Un cœur dans le siècle

Un cœur dans le siècle

Si j’étais une œuvre d’art, je serais L’Attrape-cœurs de Salinger.

Je serais ce môme de 16 ans que tout le monde rejette, qui n’arrive pas à rentrer dans les cases. Pas par mauvaise volonté – peut-être en fait – mais parce que le monde l’insupporte profondément. Parce qu’il est à fleur de peau au dernier des points, parce qu’à la moindre contrariété, il veut crever. Parce que les seules choses qu’il aime vraiment, ce sont les gens qui sont morts.

Parce que quand on lui demande ce qu’il veut faire dans la vie, sa réponse c’est un poème biscornu.

Si un cœur attrape un cœur… parce qu’il est bien le seul à pas savoir que ce ne sont pas les vrais vers. Parce que moi aussi, je voudrais passer ma vie dans un champ de seigle au bord d’une falaise pour empêcher les mômes d’en tomber parce qu’ils sont trop innocents.

Je ne sais pas si ça veut vraiment dire quelque chose pour vous ou si je vais trop loin. Je veux juste pouvoir protéger les enfants de ce qui m’est arrivé.

Auteur/e : Sigi, 19 ans, Bruxelles

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Et d’autres récits

LES PETITS AVIS, EPISODE 147

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

S’informer pour évoluer

Je m’informe parce que c’est important de se rendre compte des évènements qui nous entourent, mais je ne m’informe pas assez par manque d’habitude ou par envie d’éviter les mauvaises nouvelles. Je...

La vie étudiante

C’est un cycle qui se répète : des nuits blanches acharnées à travailler, attendre des heures durant le début de l’examen, des heures passées à répéter, relire encore et encore. Le stress augmente...

L’adversaire numéro un de la société

Pour moi, une fake news, c’est l’adversaire numéro un de la société. Parce qu’elle se glisse dans les méandres de nos vies, dans les moments où l’on ne regarde pas vraiment, où l’on fait confiance...

Le chemin de la vie

Beaucoup de choses viennent en tête quand on parle de trouble, mais qu'est-ce qu'un trouble au final ? Comment se manifeste-t-il ? En sommes-nous tous "victimes" ? Ou bien, est-ce que ça fait juste...

L’IA

Durant un atelier de Scan-R, les jeunes ont rédigé des textes tournant autour de l'IA. Voici ce qu'ils·elles ont écrit.  Danger de l'IA, Julie, 24 ans L’IA récolte toutes les informations qu’on lui...

Perdre ses pétales

Dans le cadre de certains ateliers de Scan-R, les jeunes peuvent utiliser des illustrations servant de base à leur texte. Dans le cadre de cet atelier, différents textes ont été produits en...

Des choses utiles

L’école nous apprend énormément de choses, durant tout notre cursus scolaire, des choses utiles et intéressantes et d’autres beaucoup moins. Parmi toutes ces choses qu’on nous apprend et qu’on nous...

La santé mentale

Durant un atelier, il est demandé aux jeunes de choisir un mot en lien avec l’école. J’ai choisi ce mot santé mentale, car la santé mentale est quelque chose de primordial, tout autant que la santé...

Frustrations

Durant un atelier, il est demandé aux jeunes de choisir un mot en lien avec l'école. J’ai choisi le mot frustrations, car, pour moi, ça résume un peu tout par rapport à l’école. Je me sens souvent...
Fahrenheit 451, à préserver ou pas ?

Fahrenheit 451, à préserver ou pas ?

J’ai lu le roman Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. C’est une histoire de science-fiction écrite en 1953. Ce livre parle d’un monde où les livres sont interdits et brûlés par les pompiers. L’auteur veut nous montrer les dangers d’une société qui interdit la réflexion et la liberté de penser.

J’ai trouvé l’histoire intéressante car elle fait réfléchir. Un héros, Montag, est d’abord pompier et il brûle les livres mais petit à petit, il se rend compte que ce qu’il fait est mal. Il rencontre des personnes qui l’aident à comprendre l’importance de la lecture, comme Clarisse et Faber. Ce que j’ai aimé, c’est que le livre montre que la connaissance est précieuse et qu’elle peut donner de la liberté.

Par contre, certaines parties du livre sont un peu difficiles à comprendre, car il est ancien et parfois compliqué.

Mais le message reste clair : un sac sans livre devient triste et vide.

