Ma réorientation: une route sinueuse

Ma réorientation: une route sinueuse

Longtemps, entre les animaux et l’art, le cœur d’Amélie s’est balancé. Après avoir terminé des études dans le domaine du second, elle revient à sa passion poilue. Récit d’une route une peu sinueuse ou tout se termine bien !

Le départ

Depuis mon enfance, je suis attirée par les animaux. J’ai directement été mise en contact avec des chats et chatons à la maison. À partir de mes 3 ans, un chien a rejoint l’aventure. Dans ma rue de campagne, nombreux étaient les champs où restaient des chevaux. J’allais les voir régulièrement et je passais un bon nombre d’heures dans le fond de mon jardin à côté des clôtures de la ferme voisine pour regarder vaches et chevaux. Les yeux fermés, je jouais avec mon chien, un Golden Retriever, comme si, d’autres cousins de sa race, il était chien guide. J’ai passé énormément de temps à apprendre par cœur et à classer toutes les races de chien que je retrouvais dans « L’encyclopédie du chien », livre que j’avais trouvé à la bibliothèque de ma ville. J’ai toujours rêvé – et j’en rêve encore – du moment où je pourrais enfin adopter MON chien, quand j’en aurai les moyens et que j’aurai quitté le cocon familial.

Premier sentier

En attendant, je me suis plongée – depuis petite – dans toutes sortes d’expressions artistiques : un peu de peinture par-ci, 3 coups de crayons par-là, un tour du jardin avec mon appareil photo à la main. Fille d’une mère artiste, j’ai baigné dans le dessin et dans les bricolages, et mon futur était tout tracé : je serai une artiste à mon tour. À mes 12 ans, je voulais être styliste, à mes 15, photographe et à mes 18, graphiste. Depuis longtemps, tenant compte d’une fausse croyance bien trop répandue, j’avais mis de côté le monde animalier … Bref, je décide alors de partir à Bruxelles pour un Bachelier. Trois ans plus tard, me voilà diplômée en publicité et agencement de l’espace.

Nouvel itinéraire

Ayant très bien réussi mes deux premières années et un tout petit peu moins bien ma 3ème, je sors de la Haute-École dépitée, tant au niveau psychologique par rapport à ma vie personnelle que par la fin peu glorieuse de mes études, même si je suis diplômée. S’en suit alors un merveilleux été, pendant lequel j’ai beaucoup profité. En août, je me motive enfin à finaliser les démarches et partir faire un stage à l’étranger. Je m’envole pour 6 mois au Danemark à travailler dans une superbe agence dans le centre de Copenhague. Une des plus belles expériences de ma vie même si le coronavirus l’écourte de deux mois ! Ces quatre mois à l’étranger m’ont appris beaucoup sur moi-même. J’adore passer du temps seule, j’apprécie aller au musée, j’aime toujours autant me balader dans les rues, mon appareil photo dans les mains. Et enfin, je me suis rendue compte que le graphisme et la pub sont des sujets plus qu’intéressants mais qu’en réalité, ce secteur n’était pas fait pour moi. J’ai appris en vivant immergée dans ce milieu que ce métier magnifique, un de ceux que j’admire le plus, n’est pas ma passion. Petite, quand on me demandait quel était mon job de rêve, je répondais toujours « je ne sais pas ce que je veux faire comme travail, mais en tout cas, je veux être bénévole dans un refuge pour rééduquer les chiens ». Aujourd’hui cette réponse reste presque inchangée, mais j’ai compris que je pouvais faire de ma passion un métier, je suis alors prête à m’investir à 100% pour me réorienter.

La ligne d’arrivée

Je ne regrette aucune des étapes par lesquelles je suis passée, car après avoir fait tout ce chemin, j’ai compris quelle direction je voulais prendre et à quel point l’éducation canine m’anime. Ma réorientation est pour moi, une chance et une leçon. Je peux à présent me dire que tout ce que j’ai vécu m’a ramené à cette passion et qu’elle devait en réalité être une vocation. N’étant pas encore formée et étant donné que tout est retardé à cause du virus, il me semblait être une évidence de donner 6 mois de mon temps pour finalement être volontaire dans un refuge. Dans le cadre de mon service citoyen, j’ai donc commencé une longue mission à la Société Royale de Protectrice des Animaux (SRPA), réalisant mon souhait de gamine. La boucle est bouclée.

