Médias et identité

Médias et identité

Marcher droit, respecter les normes, rentrer dans le cadre, suivre le troupeau, se faire avoir, accepter, renoncer à qui on est, se fondre, s’oublier, se morfondre, se soumettre, s’oppresser … Ce ne sont plus des mots pour Valeria. Furieuse contre les médias, furieuse de la majorité qui étouffe, elle prend son clavier et nous offre une page légitimement contestataire !

Noyée

Qui suis-je ? Que suis-je ? Comment arriver à me représenter différemment dans une société où on veut que tout le monde soit pareil et se nourrisse des mêmes informations ? J’ai l’impression que les médias m’oppressent, me désaccordent. Ils voudraient que je me reconditionne en une personne que je ne suis pas et que je ne veux pas devenir. Je sens les masses vouloir me pousser et m’écarter. J’ai l’impression que la seule façon de ne pas être exilée, c’est de se laisser prendre par ce troupeau de moutons entêtés. Je crains les foules comme elles me craignent jusqu’à en faire des crises d’angoisse, je préférais donc finir seule plutôt que de les suivre. Quoi de plus facile que de former la masse pour la manipuler, ensuite, à sa guise ?

Les médias …

Les médias ne reflètent que la partie émergée de l’iceberg, c’est-à-dire qu’ils ne véhiculent que des informations qui leur ont été transmises et pour moi, les journalistes ne connaissent qu’une version des faits qu’ils modifient eux-mêmes avant de les diffuser. De plus, certain·e·s cherchent plutôt le buzz médiatique et parlent souvent de l’aspect négatif d’UNE partie d’UNE certaine information. Ils et elles sont devenu·e·s la courroie de transmission de manipulations gouvernementales sans même forcément en avoir conscience. Qu’est-ce vraiment « une information vérifiable » alors ?

… et moi ?

Depuis que je me suis éloignée de l’emprise médiatique, j’ai pu ainsi me construire, devenir, réagir. À présent, chacun de mes battements est militant en tant que femme, métisse et queer. J’existe et assume fièrement cette partie de mon identité dont je ne peux me délier. Cela devrait être le cas pour la partie de la population qui me ressemble mais comment être certain d’avoir le droit d’être fier ou fière lorsqu’on n’arrive pas à se reconnaitre dans les yeux des médias ? Médias qui devraient pourtant représenter le peuple tel qu’il est. Au lieu de cela, ils parviennent à flouter la réalité, à vouloir en créer une nouvelle, qui n’est pas réelle. La diversité dans les médias est primordiale mais, pour moi, moins absente. Cela implique le problème des représentations approximatives. Ainsi, le mariage homosexuel a amené un grand débat médiatique alors que les informations n’étaient pas livrées par des représentants propres à cette cause. Serait-ce trop d’espérer une mixité dans les représentations médiatiques à l’heure d’aujourd’hui ?

Renverser la tendance médiatique

Je me pose beaucoup de questions auxquelles je ne suis pas sure d’obtenir les réponses. Je me demande comment renverser les masses qui m’ont elles-mêmes marché dessus. Je pense que c’est le cas pour un bon nombre de jeunes qui, comme moi, veulent renverser cette tendance médiatique. Nous nous sentons accablés par ce surplus d’informations, souvent diffamatoires, notamment en ce moment suite aux récents attentats en France et aux informations constantes liées au covid. Peut-être verrons-nous le jour d’une réforme où on garantirait la mixité dans les médias ? Une réforme qui pourrait aider à rétablir une confiance entre la population et ceux qui les représentent journalistiquement. Les masses resteront puisque, comme le disait Aristote , « l’Homme est un animal social ». Mais si le public avait des représentations médiatiques diverses auxquelles il parviendrait à s’identifier, je pense que l’harmonie se dégageant de la vie et de la cohabitation entre êtres humains ne serait que plus belle.

 

Des textes pour aller plus loin !

Les questions soulevées par Valeria ont été abordées par différents organismes. L’ASBL Média Animation a proposé un grand dossier intitulé Médias sans frontières autour de la représentativité des minorités dans les médias. Femmes Plurielles, le magazine des Femmes Prévoyantes Socialistes a traité de la représentation de l’homosexualité dans les médias. En octobre 2020 Emma Mestiner, journaliste à la RTBF a proposé un article autour de la question du genre dans les médias. Elle explique et reprend les grandes lignes d’une étude du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel autour de la question de l’égalité du genre dans les métiers de l’audiovisuel au sein de la RTBF, RTL Belgium et les chaînes de télévisions locales.