En conclusion, j’ai aimé Fahrenheit 451 parce qu’il m’a fait réfléchir sur l’importance de la culture et des idées. Même si l’histoire est de la SF, elle parle de notre monde actuel. Je pense que c’est un livre important qui montre que lire est essentiel pour rester libre et humain.

Auteur : Omar, 17 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Et d’autres récits

LES PETITS AVIS, EPISODE 147

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

S’informer pour évoluer

Je m’informe parce que c’est important de se rendre compte des évènements qui nous entourent, mais je ne m’informe pas assez par manque d’habitude ou par envie d’éviter les mauvaises nouvelles. Je...

La vie étudiante

C’est un cycle qui se répète : des nuits blanches acharnées à travailler, attendre des heures durant le début de l’examen, des heures passées à répéter, relire encore et encore. Le stress augmente...

L’adversaire numéro un de la société

Pour moi, une fake news, c’est l’adversaire numéro un de la société. Parce qu’elle se glisse dans les méandres de nos vies, dans les moments où l’on ne regarde pas vraiment, où l’on fait confiance...

Le chemin de la vie

Beaucoup de choses viennent en tête quand on parle de trouble, mais qu'est-ce qu'un trouble au final ? Comment se manifeste-t-il ? En sommes-nous tous "victimes" ? Ou bien, est-ce que ça fait juste...

L’IA

Durant un atelier de Scan-R, les jeunes ont rédigé des textes tournant autour de l'IA. Voici ce qu'ils·elles ont écrit.  Danger de l'IA, Julie, 24 ans L’IA récolte toutes les informations qu’on lui...

Perdre ses pétales

Dans le cadre de certains ateliers de Scan-R, les jeunes peuvent utiliser des illustrations servant de base à leur texte. Dans le cadre de cet atelier, différents textes ont été produits en...

Des choses utiles

L’école nous apprend énormément de choses, durant tout notre cursus scolaire, des choses utiles et intéressantes et d’autres beaucoup moins. Parmi toutes ces choses qu’on nous apprend et qu’on nous...

La santé mentale

Durant un atelier, il est demandé aux jeunes de choisir un mot en lien avec l’école. J’ai choisi ce mot santé mentale, car la santé mentale est quelque chose de primordial, tout autant que la santé...

Frustrations

Durant un atelier, il est demandé aux jeunes de choisir un mot en lien avec l'école. J’ai choisi le mot frustrations, car, pour moi, ça résume un peu tout par rapport à l’école. Je me sens souvent...

Un vrai rappel à la compassion

Un vrai rappel à la compassion

Sorti en 1829, Le Dernier Jour d’un Condamné est une œuvre majeure de Victor Hugo et du siècle où elle est parue. Le titre décrit l’œuvre. Celle-ci raconte, sous forme d’un journal intime, la vie d’un condamné à mort. J’ai lu ce classique quand j’avais 15 ans.

Je le compte comme une œuvre majeure de mon développement lors de mon adolescence.

Cette œuvre n’enseigne pas de moral, elle n’enseigne pas de notion, en fait, elle n’enseigne rien. Non, elle rappelle l’importance d’un sentiment que la société a trop mis de côté. La compassion. Et cela se fait sans grand discours ou scène marquante. L’œuvre le fait simplement, sans prétention.

En racontant l’histoire d’un homme qui ne parait être que ça, on oublie le principe même du condamné pour n’en garder que la finalité. En lisant cette histoire, on ne se demande pas pourquoi il a été puni. On ne se demande pas s’il le mérite. Non, on ne fait que ressentir de l’empathie pour le protagoniste. Cette œuvre rappelle que derrière chaque personne, il y a une histoire, un vécu et surtout des émotions. Elle réussit à rappeler qu’on ne doit juger quelqu’un qu’on ne peut comprendre. Et pour ma génération qui a élevé le tribunal populaire au rang de seul juge, criant des fausses informations, ayant déshumanisé l’humain, ça fait du bien de se rappeler, en lisant ce livre, que la compassion est un sentiment magnifique.

Et c’est pour remettre ce sentiment, au centre de notre société, replacer l’humain au centre social, que je le conseillerais à des jeunes. Bien que malheureusement son vocabulaire et le style de l’auteur peuvent être un frein à cette découverte.

Mais l’œuvre vaut l’effort et son texte rappelle l’importance de se mettre à la place des autres.

