L’esprit de compétition dans le sport

L’esprit de compétition dans le sport

Lise a 12 ans, depuis qu’elle en a 6, elle fait de la gymnastique. Si elle a commencé ce sport, c’est parce que son frère pratiquait aussi ce sport et aussi, évidemment, parce qu’elle en avait envie ! Pourtant, tout n’a pas toujours été facile !

J’ai toujours bien aimé ce sport, mais ça, c’était avant que je commence les compétitions … J’ai commencé la gym parce que mon frère en faisait aussi et parce que j’aimais bien. À l’époque, je ne savais pas si j’allais vraiment accrocher. Je voulais surtout imiter mon frère. Lors de ma première compétition, j’avais 10 ans. Je m’y étais lancée parce que j’avais le niveau et l’envie d’essayer.

Première compétition

Aujourd’hui, je constate que, pour moi, les compétitions, c’est beaucoup trop de stress. J’avais l’impression que j’allais décevoir mon entraineuse si je faisais une faute de mouvement, si je tombais. À ma première compétition, j’étais très stressée, surtout pour une des épreuves, celle de la poutre. Il s’agit de réaliser des figures de gymnastique sur une poutre de plusieurs mètres. Pour les barres, le saut et le sol, autres épreuves, je ne l’étais pas. C’était ce que j’avais préféré parce que je fais aussi de la danse. Mais quand, à la fin de la journée, le moment du classement arriva, je me disais que j’allais être dernière et finalement, surprise, j’étais première dans ma catégorie ! J’ai d’abord cru que c’était grâce aux barres et au sol, mais non, c’était grâce à la poutre et au sol. À ce moment-là, ma peur de la poutre s’est un peu envolée, mais une autre peur est survenue : celle des barres.

Deuxième et troisième compétitions

Cette fois-là, j’étais un peu moins stressée pour la poutre. J’avais plus confiance en moi, au sol, je ne suis tombée que deux fois, ce qui est plutôt bien. Aux barres, par contre, j’étais très stressée et à cause de ce stress, je suis tombée. J’ai réessayé et je suis encore tombée. Finalement, j’ai continué tout en pleurant et pendant le saut, en tombant, je me suis fait mal à la cheville. Comme, j’avais deux essais, j’étais donc obligée d’utiliser – malgré ma douleur – mon deuxième essai. À cause d’une blessure à la danse, je n’ai pas pu faire ma troisième compétition. J’avoue que cela m’a soulagée. Cela m’a évité une nouvelle dose de stress.

Oui au sport, non au stress

À ma quatrième compétition, mon frère était là en tant qu’entraîneur. Il était là pour m’aider et m’encourager. Il m’a dit de le faire uniquement pour moi, qu’on s’en moquait que je sois première ou dernière. J’étais avec des filles très fortes aux barres. Je réalisais des positions très difficiles pour moi … Et très faciles pour elles ! Normal, elles avaient plus d’expérience. Mais malgré ça, je ne suis pas tombée et j’en suis fière. Ensuite, à la poutre, je suis tombée lorsque j’ai fait une roue. Au sol, je n’ai pas osé faire ma souplesse arrière après les autres filles qui l’ont toutes bien réussie … Bref je n’avais pas ma chance contre elles. Enfin, l’heure du verdict : je suis 32ème sur 33, mais je ne suis pas déçue, je m’y attendais. Lors de cette compétition pourtant, je me suis plus amusée et j’ai beaucoup moins subi le stress, grâce à l’intervention de mon frère. Je voudrais passer un petit message, je voudrais dire aux adultes de moins mettre la pression ! Sans l’intervention de mon frère, aujourd’hui, je ne voudrais plus jamais faire de compétition et ce serait dommage, car au fond, la gymnastique, j’adore ça !

Auteure : Lise, 12 ans, Aywaille

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

Et d’autres décryptages

Le silence après toutes les réponses

Et si tout devenait trop facile ? Et si plus rien ne pouvait vraiment me surprendre ? A première vue, être la personne la plus intelligente au monde semble être un rêve. Pourtant, je pense que je...

Le revoir

Ce qui me manque le plus c’est mon père car ça fait 5 ans qu’il est décédé. Et ça fait 6 ans que je ne l’ai pas vu. La dernière fois que je l’ai vu, c’était quand j’ai dû quitter mon pays en 2020....

La critique, toujours ?

Scan-R rencontre des adolescent·es dans une école verviétoise. Ces jeunes s'expriment alors au sujet du regard des autres.  La critique, toujours ?, Florian, 16 ans, Verviers Il y aura toujours des...

Les bienfaits de l’écriture et musique

La musique m’apaise. En l’écoutant, je me coupe du monde extérieur, je reste dans ma bulle. J’aime être zen, en écoutant de la musique. Et pourquoi écrire me fait du bien ? J’aime écrire au sujet de...

Le blème Trump

J’ai « toujours » cru que Donald Trump était un mauvais président. Je n'étais pas très informé sur le personnage, mais depuis que je sais qui est Donald Trump, je n’ai jamais vraiment ressenti le...

Le chat et les souris

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent… cette phrase, c’est juste un moyen de justifier la maltraitance. Dès l’enfance, à l’école, on ne cherche qu’une chose, c’est de cadrer les élèves,...

Les rencontres ne sont pas fortuites !

Les rencontres bonnes ou mauvaises sont une richesse ! Elles ouvrent de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives, elles permettent d’élargir notre champ d’action. Rien n’est fortuit dans la vie...

Avis sur la migration

Les jeunes de l'IPH de Herve et de l'Athenée Royal Thill Lorrain, à Verviers, ont été invité·es à s'exprimer sur la migration après le témoignage de Valya, jeune arménienne, qui partage son parcours...

Une autre vague

Le plus fou dans la vie, c’est le soutien qui existe et qui reste fort parce que le monde devient un milieu où l’égoïsme règne de plus en plus. Ou, en tout cas, c’est ce qu’on veut mettre le plus en...

LES PETITS AVIS, EPISODE 157

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

Média d’expressions
Individuelle et collective
Destiné aux jeunes
En Fédération Wallonie Bruxelles

Scan-R est soutenu par

Pour être informé des activités de Scan-R