Identité urbaine

Identité urbaine

Dans ma vie, se sont succédés des chemins, des rues, des avenues, des obstacles, des bâtiments, des maisons, une architecture bien définie pour toute chose à faire et à pouvoir faire. C’était beau, c’était doux, c’était simple et évident car je n’y pensais pas de façon rigide. Je me suis rendu compte que j’étais face à quelque chose sans signification outre sa nécessité. Tout roulait, tout était de l’ordre de l’intuition, aussi bien pour moi, que pour les choses à observer.

En grandissant, et ce changement fut assez rapide et tôt : une certaine rigidité me fut imposée, un rôle dont je ne voulais pas ; mais comment le comprendre ? Les rues moins lumineuses, les bâtiments banales, les partis pris architecturaux sont apparu·e·s. Tout petit choix imposé, a priori banal, avait cette ordre, cette odeur propre aux choses : les maisons devaient avoir des fenêtres et être chaleureuses, les bâtiments devaient faire mine d’être chaleureux pour faire croire aux gens que passer la plupart de leur temps au travail était bien ; une vie de travail, une vie de passion et tu n’auras jamais l’air de travailler.

Architecture moderne, lisse, plate, meuble ikea, à l’allure de bois mais en réalité du recomposé. Tout est sans âme et sans saveur. Moi déambulant dans tout ça, seule, pétrifiée de devoir subir des choix plutôt qu’en faire. L’accumulation de faux choix m’a souvent mise, inconsciemment, dans des positions délicates et c’est son accumulation qui a plongé ma ville dans le noir. Elle est devenue déserte. Le gluant noir grimpait les murs comme du lierres. Les murs était troués, certains effondrés. Une ville en chômage technique. Je me suis retrouvée seule, dans le noir, tout me collait à la peau, le petit devait lourd et le commun de trop. Quelque chose me suivait, comme une ombre : cela raisonnait comme moi mais sans moi.

J’ai dû réapprendre à m’écouter, à tel point que je me suis demandée qui j’étais mais surtout qu’est-ce qui me composait, qu’est-ce que je voulais laisser en héritage avec ma ville, qu’est-ce qu’elle représentait ? Après un xieme tour de moi, je suis tombée face à face avec une rue inconnue qui montait et pourtant je pensais connaitre par cœur chaque recoin. J’ai décidé de m’y balader pour avoir un nouveau point de vue. J’ai été jusqu’au-dessus, j’ai aperçu la plus belle maison, sur sa petit colline, chaleureuse et lumineuse et surtout différente de toutes les autres. J’ai mis cette rue et cette promenade dans le coin de ma tête pour ne plus jamais y penser.

Un soir d’hiver, des années plus tard, après avoir commencé les rénovations de ma ville, après une rupture amoureuse, j’ai repensé à cette promenade, à cette maison, j’ai voulu y retourner, nostalgique mais surtout de l’ordre de l’immanquable. En bas de cette rue si méconnue, impossible d’y grimper ; mes jambes étaient liquéfiées, le sol était gelée ; impossible d’aller plus loin. Le sol trop glissant me bloquait à son commencement. C’était peut-être pas le bon moment. Alors je suis revenue plus tard ; malgré la belle saison, la route était toujours gelée : j’ai pris conscience qu’il n’y avait jamais de moments parfaits pour faire quoi que ce soit. J’ai avancé, j’ai reculé ; un pas en avant pouvait dire dix pas en arrière. Cela m’a pas arrêtée. J’avais encore gravé sur mes paupières éteintes la douceur qui émanait de la maison sur la colline ; plus j’avançais plus mes jambes reprenaient de la vigueur, plus j’essayais de comprendre plus la glace s’évaporait à tel point que je n’avais jamais compris que toute cette glace ne m’avait jamais vraiment empêchée de monter. Qu’au final, tout s’évapore lentement, avec douceur.

Lorsque ma ville s’est rééclairée, j’étais plus proche de qui je voulais être car ce fut, à partir de là, mes choix et ma douceur pour avancer et me promener dans les coins de ma ville.

Autrice : Zéphyre, 26 ans, Marche-en-Fammenne

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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Soli taire

Soli taire

Aujourd’hui je suis en IPPJ

Mais la seule chose que j’attends c’est le jour J

Un mal-être insignifiant

Qui malheureusement persiste dans le temps

Ces idées noires toujours là

Maman est là

Mais papa est parti

Cette drogue qui me clouait aussi

Ce foyer qui voulait m’aider à m’en sortir

Mais à chaque fois c’était pire

Ces fugues signes que je voulais prendre mes libertés

Une famille éclatée

Personne ne parle à personne

J’ai qu’une envie c’est que mon heure sonne

J’aimais jouer du violon sur ma peau

Et j’ai commencé beaucoup trop tôt

J’ai besoin d’aide je le sais

Je crois que je serai jamais en paix

Une envie de reprendre l’école

Même si je sais que mes proches finiront à Interpol

Ma meilleure amie a le cancer

On est comme des pairs

Putain elle a seulement 16 ans

J’espère qu’elle n’arrivera pas jusqu’au testament.

 

Autrice : Anaïs, 17 ans, Namur

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Reflet

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Le plus dur au quotidien pour moi, c’est de vivre avec moi-même et les autres.
C’est être bombardée de regards et de critiques, les compliments et les médisances, l’amour et la violence.