Auteure : Valeria, 19 ans, Bruxelles

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

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C’est du bon sens !

C’est du bon sens !

Avant tout, Romain, 19 ans, souligne que ce qu’il nous écrit n’engage que lui. Il écrit qu’il existe autant de visions du monde que d’êtres humains, tous et toutes influencé·e·s par leur environnement, leur éducation, il est donc normal que mon avis soit loin de faire l’unanimité. Dans sa vision, plutôt humaniste, il nous invite à la discussion, à l’interrogation et à l’introspection.

Les incohérences

Du haut de mes 19 ans et loin, donc, de présenter les faits qui vont suivre comme pleinement véridiques, je ne peux m’empêcher de remarquer une multitude d’incohérences dans le monde. Nombreux savent que la situation planétaire actuelle n’est pas rose ; à toutes les échelles, de multiples problèmes menacent notre futur. Malgré cela, même si nous sommes embourbés dans nos nombreux problèmes, la vie continue. Difficile de tout changer du jour au lendemain quand on fonctionne comme cela depuis plusieurs décennies.

 

Artemisia Annua

Je ne peux m’empêcher de remarquer un nombre incalculable d’incohérences qui vont à l’encontre des changements auxquels nous devrions procéder. Prenons par exemple l’utilisation de la plante Artemisia Annua. C’est une plante médicinale utilisée depuis plus d’un millénaire en Chine, et certainement ailleurs comme dans certains d’Afrique. Elle a comme vertus médicinales de soigner le paludisme. L’Artemisia Annua, du moins sa substance extraite : l’artémisinine, a même été reconnue pour ses multiples bienfaits médicinaux. Cela a même valu à son investigateur un prix Nobel de médecine chinois en 2015. Plus récemment, elle a grandement servi comme médicaments contre le covid-19 à Madagascar. Sujet très sensible car l’on trouve tout et son contraire sur internet, thématique étonnamment peu médiatisée alors qu’il s’agit d’un remède potentiel contre le virus responsable de la pandémie mondiale. À ce jour, l’OMS n’a toujours pas reconnu son efficacité contre le virus. L’OMS donne énormément d’arguments d’ordre pratique et très spécifiques concernant la raison du choix de l’abstinence de son utilisation. Arguments apparemment scientifiquement fondés, mais insignifiants et facilement contournables quand il s’agit d’un remède contre le fameux virus ! Sauf erreur de ma part… Je trouve cette histoire plutôt douteuse… Quand on sait que cette plante est très efficace pour de multiples applications, on ne peut s’empêcher de penser qu’elle pourrait nuire aux précieux profits du cartel pharmaceutique mondial.

 

Pour en savoir plus sur cette plante, découvrez ce reportage vidéo du journal le Monde.

 

L’argent et la pub

En parlant d’argent, le deuxième exemple d’incohérence aborde également une partie très florissante des entreprises mondiales. Les publicités font partie intégrante de notre quotidien. Que ce soit sur les réseaux sociaux, à la télévision ou dans les journaux, elles sont partout ! Dites-le moi si j’ai tort, mais j’ai l’impression qu’on apprend plus à les ignorer et à s’en moquer que d’y prêter réellement attention. Sans aucune exception, elles poussent à consommer, en mettant en scène un petit plus qui nous noiera de bonheur. Chacune de ces pubs est si niaise et peu fidèle à la réalité que je ne peux m’empêcher de me demander si on nous prend réellement pour des cons ?! Là est peut-être l’une de leurs stratégies pour pousser à consommer ? Je n’ai pas la prétention de l’affirmer, par contre ce que je trouve scandaleux dans tout ça, c’est l’argent qui y est investi. En effet, l’investissement des marques dans la publicité est colossal (1).

 

Les élections américaines

J’ai trouvé fort étonnant que des élections prennent autant de place dans les médias. Bien que cela concerne le pays le plus influent du monde et le berceau du capitalisme, les médias sont-ils obligés de surmédiatiser cet événement ? N’y a t’il pas de nombreux autres sujets qui méritent une tête d’affiche ? Comme par exemple l’Artemisia Annua. Le monde est vaste, les choses bougent petit à petit, ne serait-il pas judicieux d’informer les populations sur des sujets environnementaux et sociaux ? Des sujets qui pointent du doigt des actions qui font bouger les choses à leur échelle, pour notre futur à tous et toutes ? N’est-il pas préférable de favoriser ce genre d’informations ?