Auteur : Cyril, 18 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Et d’autres récits

LES PETITS AVIS, EPISODE 147

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

S’informer pour évoluer

Je m’informe parce que c’est important de se rendre compte des évènements qui nous entourent, mais je ne m’informe pas assez par manque d’habitude ou par envie d’éviter les mauvaises nouvelles. Je...

La vie étudiante

C’est un cycle qui se répète : des nuits blanches acharnées à travailler, attendre des heures durant le début de l’examen, des heures passées à répéter, relire encore et encore. Le stress augmente...

L’adversaire numéro un de la société

Pour moi, une fake news, c’est l’adversaire numéro un de la société. Parce qu’elle se glisse dans les méandres de nos vies, dans les moments où l’on ne regarde pas vraiment, où l’on fait confiance...

Le chemin de la vie

Beaucoup de choses viennent en tête quand on parle de trouble, mais qu'est-ce qu'un trouble au final ? Comment se manifeste-t-il ? En sommes-nous tous "victimes" ? Ou bien, est-ce que ça fait juste...

L’IA

Durant un atelier de Scan-R, les jeunes ont rédigé des textes tournant autour de l'IA. Voici ce qu'ils·elles ont écrit.  Danger de l'IA, Julie, 24 ans L’IA récolte toutes les informations qu’on lui...

Perdre ses pétales

Dans le cadre de certains ateliers de Scan-R, les jeunes peuvent utiliser des illustrations servant de base à leur texte. Dans le cadre de cet atelier, différents textes ont été produits en...

Des choses utiles

L’école nous apprend énormément de choses, durant tout notre cursus scolaire, des choses utiles et intéressantes et d’autres beaucoup moins. Parmi toutes ces choses qu’on nous apprend et qu’on nous...

La santé mentale

Durant un atelier, il est demandé aux jeunes de choisir un mot en lien avec l’école. J’ai choisi ce mot santé mentale, car la santé mentale est quelque chose de primordial, tout autant que la santé...

Frustrations

Durant un atelier, il est demandé aux jeunes de choisir un mot en lien avec l'école. J’ai choisi le mot frustrations, car, pour moi, ça résume un peu tout par rapport à l’école. Je me sens souvent...

Le passé est avenir

Le passé est avenir

Elle était là depuis 20 ans. Seule. Dans le noir. Cette vieille machine à écrire avait été déposée dans la cave de l’Auteur depuis qu’il avait reçu son tout premier ordinateur portable (on peut parler à ce moment-là de révolution technologique !). Elle avait pourtant cru à maintes reprises qu’il viendrait la délivrer de cette solitude. À chaque pas dans les escaliers, la machine pensait que l’Auteur viendrait pour elle. Aujourd’hui, elle n’en était plus si sûre. Coincée entre les tuyaux, elle échappait par miracle à la rouille sans savoir comment ni pourquoi.

Mais un beau jour, l’Auteur descendit à la cave et se dirigea vers la machine à écrire, dont le cœur s’emballait. Il la prit et la remonta, avant de se diriger vers l’extérieur. La lumière du jour fit frémir ses touches, tandis que la dernière feuille, jaunie par le passage des années, brillait de mille feux.

Lorsqu’elle fut déposée, la machine se rendit compte qu’elle se retrouvait sur une table entourée de vieilleries. De vieux chandeliers poussiéreux, des pièces anciennes, et même un globe terrestre ! Où l’Auteur l’avait-il amenée ?

La petite machine n’eut pas le temps de réfléchir qu’une voix se fit entendre : « Combien pour la machine, m’sieur ? ».
L’Auteur lui répondit : « Tu n’es pas un peu jeune, fillette ? Je l’ai payée 1500 francs à l’époque, je t’en demande 800 ».
« Je la prends pour 600 francs, ça se voit que vous en voulez plus, elle est pleine de poussière en plus ».

L’Auteur accepte et la fillette repart avec son affaire. L’Auteur la regarda partir le sourire aux lèvres.

La machine, exaltée de respirer l’air frais et de voir d’autres paysages que ceux de la cave de son ancien propriétaire, ne se rendit pas compte que la petite fille l’avait déjà ramenée dans sa chambre. Pendant des jours, l’enfant écrivit des lignes et des lignes, mais comme chaque enfant, elle finit par se lasser de cette vieille machine. Le cœur de la machine se brisa quand la fillette s’empara d’elle pour aller la déposer au grenier.

