai pas pris la décision de passer par ces différentes phases. C’est simplement le temps qui en a décidé ainsi. Le temps peut être bon comme mauvais, mais ici c’est lui qui m’a aidé.

Rêve ou réalité ? par Stéphanie, 16 ans, Barvaux-sur-Ourthe

J’avais 10 ans quand c’est arrivé. Un jour comme les autres, j’ai marché pour rejoindre mon arrêt de bus. Je me souviens très bien du temps : ciel bleu et vent froid. Mes bottillons laissaient passer l’air et rendaient mes chevilles rigides. Mon vieux manteau était mouillé de la veille, j’ai emprunté la vieille veste jaune moutarde de ma grand-mère. Je détestais cette veste… Elle avait une odeur qui me donnait envie de vomir.
Quand je suis montée dans le bus, il était plein de monde, j’ai pris place à côté d’un garçon endormi. Je me suis dit qu’au moins, j’aurais la paix. Durant le trajet, j’avais l’habitude de regarder le paysage et la couleur des arbres. Ce jour-là, je n’en avais pas la force, je luttais contre le sommeil. Dix minutes, c’est le temps que j’avais avant d’arriver à l’école. J’ai fermé les yeux. Et là je l’ai vue. Noire, courant à vive allure, les crins aux vents, elle donnait l’impression de voler. Cette magnifique jument courait à toute vitesse dans le même sens que le bus. Elle me semblait si proche et en même temps si loin. C’est en regardant au loin que j’ai compris pourquoi elle courait si vite. Elle a tourné la tête et j’ai compris.
Mon voisin m’a secoué le bras. Nous étions arrivés. “Désolé mais ton pied écrase mon sac.” Je ne m’en étais même pas rendu compte mais j’ai dû m’agiter car toutes mes affaires étaient tombées. Le garçon poursuit : “Ah et au fait, ça va ? Parce que tu avais l’air de faire un drôle de rêve.” Pardon lui demandais-je … “Oui oui, tu as bien entendu. Tu n’arrêtais pas de crier ce nom… Jazz.” Descendant du bus, j’ai repensé à cette scène … Tout cela m’avait l’air tellement vrai …

Bref, j’ai oublié mes écouteurs par Thomas, 18 ans, Bruxelles

Il est 16 heures. Je marche jusqu’à l’arrêt de métro pour rentrer chez moi après une journée de cours. J’ai oublié mes écouteurs chez moi. Ça me soule. Mon trajet va passer beaucoup plus lentement. Écouter de la musique, ça me fait oublier où je suis. Le temps passe tellement vite quand j’écoute de la musique. Que je sois triste, heureux ou en colère, il y aura toujours un type de musique qui correspond à mon état d’esprit. Putain ! La musique c’est un don du ciel !

En ces temps compliqués où nos libertés sont fortement restreintes, je me rends compte que le simple fait de pouvoir écouter de la musique est une chance. La musique me permet de m’échapper, de me sentir libre même enfermé dans ma petite chambre. C’est fou à quel point la musique peut changer le cours de ma journée. J’ai oublié mes écouteurs et ça me soule, ça me soule car je suis fatigué et que j’ai envie de me vider la tête. J’aurais écouté une petite musique ambiante qui m’aurait rendu la bonne humeur et le smile.
Bref… J’ai oublié mes écouteurs.

Auteur·e·s : Stéphanie, Arthur & Thomas

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Rentabilité et Ambition

Rentabilité et Ambition

Il y a quelques questions qui trainent dans la tête d’Aymeric. Est-ce qu’avant de lui demander d’être heureux, juste, droit, la société ne lui demande pas, avant tout, d’être rentable ? Si c’est dans ce monde là que nous vivions, sommes-nous, même un rien, libres ?

Sous pression

Je ne pense pas avoir été seul à ressentir, pendant mes études secondaires, un sentiment de pression difficile à définir. Une sorte de force invisible générée par mon environnement. Le sentiment de « devoir être rentable ». Comme si on attendait de moi un retour sur investissement, comme si j’avais des comptes à rendre. Ça pouvait venir des parents, des profs, des adultes, mais aussi des ami·e·s qui ne ressentaient pas cette pression. Comme ça pouvait aussi venir de moi. Pendant longtemps, j’ai ressenti cette pression sans chercher à comprendre d’où elle venait. Sans même m’en rendre compte en fait. J’agissais en conséquence sans vraiment savoir pourquoi. Je ne remettais pas cela en question. Je ne considère même pas les « responsables » comme fautifs car, connaissant mon entourage, je sais que j’aurais pu en parler si je m’étais rendu compte de ce problème plus tôt. Ça n’aurait pas été facile mais, à terme, cela aurait été bénéfique.

