Pourquoi adopter un chien ?

Pourquoi adopter un chien ?

Tout d’abord, il faut savoir que si le chien est le meilleur ami de l’homme, depuis la nuit des temps, ce n’est pas sans aucune raison.

Le chien peut avoir deux fonctions principales. Le chien peut être un chien de sauvetage comme le Saint-Bernard ou le Leonberg des montagnes. Il peut être un chien de détection ou d’attaque, à la police ou à l’armée. Finalement, le plus connu, le chien de berger, s’occupe des troupeaux et défend la ferme.

Mais au-delà de ça, un chien est un compagnon, un confident, un membre de la famille, une motivation, une passion. Alors oui, un chien perd ses poils, un chien salit, bave, coûte de l’argent et du temps. Malgré ces quelques points négatifs qui découragent certains, il ne faut pas oublier que le chien est et restera le meilleur ami de l’homme.

Auteur : Eliott, 16 ans, Nivelles

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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Témoignage d’une adoptée

Témoignage d’une adoptée

Devons-nous nous sentir redevables envers nos parents adoptifs ?

Je m’appelle Sylvie (prénom d’emprunt). Enfin plutôt Chan. Sylvie est le prénom que mes parents adoptifs m’ont attribué lors de mon adoption pour me permettre de mieux m’intégrer dans la société occidentale.

Je suis d’origine chinoise, je viens d’une grande ville nommée Souzhou au Sud de la Chine. J’aurais été retrouvée seule dans un marché comme de nombreux bébés.
En 2004, la politique de l’enfant unique sévissait encore. À cette époque et encore peut-être aujourd’hui, les parents chinois préfèrent abandonner les filles que les garçons. Lorsqu’ils grandissent les garçons restent avec leur famille biologique tandis que la fille part avec une dot dans sa belle-famille.

On ne sait pas si la raison de mon abandon est celle que je viens d’énoncer.
En fait, on ne sait rien.
Presque rien.
Nous ne sommes pas sûrs de ma réelle date de naissance.
Nous ne sommes pas sûrs des réelles circonstances de mon adoption.
Nous ne sommes pas sûrs de ma réelle histoire.
Contrainte ? Choix ? Viol ?

Aujourd’hui, j’ai 18 ans et j’essaie de guérir du traumatisme de l’abandon. Cela pourrait étonner mais je ne cherche pas à avoir plus de réponses. D’un côté, je m’en fiche mais d’un autre, j’ai peur. Peur de faire éclater la vérité et de savoir que je ne n’étais pas voulue. Peur de voir qu’on a pas pu me garder parce qu’ils n’avaient pas assez d’argent. Ou bien qu’ils voulaient un garçon. Ou bien étais-je victime du marché noir ? Sans vouloir être pessimiste bien entendu.
Le fait est que me voilà. Sylvie. J’ai été adoptée à l’âge de 11 mois, juste avant la tradition du rasage de tête des enfants d’un an. Ouf, j’y ai échappé. Je suis arrivée en Belgique le 13 juin 2005, le jour de l’anniversaire d’une de mes sœurs, dans un foyer où un jeune couple avait du mal à avoir un enfant. Je suis la dernière dans une sororité de 4. Une coréenne, une biologique et deux Chinoises.

Aujourd’hui j’en souffre. Énormément. Je ne le dis pas, ça ne se voit pas. Comment vivre alors qu’on ne sait rien de son histoire ? Comment vivre alors que les deux premières personnes qui sont censées nous aimer nous abandonnent ? Comment vivre alors qu’on ne voulait pas être ici ?

Lorsqu’on me pose des questions à propos de mon adoption, elles sont heureusement ou malheureusement très superficielles. « Tu viens d’où ? Pourquoi t’as été adoptée ? T’as été adoptée à quel âge ? » et la conclusion est toujours la même : « Tu as de la chance d’avoir été adoptée ».

De la chance ? Juste, comment osez-vous dire cela ? Est-ce de la chance d’avoir été abandonnée ? Est-ce de la chance d’avoir été déracinée de son pays et de sa culture ? Est-ce de la chance d’être le fruit d’une volonté purement égoïste de vouloir un enfant ? Non. Ne vous avancez pas sur ce que vous ne savez pas.

La société, qui j’espère changera, voit l’adoption comme une chance. Une bénédiction. Quand est-ce que les regards changeront à propos de cela ? Non. Mes parents ne m’ont pas sauvé d’une vie misérable. Non. Ils ne sont pas mes sauveurs. Ils sont la cause de mon fléau.

Sylvie ? Une nouvelle identité. On efface tout et on recommence ? Une page blanche le bébé ? « On supprime son abandon et on fait comme si c’était le nôtre hein ? ». On oublie son histoire et on n’en parle plus.

Le pire c’est que la société m’a tellement bien intégrée que je dois me rappeler moi-même que je suis d’une autre origine. Chaque remarque sur ma couleur de peau est un véritable coup de poignard. Chaque remarque me rappelle à quel point je suis différente et que je ne devrais pas être ici. Chaque remarque me rappelle que j’ai été lâchement abandonnée et que je dois trouver ma place quelque part dans cette société que je ne voulais pas.

Mes parents ont décidé d’adopter en Asie plutôt qu’en Afrique. L’intégration sera plus facile, pensaient-ils. Le racisme sera moins fort, disaient-ils. Mauvaise pioche, le COVID est arrivé.

