La peur nous divise-t-elle ?

La peur nous divise-t-elle ?

Ne sous-estimons pas le poids des mots. Il y a dans ce vaste monde, des mots d’amour, de paix et de bienveillance. Il y a aussi des mots qui froissent, qui blessent et qui cassent. Dans les mots qui cassent, il y a des mots qui instaurent la peur. Une peur déraisonnée qui place la méfiance dans les yeux des gens. Elle nous divise peu à peu, sans s’en rendre compte. Et quand hier, nous avions encore la main et le cœur liés, ces mots de peur coupent ce lien.

Mais, ne voyez-vous pas que ces « hautes » personnes cherchent à nous diviser ? Nous rentrons dans leurs propres jeux sinueux. Si nuageux, le chemin est devenu capricieux. Car à n’importe quel prix, ces gens remueront les terres et les cieux pour nous blesser. La couleur de la peau, la forme de notre corps, la texture de cheveux font partie intégrante de notre identité, cela nous rend beau et différent. Ce que nous sommes ne devrait pas être utilisé comme excuse pour glisser la peur dans le coeur des individu·e·s.

Auteure : Sarah, 21 ans, Bruxelles

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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Restons concentré·e·s

Restons concentré·e·s

Mon plaisir serait de détruire « l’extrême-droite ». Ce sont ces personnes qui se disent raisonnables, qui disent avoir la bonne idée sur comment diriger le monde, avoir toutes les idées en vrai pour résoudre tous les malheurs du monde. Ces personnes racistes mais qui ont un·e ami·e noir·e; misogyne mais qui ont une maman; LGBTQIA-phobe mais qui ont un·e cousin·e/un oncle/une tante homesexuel·le; qui pensent qu’on devrait rentrer chez nous ou rester à la maison pour s’occuper des enfants; se taire pour éviter la propagande.

Petit, « sale arabe» était une blague pour mes ami·es et j’en rigolais; plus grand, la phrase « mais tu étais si belle, pourquoi faire une transition ? » m’a fait sourire.
Maintenant, fatigué, attristé, j’ai compris.

« L’extrême-droite », la détruire pour arrêter de véhiculer tous ces mensonges qui font mal. Que chacun·e s’occupe de soi ! Prends soin de toi et ne te préoccupe pas des autres, iels savent quoi faire avec leurs vies et au pire iels te demanderont ! Le consentement, c’est la base.

Et j’ai compris ! Il faut de l’argent, nous vaincrons grâce à l’argent dans ce monde capitaliste. C’est étonnant. La droite gagne grâce à ça.

Déconstruction, bienveillance, laissez-faire, joie, soleil, vie → Réveillez-vous !
Discrimination, racisme, misogynie, LGBTQUIA-phobie, classisme, validisme, putophobie, viol, harcèlement, souffrance → Taisez-vous ! Je suis fatigué.
Restez vigilant, concentré·e·s !! Le monde nous attend, et le soleil aussi !

Auteure : Sonny, 27 ans, Bruxelles

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R.

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Si je pouvais créer une loi, ça serait d’obliger les juges à pouvoir laisser les jeunes chez eux. J’ai choisi cette phrase car elle me tient beaucoup à cœur, c’est un sujet assez important dans ma vie et il y a des personnes qui m’entourent régulièrement. J’aimerais montrer à tout le monde quelle est notre difficulté, nous les jeunes des centres, comment on peut souffrir et être mis à l’écart car on nous dit souvent : « Vous êtes différents de nous », alors qu’aucun jeune du centre n’aimerait être dans la situation qu’il est.

On ne décide pas de ce qui nous arrive ou nous est arrivé, on fait de notre mieux tous les jours et montrons qu’on est comme vous. On a les mêmes valeurs, pensez juste qu’on a des passés compliqués et que se faire juger ou insulter ou mettre à part nous aidera pas à avancer dans la vie.

On redouble d’efforts pour être comme vous. Par exemple, moi j’ai été violé, abandonné et vu des choses que je n’aurais jamais du voir à cette âge-là. Donc j’ai pu faire des choses regrettables. Ma mère a été à la rue et mon père en prison et tout ça ne m’a pas aidé. J’ai voulu mourir. Je me suis fait vomir.