Voie de garage ?

Cette pression m’a bien entendu poussé à penser qu’il fallait que je me dépêche à trouver une voie, à faire un choix pour mon avenir. Que faire après les secondaires ? Elle m’a poussé à avancer sans réfléchir, sans me poser, sans ralentir. Ce qui aurait pu marcher, comme pour certains, si j’avais avancé dans une direction qui me convenait, qui me plaisait. Sauf que ça n’était pas le cas. Et j’estime avoir fait le bon choix quand, au final, je me suis arrêté, quand je me suis finalement posé. Ça m’a permis de commencer à me chercher, à mieux me comprendre, à, on pourrait dire, m’éveiller. Grâce à cet arrêt, je me suis rendu compte d’une série de choses.

Étudier ou pas?

La voie qu’on m’avait montrée pendant toutes mes secondaires n’était pas la seule. Premièrement, non, les études ne sont pas la seule voie viable. Non, les études dont beaucoup disent « qu’elles ne servent à rien », « qu’il n’y a pas de débouché » ou bien encore « tu ne pourras pas en faire ton métier », ne sont pas à abandonner si c’est vraiment ce qu’on aime. Et non, dans le cas où on part vers les études, l’université n’est pas la seule solution. Elle a un système de fonctionnement qui ne peut pas plaire à tout le monde et d’autres systèmes existent à côté. J’ai, en fait, fait sauter plein d’idées reçues qu’on m’avait en quelque sorte bourrées dans le crâne en secondaire.

Deuxièmement, ce n’est pas une course. Certains se décident en une semaine, d’autres en cinq ans, voire plus. Et c’est bien aussi. Comme je l’ai dit, ce n’est pas une course et le plus rapide ne sera pas forcément celui qui gagnera le plus gros, de même pour le plus lent. Et je ne parle pas ici forcément d’argent.
Troisièmement, l’ambition ne peut être le carburant de tout le monde. Je parle ici de l’ambition de grandeur, quelle que soit la grandeur qui est en jeu. Je me suis, pendant longtemps, imposé de viser des sommets que je ne souhaitais pas vraiment atteindre. Et cette fois c’est une pression que je me suis imposée tout seul, comme un grand j’ai envie de dire. Je pensais que ça m’attirerait, que c’était ce dont j’avais besoin pour être heureux, avant de me rendre compte que ce n’était pas fait pour moi. Certain·ne·s sont capables de faire de l’ambition et de la « gloire » leur motivation, leur carburant, et c’est très bien pour elles et eux. Mais tou·te·s ne sont pas fait·e·s pour ça. Moi, je ne suis pas fait pour ça, et ça m’a pris du temps pour m’en rendre compte, mais depuis que c’est fait, c’est un soulagement.

Résumons

Cela fait beaucoup de choses dites, je vais essayer de résumer. Je pense que tou·te·s les jeunes en sortant des secondaires devraient pouvoir prendre le temps de se poser, le temps qu’il leur faudra, pour réfléchir à ce qu’ils et elles attendent réellement de la vie. Sans laisser de barrière les stopper, sans laisser les attentes des autres les influencer et sans laisser les potentiels jugements les effrayer. Ça peut paraitre très difficile de mettre de côté le jugement et les attentes, mais en fait c’est un peu comme déplacer un truc lourd. C’est le mettre en mouvement qui est compliqué, après quand c’est lancé, ça se fait tout seul.
Au moment où j’écris ces lignes, je suis moi-même encore en train de me chercher, de me comprendre. Je suis moi-même encore rempli de doutes et de questions. Mais pourtant, je suis aussi plein d’énergie et de motivation pour affronter ce qui est à venir, et ce depuis que j’ai fait sauter les chaines qui me retenaient.

Auteur : Aymeric, 21 ans, Bruxelles

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Mon parcours vers la Croix-Rouge

Mon parcours vers la Croix-Rouge

Après avoir formé ses élèves aux premiers secours, Geffrey a voulu en faire plus ! Il s’est engagé à la Croix-Rouge pour mettre ses compétences au service de la société.

Former la population aux premiers soins

Je me suis inscrit comme volontaire à la Croix-Rouge avec un objectif bien précis, former mes élèves de primaire aux premiers secours. Ancien enseignant, je trouvais pertinent que mes élèves soient formé·e·s aux premiers secours, comme je l’étais après mon BEPS (Brevet Européen des Premiers Secours). Après quelques jours de formation, me voilà prêt à former mes élèves grâce à la Croix-Rouge Jeunesse. Une fois que cela fut fait … je restais sur ma faim. J’avais envie d’aller plus loin dans la matière, d’approfondir la thématique des premiers secours et pas uniquement avec ma classe. Je me suis alors posé la question : « Comment mettre mes compétences au service de la société ? » J’ai donc décidé de continuer mon parcours de formation à la Croix-Rouge et je suis devenu formateur Premiers Secours.

