Ma couronne

Ma couronne

Il y a des couronnes pour les reines, pour les rois. Pour les grands d’Angleterre et d’ailleurs, elle est sertie de diamants, de pierres précieuses. Pour Moctezuma, souverain des Aztèques, elle était à plumes. Pour le Pape, elle se fait tiare et ne sort plus du Vatican… Pour l’épiphanie, elle se fait galette des rois… Mais l’histoire de la couronne de M’mah est d’une tout autre dimension ! 

Il y a bien longtemps maintenant, j’ai pris une décision étonnante : j’ai décidé de porter une couronne… permanente. Avant de porter cette couronne, de l’assumer et de la chérir, de la choyer, ma couronne était : « Chè pas comment tu fais avec des cheveux comme ça. », « Mouai, chè pas. J’préfère quand même les filles aux cheveux lisses » , « C’est dur, c’est sec, on dirait un balai à chiotte. » , « Wow ! Faudrait un peu les dompter, on dirait Tarzan »

Ma couronne faisait ressortir mon côté sauvage, sacrilège ! Il me fallait alors la civiliser, « hallelujah » s’écriaient donc mes camarades, professeurs et même… ma mère. Chaque mois donc, j’aimais appliquer cet acide qui se faisait le plaisir de brûler chaque millimètre carré de ma peau, de mon cuir chevelu. Ca piquait, ça brûlait, ça grattait, parfois même, ça saignait. Mais bon, il faut souffrir pour être belle, n’est-ce pas ? Ce n’est que quand ils tombaient en morceaux que j’ai compris. Le déclic s’est alors produit: Pourquoi laisser les autres me définir ? Comment se fait-il qu’il n’y ait personne, absolument personne, autour de moi pour célébrer la diversité du monde ? Pourquoi devrions nous tous ressembler à Barbie ? Vous savez, Mince mais quand même bien chargée, décoiffée mais soignée, bronée mais attention …. pas trop bronzée tout de même.

Vous voyez ma couronne ? Je l’aime parce qu’elle ne ressemble à celle de personne d’autre, et quand j’écris que j’aime ma couronne, je veux dire que J’AIME ma couronne. Je l’aime quand elle s’appelle « Crépus », « Sauvage », « Fatou », « Balai à chiotte », comme vous préférez,… Moi je m’en fous !!!!!

Ma couronne raconte mon histoire, M’mah Barthélémy Bangoura 21 ans, étudiante en Sciences politiques à l’Université Saint-Louis à Bruxelles. Ma couronne est mon symbole d’émancipation, Ma couronne me permet de me défaire de ces règles fictives que vous essayez de m’imposer, ma couronne est libre d’être et moi, je suis libre aussi. 

Attention encore aujourd’hui je reçois des commentaires désobligeants, Mais maintenant je sais pourquoi, Bah oui ! Comment ne pas être jaloux de ces cheveux qui défient même la gravité?!? 

Auteur : M’Mah, 21 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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La liberté et ses limites.

La liberté et ses limites.

Peut-on être quand les limites, les frontières existent. Quelles sont les limites, quelles sont les frontières… Est-ce que la liberté est la même pour tout le monde ? C’est à ces grandes questions qu’Alison a consacré la réflexion qu’elle partage aujourd’hui.

Liberté, ce mot si complexe qui peut se décliner de tellement de façons différentes, liberté de circuler, liberté d’accueil, liberté d’agir, liberté de vivre tout simplement. Alors que nos libertés de circulation sont … inestimables en Europe occidentale, notre liberté d’agir s’amenuise petit à petit, peu à peu…

Qu’en est-il de cette liberté de circulation en dehors des frontières européennes ? Il existe un fossé énorme des États de droit – comme par exemple les USA où la liberté semble sans limite – et des États dans lesquels fuir son pays n’est même pas envisageable.

Dans les territoires Palestiniens, par exemple, la majorité des personnes ne sont pas autorisées à quitter leur village. Pour les plus chanceux qui réussissent à partir, ils n’ont pas le droit de revenir après 6 mois passés ailleurs… Entre la volonté de partir et la crainte de ne plus pouvoir revenir, le choix de migrer devient difficile. “Vous ne savez pas dans quelle liberté vous vivez au quotidien. Nous, on sait ce que c’est. C’est ce dont on rêve tous les jours” témoignait une habitante palestinienne de Jérusalem.

Voilà où nous en sommes aujourd’hui, l’endroit de notre naissance et nos origines sont ce qui détermine toutes nos libertés, tous nos droits. Afin de pallier le manque d’actions des politiques nationales face à ce qu’on pourrait appeler une crise d’accueil, des citoyens ont décidé d’agir en créant, par exemple, une plateforme d’hébergement (1). Elle permet aux habitants de Belgique d’offrir un toit, d’accueillir des personnes qui ont fui leur pays. Les actes de certaines de ces personnes ont été criminalisés (2).

Des manifestations et d’autres actions pacifiques ont également été organisées afin d’interpeller les politiques mais la seule réponse qui a été donnée, c’était plutôt la répression. On peut dès lors se poser la question suivante : où est la liberté d’action des citoyens et jusqu’où oserons-nous aller pour être entendus par la sphère politique ?

(1) L’initiative la plus concrète est celle de la Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés. Un  espace d’informations et de coordination des actions et initiatives citoyennes de solidarité avec les demandeurs d’asile, les réfugiés, migrants ou exilés, à Bruxelles et en Belgique.

(2) Cet article de La Libre.be permettra d’en savoir plus sur les dernières évolutions.