J’aimerais juste qu’on nous comprenne et nous accepte comme on est, on est les mêmes que vous, juste, on a besoin de votre aide pour avancer. J’ai encore plein de choses à dire mais je vais m’arrêter là.

Auteur : Baptiste, 16 ans, Bruxelles

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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J’aimerais simplement un monde meilleur, par Nolwenn, 14 ans, Namur

Moi, personnellement, je désirerais avoir mon appartement, j’aimerais aussi me rendre compte de mes erreurs pour pouvoir avancer comme il se doit.

J’aimerais que le beau temps soit là plus souvent. Comme le dicton le dit si bien, fais de ta vie un rêve et de tes rêves une réalité bah personnellement j’aimerais beaucoup la vivre comme je la vois et comme je la veux. Mon pays, ma fierté, malgré les préjugés. Nous avons la chance d’être sur terre et, dans quelques années, nous serons tous sous terre alors profitons-en. Profiter de ses jours de pluies qui nous rapprochent tous entre amis et profitons des beaux jours, tous ensemble, allons faire un tour.

J’aimerais un monde sans préjugés, où tout le monde est égal. J’aimerais un monde sans racisme où tous ensemble nous rirons. J’aimerais un monde sans homophobie où tout le monde s’aime comme il se doit. J’aimerais un monde sans maltraitance où tout le monde est heureux. J’aimerais simplement un monde meilleur et, tous ensemble, si on y met du sien, on peut y arriver. J’aimerais que, dans quelques années, ça soit du passé. J’aimerais que, dans quelques années, tout le monde soit joyeux et fier de ce qu’il est.

D’égal à égal, par Don, 25 ans, Bruxelles

« L’homme noir est fainéant ou moins intellect que l’homme blanc ».

Je trouve ça rabaissant et réducteur. Tout homme est égal. Je trouve que l’Orient évolue à son rythme et à sa vitesse. Ils n’auraient pas dû aller l’imposer à l’Afrique. Car il y avait déjà une certaine civilisation, un style de vie propre à eux.

Créer sa différence, c’est si beau, par Bruno, 26 ans, Bruxelles

Attendre d’être différent… créer sa différence est tellement plus intéressant. Comme si j’allais attendre qu’on me pose mille et une étiquettes, alors que je peux écrire l’histoire de ma vie. Si on dépend du regard des autres, il est impossible de s’épanouir. Créer sa différence ne doit jamais être une obligation. Si telle personne adore être un mouton, adore suivre un effet de mode, qui suis-je pour lui dire d’arrêter, de ne plus aimer ce qu’il aime ?
Je crois peu à la notion de destinée. Par contre, si le destin devient une croyance qui brûle en moi, j’avouerais qu’il n’est jamais trop tard pour être maître de son destin. N’attendons pas qu’on nous dise qui on est, on est toujours capable d’apprendre à se connaitre chaque jour.

Auteurs.es : Nolwenn, Don, Bruno

CES PETITS AVIS ONT ÉTÉ PRODUITS LORS DE DIFFERENTS ATELIERS SCAN-R.

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Que doit-on leur dire?

Que doit-on leur dire?

Que doit-on leur dire ? Ou plutôt ce que je leur dirais.  

C’est quand même aberrant. Comment devrait-on agir, qu’est-ce qui serait mieux pour eux à l’arrivée…  

Difficile de me mettre dans leur peau. Peut-être que c’est moi qui ai simplement peur de vivre ce qu’ils ont vécu. Ça doit être dur de tout quitter pour traverser la mer, et d’enfin arriver de l’autre côté dans un endroit totalement inconnu. Et d’encore devoir se dire que ce n’est pas les gens d’ici qui vont t’accueillir.

Si ça ne tenait qu’à moi, j’écrirais sur des affiches que c’est ici qu’ils doivent tous venir. Boire une soupe, se reposer, se retrouver, se mettre à l’aise et profiter d’un endroit qui va dans leur sens.

Personne ne se soucie de rien.  

C’est dommage au fond on est tous humains.  

 

Auteur : Corentin, 15 ans, Clavier 

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