Mais soudain, une petite feuille s’échappa d’un tiroir secret. L’enfant prit le papier et y découvrit un mot de l’Auteur qui disait : « Prends soin de cette machine comme du plus beau des trésors. Je n’ai pas été capable de m’occuper d’elle comme j’aurais dû le faire, mais c’est grâce à cette machine que je suis devenu auteur. On ne doit jamais oublier d’où on vient. Utilise-la pour écrire l’avenir, sans jamais oublier le passé. »

La petite fille se fit alors la promesse de ne jamais délaisser sa machine à écrire, et de l’utiliser pour devenir une grande écrivaine à son tour.

Auteure : Marie, 25 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Et d’autres récits

LES PETITS AVIS, EPISODE 147

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

S’informer pour évoluer

Je m’informe parce que c’est important de se rendre compte des évènements qui nous entourent, mais je ne m’informe pas assez par manque d’habitude ou par envie d’éviter les mauvaises nouvelles. Je...

La vie étudiante

C’est un cycle qui se répète : des nuits blanches acharnées à travailler, attendre des heures durant le début de l’examen, des heures passées à répéter, relire encore et encore. Le stress augmente...

L’adversaire numéro un de la société

Pour moi, une fake news, c’est l’adversaire numéro un de la société. Parce qu’elle se glisse dans les méandres de nos vies, dans les moments où l’on ne regarde pas vraiment, où l’on fait confiance...

Le chemin de la vie

Beaucoup de choses viennent en tête quand on parle de trouble, mais qu'est-ce qu'un trouble au final ? Comment se manifeste-t-il ? En sommes-nous tous "victimes" ? Ou bien, est-ce que ça fait juste...

L’IA

Durant un atelier de Scan-R, les jeunes ont rédigé des textes tournant autour de l'IA. Voici ce qu'ils·elles ont écrit.  Danger de l'IA, Julie, 24 ans L’IA récolte toutes les informations qu’on lui...

Perdre ses pétales

Dans le cadre de certains ateliers de Scan-R, les jeunes peuvent utiliser des illustrations servant de base à leur texte. Dans le cadre de cet atelier, différents textes ont été produits en...

Des choses utiles

L’école nous apprend énormément de choses, durant tout notre cursus scolaire, des choses utiles et intéressantes et d’autres beaucoup moins. Parmi toutes ces choses qu’on nous apprend et qu’on nous...

La santé mentale

Durant un atelier, il est demandé aux jeunes de choisir un mot en lien avec l’école. J’ai choisi ce mot santé mentale, car la santé mentale est quelque chose de primordial, tout autant que la santé...

Frustrations

Durant un atelier, il est demandé aux jeunes de choisir un mot en lien avec l'école. J’ai choisi le mot frustrations, car, pour moi, ça résume un peu tout par rapport à l’école. Je me sens souvent...

Eunice, un roman que j’aurais voulu lire plus jeune

Eunice, un roman que j’aurais voulu lire plus jeune

Eunice. Une jeune fille de 19 ans, qui, comme nous toutes et tous, fait face aux vagues de la vie. Entre rupture, deuil, amour et quête de soi, réconfort, vérité, Eunice enquête. Elle est en quête de vérité sur la mort de sa mère, qu’elle traitait de ringarde et semblait ne pas comprendre. Avec Eunice, Lisette Lombé, poétesse nationale 2024-2026 et slameuse liégeoise, nous emmène dans une critique crue, osée, et engagée de notre société. Après avoir lu Brûler, brûler, brûler, son recueil de poèmes engagés, qui m’avait déjà bouleversée et inspirée, me voilà ébahie par Eunice, son roman sorti en 2023.

J’ai eu l’occasion de rencontrer l’autrice avant de lire le livre, lors d’une rencontre littéraire, début 2024 à Spa. Une rencontre honnête, puissante, qui m’a encore davantage donné envie de le lire. Mais pourquoi ? Je vous répondrais simplement que j’aurais eu envie de lire ce livre bien plus jeune qu’à 24 ans.