 

Les médias

Difficile d’imaginer le nombre d’incohérences de ce genre qu’il reste à citer, sachant que notre monde en est criblé. Je pense que les médias ont un règlement précis sur les informations qu’ils donnent, que ce n’est pas sélectif, qu’ils font de leur mieux pour informer un maximum la population sans se positionner. Je n’ai pas l’intention de dénoncer une théorie du complot ou quoi que ce soit de ce genre, je demande de la cohérence, j’encourage à la lecture et à l’action. Les multiples incohérences citées vont à l’encontre des changements que nous devons amorcer ! Les jeunes d’aujourd’hui sont noyés par l’information au point que ça en devient de la désinformation. On trouve tout et son contraire, l’information n’as jamais été aussi rapide et accessible. L’émergence d’internet a tout accéléré, les évolutions se succèdent. Tout va si vite… Les jeunes ne savent plus où donner de la tête et pour couronner le tout, leur avenir s’en trouve perturbé par les décennies d’industrialisation et de globalisation…

 

C’était pas mieux hier

La société actuelle n’est plus en accord avec la situation présente. Quand je dis que le système n’est plus en adéquation avec la situation actuelle, je n’affirme pas niaisement qu’il l’était plus il y a 10, 20 ou 30 ans. Une société à grande échelle est difficile à agencer pour satisfaire les besoins de tout le monde, et c’est encore plus dure de la diriger, des problèmes afflueront toujours face à un système, c’est inévitable. Seulement, la crise mondiale à venir nous impose de changer nos manières de vivre, nos habitudes. Dans tous les cas et d’après ce que l’on voit, il ne faut pas attendre un changement du système ou une solution miracle. Le changement, ça commence par se changer soi-même. Les jeunes ont une place primordiale dans les changements à venir car ils sont les adultes de demain. La plupart ne font que commencer à s’intégrer à la société, à la machine, et n’ont pas encore d’énormes responsabilités financières ou familiales.

 

Passer à l’action

 

Au lieu de scroller les réseaux ou de s’abrutir devant un écran, agissons ! Nous sommes faits pour bouger ! Même chez soi, les possibilités d’actions sont abondantes : créer son propre potager, un compostage, ses propres produits cosmétiques, faire du vélo, recycler, cuisiner bio, … Sortir du lot ! L’argument qui me semble indispensable d’appuyer est celui de notre futur. On doit le vouer au changement, à la construction d’un projet qui à pour but d’agir activement sur une problématique locale. N’attendons pas que les choses bougent, soyons acteur de ce changement !

 

Vivre en communauté ?

Notre monde manque cruellement de solidarité. Nous vivons actuellement dans une société très individualiste. Chacun son toit, sa voiture, sa cuisine, ses achats, … Cette manière de vivre convient aux plus aisé·e·s mais beaucoup moins à celles et ceux qui ont des difficultés à boucler leurs fins de mois. À long terme, le changement passe aussi par changer sa manière de vivre. Pourquoi ne pas favoriser la vie en communauté ? Il est sûr que vivre ensemble est une autre paire de manches, mais dans un cadre correctement réglementé, organisé et agrémenté des efforts de chacun, il est possible de créer un mode de vie tout à fait stable. Financièrement parlant, le coût du vivre ensemble est amoindri. Vivre en communauté, c’est faire confiance à quelque chose de plus grand que soi dont chacun participe, c’est la division des tâches, l’acceptation de la différence, la communication et et l’entraide. Les rapports humains ! Un exemple plus concret serait de citer la communauté de la Poudrière, elle a été créée en 1958. Cette communauté est située partiellement à Bruxelles. Elle subsiste grâce aux efforts de chacun·e, à la tenue d’un magasin de seconde main, d’un centre de tri et de recyclage et à des récoltes saisonnières.