Auteure : Aurélie, 22 ans, Arlon

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

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Chocolat & mozzarella : la mixité culturelle vue par un fils d’immigrés italiens

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Si le grand-père d’Alexandre était amené à parler de ses lointains aïeux, il ne commencerait probablement pas par “Nos ancêtres les Gaulois…” mais plutôt par “Nos ancêtres les Romains…” Ce qui est plutôt pénible, c’est qu’encore et toujours, des individus le ramènent, le raccourcissent, le réduisent à ces lointaines origines.

”Je viens du Sud…”

« Je viens du Sud, et par tous les chemins, j’y reviens (1) », cette petite phrase ne vous dit peut-être rien, c’est le refrain d’une chanson, un peu ringarde, de Michel Sardou. Cette citation, c’est, un peu, l’histoire de ma vie : mes grands-parents italiens ont immigré en Belgique à la suite de la demande gouvernementale pour engager des mineurs et relancer l’économie belge (2). Je ne vous apprends rien : quand l’immigration est là, le racisme n’est jamais loin. La Belgique fait ressentir aux immigrés le fait qu’ils doivent – et non peuvent – s’intégrer en acceptant de nouveaux us et coutumes. Cette pression, mes grands-parents l’ont ressentie, mes parents l’ont ressentie, et je l’ai moi-même ressentie. Cela se traduisait notamment par des railleries de cour de récré : « Eh le rital, tu vas manger des pizzas ce soir ? », par des propos racistes : « Retourne dans ton pays ! » ou encore par des regards désapprobateurs lorsque ma mère me parlait en italien dans un lieu public.

Je suis toléré

Le simple fait de venir d’ailleurs m’oblige à m’adapter : on me tolère, mais on ne m’accepte pas. Je finis donc par effacer une partie de mon identité : ce qui faisait ma fierté quand j’étais enfant m’apparait désormais comme un fardeau que je dois porter. Je ne mange plus la cuisine italienne de ma maman avec le même entrain, j’exècre les musiques de tarentelle (3), je ne prends plus de cours de langue pour perfectionner mon italien, je trouve des excuses pour ne plus accompagner mes parents en Italie, etc.

S’effacer

Cette situation n’est pas souhaitable : je suis entièrement contre le fait de devoir effacer ma culture pour que l’on ne me fasse pas de réflexions dérangeantes. Pour moi, un changement sociétal est nécessaire : la différence de culture devrait être célébrée et non réprimée. Une des choses qui me procure énormément de plaisir est de faire découvrir à des amis le gout exceptionnel d’une mozzarella de bufflonne (4), les paysages à couper le souffle de la côte ou la joie de vivre avec laquelle vivent les Italiens.

À quand le mélange ?

Je dois cependant faire la part des choses : mes parents ont également exercé une pression sur moi en me forçant, en quelque sorte, à revendiquer une culture quand je n’en avais pas forcément envie. Je pense qu’ils avaient tant peur que nos racines s’évaporent, qu’ils se sont assurés que je mange italien, pense italien, me comporte en Italien. Selon moi, ce n’est pas une bonne chose non plus et cela peut même entrainer de l’animosité envers la culture du pays d’accueil. Combien de fois n’ai-je pas entendu mes parents dire, sur un ton condescendant, « Mon Dieu, c’est vraiment des Belges ceux-là. », comme si la nationalité belge était quelque chose de négatif. J’ai la conviction que si les nationaux font sentir aux immigrés (et soyons réalistes, ceux qui subissent le plus de discrimination ne sont plus, de nos jours, les Italiens) qu’ils sont acceptés (et non seulement tolérés), le problème sera en grande partie résolu. Je pense que la mixité culturelle est une chose magnifique qui nous permet de comprendre l’autre. La compréhension permet de ne plus avoir peur de l’autre, or comme dirait Maitre Yoda (5) : « La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine … mène à la souffrance. »