Oh loin de moi l’envie de cracher sur les belles opportunités que j’ai. Je suis dans une famille où l’argent n’est pas un problème. Je suis dans une famille qui est aimante. Je suis voulue dans cette famille. Et je m’entends bien avec mes sœurs.
Mais dois-je pour autant être reconnaissante ? Dois-je réellement leur devoir quelque chose ? Dois-je réellement me comporter bien pour les remercier ? Leur faciliter la vie car ils m’ont « sauvée » ? Non. Je ne leur dois rien. Je suis en colère. En colère contre le monde entier.

Finalement, nous ne sommes que le fruit des choix des autres. Et nous ne pouvons rien y changer. Alors le seul conseil que je pourrais donner est que lorsqu’on ne sait pas qui on est, on peut s’inventer soi-même. Trop longtemps, ma vie a été dictée par les autres. Je me pliais à leurs attentes en voulant leur faire plaisir. Ça a fonctionné. Et je dois l’avouer que ça me plaisait. J’étais la parfaite petite fille sage et calme qui excelle en tout. De beaux points, un bon comportement et une bonne éducation. Mais est-ce réellement moi ? Je suis le standard de ce qu’on attend des autres et pourtant je ne suis pas heureuse.

Aujourd’hui, je veux changer et devenir celle qui vit en moi cachée quelque part. J’ai envie d’apprendre à me connaître. J’ai envie de me rencontrer et de faire la paix avec moi. Ces dernières années, j’ai appris et j’apprends encore. J’apprends à faire mes propres choix et à les suivre selon mes envies. J’apprends à réguler ce que je donne et à poser mes limites. J’apprends à m’adapter en symbiose avec moi. J’apprends à m’écouter. Peut-être que ça me prend énormément d’énergie, oui. Mais j’apprends.

J’apprends à vivre tout simplement.

Auteure : Anonyme, 18 ans, Bruxelles

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La génitrice et la maman

La génitrice et la maman

La génitrice et la maman

Alors qu’il avait un an, Jérémie a été adopté. Aujourd’hui, il se confie à nous et nous explique comment il l’a appris. Ce que ça a changé et change pour lui. Au travers de son histoire, il nous parle de l’adoption, de son impact sur les enfants et les familles.

Vers 1 an, j’ai été adopté. Quelques années plus tard, à 8 ou 9 ans, je l’ai appris. Maintenant, je suis très heureux d’être ici avec ma famille.

L’adoption ne se fait pas d’un seul coup. D’abord, il y a quelques petites choses très importantes, on n’adopte pas un enfant du jour au lendemain et puis, il est préférable d’éviter de ne pas changer son prénom : il a été habitué à être appelé comme ça. Ensuite, il ne faut pas le changer d’environnement trop vite, il faut y aller progressivement. Pour commencer, l’enfant passera une demi-journée par semaine dans sa famille, puis une journée et ainsi de suite jusqu’à 7 jours sur 7.

J’ai donc appris mon adoption vers 8, 9 ans, quand mes parents l’ont décidé, quand ils pensaient que j’avais l’âge de comprendre. Il ne faut pas négliger l’état psychologique de l’enfant après cette déclaration. Moi, je l’ai vécu plus ou moins mal et mes points à l’école en ont pâti. Je suis allé voir un psychologue qui m’a écouté, on a discuté et il m’a proposé d’en parler avec mes parents. Pour certains enfants, ce sera peut-être plus facile d’en parler avec leur famille qu’avec un psychologue. Il peut y avoir d’autres solutions : en discuter avec quelqu’un qui a été, lui-même, adopté, en parler avec un proche. Les parents ne doivent pas non plus hésiter à lui dire pourquoi et pour quelle(s) raison(s) la mère biologique a décidé d’abandonner son enfant. Mais également, de lui demander son ressenti de cette situation.

Parlons maintenant de l’état psychologique des parents adoptifs, je n’ai pas beaucoup d’informations, mais j’aimerais vous dire mon expérience. Ma mère, par exemple, a peur que je la quitte pour aller rejoindre ma famille biologique. Pour ma part, je lui ai déjà expliqué que je ne ferai jamais ça. Je ne désire pas voir ma mère biologique, pour moi, elle m’a juste mis au monde et je l’en remercie. À part ça, elle ne m’a rien donné de plus que des problèmes de santé. Mais chacun a sa vision des choses.

Ma maman ne m’a jamais dit concrètement qu’elle avait peur que je veuille retrouver ma génitrice. Mon père, lui, n’a pas de problème sur ce sujet-là, donc je me confie plus à lui qu’à elle. Si je dois donner un conseil aux parents, c’est de ne pas brusquer l’enfant. Par exemple, il faut prendre le temps de dire les choses, de les expliquer, de s’asseoir à une table et d’en parler calmement, dire à l’enfant qu’il a été adopté, qui a été sa génitrice, pourquoi il a été mis à l’adoption. Il faut essayer de répondre à toutes les questions et surtout, lui faire comprendre que l’on ne le regrette pas, que l’on ne le rejette pas…

Moi, dans MA famille, je me sens super bien. Ma famille, c’est mon trésor, je ne la sacrifierai pour rien au monde et sincèrement, maintenant – et même en étant plus jeune – je n’ai jamais pensé au fait d’avoir été adopté. Comme dit le proverbe «  il existe une famille de sang et une famille de cœur ». Pour rien au monde, je ne changerai ma vie actuelle.

Auteur : Thomas, 16 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R lors de l’Été Solidaire à Chaudfontaine.

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