Brouillon auto
BDSM
Voici un monde qui m’a toujours attirée, sauf que ce à quoi j’avais accès, la partie la plus visible de ce grand iceberg n’était même pas la meilleure. Une rencontre faite par hasard allait changer la donne. Non pas me faire détester le BDSM mais justement me faire l’adore encore plus. À l’époque je me souviens avoir dit à ce monsieur que pour moi, le BDSM sans sexe ne m’attirait pas du tout, et son sourire qu’il fit à ce moment-là, juste avant qu’il me prouve le contraire, reviens encore dans mon esprit. Il m’a fait découvrir un monde, ainsi qu’une grande partie de moi. Il m’a fait prendre conscience de ce besoin de soumission, de ce besoin de servir, de rendre service qui sommeillait en moi. J’ai pu explorer différentes sous-catégories du milieu. Trouver et rencontrer d’autres personnes dans le même cas que moi. Le BDSM m’a aussi fait prendre conscience de mon corps. Comment fonctionne-t-il, comme ressent-il les choses. À quoi servent les différentes hormones telles que l’endorphine, la dopamine ou l’ocytocine, et comment « pirater » tout ça pour en maximiser les sensations.
Bien entendu, parler de tout ça avec des vanilles ne fut pas de tout repos. Ces gens, tout comme les moldus adorent détruire ce qu’ils ne connaissent pas, mais peu importe. Moi je savais de quoi je parlais et ce que ça m’apportait. S’ils savaient, ils changeraient certainement de discours. Très vite, je passais dans ses cordes pour découvrir le monde du shibari, une discipline que j’affectionne encore aujourd’hui. Sentir les cordes caresser puis immobiliser mon corps, me laissant à la merci de mon encordeur m’excitait profondément. Tout ceci sous la surveillance de ma maitresse de femme qui me passa rapidement le collier autour du cou.
Aujourd’hui, nous vivons dans une relation DS où chacune prend soin de l’autre tout en restant dans son rôle.
Auteure : Caitlyn Jane, 40 ans, Oupeye
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.
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L’abandon
J’ai toujours eu peur de l’abandon, et on peut aussi appeler ça la dépendance affective.
Je pense que c’est parce que, à 6 ans j’ai perdu ma grand-mère maternelle, à 8 ans mon père a failli mourir d’un cancer de l’estomac mais heureusement il l’a vaincu. À 8/9 ans j’ai aussi perdu des personnes que je considérais comme mon parrain, ma marraine et mon cousin, ils ne sont pas décédés mais mes parents ont coupé les ponts à cause de disputes. À 12 ans, ma maman a fait un AVC et est restée quelques mois dans le coma et quand elle s’est réveillée elle n’a plus jamais été la même personne qu’avant. Elle est allée pendant un an en maison de repos près de l’Allemagne alors je ne la voyais plus qu’une fois par semaine et il fallait au moins une heure de route pour aller la voir avec mon père. Après elle est revenue à la maison un moment mais il fallait une aide familiale et puis on a dû la remettre en maison de repos mais cette fois, c’était pas loin d’où j’habitais avec mon père.
Sans oublier que j’étais élevée par lui à partir de l’AVC de ma maman et un peu par ma grand-mère paternelle qui a habité des années dans le même building que nous.
Il y a aussi eu mon demi-frère du côté de ma maman que je n’ai plus vu à partir de mes 12 ans aussi à cause de soucis de famille et surtout à cause de mon père qui lui interdisait de m’approcher. Heureusement, je revois quand même mon frère depuis quelques années maintenant et nous sommes toujours aussi proches. J’ai aussi dû subir une belle-mère perverse narcissique qui a réussi à me séparer de mon père quelques années puis le décès de ma maman il y a 3 ans et celui du ma grand-mère paternelle il y a un an, que je considérais comme ma deuxième maman et le décès de mon chien quand j’avais 19 ans. Maintenant avec mon père ça va mais il a attrapé un deuxième cancer il y a plusieurs mois ça m’a encore plus fait peur étant donné que c’était à cause du même cancer que j’ai perdu ma grand-mère paternelle. Heureusement, celui-ci, il a sur le vaincre comme le premier.
Auteure : Sarah, 26 ans, Oupeye
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Et d’autres récits
Brouillon auto
Ce qui permet d’accéder au plaisir, ce sont des bases saines acquises pendant l’enfance. La sécurité liée au logement, à la nourriture mais aussi à l’appartenance à un groupe, être aimé·e. Avec de telles bases, l’enfant peut profiter de la vie, de sa vie.
En grandissant, le vécu et l’accès au plaisir évolue. À l’adolescence, il sera connecté au fait de se sentir à la bonne place, d’être validé·e par l’Autre. Il est conditionné par l’entourage et les ressources. Quelle roulette russe…
Devenir adulte, c’est s’affranchir de se regard, se libérer de cette pression. Se recentrer sur soi-même et se reconnecter avec son être intérieur. Quels sont mes besoins ? Mes envies ? Mes limites ? Et si la maturité c’était le moment où on brise les chaînes et qu’on commence à profiter ?
Le moment où on commence à se découvrir, à découvrir son corps ?
Mais alors, qu’est-ce qui vient après la maturité ? Comment nommer ce moment-clé où, après s’être découvert, on est suffisamment armé·e pour explorer le monde, les Autres ? Sans aucune forme de culpabilité ? Peut-être que c’est ce qu’on appelle le PLAISIR.
Auteure : Lola, 33 ans, Bruxelles
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