(1) Je viens du Sud est une chanson de Michel Sardou, parue en 1981. Elle a été reprise par Chimène Badi (France, 1982). (2) En 1946, à la sortie de la deuxième guerre mondiale, la Belgique doit relancer la machine industrielle. Pour nourrir cette machine, il faut l’indispensable charbon. Problème, les Belges ne veulent plus travailler dans les mines. Dans un premier temps, ce sont les prisonniers de guerre allemands qui descendront dans le trou mais quand, peu à peu, ils sont libérés. Il n’y a plus personne. La solution pour la Belgique ? Aller chercher de la main-d’oeuvre ailleurs. L’accord entre l’Italie et la Belgique est signé le 23 juin 1946. 50 000 travailleurs italiens travailleront dans nos mines. Un lien pour en savoir plus sur cette épisode de l’immigration. (3) Les tarentelles sont des musiques traditionnelles du sud de l’Italie. (4) La mozzarella de bufflonne est un fromage italien réalisé à partir du lait de jeunes vaches d’une race particulière, élevées de manière particulière, nourrie d’une manière, également particulière. (5) Maitre Yoda fait partie de la saga Star Wars, il est à la fois, le plus sage et le plus instruit de toutes les personnes de cet univers. Bien qu’ immensément doué dans le maniement des armes – et notamment le sabre laser – il est profondément pacifiste.

Auteur : Alexandre, 22 ans, Liège

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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Rester vrai

Rester vrai

Devons-nous toujours nous adapter aux standards ? Correspondre à ce que la société semble attendre de nous ? Devons-nous plier aux rythmes exigés par l’école ou l’université ? Est-ce que, si je réponds positivement à ces questions, je serai heureux ? Les réponses de Gabriel, 23 ans, ne manquent pas de nuances.

« L’avenir commence demain »

Ce titre – celui d’un roman du célèbre Isaac Asimov(1) – rend, sans doute compte qu’il ne tient qu’à nous de modeler notre devenir. Quand on est jeune, il faut choisir une orientation professionnelle. À notre époque, on s’oriente souvent vers des études supérieures. Moi, j’ai commencé mes études par un bachelier en droit et me suis vite rendu compte que ça ne me convenait pas. La très grande rigueur de travail, je n’y étais aucunement préparé. Tout compte fait, je me rends compte que je n’étais formé ni renseigné sur ce monde. Lent et calme, autant dans mes gestes que dans ma réflexion, j’ai remarqué que c’était en contradiction avec le droit, avec le monde universitaire en général : j’aime prendre le temps de vivre. Étudier sans relâche, se vouer corps et âme à une tâche – dont on ne sait pas si elle sera fructueuse – est à l’opposé, aux antipodes, de ce que je suis.

S’adapter ou être brisé

Cette surchauffe, elle se ressent aussi dans les relations entre étudiant·e·s : on tisse des liens, mais ces liens ne sont que la conséquence de nos études. Au fil de mon année de droit, j’ai fini par m’isoler : je ne me sentais plus en phase avec la majorité des étudiant·e·s. J’avais l’impression que tout le monde se conformait, à la lettre, aux instructions données par les professeur·e·s. Mes interactions avec le reste du monde étaient de plus en plus restreintes jusqu’à ne plus aller, du tout, suivre les cours. Pendant un moment, j’ai tellement angoissé que je suis tombé malade. Peut-être que je me conditionnais ainsi à ne plus suivre les cours, ou peut-être que mon corps, habitué à vivre lentement, ne pouvait plus suivre le rythme. Je pense que mon comportement général ne se prêtait pas à l’ambiance qui régnait dans ces salles de cours, ces amphithéâtres. J’avais l’impression que les gens avaient un mode de vie bien supérieur au mien en terme de productivité. Ce cours de 300 pages à étudier en moins de deux semaines, quelle horreur, je n’aurais jamais le temps et hors de question de me dépêcher ! Le décalage était bel et bien présent. Moi, je respectais mon rythme ce qui impliquait de rendre des travaux en retard, de ne pas avoir étudié la quantité suffisante pour un examen, d’arriver en retard à un cours, voire de ne pas y aller du tout.