Entre mes parents à l’amour et aux attentes démesurées pour l’enfant qu’ils ont attendu, mes premières insultes et agressions queerphobes, VSS (NDLR : Violences Sexistes et Sexuelles), validistes à 7 ans, le rejet d’abord par les filles puis les garçons.
Ce qu’iels projetaient sur moi, celle qui sortaient de trop des cases par sa sensibilité, sa féminité, son corps, ses idées/cerveaux. Le fait que ces gens ne changent que peu avec le temps.
Enfants « innocent »; adultes ignares qui, à la moindre différence, veulent te posséder ou te détruire.

Décider de s’aimer et aimer les autres quand le monde n’arrive pas à décider si lui t’aime ou non, c’est un long cheminement. Le plus important c’est de t’écouter et d’écouter ceux qui comptent pour toi. Te connaitre et apprécier qui tu es devenue, malgré ceux qui ne te voient pas réellement mais pensent pouvoir émettre un avis.

Nous sommes tous.tes différent.es mais si semblables à la fois.
Apprendre des autres nous fait refléter et remettre en question : nos aspirations, amours, peines, questionnements, ce qu’on projette de soi aux autres et sur les autres.

N’ayez pas peur de leurs histoires, de votre histoire, comprendre et rencontrer l’autre, c’est se trouver soi-même.

Autrice : Ssine, 28 ans, Liège

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Le combat continue

Le combat continue

En 2024, 5 % des agressions visent des personnes LGBTQIA+.
En 2023, c’était 4 %. Cette hausse, aussi minime qu’elle puisse paraître pour certains, est un véritable retour en arrière. Un retour qui fait froid dans le dos.

Imaginer que ce chiffre augmente encore en 2025, c’est comme régresser à une époque où la haine dictait les règles.
L’homophobie n’a pas sa place dans notre société. Elle doit cesser, et vite.

Sur les réseaux, ces statistiques ont été partagées massivement. En commentaire, on pouvait lire :
« Seulement 5 % ? On peut faire bien mieux les gars ».
Plus de 4 000 likes. L’ironie en dit long.

Ce n’est pas « seulement 5 % ».
Ce sont des vies, des visages, des histoires.
Des victimes.

Il est temps d’ouvrir les yeux. Et de faire mieux. Maintenant !

NDLR : Les chiffres  mentionnés par le.a jeune n’ont pas été sourcés, afin d’appuyer son propos, nous avons fait des recherches. En 2024 UNIA, institution publique interfédérale indépendante qui lutte contre la discrimination et promeut l’égalité, dit que :  » Unia enregistre une hausse des dossiers liés à l’orientation sexuelle en 2023. Même si les droits des personnes LGBTI+ sont de mieux en mieux protégés en Belgique, Unia constate qu’elles sont encore les principales victimes de violence, d’intimidation et de harcèlement, ce que soit en rue ou sur les réseaux sociaux « . Nous vous invitons à consulter ce lien afin d’y trouver le dossier de presse si vous désirez en savoir plus : https://www.unia.be/fr/actua/augmentationdossiers-lgbti-2023 , consulté le 03.12.25.

Auteur/ice : Anonyme, Liège

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Ce que j’aurais aimé savoir + tôt

Ce que j’aurais aimé savoir + tôt

Au mini-moi du passé, j’aurais aimé pouvoir te dire…

Tu n’as pas l’obligation de donner du temps et de l’énergie à des personnes qui n’en valent pas la peine, même si ce sont tes « copains », si iels sont contre l’égalité de toustes et dans la dévalorisation de certaines personnes/certains groupes pour se sentir supérieurs, alors quitte-les et le plus tôt sera le mieux.
Dans le futur, tu quitteras pas mal de relations pour cette raison, tu en garderas des bons souvenirs et pas de la rancœur, ton cœur sera léger et disponible pour faire des nouvelles rencontres.
Encore à 25 ans, les difficultés sociales seront grandes mais tu auras fait énormément de progrès, tu vas faire du théâtre, partir seul.e dans un lieu inconnu pour y faire les vendanges. D’ailleurs, je t’écris ces mots lors d’un atelier d’écriture sur l’amour qui est organisé par ton adelphe, tu y a pris la parole, tu y a ressenti du stress, certes, mais tu y passes un bon moment, tu arrives à sociabiliser.
En parlant de ton adelphe avec qui, en début de secondaire, tu n’as presque eu aucun lien ni accroche, aujourd’hui vous habitez ensemble dans une colocation de 7 personnes et tout se passe bien. Dans le futur, iel sera une des personnes les plus importantes et incroyables de ton existence, celui sans qui faire face à la famille serait impossible. Celui sans qui tu n’aurais peut-être jamais rencontré la communauté et les mouvements queer car OUI tu as fait ton coming-out, TES coming-out, d’abord lesbien puis bi ? et enfin PAN, tu aimes les gens pour leur personnalité, leur humour, leur bienveillance et leur énergie mais en aucun cas pour leur genre.

En parlant de genre, SURPRISE, on est NON-BINAIRE et fière.

Aussi tu feras des rencontres, passagères ou qui dureront dans le temps, qui t’apprendrons à grandir, à en apprendre davantage sur toi et sur les autres.

PS: on a plus le temps d’écrire mais tu vas apprendre à être doux.ce avec toi même, arrêter de te raser et de porter des soutifs et c’est un délice du quotidien même 9 ans après avoir commencé.

PPS: Je t’aime <3

PPPS: Noémie est toujours dans ta vie

Auteur.rice : Charly, 25 ans, Liège

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