 

Construisons un avenir à visage humain

Le défi est de taille et les problèmes ne faciliteront pas la tâche. Après une pandémie globale ou tous les petits commerçants font faillite au profit des plus gros, ou les rapports sociaux sont limités et où l’économie mondiale elle-même est mise à mal, je ne fais qu’espérer un éveil de conscience. Cette pandémie a beau avoir fait beaucoup de dégâts, elle a d’après moi servi d’impulsion à la compréhension de certaines facettes de notre réalité. En ralentissant notre quotidien, nous avons eu le temps de nous poser des questions, de cogiter, de mener des projets nouveaux, de parfois remettre l’homme avant l’économie ! Le futur nous menace de multiples difficultés telle qu’un effondrement économique, des immigrations en masse, les énormes disparités des richesse, ou encore du réchauffement climatique. Nous ne pouvons qu’essayer d’engager un changement chacun de notre côté. Aussi différents que nous sommes, cela me semble être du bon sens quand il s’agit de notre avenir à tous.
Construisons un avenir à visage humain.

 

(1) Selon le site français Alternatives Economiques, pour une paire de baskets Air Jordan 1 Retro, payée 140 euros par l’acheteur, le coût de la main d’oeuvre est de 2,4 € et les coûts de marketing et sponsoring sont deux fois plus élevés soit 5,6 €.

Auteur : Romain, 19 ans, Bruxelles

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Covid : quelle influence sur les enfants ?

Covid : quelle influence sur les enfants ?

Luca a 19 ans, il est bruxellois. Cette année, il réalise son service citoyen. Depuis qu’il a six ans, il fait aussi partie des mouvements de jeunesse. Cette année, il en est à sa seconde deuxième année d’animation. Ce chef louveteaux s’occupe donc de garçons âgés de 8 à 12 ans, il adore le contact, l’échange avec les plus jeunes et se pose souvent cette question : quel effet le Covid aura-t-il sur le développement social des enfants et des préadolescents ?

Difficile de comprendre

Pendant mon stage du service citoyen, j’ai pu constater que les plus jeunes, âgés entre 3 et 5 ans, ne comprennent malheureusement pas la gravité que cette maladie peut avoir sur certaines personnes. Je pense qu’ils ne savent pas non plus que ce virus peut se transmettre très rapidement. Je dis ça parce que, souvent, ils essayent de retirer mon masque en pensant que c’est un jeu, je me dis que leur cerveau n’est pas encore assez développé pour comprendre l’ampleur de ce virus. De plus, le port du masque crée parfois une barrière. Difficile de reconnaître les émotions seulement par le regard, les enfants ne se sentent pas toujours en sécurité lorsqu’ils rencontrent une personne, pour la première fois, et qu’elle porte un masque. Je ne pense pas que la vie extérieure soit très différente pour eux. Certains passent encore des après-midis chez leurs copains, copines et certaines activités extra-scolaires sont maintenues.

Où sont les loups ?

Aux réunions louveteaux, nous avons pu observer que le nombre d’enfants présents avait diminué. Malheureusement, certains parents ne veulent pas prendre de risque ou parfois juste pour une question d’équité entre frère et sœur. Disons qu’à l’heure d’écrire ces lignes, les plus grands (12 ans et plus) n’ont plus le droit aux réunions. Perso, je pense que si les enfants n’ont plus que le cadre scolaire pour s’évader un peu de chez eux et que cette situation ne s’améliore pas, à long terme cela pourrait avoir un impact sur leur développement social. Il est important que les plus jeunes aient l’occasion de se changer les idées pendant cette période compliquée. Pour certains, se changer les idées en restant à la maison, ce n’est pas facile. Surtout que, dans la société actuelle, ils sont parfois exposés aux écrans et le confinement n’a pas aidé. Il ne faut pas que cette pandémie rende des jeunes déjà accros à la technologie avant même d’arriver dans l’adolescence. Pour moi, cela pourrait amener une peur d’aller vers les autres, certains pourraient, dès leur plus jeune âge, se renfermer sur eux-mêmes. Il faut espérer que cela n’ait pas trop d’impact sur leur vie sociale future.

Patience, patience et patience

Pour conclure, je pense que plus longue sera cette pandémie, plus l’impact sur le développement social des plus jeunes sera fort. Ils sont encore trop innocents pour comprendre les conséquences que cela pourrait avoir sur eux. Notre rôle à jouer dans cette épidémie est donc de tout mettre en œuvre pour pousser nos enfants à retourner à l’école et à recommencer toute autre activité extra-scolaire dès que la vie aura repris son cours. Et dans tout ça, mon rôle à moi sera de les accueillir à bras ouverts, dès que tout reviendra à la normale.