Se trouver, se retrouver

Au terme de cette année-là, j’ai décidé de me ressourcer, de voir si l’image de l’étudiant dysfonctionnel à laquelle je m’étais identifié était forcément vraie. Je me suis demandé ce que j’aimais vraiment faire, quelles étaient mes passions, mes convictions et après un long cheminement, j’ai su qui j’étais vraiment. J’ai changé d’études : du droit, je suis passé à la sociologie. Au départ, j’ai eu la même sensation qu’au début de mon année en cours de droit. Mais très vite, le fait de connaitre ma personnalité et d’avoir trouvé mon identité m’a permis de modeler ce monde afin d’en tirer le meilleur de moi-même. J’ai en quelque sorte fait ce qu’on me demandait sans pour autant me trahir. J’ai appris à faire abstraction du regard des gens. Je me suis intéressé à leurs motivations, à leurs objectifs et j’ai pu aussi m’ouvrir à eux. Par exemple, j’ai commencé à suivre des activités extraacadémiques telles que le sport au sein d’un club universitaire ou, plus récemment, j’ai rejoint le cercle de ma faculté. J’ai eu des conversations avec de nouvelles personnes lors d’évènements, mais j’ai également retrouvé d’anciennes connaissances, tout ça parce que je connais mon identité, mes qualités comme mes défauts. C’est ce qui ressemble à de la confiance en soi, je pense. Par après, je me suis ouvert à des personnes d’autres facultés, puis d’autres orientations pas forcément universitaires.

Réussir ?

D’ailleurs, pas besoin de faire des études supérieures pour réussir. Se définir par rapport à notre orientation professionnelle n’est pas une obligation. Ma personnalité ne doit pas correspondre au milieu dans lequel je suis. La peur de décevoir ne doit pas freiner nos projets ; aux termes du parcours, c’est moi que je décevrai si je ne suis pas mes convictions. Toutes ces expériences m’ont permis de comprendre mon identité et ce que je peux en faire. Je fais ce que j’aime, je réussis, mais à mon rythme. C’est ce dysfonctionnement propre à chacun qui me rend, paradoxalement, capable de trouver mon utilité ici-bas. En d’autres termes, restez vrai·e·s.

Isaac Asimov (Russie 1920, USA 1992), a été professeur à l’Université de Boston mais est surtout connu pour sa carrière d’écrivain de science-fiction. Avec John W. Campbell (USA, 1910-1971), autre écrivain, il a écrit “les Trois lois de la robotique”. Ces lois sont toujours d’actualité, non pas dans le domaine de la fiction mais dans le monde bien réel. Elles disent que : Loi numéro 1 : un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger. Loi numéro 2 : un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi. Loi numéro 3 : un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi. Un lien pour découvrir, gratuitement, les textes de ce fabuleux auteur.

Auteur : Gabriel, 23 ans, Liège

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R 

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Honte de mes parents

Honte de mes parents

Longtemps Sofian a eu des difficultés à assumer la profession de ses parents, à accepter que sa culture n’était pas la leur. Arrivé à l’université, c’est dans un tout autre milieu qu’il évolue, mais il ne s’y sent pas à l’aise non plus… Qui est-il au juste ?

J’ai honte de mes parents

J’ai honte que ma mère soit ouvrière dans une usine et ne connaisse pas le Premier ministre de Belgique. J’ai honte que mon père soit chauffeur de bus et ne connaisse pas Victor Hugo (1). J’ai honte du fait qu’ils ne connaissent pas ce que j’aime, et surtout, je regrette de ne pas pouvoir leur en parler.
5h30 du mat’, j’éteins enfin mon ordinateur après l’annonce de la victoire surprenante de Donald Trump à la présidence des USA. J’ai tout suivi : les différents reportages, les différents États des USA clôturant peu à peu leur vote, la victoire serrée du milliardaire. C’est donc avec une fatigue intense, mais surtout une excitation profonde que je descends dans le salon pour annoncer les résultats à ma mère : “Maman, tu ne vas jamais le croire, c’est Trump qui a gagné!” Cigarette en bouche, devant la fenêtre entrouverte, elle me demande “Qui ?”.