Pour commencer, je me rappelle de notre rencontre. Elle a commencé par dire, qu’à refaire, elle n’écrirait pas le mot « anus » dans les premières pages d’un roman qu’elle voulait moins engagé et accessible à un autre public. À un public qui est peut-être un peu moins adepte de l’écriture forte et engagée. Pourtant, avec Eunice, j’ai trouvé qu’elle continuait de dénoncer. Dénoncer, les violences faites aux femmes, ou tout simplement, la place des femmes dans la société. La place des femmes dans notre société se retrouve au travers du caractère d’Eunice. Une jeune fille qui n’a pas peur de dire, de faire, même si son comportement peut être voué à la critique. Elle nous ouvre aussi à une jeune fille en quête de recherche d’amour et de liberté.

La place des femmes se trouve aussi dans le personnage de sa mère, Jane. En quête de savoir sur ce qu’était réellement sa mère, Eunice se questionne : « Qui s’intéresse à ce que sa mère ressent en tant que femme ? Qui se souvient même que sa mère n’a pas toujours été une mère ? ». Un questionnement qui m’a personnellement marqué lors de ma lecture, qui fait réfléchir à notre lien avec nos mères. L’histoire d’Eunice et de sa relation à sa mère nous invite dans les histoires familiales sombres et palpables qui déchirent.
Un autre thème crucial, c’est le deuil. Le deuil de perdre un être cher, aussi tôt, aussi brutal, durant lequel Eunice regrette ce qu’elle lui a dit ou n’a pas pu lui dire. J’ai lu le livre avant et pendant le deuil d’une personne qui m’est chère. D’un parent parti trop tôt. J’ai trouvé dans Eunice, un répit, une solidarité et une émotion vive que je m’apprêtais à vivre ou que je vivais déjà.

Au-delà de ses thèmes abordés, Eunice est un roman poétique. On y retrouve la plume slam de Lisette Lombé. Peut-être moins ou pas assez engagée pour celles et ceux qui la connaissent. Mais, il s’agit d’une porte d’entrée pour un autre public. Peut-être plus jeune, moins engagé, mais qui est accessible à toutes et à tous. Je le recommande à tout.e professeur.e qui passerait par là, pour qu’il.elle le recommande à ses élèves, qui le recommanderaient à leurs parents… et ainsi de suite.

Auteure : Manon, 24 ans, Liège

CES PETITS AVIS ONT ÉTÉ PRODUITS LORS DE DIFFERENTS ATELIERS SCAN-R.

Et d’autres récits

LES PETITS AVIS, EPISODE 147

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

S’informer pour évoluer

Je m’informe parce que c’est important de se rendre compte des évènements qui nous entourent, mais je ne m’informe pas assez par manque d’habitude ou par envie d’éviter les mauvaises nouvelles. Je...

La vie étudiante

C’est un cycle qui se répète : des nuits blanches acharnées à travailler, attendre des heures durant le début de l’examen, des heures passées à répéter, relire encore et encore. Le stress augmente...

L’adversaire numéro un de la société

Pour moi, une fake news, c’est l’adversaire numéro un de la société. Parce qu’elle se glisse dans les méandres de nos vies, dans les moments où l’on ne regarde pas vraiment, où l’on fait confiance...

Le chemin de la vie

Beaucoup de choses viennent en tête quand on parle de trouble, mais qu'est-ce qu'un trouble au final ? Comment se manifeste-t-il ? En sommes-nous tous "victimes" ? Ou bien, est-ce que ça fait juste...

L’IA

Durant un atelier de Scan-R, les jeunes ont rédigé des textes tournant autour de l'IA. Voici ce qu'ils·elles ont écrit.  Danger de l'IA, Julie, 24 ans L’IA récolte toutes les informations qu’on lui...

Perdre ses pétales

Dans le cadre de certains ateliers de Scan-R, les jeunes peuvent utiliser des illustrations servant de base à leur texte. Dans le cadre de cet atelier, différents textes ont été produits en...

Des choses utiles

L’école nous apprend énormément de choses, durant tout notre cursus scolaire, des choses utiles et intéressantes et d’autres beaucoup moins. Parmi toutes ces choses qu’on nous apprend et qu’on nous...

La santé mentale

Durant un atelier, il est demandé aux jeunes de choisir un mot en lien avec l’école. J’ai choisi ce mot santé mentale, car la santé mentale est quelque chose de primordial, tout autant que la santé...

Frustrations

Durant un atelier, il est demandé aux jeunes de choisir un mot en lien avec l'école. J’ai choisi le mot frustrations, car, pour moi, ça résume un peu tout par rapport à l’école. Je me sens souvent...