Auteur : Luca, 19 ans, Bruxelles

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Critical Mass : protestation internationale pour une utilisation plus importante des vélos !

Critical Mass : protestation internationale pour une utilisation plus importante des vélos !

Pour faire bouger les choses, il faut déjà réussir à échapper aux embouteillages et sortir de l’immobilité imposée ! Plutôt que de se lamenter, Aurelio a enfourché son vélo et, avec d’autres, elles et ils pédalent vers de nouvelles solutions !

Les villes, on le sait bien, sont des lieux difficiles. Pollution, surpopulation, rythme de vie stressant… Depuis le boom de l’utilisation privée des voitures dans les dernières décennies (1), les politiques publiques ont consacré une énorme partie de l’espace urbain de mobilité aux véhicules privés au détriment d’autres moyens de transport. L’espace urbain a été ainsi littéralement occupé et submergé par ce moyen de transport polluant et inefficace (2) avec comme conséquence principale une forte baisse de la qualité de vie des habitants. Certains états toutefois, ont été contre-courant en investissant massivement sur des alternatives de mobilité douce comme le vélo ou les transports en commun. C’est le cas par exemple des Pays-Bas (3) et les pays scandinaves avec d’importantes retombées positives sur la population en termes de sécurité routière, diminution de la pollution et création d’un espace public plus sain.

 

En lutte pour l’espace !

 

Des luttes citoyennes ont été organisées massivement par les habitant·e·s des villes pour exiger un changement important de politiques publiques de mobilité. C’est le cas de Critical Mass, mouvement citoyen de revendication de l’espace urbain de mobilité par les personnes utilisant le vélo comme moyen de déplacement. Il s’agit d’un rendez-vous mensuel – les derniers vendredis du mois – qui se passe dans les principales villes du monde. J’ai participé à plusieurs Critical Mass à Milan et à Bruxelles et je trouve cet évènement très fort en termes de sentiments d’unité et de revendications collectives. C’est aussi un moment très festif et un moyen de rencontre et de partage très important avec d’autres personnes sensibles à cette thématique.

 

Ensemble, en vélo !

 

Le concept est simple : se retrouver ensemble à vélo et faire une balade dans les rues de la ville en occupant l’espace de mobilité urbaine avec une “Masse” de cyclistes. En effet, quand la personne se déplace à vélo toute seule, elle est facilement engloutie et mise à l’écart voire en danger par les autres transports. En créant une masse de cyclistes, il est possible de se rendre visible en envoyant un message fort aux autres usagers des routes. Il s’agit d’un mouvement avec des valeurs pacifistes avec une volonté fondamentale d’éviter les conflits avec les autres usagers. Il est très important d’être dans une attitude de respect et d’explication des défis et dangers auxquels font face les cyclistes dans la vie de tous les jours. L’évènement se termine, en règle générale, dans des lieux alternatifs de la ville comme des squats ou des asbl … Quand j’y suis allé, tout le monde avait froid et était mouillé. Les habitants du squat nous ont attendus avec une soupe chaude et de la musique : ça été un moment plein de chaleur humaine et de festivité. Vraiment extra !

 

Bruxelles passe au vert ?

 

À Bruxelles, grâce à la présence des Groen et des Écolos dans le gouvernement bruxellois et notamment dans le poste du ministère de la mobilité, la situation est en train de changer en faveur d’une mobilité plus douce, ce que je considère fortement positif pour ce type de combat et revendication. La perspective pour une ville moins polluée et plus vivable reste toutefois lointaine. C’est pour cela que j’invite tout le monde à participer à cet évènement ou à tout autre forme d’engagement dans la société civile et envers les politiques publiques pour rendre Bruxelles une ville plus saine.

(1) Dans les années qui ont suivi la deuxième guerre mondiale, le marché automobile européen a énormément progressé. Avant-guerre, l’automobile était réservée aux personnes les plus argentées. Après, les modèles proposés sont moins luxueux et donc plus accessibles aux bourses moins bien garnies.

(2) D’après cet article de février 2019 du journal L’Écho, les villes de Bruxelles et Anvers sont parmi les mauvais élèves de la mobilité mondiale. La capitale occupe la 154ème, Anvers fat pire encore avec la 94ème place du classement des 220 les plus embouteillées du monde. En moyenne, en 2018, les Bruxellois·es ont perdu 195 heures dans les embouteillages et aux heures de pointe.