Honte de ma famille

“Donald Trump est le nouveau président des USA”, lui dis-je… “Oh, tu sais bien, que je n’y connais rien de tout ça… Moi, la politique…” J’essaie tant bien que mal de lui expliquer les détails de l’élection : comment l’État du Sud a finalement voté républicain (3), les votes serrés… mais rien n’y fait. Elle m’écoute attentivement, mais ne comprend pas ce que je dis. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. J’ai toujours été fasciné par la politique, la littérature et les différents évènements sociétaux. Mais lors des repas, lorsque je décide d’en parler à la table familiale, je subis les regards embarrassés de mes parents et les discussions se recentrent sur le dernier feuilleton à la télé. Gêné, mais aussi honteux, j’ai donc fini par ne plus en parler.

Honte de moi

Dans ce contexte, j’avais un espoir : l’université. En m’y inscrivant, je me disais qu’enfin, j’allais pouvoir discuter politique, philosophie… Je me disais qu’enfin, j’allais être compris. J’y ai rencontré des amis qui me comprenaient, mais hélas, c’est moi qui ait fini par ne plus les comprendre : je me suis retrouvé dans un tout autre monde, différent de celui de ma famille et tout aussi éloigné de qui j’étais, de mon milieu familial. Mes amis portaient des vêtements que je ne pouvais m’offrir. Ils parlaient de théâtre ou d’opéra où je n’avais jamais été, de livres ou de musiques classiques que je n’avais jamais écoutés ou lus. J’avais cette fois-ci honte de qui j’étais, honte de ne pas être à la hauteur face à ce tout nouveau monde. Honte d’avouer que je ne pouvais m’offrir le dernier téléphone à la mode. Honte de dire à mes amis quel métier faisaient mes parents.

Décalé

Ma famille venait d’un milieu trop ouvrier pour que je puisse parler de choses intellectuelles avec elle. Mes amis venaient d’un milieu trop riche pour que je puisse les comprendre. J’étais un zèbre : trop blanc pour être avec les chevaux, mais trop noir pour être avec les moutons. Je me sentais en décalage avec la société dans laquelle j’avais grandi. Quelle était donc ma place ? Était-elle aux côtés de mes parents? Devais-je succomber au déterminisme social en devenant ouvrier comme eux et leurs parents ? Etait-elle aux côtés de mes amis ? Avec ces personnes dont je ne comprenais pas la culture et qui ne comprenaient pas la mienne ? Cette question m’a hanté depuis des années et me hante toujours pour être honnête, mais plus je grandis, plus je parle avec ma mère. J’ai compris que son inculture n’était pas un choix, que la vie et la société ne lui avaient pas offert les mêmes privilèges qu’à moi. J’ai haï mes parents, sans me rendre compte que je possédais ce qu’ils n’ont jamais eu la chance d’avoir. Ne devrais-je pas avoir honte de moi-même pour cela ?

Accepter les nuances pour être moi

Tout cela m’a permis de m’affirmer. De ne plus avoir honte de dire que ma mère est ouvrière alors que celles de mes amies sont avocates ou banquières. De ne plus avoir honte d’expliquer à ma mère les dernières infos du monde politique même si elle ne comprend pas toujours de quoi je parle. Je suis fier de mes parents. Je suis fier que ma mère soit ouvrière dans une usine et ne connaisse pas le Premier ministre de Belgique mais qu’elle me montre les anciens quartiers métallurgiques de Liège où sa mère et sa grand-mère ont vécu. Je suis fier que mon père soit chauffeur de bus et ne connaisse pas Victor Hugo mais puisse réciter par cœur les génériques des dessins animés qu’il regardait petit. Je suis fier d’eux, car même s’ils ne comprennent pas ce que j’aime, ils me font découvrir ce qu’ils ont aimé. Je suis fier de qui je suis et d’où je viens.

Victor Hugo (France, 1802-1885), a éclairé la France et le monde de ses romans, de ses poèmes et de ses idées. Aujourd’hui, il inspire encore et toujours d’autres artistes… Deux exemples parmi de très nombreux autres, quand Disney sort le long-métrage “Le Bossu de Notre-Dame”, c’est à partir d’un de ses romans. C’est ce même roman qui a servi de base pour la comédie musicale “Notre-Dame de Paris”… Cette courte vidéo vous éclairera sur sa vie.