Plusieurs fois par an, je dispense une formation BEPS, une formation Secourisme ou encore une formation en réanimation pédiatrique. La différence avec mes élèves est flagrante. Les candidat·e·s, peu importe leur âge, se sont inscrit·e·s à la formation de leur propre chef. Elles et ils ont le désir d’apprendre à pouvoir réagir, apprendre à poser les bons gestes, apprendre à sauver des vies. Tou·te·s les candidat·e·s apprennent quelque chose. Que ce soit un seul élément ou une multitude d’informations, tout le monde en ressort toujours grandi.

Des candidat·e·s différent·e·s, des expériences enrichissantes

Les formations premiers secours sont accessibles à partir de 12 ans. Certains ont plus d’expériences que d’autres mais tout le monde a déjà vécu une situation d’accident. Tou·te·s les candidat·e·s ont un vécu différent. Tout le monde a toujours une anecdote à raconter sur chaque thème abordé. Ces échanges permettent de construire la formation et ne pas se centrer uniquement sur les compétences du formateur. Lors des mises en situation, rares sont celles ou eux qui les réussissent parfaitement dès le premier essai. Chacun·e réagit avec ses émotions, son savoir et ses compétences. J’aime animer et ensuite débriefer de ses mises en situation. Chacun·e ose alors poser plein de questions afin d’en savoir plus, de mieux comprendre. Ensemble, nous avons ainsi échangé et construit la situation idéale afin que si celle-ci devait se produire, chacun·e puisse réagir de la façon la plus adéquate possible en tenant compte de ses capacités. Je me souviens lors de la technique de la réanimation (avant le Covid), une candidate avait insufflé dans le mannequin et son chewing-gum est tombé dans la bouche de celui-ci, empêchant les insufflations. Je ne l’aurais jamais dit en temps normal, mais grâce à elle, on a compris l’importance de ne pas chiquer durant une réanimation.

Une formation, des candidats mais un seul groupe

S’inscrire à une formation Croix-Rouge, c’est avant tout faire des rencontres. Je ne suis pas uniquement avec un seul candidat, je suis avec un groupe entier. Que la formation se donne en 2 jours complets ou en plusieurs demi-jours, une relation se crée entre les candidats mais entre nous également. Une complicité s’installe, le contenu s’accompagne de petites blagues détendant l’atmosphère. Il n’est pas rare qu’à la fin de la formation BEPS, les candidat·e·s me demandent quand est-ce que je donne la formation suivante, afin qu’ils et elles s’inscrivent ensemble pour continuer leur parcours de formation avec la Croix-Rouge. Et cette complicité je la retrouve encore plus à la fin de la formation Secourisme. Les candidat·e·s sont tou·te·s uni·e·s pour réussir l’épreuve du jury. Chacun·e attend que tout le monde réussisse avant de partir. Parfois, la complicité qui se crée dépasse les 15 heures de la formation BEPS. Je me souviens que les candidat·e·s ont proposé d’aller au restaurant. On s’est donc retrouvé·e·s le soir pour partager un repas comme des ami·e·s de longue date. La surprise fut totale quand elles et ils ont refusé que je paie et que tou·te·s s’étaient concerté·e·s en catimini pour m’offrir le resto. La soirée a continué en terrasse encore quelques heures à discuter autour d’un café. Quinze inconnus qui ne se connaissent pas mais durant un instant, la formation Croix-Rouge a permis de créer des liens.

Salarié et toujours volontaire

Huit ans plus tard, je n’enseigne plus à mes élèves les premiers soins, je suis devenu salarié à la Croix-Rouge Jeunesse. Malgré ma semaine de travail à la Croix-Rouge, je continue de rester volontaire dans la formation. La formation d’adultes est complémentaire à mon travail tant au niveau méthodologique que pédagogique. De plus, former des adultes aux premiers soins m’apporte beaucoup de reconnaissance car, un jour, on sera confronté·e à une situation d’accident. J’espère que grâce aux formations de la Croix-Rouge, chacun·e pourra poser le geste de premier secours adéquat et qu’ensemble, nous pourrons agir pour une humanité plus solidaire.

Auteur : Geffrey, 29 ans, Ecaussines

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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