 

Auteur :  Zoé, Brabant-Wallon, 21 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R. 

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Engagé parce que roux

Engagé parce que roux

Toutes les mauvaises blagues, toutes les humiliations petites et grandes, il les a connues… Sa rousseur aurait pu être un fardeau, aujourd’hui, Quentin, se rend compte qu’elle a eu un impact considérable sur son parcours !

Je suis étudiant à l’Université de Louvain-La-Neuve. Du haut de mes 20 ans, je me porte plutôt bien. Entouré, accompagné d’une adorable copine, de plein de potes, de belles réussites et de petits échecs, je ne me plains pas. Ces années d’étudiant ont été riches en rencontres,  en découvertes de nouveaux projets pour moi. D’abord investi dans de nombreux comités de toutes les sortes, touchant de près ou de loin à des activités ludiques, j’ai aujourd’hui la chance de m’impliquer dans un projet entouré de nombreuses et bonnes personnes. Force est d’admettre que, entre investissement personnel et guindaille, je n’ai pas énormément eu l’occasion de penser aux raisons pour lesquelles j’en suis là. Cette volonté de participer constamment dans des projets n’émane pas, sans doute, uniquement de ma personnalité, il y a peut-être une raison plus pragmatique, plus tangible… Laquelle ? Après réflexion, je ne trouve qu’une réponse à cette question. Je suis roux.

Nous savons que l’école secondaire met fortement en doute la confiance qu’on peut avoir en nous. Entre moqueries de toutes les sortes, tapes dans les couloirs et doigts pointés,… Mieux vaut être dans la team des winners pour ne pas être trop embêté. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de prendre les choses en mains, je me suis donc investi dans un tas de projets différents, j’y ai gagné une reconnaissance de tous les autres. Quel meilleur moyen que de devenir sportif, drôle et d’organiser petits et grands événements. C’est en tout cas la réflexion que je m’étais faite… On ne taquine pas celui qui est toujours accompagné et qui est le copain du copain du copain. 

Arrivé à l’Université, j’ai poursuivi sur cette lancée… Mais, aujourd’hui, cela me mène tout de même à me poser d’avantages de questions. Est-ce réellement ce que je suis, moi qui me complaît souvent dans mes propres pensées plutôt que dans celles des autres ? N’est-ce pas une démarche un rien artificielle que de passer par des projets avec d’autres individus plutôt que d’en mener de plus personnels ? Sous question, où serais-je si je n’avais pas pris cette voie ? Peut-être que mon organisation et mes rencontres n’aurait jamais été aussi fructueuses. Il m’arrive même de me demander jusqu’où ma confiance personnelle serait tombée si je ne m’étais pas engagé comme je l’ai fait comme je le le suis toujours aujourd’hui.  

Toutes ces questions, qui resteront sans réponse, me ramènent aux faits : je suis engagé, et ce, parce que je suis roux. Et c’est précisément pour cette raison que je me suis forgé un cercle d’amis divers et variés, c’est pour cette raison que je suis impliqué, que je travaille à un futur solide, que j’ai développé une certaine assurance, une certaine confiance en moi. Face à la violence des autres, je me suis pris en main et un élan de puissance me parcoure actuellement l’échine. 

Auteur : Quentin, Louvain-La-Neuve, 20 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R. 

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La religion apprend le respect de toutes les religions

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Régulièrement, Alyson est confrontée à des situations de moquerie en ce qui concerne les croyances religieuses de chacune, de chacun. Chrétienne, elle en paie aussi les frais.

Dans mon école, il y a beaucoup de religions des catholiques, des musulmans, des juifs… Parfois, cela entraîne des conflits. Dernièrement, l’un d’eux m’a énormément marqué. Au dernier jour du Ramadan, le jour de l’Aïd el-Fitr, des musulmans qui portaient des tenues particulièrement soignées ont été moqués.

Le sujet de la religion est important pour moi… Dans mon école, et même dans ma classe, certaines personnes sont victimes de discriminations de toutes sortes : un peu trop noir, un peu trop à cheval sur les coutumes religieuses…

Le fait de croire en Dieu est important pour moi. Cela me permet de me distinguer des autres, de ne pas être comme tout le monde. En effet, aujourd’hui, le mode de vie est uniformisé. Tout le monde va au travail, à l’école, rentre chez soi le soir venu, etc.

Moi, je n’aime pas spécialement aller à l’église mais je pratique de temps en temps à la maison. Je lis la Bible et parfois, je prie le soir. Tout ça je le fais seule car je préfère me retrouver avec moi-même. Je fais tout ça depuis que mes parents m’ont inscrite au catéchisme en 2014 pour que je puisse faire ma profession de foi. Je trouve ça dommage que certaines personnes se moquent des autres car elles n’ont pas les mêmes croyances, parfois j’en souffre. Et pourtant, nous sommes tous égaux face à dieu.

Les chrétiens portent une croix à leur cou, certains se la font même tatouer, certaines personnes vont à l’église le jour de la messe, prient avant les repas et aussi le soir avant de dormir. Les musulmans, eux, vont à la mosquée et, parfois, les femmes portent le voile. Comme les personnes de confession juive, ils ont un régime différent du nôtre et ne mangent pas le porc. Enfin, les hommes de confession juive portent une kippa et vont à la synagogue.

Pour moi, chacun à le droit de croire ou ne pas croire et ce choix doit être respecté pour chacun de nous. Je pense que se moquer ne sert à rien cela peut faire du mal aux autres.

Auteur : Alysson, 15 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R au Centre de jeunes de Jupille. 

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