Auteur : Sofian, 20 ans, Liège

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Rater pour avancer

Rater pour avancer

 

Jusqu’en février 2019, Catherine, 22 ans aujourd’hui, n’avait jamais rien raté. Son parcours scolaire et universitaire était une ligne absolument droite. En février 2019, elle découvre l’échec. Plutôt que de laisser tomber, de baisser les bras et de se dire qu’elle n’arriverait jamais à rien, elle a décidé d’apprendre de cet échec.

 

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Avril 2016, dernière année à l’école secondaire. Le professeur tend un 0/20 à l’élève assis à côté de moi. Déjà, les commentaires fusent : “Mais comment c’est possible ? Une interro si facile ? Si déjà ça, il ne le réussit pas, que va-t-il faire de sa vie ?” J’entends déjà ses parents le disputer le soir en rentrant : “Tu n’es bon à rien, tu dois réussir !” Réussir, voilà le maitre mot de notre société depuis quelques décennies. Tu dois réussir et surtout sans échec. Échec, ce mot glaçant qui me fait mal et que je n’aurais jamais imaginé connaitre.

Accepter l’échec

Février 2019, je suis dans mon kot à Gand et viens de recevoir un message annonçant l’arrivée des résultats. J’ouvre. Gros coup de massue, je n’ai même pas réussi la moitié de mes examens. À ce moment-là, plein de questions fusent dans ma tête : “Que dois-je faire ? Continuer à étudier à Gand ou revenir à Liège ?” Étant plutôt du style « bonne élève », voulant toujours me donner à fond dans toutes mes entreprises, je m’étais pourtant préparée au mieux à cet Erasmus(1) à Gand. « On récolte toujours le fruit de son travail », me répète-t-on souvent… alors comment est-ce possible ? Et surtout, comment accepter cela dans notre société de la performance ?
Après plusieurs mois de réflexion intense sur moi-même, j’ai fini par comprendre qu’accepter un échec n’est pas chose simple, mais est en tout cas chose très utile. Comme l’a si bien dit Nelson Mandela (2) : « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends ». Apprendre de ses échecs… Là est la clé de la réussite. Prenons un exemple simple : un enfant apprend à marcher. Au début, il est tombé plusieurs fois avant de savoir marcher. C’est parce qu’il est tombé qu’il a su marcher. C’est parce qu’il est tombé qu’il a compris qu’il devait placer ses pieds d’une manière plutôt que d’une autre. Dans la vie de tous les jours, c’est la même chose ! Qu’on ait 15, 30, 60 ans, nous sommes tous des enfants qui devons apprendre à marcher sur le chemin de la vie, malgré les obstacles. Alors, d’autres questions se posent : pourquoi considérer que c’est mal ? Trébucher ne fait-il pas partie, au fond, de la nature humaine ?

Une société étrange

Nous vivons en fait dans une société de performances où tout est calculé, anticipé. Le défi d’aujourd’hui semble donc être de déconstruire ce schéma, d’apprendre à vivre malgré cette vitesse permanente de la société. Mais comment y parvenir ? En ce qui me concerne, j’ai lu beaucoup de livres sur le développement personnel. Le rayon « psychologique » de la Fnac ayant seulement une fonction « marketing » pour beaucoup, s’avère parfois assez utile. Mais, si ces livres peuvent servir de source d’inspiration, faut-il encore appliquer tous ces enseignements concrètement? C’est un travail de tous les jours qui, je pense, n’est jamais acquis pour personne et ce, surtout qu’on ne vit pas dans une sphère professionnelle propice à ce genre de raisonnement. Instaurer des heures de sieste au sein en entreprise (3) par exemple ne semble pas encore être un sujet à débattre… C’est non.