(3) Les 800 000 habitant·e·s d’Amsterdam peuvent se réjouir, dans cette ville, il y a près d’un vélo par habitant·e, c’est d’ailleurs le mode de déplacement préféré des Amstellodamois·e. La ville dispose aussi de pistes cyclables solaires : des centaines de kilomètres de pistes cyclables classiques y sont aménagées. Cliquez ici pour en savoir plus.

Auteur : Aurelio, 29 ans, Bruxelles

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

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Trouver sa voie dans le monde

Trouver sa voie dans le monde

Louis à 20 ans. En 2019, il a obtenu son certificat d’enseignement secondaire supérieur. Après, il s’est lancé dans une première année d’étude dans le supérieur et en informatique. Peu intéressé par les cours, lassé par ces études, il a cherché une nouvelle voie.

S’orienter

Au final, je suis désintéressé par l’informatique et je ne me vois pas du tout passer mes journées derrière un PC. Même si, déjà durant mes secondaires, je suivais l’option informatique pendant mes secondaires, je réalise que cela ne m’intéresse plus et je commence à chercher de l’emploi. Je postule pour tout et n’importe quoi du genre Colruyt, magasinier, vendeur, apiculteur, pompier, militaire etc. Conscient que j’étais en train de me perdre, je passe plusieurs entretiens d’orientations. Je réalise que je ne suis pas vraiment prêt pour le monde de l’emploi et que je dois plutôt reprendre des études. Par ailleurs, j’étais assez démotivé et je ressentais une perte de confiance en moi qui m’empêchait de reprendre directement des études. C’est là que j’ai découvert le Service citoyen (1). Je suis allé à la journée porte ouverte de ce service et je savais déjà que j’allais m’engager pour découvrir où cela allait me mener et franchement, je suis assez satisfait.

Travailler

À travers ma mission de vendeur aux Petits Riens (2) d’Ixelles, j’ai pu comprendre ce qu’était le monde du travail. Grâce à cela, j’ai pu avoir une autre occupation que les jeux vidéo et les animes japonais. Avec la crise du covid-19 ma mission principale a été interrompue. J’ai donc ensuite choisi de travailler pour la Croix-Rouge afin de les aider à gérer la distribution de repas pour les bénéficiaires et veiller à ce que ceux-ci soient bien informés. Avant et après chaque distribution il y a un brief et un debrief en équipe. Le premier sert à répartir les tâches : la gestion de la file, de la cantine, la distribution de masques … Ensuite, à la fin de chaque distribution, on débriefe ensemble. On s’assure que tout le personnel n’a eu aucun problème et on fait le point. Tout le monde a le droit à la parole et chacun est écouté afin d’améliorer des choses. Il y a un grand esprit d’équipe et la communication est très présente.

La route sera encore longue

J’ai trouvé une occupation afin d’améliorer le quotidien de personnes dans le besoin et j’en suis satisfait. Par contre, cela ne m’éclaire pas vraiment pour un métier car je manque un peu de courage pour me lancer dans quelque chose. Et puis, excepté le français, j’ai des lacunes en langues. Je suis passé de inquiet à indifférent, donc autant s’occuper et trouver des gens sympas comme le personnel de la Croix-Rouge. Naturellement, comme je me suis engagé auprès des Petites Riens, j’y retournerai afin de terminer ma mission principale. Le service-citoyen est un moyen pour moi de m’occuper pendant mes journées et de gagner un peu d’expérience pratique. Je ne me vois pas travailler dans l’informatique suite à cela et j’espère trouver un métier qui n’a d’ailleurs pas de liens avec ça et qui me plaira !

(1) Le Service Citoyen propose aux jeunes de 18 et 25 ans de vivre une expérience enrichissante, constructive et valorisante. Durant six mois, les participant·e·s suivent petites et grandes formations et réalisent une mission au sein d’une association.
(2) L’ASBL Les Petits Riens a été créée en 1937 par Édouard Froidure, résistant, militant et prêtre catholique. Elle a pour mission de lutter contre l’exclusion sociale et la pauvreté. Pour y arriver, elle collecte, trie et vend vêtements et objets. Cela permet de proposer un travail à des personnes pas forcément qualifiées et de financer des actions contre la pauvreté, l’exclusion sociale.

Auteur : Louis, 20 ans, Bruxelles

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

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