Mon image et moi

Septembre 2020, je suis là, assise à la table de mon salon en train de rédiger cet article. Dans quelques jours, je rentre en master 1 en droit et je remercie presque la vie d’avoir eu à connaitre cet échec. Avant Gand, j’avais le profil de la fille qui a toujours son plan en tête. Je voulais, en quelque sorte, valider une liste avec des cases à remplir et j’étais persuadée que remplir ces cases m’amenait, quoi qu’il arrive, vers la réussite. Maintenant, j’ai appris à prendre du recul, à mieux réagir aux imprévus et à me recentrer sur moi-même, à faire mon petit bonhomme de chemin sans toujours prêter attention à l’image renvoyée à la société. Cette société dont la réussite est le maitre mot.

Affronter l’échec

Que voudrais-je dire à mon collègue de classe aujourd’hui ? Je voudrais lui dire que ce n’est pas grave, car le plus important est de se poser les bonnes questions, de comprendre qu’un échec peut surement être un message pour changer quelque chose en nous. Pourquoi a-t-il raté son interro de maths et qu’est-ce qu’il devrait changer pour la réussir la prochaine fois ? Voilà la bonne question. L’important est surtout, selon moi, de ne pas faire le chemin inverse. Il ne faut pas avoir peur de son échec, mais l’affronter. Pourquoi ai-je échoué lors de mon Erasmus à Gand ? Parce que j’avais peur de l’échec, tellement peur que je m’étais collée, toute seule, une pression énorme. Pression qui a causé du stress, des insomnies et au final, qui m’a fait perdre les pédales et échouer mon année. La peur de l’échec a été la cause de mon échec …

Avancer, même si on croit reculer

Alors, à vous, jeunes et peut-être moins jeunes qui lisez mon article, je voudrais vous dire de commencer à adopter la culture de l’échec, de ne pas le craindre parce qu’il permet de se surpasser. Peu importe ce qu’en pensent les autres, peu importe qu’ils vous cataloguent sans vergogne dans la case des raté·e·s, vous devez être fières ou fiers de ce que vous êtes et de ce que vous avez surmonté et surtout ne jamais arrêter d’oser malgré tout. Tel l’a écrit Victor Hugo (4), « le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre ».

(1) Erasmus – du nom d’Érasme, (Pays-Bas, +/-1466 – 1536), prêtre et philosophe et grand voyageur qui a parcouru l’Europe pour découvrir et apprendre les différentes cultures du continent – est un programme européen qui permet aux étudiant·es des écoles supérieures ou de l’université de suivre une partie de leur dernière année ailleurs, dans un autre pays, dans une autre langue. (2) Nelson Mandela (Afrique du Sud, 1918-2013), homme d’État sud-africain. Jusqu’en 1991, ce pays fonctionnait sous les principes de l’apartheid, mot sud-africain ou afrikaans, qui signifie séparation ou mise à part. On parle ici de la séparation des Noirs et des Blancs. Les Blancs se donnant tous les pouvoirs et les Noirs n’ayant que pour seul droit celui de sous soumettre. Ce régime raciste, Nelson Mandela l’a toujours combattu et cela lui a couté cher : il a passé 27 années en prison. À sa libération en 1990, l’homme lutte pour que toutes et tous, peu importe leur couleur, aient les mêmes droits. En 1993, il recevra le prix Nobel de la Paix. En 1994, il deviendra président d’Afrique du Sud. Nelson Mandela est une personnalité absolument inspirante. Voir ce documentaire pour en savoir plus. (3) Tout le monde n’est pas d’accord sur le sujet des siestes en entreprise. Selon cet article, certaines entreprises ont remarqué que cela ne fonctionnait pas, selon cet autre article, c’est intéressant mais il vaut mieux faire une sieste de 20 minutes seulement. (4) Victor Hugo (France, 1802-1885), couteau suisse de l’intelligence et de la poésie, Victor Hugo a éclairé la France et le monde de ses romans, de ses poèmes et de ses idées. Aujourd’hui, il inspire encore et toujours d’autres artistes… Deux exemples parmi de très nombreux autres, quand Disney sort le long-métrage, “Le Bossu de Notre-Dame”, c’est à partir d’un de ses romans. C’est ce même roman qui a servi de base pour la comédie musicale “Notre-Dame de Paris”… Cette courte vidéo vous éclairera sur sa vie.

Auteure : Catherine, 22 ans, Nandrin

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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